L'utilisation de balles ogivales dans les répliques modernes d'armes à poudre noire est un sujet de discussion récurrent parmi les tireurs. Cet article vise à éclaircir les aspects liés à l'emploi de ces balles, en comparaison avec les balles rondes traditionnelles.
La question de savoir si les répliques modernes sont adaptées au rechargement avec des balles ogivales est souvent posée. Duelist54, dans ses vidéos sur YouTube, compare les balles rondes et ogivales et suggère que les répliques ne sont pas toujours idéales pour le chargement des balles ogivales, notamment en raison du levier de chargement et de l'usinage du canon.
En calibre .44, un pas de rayures court de l'ordre de 1/18 est recommandé pour stabiliser une balle de 150-200 grains. Un bon calibrage de la balle et une insertion droite dans la chambre sont également essentiels. L'utilisation de plomb pur ou allié, ainsi que la précision, peuvent varier selon les tireurs. Un moule Lee est souvent recommandé pour fondre ces balles, et elles doivent être bien graissées dans les deux gorges prévues à cet effet.
En calibre .36, une balle ogivale de 125 grains (8,1 g) est conseillée avec une charge de poudre noire de 1,1 g. À 40 mètres, elle peut traverser 2,5 cm de contreplaqué avec un Colt Navy 1851. La quantité de semoule est moins importante qu'avec une balle ronde car l'ogivale prend plus de place.
Il semblerait que les répliques modernes puissent tirer des balles ogivales sans problème apparent. Cependant, sur les carcasses ouvertes, cela pourrait être plus éprouvant pour le revolver. Une carcasse fermée est donc préférable.
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Avec un Reb Confédéré (une réplique Uberti d'un 1851), certains tireurs utilisent principalement des balles ogivales et ne remarquent pas de différence de précision à 25 mètres, sauf en cas de mauvaise mise à poste. Un moule italien à deux cavités, une pour balles rondes et une pour balles ogivales, est souvent utilisé.
En calibre .36, il est plus difficile de modifier les balles rondes car elles sont petites. Les ogivales offrent plus de possibilités, comme la création de balles à noyau en fer ou même explosives. Cependant, la fabrication de balles explosives est complexe et demande beaucoup de patience.
Un processus de fabrication de balles explosives est décrit, impliquant le perçage de la balle, l'insertion d'un clou comme percuteur fixe, et le chargement de poudre et d'une amorce. Ce type de balle produit une petite explosion et une flamme à l'impact, permettant de visualiser le point d'arrivée.
Voici un schéma simplifié du processus:
La quantité de poudre utilisée est faible, produisant une petite explosion et diminuant le pouvoir de perforation de la balle.
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Pour les armes de poing, les balles ogivales n'ont pas d'intérêt particulier. Le calibre de la balle ronde dépend de l'arme. Pour un calibre .44, des balles de .454 ou .457 peuvent convenir, mais il est essentiel de tester pour déterminer le meilleur choix.
Pour la poudre, la PNF2 ou la Suisse n°1 sont recommandées pour les armes de poing, avec un avantage pour la Suisse qui encrasse moins le canon. La granulométrie de la poudre influence la vitesse de mise à feu, surtout pour les carabines avec des canons plus longs.
En compétition, si vous utilisez un 1858, choisissez un canon "normal" de 8 pouces. Les modèles à hausse micrométrique sont interdits. Les modèles "sheriff" n'apportent aucun avantage, tandis que les canons longs "buffalo" sont également interdits. Pour le tir de loisir, choisissez ce qui vous plaît.
Le calibre le plus sûr est celui qui correspond à l'empreinte intérieure du canon. Lors de l'insertion de la balle dans le barillet, un léger copeau doit se former. La longueur standard du canon est d'environ 19 cm. La réussite dépend d'essais de charge de poudre et de calibre, avec l'arme sur un support stable. La patience et la méticulosité sont essentielles.
Winchester propose différents types d'ogives, chacune ayant des caractéristiques spécifiques :
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Malgré leurs avantages, les ogivales présentent quelques inconvénients :
Le graissage des balles ogivales est crucial. Il faut bien graisser les gorges, soit au doigt, soit en trempant la cartouche dans de la graisse fondue. Il est possible de tirer les ogivales directement sans faire de cartouches, en mettant la poudre puis la balle par-dessus.
Le canon du Pietta a un pas lent. Un diamètre réduit facilite l'entrée de l'ogive, mais elle risque de sortir du barillet après le premier tir. Il est préférable d'utiliser des balles en plomb allié (plus dur), bien que certains préfèrent le plomb mou. Comparé à une balle ronde, on ne peut mettre que moins de poudre.
Une arme à poudre noire est une reproduction fidèle d’un modèle ancien utilisé entre les XVIe et XIXe siècles. Ces armes sont souvent collectionnées pour leur valeur historique et utilisées par les tireurs sportifs pour le défi technique qu'elles représentent.
La poudre noire est un mélange explosif utilisé comme propulseur dans les armes à feu anciennes. Elle est classée en catégorie D en France, ce qui la rend accessible aux personnes majeures sans permis de port d’arme.
Le chargement d'une arme à poudre noire est une opération manuelle, précise et rituelle. Même si une arme à poudre noire est en vente libre, sa possession implique des responsabilités, notamment en matière de stockage sécurisé de la poudre noire.
Les armes à plomb et les armes à poudre noire sont souvent confondues. L’arme à poudre noire est plus réaliste et puissante, mais aussi plus contraignante.
Voici quelques questions fréquemment posées :
Les amorces cannelées pour armes à poudre noire sont essentielles pour la fiabilité de l’allumage et la régularité du tir. Elles assurent une transmission optimale de l’étincelle vers la charge. Les marques comme RWS, CCI ou Sellier Bellot offrent des amorces d’une grande stabilité.
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