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La Société de chasse Condom-Béraut continue de prospérer, avec le président Georges Farré se réjouissant de l'adhésion de 230 chasseurs cette saison.

Repeuplement et Développement du Gibier

Grâce au partenariat d’une dizaine d’éleveurs bénévoles sur Condom-Béraut, un millier de perdreaux et 550 faisans ont trouvé la liberté champêtre depuis fin juillet. Les 1.000 perdreaux et 550 faisans chouchoutés bénévolement par 10 éleveurs locaux ont pris la clé des champs mi-août. Grâce à cet annuel lâcher, la conservation du gibier se pérennise.

Ce gibier acheté à 1 jour pour les perdreaux et 7 semaines pour les faisans est financé par les recettes des cartes de société de chasse Saint-Hubert. Toutefois, Pierre Baudé regrette «que certains chasseurs oublient de prendre la carte qui permet de maintenir l’équilibre du petit gibier sur le territoire».

La société, toujours novatrice pour le repeuplement, compte 18 éleveurs de perdreaux répartis sur les territoires des deux communes. Bernard Courtès veille en plus à la croissance de nombreux faisans qu'il accueille comme les perdreaux nés dans les élevages du bocage vendéen. Chez Courtès, l'élevage du gibier est une vieille tradition familiale démarré avec le grand-père René, initiateur de la pratique pour la société locale. La 3e génération, le petit fils Laurent, de surcroit fin chasseur , se régale de voir le gibier s'alimenter et se désaltérer aux alentours de leur ancien parc.

Les premières couvées de perdreaux ont été détruites par le froid et les pluies tardives. Une deuxième couvée est née fin juillet mais ils sont encore bien jeunes pour les tirer. Les lâchers des années précédentes offrent une reproduction limitée, mais c’est le début de l’implantation du faisan sauvage. Jeannot lapin s’accommode surtout autour des maisons.

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Gestion du Gros Gibier

Les chasseurs (220 à la société) se sont retrouvés depuis le 15 août pour des battues au sanglier qu’ils pourront tirer individuellement lors de l’ouverture générale. La société a bénéficié d’un arrêté préfectoral afin de chasser le sanglier en battue du 1er au 15 août, uniquement sur demande des propriétaires afin d’enrayer la prolifération, les déranger pour les éloigner des exploitations et maintenir l’équilibre avec l’agriculture locale.

En effet, seulement 6 sangliers ont été prélevés depuis le 15 août. Sur le territoire, 120 chevreuils ont été attribués. Ils se chassent actuellement individuellement avec une décharge du président. Le président et des chasseurs ont participé à des stages de formation préventive et pour le contrôle sanitaire du gros gibier.

Georges Farré, président de la société, s'inquiète des dégâts occasionnés par les sangliers avec une population difficile à réguler malgré les battues organisées entre sociétés. Il souligne également que « même si certains propriétaires terriens sont un peu moins tolérants, les chasseurs rendent des services avec la gestion des nuisibles et du gros gibier».

Les chasseurs attachés aux valeurs civiques, ne doivent toutefois pas oublier de ramasser les douilles des cartouches. Pierre Baudé, en bon gestionnaire rappelle de rapporter les bracelets des lièvres dès la fermeture.

Ouverture de la Chasse et Réglementations

Dès le 31 août, la caille et la tourterelle pourront être chassées. «Je n’ai pas entendu chanter de caille, seul le cri de quelques tourterelles, l’ouverture est trop tardive», s’inquiète Georges Farré, le président. De nombreux chasseurs amèneront leur chien d’arrêt ou courant qui fait un travail de recherche impressionnant.

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Pour le lièvre, il faut attendre le 6 octobre avec une population stable. Chaque chasseur a droit à deux prélèvements mais doit rapporter le carnet de prélèvement universel à la société dès la fermeture. La gestion imposée par le GIC avec le prélèvement de 2 lièvres par chasseur a permis d'augmenter leur population.

Les Défis et l'Avenir

Les endroits hospitaliers et humides sont recherchés par le gibier qui souffre beaucoup des conditions climatiques. Il est aussi dérouté par l'aménagement précoce des terres par les agriculteurs. Le président appelle toujours les chauffeurs à la vigilance sur les routes, de jour et de nuit.

Dans le Condomois, après la tempête Klaus de 2009, deux premières biches ont été repérées dans les bois, arrivant de Moncrabeau ou des Landes. Alain Giraud, trésorier de la société, nous annonce une grande nouveauté dont les participants à l'AG auront la primeur : la diffusion d'une vidéo, à savoir qu'ils pourront découvrir des images du comportement des animaux. Trois caméras, placées à des endroits stratégiques, fournissent des images inédites qui permettent de voir les animaux dans leur vie quotidienne : un cerf en train de manger durant deux minutes, une biche qui se regarde devant la caméra comme dans un miroir... Par ailleurs, il sera proposé aux sociétaires de participer à des stages de formation à la sécurité, même si le accidents ne sont pas très nombreux, ils le sont toujours trop.

Diversité et Inclusion

Cette année, le club compte deux chasseresses expérimentées et également deux arbaletiers qui montrent leur dextérité surtout sur du gros gibier. Après avoir suivi des épreuves théoriques et pratiques, quelques jeunes âgés au minimum de 15 ans, débuteront la chasse «accompagnée » avec un chevronné de la gâchette. A16 ans, après l'obtention de l'examen validé par la Fédération départementale des chasseurs du Gers, ils pourront voguer en solitaire avec leur chien.

Objectifs de l'Association

  • Développement du gibier, sa protection, son repeuplement, son élevage.
  • Contrôle par la destruction des espèces animales classées nuisibles et la répression du braconnage.
  • Exploitation rationnelle de la chasse.
  • Satisfaction aux obligations liées à la sécurité de la chasse et à l'évolution de sa réglementation.

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tags: #chasse #gros #gibier #Condom

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