Le Mauser 98k, souvent simplement appelé K98, est un fusil à verrou qui a marqué son époque, devenant un véritable symbole à travers les deux conflits mondiaux. Introduit initialement par l’entreprise Mauser en 1898, il a rapidement acquis une renommée mondiale pour sa robustesse et son efficacité.
Ce fusil a été adopté par de nombreuses nations, parmi lesquelles figurent des pays européens, asiatiques et sud-américains, le rendant véritablement international.
Adopté en 1935, le Mauser 98K (Karabiner 98 kurz) était l’arme standard de l’infanterie allemande durant la Seconde Guerre mondiale. Basé sur le célèbre Gewehr 98, il offrait une meilleure maniabilité grâce à sa longueur réduite.
Apprécié pour sa robustesse, sa précision et sa portée, il équipait aussi bien les fantassins que les tireurs d’élite.
Au milieu des années 1930, Hitler avait lancé un appel d'offres aux différentes usines d'armement pour développer un nouveau fusil, plus conforme au type de guerre « blitzkrieg » qui serait menée. Il fallait donc une arme plus courte et plus légère que le Mauser 98 avec lequel l'Allemagne a combattu pendant la Première Guerre mondiale.
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Deux projets des sociétés Mauser et Sauer ont été présentés, mais c'est finalement le Mauser Karabiner 98k qui a été choisi. À partir de 1940, il devint l'arme standard de la Wehrmacht et, en 1945, près de 14 millions d'unités avaient été construites.
Le Karabiner 98 Kurz, en abrégé Kar 98k ou K98k, est un fusil à verrou développé par le fabricant allemand Mauser.
Le Mauser 98, introduit en 1898, est devenu le fusil de référence parmi les armements européens. Il s’agit d’un des premiers fusils à chargeur, témoignant d’une avancée technique notable pour son époque.
Progressive adoption par plusieurs nations, dont la Belgique et la Turquie, a contribué à sa renommée. Le Mauser 98 a connu un véritable succès auprès des armées du monde entier.
Des pays comme la Suède, la Chine, et de nombreux pays d’Amérique du Sud et d’Afrique ont adopté ce modèle. Sa renommée repose sur sa robustesse, sa précision et sa fiabilité au combat.
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Représentatif de son époque, le Mauser 98 demeure une référence dans l’histoire militaire, inspirant de nombreux autres fusils, tels que le Springfield 1903 américain.
Le Mauser 98k représente bien plus qu’un simple fusil. Il incarne une époque marquée par la guerre et l’innovation technique.
Ce fusil est caractérisé par une crosse en bois massif ou lamellé-collé et un garde-main qui recouvre le canon sur une partie de sa longueur. La version K98, plus courte que son prédécesseur, le Mauser 98 traditionnel, a été conçue pour répondre aux besoins des troupes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Avec une capacité de 5 cartouches et un calibre de 7,92 mm, ce fusil a prouvé son efficacité sur le champ de bataille, où il a été son arme principale pour de nombreux soldats allemands. Les caractéristiques techniques, telles qu’une portée utile de 2000 mètres et une cadence de tir de 15 coups par minute, témoignent de son ingéniosité et de son adaptation aux exigences militaires de l’époque.
Le K98 a également connu des évolutions au fil des années, notamment des modifications visant à réduire les coûts de production sans compromettre son fonctionnement. Des millions de Mauser 98K ont été produits durant cette période, témoignant de son statut d’arme emblématique jusqu’à la fin de la guerre.
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Durant la fin de la Seconde Guerre mondiale, les coûts de production ont poussé à des modifications pour simplifier le processus de fabrication.
Mauser est un fabricant d’armes allemand fondé au XIX siècle, réputé pour ses fusils à verrou et ses pistolets. L’entreprise, basée à Oberndorf am Neckar, a joué un rôle majeur en équipant l’armée allemande et de nombreuses armées étrangères durant les deux guerres mondiales.
Ses innovations en particulier le mécanisme de culasse du fusil Gewehr 98 - ont eu un impact durable sur l’armement mondial, au point d’être encore utilisées de nos jours dans des fusils de chasse modernes.
Après 1945, Mauser a connu une restructuration et a été intégrée à d’autres groupes industriels, tout en continuant à fabriquer des armes (notamment des canons automatiques et des fusils de précision destinés à la chasse).
L’histoire de Mauser commence à l’arsenal royal d’Oberndorf, fondé le 31 juillet 1811 par le roi Frédéric Ier de Wurtemberg. C’est dans cet atelier que les frères Wilhelm et Paul Mauser travaillent au milieu du XIX siècle comme armuriers et mettent au point un nouveau fusil à répétition à culasse rotative dès 1867.
