L'arbalète, une arme de jet emblématique, a connu une longue évolution à travers l'histoire. De ses ancêtres antiques aux modèles modernes à poulies, elle a été utilisée pour la chasse, la guerre et le tir sportif.
Les premières arbalètes sont apparues en Chine au Ve siècle avant J.-C. Au fil du temps, leur mécanisme et leur design ont extrêmement évolué. Parmi les ancêtres de l'arbalète, on peut citer :
Les ingénieurs de Philippe II de Macédoine et plus particulièrement son architecte Polyeidos inventèrent aux environs de 340 a.C. le principe du ressort à torsion qui allait rapidement s'imposer car il permettait d'obtenir une puissance appréciable sans dommage pour les machines. Ils se sont en effet rendu compte que les propriétés de puissance de solidité et d'élasticité des tendons d'animaux utilisés pour les arcs composites pouvaient être exploitées différemment pour une meilleure efficience.
Enfin, contrairement aux machines précédentes qui datent du 4ème voire 3ème siècle avant J.C.
Les premiers sont les plus anciens, l’oxybèles grec et son cousin germain le scorpion romain sont les pièces les plus répandues et les mieux connues de l’Antiquité. Apparus plus tardivement, probablement dans la seconde moitié du 1er siècle après J.C., les balistes à flèches gardent le même principe de fonctionnement mais modernisent certaines pièces notamment le cadre qui devient entièrement métallique mais paradoxalement bien plus léger que le vieux cadre en bois renforcé de métal des scorpions « classiques ».
Lire aussi: Choisir son pistolet à ressort
Ce nouveau type d'engin, plus léger, moins encombrant, offre en outre un champ de visée bien plus commode. Si on ajoute à cela que cette nouvelle architecture permet un remplacement très rapide d'un ressort de torsion si celui-ci venait à s'abimer.
L'arbalète se compose d'un arc, fixé par son milieu sur un fût de bois nommé arbrier. L'arbrier est creusé, dans une partie de sa longueur, par une rainure qui sert à diriger la flèche; il est terminé par une espèce de crosse que l'on appuie à l'épaule comme celle d'un fusil, pour viser dans la direction de la rainure; il est muni, vers son milieu, d'un disque d'os, d'ivoire ou de métal, appelé noix, dont le contour porte deux encoches : l'une pour recevoir la corde de l'arc, quand elle est tendue; l'autre pour arrêter l'extrémité d'un ressort de détente. Dans certaines armes, le fût se trouve évidé en demi-cylindre pour servir de direction aux différentes espèces de trait.
On se sert le plus souvent d'arbalètes à jalet, dont le fût porte un canon ou tube dans lequel on met une balle ou un caillou rond, et qui est fendu de chaque côté, de manière à laisser passer la corde.
L'arbalète se tient comme un fusil : on l'élève de la main gauche et l'on appuie la crosse à l'épaule droite. L'index de la main droite appuie légèrement sur une gâchette, placée en dessous. Le projectile touche le milieu de la corde tendue; on vise : et en tirant la gâchette; on met en liberté la corde qui se détend violemment et lance au loin le projectile.
Le nom latin de l'arbalète au Moyen âge était balista. Le trait ordinaire lancé par l'arbalète était une flèche courte et solide appelée au Moyen âge carrel ou carreau, à cause de la forme carrée de son fer.
Lire aussi: Tout savoir sur les carabines à plomb
Bien que l'arbalète, c.-à-d. l'arc monté sur affût, paraisse avoir été en usage dans l'Antiquité, au moins comme machine de guerre de grande dimension et non portative, ce n'est qu'à une époque relativement récente que nos ancêtres ont employé cette arme telle que nous venons de la décrire. Il n'en est fait mention pour la première fois dans les armées européennes que vers la fin du Xe siècle. On n'en voit nulle trace dans la tapisserie de Bayeux, quoique un chroniqueur la mentionna à la bataille de Hastings en 1066. Vers cette époque, elle paraît s'être répandue promptement en France; déjà, sous Louis le Gros (1108-1137), l'usage en est général.
Le Moyen âge vit de nombreux modèles d'arbalètes; nous allons donner une idée des plus employés.
La diffusion de l'usage de l'arbalète modifia en effet les rapports de force entre les groupes de guerriers. Les chevaliers, qui étaient considérés comme l'élite des guerriers, se sentirent menacés dans leurs prérogatives. Ils détestaient l'arbalète car elle tuait à distance, ne permettant pas à l’adversaire de se défendre en corps à corps, ce qui était leur spécialité. De plus, l'usage de l’arbalète ne nécessitait aucune formation de haut niveau.
