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La Première Guerre mondiale (1914-1918) a vu l'utilisation d'une variété d'armes, dont plusieurs modèles de fusils qui sont aujourd'hui des pièces de collection prisées. Au cours de mes recherches sur les armes en service pendant la première guerre mondiale, j'ai trouvé plusieurs modèles, plus ou moins connus du grand public (ruby, star, colt 1911, savage 1907 etc etc). Cependant, dans les différentes docs que j'ai pu lire, il n'est jamais fait mention des munitions utilisées !

Diversité des Calibres et Origines des Munitions

La question des munitions utilisées pendant cette période est complexe. Est-ce que vous savez si un contrat a été passé avec l'Espagne ou les USA par exemple pour la fourniture de cartouches ? Si les 7.65 étaient je pense fabriquées en France, je doute qu'il en soit de même pour le .45 ... Je suppose qu'il a du en être de même pour tous les autres calibres "exotiques" de la période (30-40 krag / .30WCF ...).Il est pertinent de se demander si des contrats ont été établis avec des pays comme l'Espagne ou les États-Unis pour la fourniture de cartouches. Ainsi : - Est-ce que vous savez à quoi ressemblent les cartouches utilisées pendant cette période ? Et éventuellement les boîtes dans lesquelles elles étaient livrées ?- Est-ce que des contrats ont été passés avec les pays fournisseurs des armes susvisées ? - Connaissez-vous de la documentation qui retrace l'évolution des cartouches, notamment de 7.65 et de .45 acp ?

Production Française et Acquisitions Étrangères

La France pouvait fournir des cartouches en multiples calibres et pas que des françaises! Effectivement je possède en collection une cartouche de .351 et de .401 SL de fabrication française ECP quelque chose. Cependant, je n'ai jamais vu de production d'un calibre comme le 7.65 ou le .45 d'une cartoucherie militaire française, et vous ? La France aurait acheté des cartouches à la SFM ? J'aimerai beaucoup voir à quoi la production ressemblait à l'époque...

Normalisation et Tolérances des Munitions

Sur un site anglais (dont j'ai paumé l'adresse) on trouvait des tables tolérancées de munition 8 mm Lebel, en cotes anglaises (conversions faites, elles sont exactement identiques aux tables SFM connues). Les tables SFM circulent aléatoirement un peu partout sur le net ; je ne sais pas s'il y a un lieu de dépôt centralisé (question déjà posée, sans obtenir de réponse), mais j'ai comme l'impression qu'elles s'étaient diffusées à partir de l'ancien site Munavia.org. Il y a quelques planches (pas toujours tolérancées) en pages 143 à 153 de "Cartridge Manufacture, D. T. Que je vois un peu à quoi ça ressemble + la tête des marquages etc ?

La Bourre des Cartouches : Un Détail Technique Intéressant

Alors je te la fais comme je le sens, je ne sais (pas ou plus), s'il y a un texte avec cette série de tracés, je ne pense pas, à l’époque ou ces tracés ont été "perçus", nous avions d'autre priorités ... Cela dit pour un tracé plus ancien, j'aurai pu fouiller dans les casiers des coffrets ENT histoire de voir s'il on pouvait trouver une correspondance intelligible, mais bon sur le coup .... je ne sais pas, il est mis à notre (votre) disposition une grande quantité de documents, pour autant il manquera toujours une énorme quantité d'éléments, parce que détruits entre temps, ou parce que certains détails n'étaient pas considérés à l'époque comme essentiels (certainement plus à tort qu'a raison), mais bon je vais essayer de chercher .

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Je viens de fouiner dans l'archive en question , ma foi j'ai bien trouvé deux textes, un sur la table de fabrication, sans doute incomplet, et qui plus est non signé, et un autre sur la réception des cartouches, un ou deux textes manuscrits dont un brouillon de de celui précité . A aucun moment, il n'est question de la bourre de la cartouche, ni sur son caractère visqueux, graissé ou autre, c'est plutôt les épaisseurs de métal au collet de l'étui qui semble intéresser ... . Par contre j'ai stocké au même endroit un tracé de la bourre, je ne suis pas certain à 100 % qu'il provienne de ma même source, même s'il m’apparaît qu'i appartient à la même munition ...

C'est visiblement une autre option pour la bourre : tube en carton fermé des deux bouts, du même genre qu'on utilisait parfois pour les charges réduites des pièces d'artillerie. La réponse à la question viendrait en démontant une cartouche de 11 mm Gras à balle chemisée ... mais il n'est pas question que je massacre une des miennes ! De façon plus générique, c'est à dire 11 mm Gras PSF mais pas forcément réglo ou chemisé, peut-être "Fra78" aurait-il des infos datant de la mise au point des premières 11 mm Gras PSF civiles. Paul Vieille ayant vite jeté l'éponge (vers 1887) quand on l'a informé qu'il était inutile de continuer à travailler sur la 11 mm Gras PSF car la fabrication de ce calibre allait bientôt cesser (il n'était alors pas prévu de racler les fonds de tiroir un quart de siècle plus tard). Son problème était justement la faible densité de chargement nécessaire pour que sa nouvelle poudre respecte la pression maxi du Gras, et semble-t'il plutôt un problème d'émiettement des grains de poudre quand la charge ballotait durant les transports. Si les militaires se désintéressaient de la 11 mm Gras PSF, les civils étaient en proie à un vif engouement pour les PSF, même si celles disponibles dans le civil étaient très inférieures à la poudre B militaire (beaucoup moins régulières et plus sensibles aux conditions extérieures ; les poudres J sont d'ailleurs plutôt des "semi-PSF", avec une forte proportion de bichromate). Il semble donc que ce soit dans le civil, qu'on ait mis au point le 11 mm Gras PSF ... Si rien n'est précisé alors ce serait du feutre " pur " . Mais quelle complexité ! Curieux que nos militaires n'aient pas pensé au kapok , à profusion à Madagascar .