Leur prototype s’inspire du fusil français Chassepot, qui avait montré sa supériorité lors de la guerre de 1870. Le Gewehr Modell 1871 (fusil Mauser 1871) est ainsi adopté par la nouvelle armée allemande unifiée, supplantant la concurrence et marquant le début du succès pour Mauser.
Fort de ce premier contrat national, Mauser se tourne aussi rapidement vers l’exportation. Les premières commandes étrangères arrivent dans les années 1880-1890 avec, par exemple, le fusil Mauser 1889 pour la Belgique, le Mauser 1890 pour l’Empire ottoman et le Mauser 1891 pour l’Argentine.
Le Mauser modèle 1893, adopté par l’Espagne (calibre 7×57 mm), rencontre un succès international en étant également choisi par de nombreux pays d’Amérique latine.
Lors de la guerre hispano-américaine de 1898, les troupes espagnoles équipées de fusils Mauser 1893 infligent de lourdes pertes aux forces américaines, notamment à la bataille de San Juan où 750 soldats espagnols tinrent tête à 15 000 Américains pendant plus de 12 heures. Cet événement incite les États-Unis à adopter à leur tour le système de culasse Mauser pour leur fusil Springfield M1903, moyennant le paiement de royalties à l’entreprise allemande.
À la fin du XIX siècle, Mauser devient l’un des plus grands noms de l’armement : la Turquie, le Brésil, le Mexique, le Chili, l’Uruguay, la Chine, l’Iran, la Serbie ou encore la Suède figurent parmi les nombreux pays ayant adopté des variantes du fusil Mauser à cette époque.
Paul Mauser, l’ingénieur en chef et cofondateur, décède en mai 1914 peu avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Le conflit entraîne une explosion de la demande pour les fusils Mauser : le Gewehr 98 équipe massivement les troupes allemandes, tandis que des versions carabines plus courtes sont également distribuées (Karabiner 98AZ, etc.) pour les unités de cavalerie et les Sturmtruppen (troupes d’assaut).
Les usines Mauser, soutenues par d’autres arsenaux allemands, produisent des centaines de milliers de fusils pour l’effort de guerre.
Après la défaite de 1918, le traité de Versailles impose de fortes restrictions à l’industrie allemande de l’armement. Mauser n’a plus le droit de produire des armes militaires en grande quantité.
Durant les années 1920, l’entreprise survit en se consacrant partiellement à la fabrication de produits civils et d’outillage de précision (par exemple des instruments de mesure comme des micromètres).
Néanmoins, Mauser continue à concevoir des armes et à honorer certains contrats étrangers en contournant les limitations du traité via des filiales ou des partenariats à l’étranger.
Avec la montée en puissance du régime nazi et le réarmement de l’Allemagne dans les années 1930, Mauser retrouve une place centrale. Le fusil Karabiner 98k, version raccourcie du Gewehr 98, est adopté en 1935 comme arme de base de la Wehrmacht.
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, l’usine d’Oberndorf tourne à plein régime pour équiper les forces allemandes. Mauser produit non seulement des millions de fusils 98k, mais également d’autres armes : le pistolet semi-automatique Mauser HSc en calibre 7,65 mm (destiné aux officiers et à la police), des fusils mitrailleurs et des canons automatiques pour l’aviation (par exemple le canon de 20 mm MG 151/20).
L’importance stratégique de Mauser pour l’effort de guerre allemand est telle qu’Adolf Hitler en personne exige une production massive : il ordonne que la ville d’Oberndorf fournisse 70 000 fusils Mauser par mois, objectif atteint en ayant recours à environ 5 000 travailleurs forcés venus de toute l’Europe.
L’usine Mauser devient ainsi un pilier de la machine de guerre nazie, au point d’être une cible pour les Alliés.
Après la capitulation allemande de 1945, la ville d’Oberndorf se retrouve en zone d’occupation française. Les installations de Mauser sont en partie démantelées sur ordre des autorités françaises : une grande partie des machines-outils est saisie au titre des réparations de guerre et les archives de l’entreprise sont détruites.
Dans ce contexte, trois anciens ingénieurs de Mauser - Edmund Heckler, Theodor Koch et Alex Seidel - récupèrent clandestinement certains équipements restants et fondent dès 1949 une nouvelle société d’armement : Heckler & Koch.
Quant à Mauser, l’entreprise elle-même renaît après-guerre sous une forme réduite. Dans les années 1950, Mauser se concentre sur la fabrication de fusils de chasse et de carabines de tir sportif, le marché militaire lui étant fermé par les Alliés au début.
La société est officiellement reconstituée dans les années 1950 et présente de nouveaux fusils de chasse dans les décennies suivantes (par ex. le modèle Mauser 66 en 1965, un fusil à verrou à armement linéaire innovant).