Considérée comme une arme déloyale par les nobles, l'arbalète fut dénoncée comme une arme immorale par le clergé, en raison du peu de courage et de formation que demandait son usage. En 1139, le deuxième concile du Latran interdit son utilisation. Quelques années plus tard, le pape Innocent II menaça même les arbalétriers, les fabricants d’arbalètes et ceux qui en faisaient le commerce, d’anathème et d’excommunication. Mais cette défense est bientôt éludée, car Richard Coeur-de-Lion; dès 1198, rend l'arbalète à ses gens de pied. Cela n'empêcha pas les princes qui se faisaient la guerre de recourir de plus en plus à cette arme nouvelle.
L’efficacité de ces armes permit à ceux qui les manipulaient de devenir des soldats d’élite. Il semble que les troupes d'arbalétriers étaient les mieux payées des armées occidentales, et parfois mieux équipées que certaines classes de chevaliers.
Lire aussi: Pistolet à bille : guide d'achat
L'arbalète, supérieure à l'arc comme arme de siège, lui était inférieure comme arme de campagne. Pendant qu'un archer lançait dix ou douze traits, l'arbalétrier n'en pouvait guère tirer plus de trois. En temps de pluie, l'archer pouvait abriter facilement la corde de son arc, ce qui était beaucoup plus difficile à l'arbalétrier et cette circonstance eut une certaine influence sur la défaite des Français à Crécy en 1346.
L'arbalète a été en Europe l'arme de jet par excellence du Moyen âge. Elle ne disparaît que vers le milieu du règne de François Ier (1536), comme arme de guerre, et qu'au siècle suivant comme arme de chasse. Elle n'existe plus aujourd'hui qu'à l'état d'arme servant à des tirs sportifs, dans certaines sociétés d'arbalétriers amateurs, et dans les fêtes foraines.
Une arbalète à poulie ou arbalète compound représente la meilleure innovation technologique dans l’univers des arbalètes. En effet, la présence du système de poulies permet la réduction de la force nécessaire à l’armement de la corde, mais aussi une optimisation de la précision de tir.
De différentes tailles, le système de poulies se place au bout des branches. Elle contrôle la force de la tension de la corde de tir. Lorsque les poulies tournent lors de l’armement, elles engendrent la tension des câbles et démultiplient ainsi la puissance de l’arc de tir. Cette grande puissance de l’arc provient de sa forme en curve et de sa grande rigidité.
Par ailleurs, elle s’associe également à l’élasticité des branches de l’arbalète à poulie, plus souples à double branches et plus raides en mono branche, qui attribue plus d’énergie dans le jet de la flèche. La disposition des poulies, de part et d’autre de l’arc, permet également une meilleure répartition du poids de l’équipement.
L'arbalète à poulies de 180 lbs représente aujourd'hui un équilibre parfait entre puissance brute, précision technique et maniabilité optimale. Dans l'univers en constante évolution des armes de tir sportif et de loisir, ce type d'équipement s'impose comme une référence incontournable pour les tireurs exigeants, qu'ils soient débutants ambitieux ou pratiquants confirmés.
Son système ingénieux de câbles et de cames transforme radicalement l'expérience de tir en multipliant la puissance sans exiger un effort d'armement démesuré. La puissance de 180 livres constitue un choix stratégique particulièrement pertinent. Elle se situe dans une zone optimale où la performance rencontre l'accessibilité.
Cette puissance permet d'atteindre des vitesses de flèche impressionnantes, généralement autour de 200 fps (soit environ 220 km/h), tout en conservant une maniabilité excellente et un armement relativement aisé. Le système à poulies transforme fondamentalement la mécanique de tir. Grâce aux cames montées sur des axes rotatifs, la courbe de force lors de l'armement devient beaucoup plus favorable. Au moment du tir, l'énergie accumulée est libérée de manière explosive et contrôlée, propulsant le projectile avec une efficacité remarquable. Cette technologie offre également un avantage souvent négligé : la réduction du bruit.
La compacité constitue un autre atout majeur. Les arbalètes à poulies de 180 lbs mesurent généralement entre 70 et 80 cm de longueur totale, avec des largeurs déployées autour de 55-65 cm. Ces dimensions réduites facilitent le transport, le rangement et surtout la maniabilité dans des espaces restreints ou lors de déplacements fréquents.
Le modèle d'arbalète à poulies 180 lbs proposé par Couteau Azur illustre parfaitement ce que doit être un équipement de tir moderne et performant. Avec des dimensions de 75,5 cm sur 56,5 cm et un poids de 2,3 kg, cette arbalète de la marque JS-Archerie réunit tous les éléments essentiels pour une pratique exigeante. Ce modèle se distingue par son équipement complet dès l'achat.
Fournie avec 20 billes en acier inoxydable et 3 flèches aluminium, l'arbalète permet une pratique immédiate et variée. Les billes conviennent parfaitement aux séances d'entraînement à courte distance, développant la précision et la régularité, tandis que les flèches offrent une pénétration supérieure et une portée étendue jusqu'à 200 mètres.