Ma foi, j'en avait démonté quelques unes au fil des ans et n'avait rencontré que des bourres en feutre "sec" entre 2 rondelles de carton. Quand à ce dernier tracé au titre assez perturbant, il s'apparente plus à un opercule pour cartouche à blanc du modèle de celles de 1874 . Mais alors que vient'il faire à Talence en 1916 ou la SFM a été délocalisée pour échapper aux convoitises de l'ennemi . Une erreur de stagiaire ? . Un projet de standardiser une gamme de munitions autour de la munition Gras à balle laiton ? dans ce cas précis on frôle le paradoxe et l'erreur de langage lorsque la balle ne semble plus s'engager dans l'étui ...

Effectivement curieuse, cette bourre-tube. Ne serait-ce pas une idée de reprendre le système des cartouches à blanc, pour faire une bourre plus longue sans les risques de blocage dans l'épaulement ? Bourre longue éventuellement nécessaire pour l'usage de poudres plus énergétiques que la BN3F (par exemple des poudres d'importation, économie de guerre oblige) ? Sinon, pourquoi feutre et pas kapok ? Déjà il me semble que le kapok c'est une idée moderne ; et puis Madagascar c'est loin de Bordeaux, alors que des moutons on devait en voir depuis les fenêtres de l'usine... En plus le kapok est une fibre végétale, et les fibres végétales ont mauvaise presse dans l'artillerie car elles "gardent la braise", au contraire des fibres animales (ce pourquoi on faisait les gargousses en laine ou en soie). Par ailleurs, une "touffette" c'est difficile à doser avec régularité ; tandis qu'une plaque de feutre se poinçonne à la machine en donnant des cylindres exactement calibrés. Faut quand même pas oublier que ça doit être produit en grande série (presque 300 millions sur 4 ans, paraît-il)....

Classification des Armes et Munitions de Collection

Les magistrats font appel à des experts judiciaires pour les éclairer sur le classement, selon la réglementation, d’armes saisies. Nous avions déjà évoqué le problème dans la Gazette. [1] ou un Colt Open Top de calibre 22, d’un modèle manifestement antérieur à 1870, et dont la fabrication s’est arrêtée en 1871 (donc largement antérieure à 1892) avait été classé en 4e catégorie. La question posée était la suivante : est-il vraiment du rôle de l’expert de se prononcer sur la catégorie d’une arme lorsque le classement est ambigu ? La réponse quasi unanime a été que l’expert est là pour éclairer le juge et non pour dire le droit.

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Pour être classée en 8e catégorie l’arme doit avoir un modèle antérieur au 1er janvier 1870 et une date de fabrication antérieure au 1er janvier 1892. Comme on l’a déjà vu il est parfois impossible de trouver la date du brevet d’adoption du modèle. Il est alors facile pour un expert qui, en principe, connaît parfaitement l’histoire des armes, de trouver la date de la conception du système. En effet, par modèle le législateur sous-entend le principe technique qui a prévalu à la conception du système. L’idée est de classer en collection les armes dont l’obsolescence les rend inoffensives.

Si la date du modèle répertorié est postérieure à 1870 mais que l’arme est tout à fait similaire aux modèles d’avant 1870, l’arme est juridiquement classée en 4e catégorie. C’est alors à l’expert judiciaire d’éclairer le juge en faisant ressortir la similitude des deux modèles. L’annexe de l’arrêté du 7 septembre 1995 a énuméré 74 armes dont les millésimes du modèle et de fabrication sont postérieurs à ceux normalement retenus pour les armes de collection. Cet arrêté reprenait deux anciens arrêtés [3] qui avaient libéré d’abord les réglementaires français calibre 11 mm à poudre noire et des armes rares.