À la fin du XX siècle, Mauser subit d’importantes restructurations. En 1994-1995, la division armement de Mauser est rachetée par le groupe allemand Rheinmetall AG, connu pour ses canons automatiques et munitions.
L’entité est rebaptisée Mauser-Werke Oberndorf Waffensysteme GmbH et intègre le giron de Rheinmetall.
Parallèlement, en 1999, la branche produisant des fusils civils (chasse et tir) est séparée du reste et devient Mauser Jagdwaffen GmbH. Cette dernière est cédée au groupe Lüke & Ortmeier (maison-mère de SIG Sauer, Blaser, etc.), et continue de fabriquer des armes de chasse sous la marque Mauser.
Au cours de son histoire, Mauser a conçu et produit de nombreuses armes devenues légendaires. Les plus notables sont ses fusils à verrou de la famille Mauser 98 - qui ont défini le standard du fusil militaire au XXe siècle - ainsi que certains pistolets révolutionnaires pour leur époque.
Parmi les armes emblématiques produites par Mauser, on retrouve :
Alimenté par un chargeur interne de 5 cartouches, il était robuste, précis et fiable.
Tous ceux de notre génération connaissent cette arme, car ce fut un demi-siècle, durant l'arme du fantassin allemand pendant les deux guerres mondiales, et son calibre (8 mm Mauser ou plus exactement 7,92X57) vient d'être remis à la mode par la récente (2013) loi française sur les armes.
Cette arme adoptée en 1898 par l'armée allemande, partait d'un brevet plus ancien (1867), amélioré en 1878, puis 1888 et déjà largement diffusé en Chine, en Turquie, en Belgique, avant de faire merveille dans la guerre hispano-américaine de Cuba...ce qui amena les Yankees à s'en inspirer pour créer en 1903, le Springfield.
Bien sûr, de l'autre côté du Rhin où il y sûrement autant de chasseurs tout aussi compétents et exigeant que chez nous, on ne laissa pas échapper cette belle invention mise dès 1897 à profit pour tirer gros « keilers » et chamois bavarois. Ce, dans une gamme de calibres allant du 6,58 au 505 Gibbs (3) en jouant sur la longueur de culasse : du court (pour les petits calibres rapides en montagne) au magnum (on est en plein dans le mirage des « colonies » et du gibier beaucoup plus conséquent que par chez nous qui va avec), en passant par le standard, et même un « intermédiaire » pour des calibres très particulier comme le 7X57 ou sa déclinaison anglo saxonne le 275 Rigby (4).
Le traité de Versailles avait pourtant déjà joué un mauvais tour aux armuriers allemands obligés de laisser partir machines et technologie au titre des dommages de guerre vers la Belgique et la Tchécoslovaquie où il ne manquait pas de techniciens pour relancer l'affaire.
Avant la seconde guerre mondiale, en effet, sur le marché de l'arme civile le « système Mauser » dominait largement les débats (5), et les marques belges (Francotte, Dumoulin, Jansen), se mirent à faire de superbes déclinaisons de la carabine allemande. La FN Herstal avec ses énormes moyens de l'époque offrant même une large gamme, des calibres légers (243 Win, 308 Win, c'est le 7,62 Otan), mais aussi moyens (270 W, 30/06) et lourds du 7 Remington Mag au 404 Eley...qui est du 10,75X68...grosse balle donc !
Tout le monde fit donc plus ou moins du « Mauser » : l'Espagne avec ses Empresa Santa Barbara en nombreux calibres (et même en kit !), la Suède (Husquvarna dès 1938), l'Italie (Jager), la Finlande (Sako). Tous les grands fabricants américains, se mirent aussi « à leur propre tambouille» dans les calibres US, du petit 17 Remington (pour les nuisibles), au 458 W mag (pour les éléphants). Winchester quasi en copiant tel quel avec le modèle 70 dès 1935, Remington en modifiant pas mal, après la guerre, son modèle 700 alignant la bagatelle de 5 millions d'exemplaires vendus depuis 1962 !
Les Allemands, dans tout ça, vaincus, occupés notamment par la France (6) ne purent sortir que quelques unités avec des pièces éparses, avant de relancer l'activité en 1950, mais avec des autres modèles (séries 66, 67, 94, 96, 97) plus modernes et différents que celui qui nous intéresse. En France, dans cette période de l'après-guerre il faut citer Brevex qui, en région parisienne réalisa, sur boitiers Mauser renforcés et améliorés des calibres magnum renommés pour safaris. De nos jours des armureries artisanales spécialisées (J.P. Ridon, Dorléac), travaillent toujours sur ce système à la fois simple et efficace et proposent des gammes d'armes d'une qualité exceptionnelle et personnalisables à l'infini.
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