La vue réglable constitue un élément technique déterminant. Elle permet d'ajuster finement le point de visée en fonction de la distance, des conditions atmosphériques et du type de projectile utilisé. Cette adaptabilité transforme une bonne arbalète en outil de précision véritablement personnalisable.
Avec un tarif de 179,99 euros au lieu de 359,98 euros (promotion de 50%), cette arbalète représente une opportunité exceptionnelle d'accéder à un équipement performant sans compromettre la qualité.
La vitesse de 200 fps (feet per second), soit 220 km/h ou environ 61 mètres par seconde, place cette arbalète dans une catégorie intermédiaire haute performance. Cette vélocité assure une trajectoire tendue sur les distances courtes et moyennes, réduisant considérablement l'influence des facteurs externes comme le vent ou les erreurs d'estimation de distance.
La portée maximale annoncée de 200 mètres doit être comprise dans son contexte. Il s'agit de la distance maximale qu'un projectile peut théoriquement parcourir, pas de la portée utile de précision. En pratique, la zone de précision optimale se situe entre 15 et 80 mètres selon le niveau du tireur et les conditions. Au-delà, même si la flèche conserve une énergie résiduelle, la précision devient aléatoire pour un usage sportif exigeant.
L'énergie cinétique développée par une flèche de poids standard (environ 20 grammes) lancée à cette vitesse atteint approximativement 35-40 joules. Cette énergie suffit largement pour le tir sur cible sportive, même sur des matériaux résistants. Elle permet également de tester différents types de projectiles et de découvrir comment le poids, la forme et l'aérodynamisme influencent les performances.
Le choix du métal pour le corps et l'arc n'est pas anodin. Les alliages métalliques modernes offrent un rapport résistance-poids exceptionnel, absorbent efficacement les vibrations et résistent remarquablement bien à la corrosion lorsqu'ils sont correctement entretenus. La corde mérite une attention particulière. Élément soumis aux plus fortes contraintes lors du tir, elle requiert un entretien régulier et un remplacement périodique. Les cordes modernes, généralement en polyester haute résistance ou en matériaux synthétiques avancés, supportent plusieurs milliers de tirs avant de montrer des signes de fatigue.
Les poulies constituent le cœur mécanique du système. Ces composants usinés avec précision doivent tourner librement sur leurs roulements tout en maintenant un alignement parfait.
L'arbalète 180 lbs JS-Archerie disponible chez Couteau Azur accepte deux types de projectiles aux caractéristiques distinctes. Les billes en acier inoxydable, fournies par lot de 20, offrent plusieurs avantages pour l'entraînement. Leur coût réduit permet une pratique intensive sans inquiétude financière. Leur trajectoire courte les destine principalement aux tirs de 5 à 30 mètres, une distance idéale pour développer les fondamentaux techniques.
Les flèches aluminium, au nombre de trois dans le pack initial, représentent le projectile classique de l'arbalète. Leur conception aérodynamique assure une stabilité en vol supérieure. Les empennages orientent le projectile et compensent les petites imperfections de lâcher. La pointe peut être changée selon l'usage : pointes d'entraînement plates pour les cibles, pointes field pour une polyvalence maximale.
L'arbalète est compatible avec d'autres types de flèches disponibles séparément chez Couteau Azur. Cette modularité permet d'adapter son équipement à mesure que la pratique évolue. Des flèches en fibre de carbone offriront une vitesse accrue et une trajectoire encore plus tendue pour les tireurs avancés. Des flèches plus lourdes peuvent être choisies pour maximiser l'énergie d'impact sur cible.
La réception de votre arbalète marque le début d'une aventure technique passionnante. Avant le premier tir, plusieurs vérifications s'imposent. Inspectez minutieusement la corde pour détecter d'éventuels défauts de fabrication, bien que cela soit rarissime avec un matériel neuf. Vérifiez que les poulies tournent librement sans point dur ni grincement.
Le réglage de la vue constitue l'étape la plus cruciale pour obtenir une précision immédiate. La vue réglable fournie permet des ajustements verticaux (élévation) et horizontaux (dérive). Commencez par effectuer quelques tirs à une distance confortable, typiquement 15 mètres, pour observer où se regroupe vos impacts. Ajustez progressivement la vue dans la direction opposée à vos erreurs : si vous touchez systématiquement à gauche, déplacez la vue vers la droite, et inversement.
La position de tir influence massivement la précision. Debout, adoptez une stance légèrement décalée, le pied correspondant à votre main d'appui légèrement en avant. Ancrez fermement la crosse contre votre épaule, créant un triangle de stabilité entre vos deux mains et votre corps. Votre œil directeur doit naturellement s'aligner avec la ligne de visée. À genou ou en position couchée, recherchez toujours trois points d'appui stables.