Comme il s’agit d’une liste exhaustive, la tendance de certains experts est d’affirmer que lorsque l’arme n’est pas dans la liste avec les caractéristiques appropriées, elle n’est pas libérée. Mais cette interprétation restrictive méconnaît l’esprit dans lequel les différentes administrations [4] ont reconnu que la rareté de ces armes aux cartouches souvent introuvables rendait leur dangerosité statistiquement aléatoire. L’exemple le plus flagrant est celui du revolver mle 1874. Le texte officiel cite juste revolvers d’ordonnance Mle 1873-1874, cal 11 mm . Certains experts auraient tendance à classer dans la 4e catégorie les revolvers d’officier mle 1874 de fabrication civile. C’est méconnaître totalement la signification des mots de la langue française et la réalité historique. Jamais le texte n’a limité le classement en 8e catégorie aux seuls modèles fabriqués dans les manufactures militaires. Cela d’autant plus qu’il y a de nombreux exemples historiques ou l’armée a fait appel aux fabricants civils français ou étrangers : le Ruby de 1914 en Espagne, le Kropatschek Mle 1878 en Autriche, les mousquetons Berthier par Delaunay, Belleville ou Continsouza.

La notion d’arme réglementaire répond à un souci d’uniformisation du matériel, des calibres et d’exigence de qualité. D’ailleurs dans les siècles précédents, dans pas mal de pays, les armes étaient achetées par les colonels commandant les régiments. En France de la Belle Epoque, beaucoup de citoyens étaient officiers de réserve. Ils étaient propriétaires de leur uniforme et de leur revolver. Celui-ci pouvait soit être acheté auprès de l’armée ou dans le civil. Parfois, ils se contentaient de revolvers de type réglementaire tirant la munition militaire.

Un autre exemple permet de dire que la liste d’exception doit être prise dans l’esprit plutôt qu’à la lettre . Pour le Webley Ric, il est question de modèle anglais ou belge British Bulldog de 1869 à 1900 cal .320, .380 ou .450. On voit bien que dans cette formulation la définition regroupe un grand nombre d’armes dans le genre . Un revolver Webley RIC est un modèle particulier en calibre 450 alors qu’un British bulldog est un succédané très répandu du RIC dans un calibre inférieur. D’ailleurs, dans la liste il y a des oublis manifestes comme, justement, à propos des Bulldog. L’arrêté précise Anglais ou Belge , ce qui signifie que lorsque le Bulldog comporte les poinçons de Saint-Etienne, il n’est pas libéré alors que ce sont strictement les mêmes armes.

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Dans un de vos articles, vous proposiez de cesser de fonder le classement des armes sur la notion de calibre. Je partage tout à fait cette façon de voir. Par contre, c’est un choix qui implique une refonte totale de notre réglementation qui a été structurée en 1939 autour de cette notion de calibre pour les raisons historiques que nous connaissons. Une solution intermédiaire, peut être plus facile à mettre en application, consisterait à modifier simplement la liste des calibres classés en première catégorie.

Il me semble d’ailleurs que cette liste avait été modifiée en 1995 mais dans le mauvais sens. J’entends par-là : en classant en 1re catégorie des calibres oubliés auparavant, puisqu’un fonctionnaire scrupuleux avait cru utile d’y ajouter des calibres aussi menaçants pour la sécurité de l’état que le 6,5 mm Daudeteau et le 8 mm Kropatscheck portugais ! Les fusils semi-automatiques employant ces cartouches resteraient classés en 4e catégorie s’ils sont en état d’origine ou passeraient en 5 ème en cas de limitation à deux coups ou de transformation irréversible en armes à répétition manuelle.

En choisissant comme date butoir la date de 1939, on écarterait d’emblée toutes les munitions actuellement employées par des fusils d’assaut : 5,56mm, 5,45mm, 7,62 mm Otan et 7,62 mm Kalashnikov (cette dernière cartouche a été adoptée en 1943). Pour le 7,62 mm OTAN, c’est un peu dommage car de nombreuses armes à répétition manuelle conçues pour la chasse et surtout pour le tir de précision sont chambrées pour cette cartouche. Mais ce sacrifice permet de mettre hors jeu toutes les cartouches de guerre modernes correspondant à des armes effectivement opérationnelles de nos jours. Par contre cela laisserait un énorme champ de recherche pour les collectionneurs et les tireurs (en particulier, toute la série des armes françaises chambrées pour la cartouche de 7,5mm modèle 1929C).

- qu’une extension des arrêtés du 7 septembre 1995 classe en 8 ème catégorie de nouvelles armes de poing rares et des armes d’épaule de notre patrimoine armurier comme les Daudeteau, les Lebel, les Berthier ainsi que toute la série des fusils semi-automatiques français du début du siècle : Meunier, A1, A4, A6 etc.

Exemples de Cartouches Disponibles à la Vente

  • 2 cartouches cal .280 Remington et 8x 64 s à collectionner.
  • Cartouches ancienne calibre 28.
  • Balle 7mm à broche SPALECK ARMS ( très rare ) .
  • BALLE DE 9 MM NEUTRALISÉE POUR COSPLAY, PHOTOS, FILM, DECCORD COSPLAY...
  • LOT DE 5 BALLES DE 45 ACP NEUTRALISÉE POUR DÉCORATION, COSPLAY PHOTOS....
  • BALLE DE 45 ACP NEUTRALISÉE POUR DÉCORATION, COSPLAY, COURT-MÉTRAGE...
  • RÉELLE BALLE DE 45 ACP POUR DÉCORATION, COSPLAY EXCT....
  • 5 cartouches inertes C4MO G3 : Cal.
  • Boîte de cartouche manufrance.

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