L'armement d'une arbalète à poulies de 180 lbs s'effectue généralement à la main grâce au système de démultiplication. Placez l'étrier de l'arbalète au sol ou contre un point d'appui stable. Saisissez la corde avec les deux mains, de préférence équipées de gants de protection pour éviter les ampoules. Tirez vers l'arrière en utilisant la force de vos jambes autant que possible, votre dos restant droit.
Pour les tireurs recherchant un armement encore plus aisé, l'acquisition d'un bandoir ou d'une manivelle d'armement constitue un investissement judicieux. Ces accessoires réduisent l'effort nécessaire de 80 à 90%, rendant l'armement accessible même aux personnes de force moyenne.
Le chargement du projectile suit des règles strictes de sécurité. Avec la sécurité engagée, placez le projectile dans le rail de guidage. Pour une flèche, l'empennage de couleur différente doit être orienté vers le haut, permettant un passage correct dans le rail. Le cran d'encochage doit s'emboîter fermement sur la corde. Pour les billes, assurez-vous qu'elles sont correctement positionnées dans leur logement.
La séquence de tir respecte un protocole immuable. Pointez l'arbalète vers une zone sûre, jamais vers une personne ou un animal. Désengagez la sécurité uniquement lorsque vous êtes prêt à tirer. Contrôlez votre respiration, expirez partiellement et marquez une pause naturelle. À ce moment précis, pressez progressivement la détente sans à-coup. Un bon tir se caractérise par l'absence de surprise : vous devez presque savoir quand le coup partira.
La progression au tir à l'arbalète suit généralement une courbe prévisible. Les premières sessions visent à établir les fondamentaux : position stable, visée cohérente, lâcher propre. Ne vous préoccupez pas immédiatement de la précision absolue. Recherchez plutôt la constance : vos impacts doivent se regrouper, même s'ils ne sont pas encore centrés. Un groupement serré mais décentré se corrige facilement en ajustant la vue.
Une fois les bases maîtrisées à courte distance (10-15 mètres), augmentez progressivement la distance par paliers de 5 mètres. Chaque nouvelle distance présente ses défis spécifiques. À 30 mètres, la trajectoire commence à s'arquer légèrement, demandant une estimation plus précise. À 50 mètres, le vent devient un facteur significatif. À 70-80 mètres, vous atteignez les limites pratiques de précision pour le tir sportif.
La diversification des exercices maintient la motivation et développe différentes facettes de votre technique. Alternez entre tir sur cible fixe et tir chronométré pour travailler la gestion du stress. Pratiquez des positions variées : debout, à genou, assis, couché. Testez différents types de projectiles pour comprendre leur comportement distinct. Organisez des mini-compétitions avec d'autres tireurs pour stimuler votre concentration.
L'entretien immédiat après chaque session de tir conditionne directement la durée de vie de votre arbalète. Commencez par un examen visuel complet de la corde. Recherchez les fibres effilochées, les zones décolorées ou tout signe d'usure inhabituel. La partie centrale, qui subit le frottement contre les poulies, mérite une attention particulière.
Le nettoyage des rails doit être effectué avec délicatesse. Ces surfaces usinées avec précision guident le projectile et doivent rester parfaitement lisses. Utilisez un chiffon doux légèrement humide pour éliminer les résidus de poudre, les particules de terre ou tout débris. Séchez immédiatement pour éviter toute oxydation.
Une fois par mois, appliquez une fine couche de lubrifiant spécial arc pour réduire les frictions. Les poulies et leurs axes méritent une inspection régulière. Faites tourner chaque poulie manuellement pour vérifier l'absence de jeu anormal ou de résistance. Les roulements modernes sont généralement scellés et ne nécessitent qu'un entretien minimal, mais une goutte d'huile fine sur les axes tous les trois à six mois garantit un fonctionnement optimal.
Au-delà de l'entretien quotidien, certaines opérations de maintenance doivent être programmées régulièrement. Le cirage de la corde représente l'intervention la plus fréquente. Toutes les 100 à 200 flèches tirées, appliquez une cire spécifique pour archerie sur toute la longueur de la corde, à l'exception de la partie servant de point d'encochage. Massez fermement pour faire pénétrer la cire entre les fibres.
Le remplacement de la corde constitue l'intervention de maintenance majeure. Même avec un entretien exemplaire, une corde finira par montrer des signes de fatigue après 2000 à 3000 tirs selon l'intensité de votre pratique. Ne prenez aucun risque : une rupture de corde peut endommager l'arbalète ou causer des blessures. Les symptômes précurseurs incluent un effilochage visible, une perte d'élasticité perceptible ou des variations inexpliquées de précision.
tags: #ressort #appui #trait #arbalète #fonctionnement