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L'expression "Prie le Seigneur et passe les munitions" est souvent associée à une attitude pragmatique et déterminée face à l'adversité. Pour comprendre son origine et sa signification, il est utile d'examiner divers contextes historiques et culturels.

Contexte Historique et Militaire

Lors des conflits armés, la foi et la nécessité de se défendre sont souvent étroitement liées. Les soldats, confrontés à des situations extrêmes, peuvent se tourner vers la prière tout en continuant à se battre. Cette dualité se reflète dans l'expression "Prie le Seigneur et passe les munitions".

Au cours de l'histoire, de nombreuses batailles ont été marquées par une combinaison de ferveur religieuse et d'action militaire. Par exemple, pendant les guerres de religion en France, les protestants cévenols, bien que fervents dans leur foi, n'hésitaient pas à prendre les armes pour défendre leurs convictions.

Les Autrichiens tenaient Ors, Catillon et toute la rive gauche de la Sambre. Le 29 mars 1794 le général Fromentin, sous les ordres de Pichegru, prit Catillon. Le général Fromentin passa avec ses troupes par le chemin du Gard et se heurta aux redoutes du chemin des Boeufs et du Planty .Pendant ce temps le général Soland se dirigeait par la Rue Verte vers Ors où s’étaient retranchés les Autrichiens.

Le lendemain 30 mars, les combats reprirent avec le 4ème Hussards et le 10ème de Paris qui vengèrent leur échec de la veille. I1s gardèrent Ors et Catillon définitivement.

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L'Invasion de 1940 et la Résistance

L’invasion de 1940 arriva le 17 mai à 5h30 entre Pommereuil et le Cateau, le maréchal Rommel venait de Landrecies par Happegarbes et se trouvait à cours d’essence. Maintenant quelques chars sur place, il dissimula le reste dans le Bois l’Evêque. Puis, avec son camion-radio escorté d’un char Panzer III, il s’en retourna à Landrecies, puis à Avesnes, en attendant le reste de sa Panzerdivision qui n’avait pas suivi et qui n’arrivera que dans l’après-midi.

Le 18 mai à l’aube, à 7h00 il lançait toute la 7ème Panzer vers Landrecies et le Cateau, avec une colonne vers Ors, par la rue de Landrecies. Puis il retourna dans le bois et retrouva ses chars de tête aux prises avec ceux du 6ème Cuir français et dans l’impossibilité de manœuvrer.

Il ordonna à sa colonne de chars d’attaquer par le pont pour se frayer un passage dans le village d’Ors. Les soldats du 95ème régiment d’Infanterie laissèrent passer les chars de Rommel mais lorsque l’infanterie allemande se présenta, les défenseurs stoppèrent l’envahisseur jusqu’à l’épuisement de leurs munitions.

La résistance s’organisait dans la région avec l’O.C.M (l’organisation civile et militaire) dirigée par M Chabloz pour l’Avesnois et dont le responsable était M Robert, le vétérinaire de Landrecies et des environs. Monsieur Edmond Carpentier appartenait également à l’O.C.M. il avait racheté le matériel de la scierie allemande après 1918, et faisait du charronnage en plus du travail à la ferme. il logeait chez lui, l’ingénieur allemand qui dirigeait les travaux du Bois l’Evêque.

Le 6 janvier 1944, le réseau O.C.M de l’ Avesnois, fut dénoncé par un ami intime des Robert. Ce jour là, alors que des résistants étaient réunis à la ferme Godart , près du Bois l’Evêque, les Allemands investirent la ferme pendant la nuit. Henri Godart sauta par la fenêtre et courut vers la lisière du bois, où s’étaient cachés des policiers qui l’abattirent. Les autres se rendirent après avoir épuisé toutes leurs munitions.

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La Foi et la Médaille Miraculeuse

L’Eglise a d’ailleurs toujours admis que l’on attribue à des reliques, à des statues, à des médailles, à des scapulaires, des miracles. Sainte Jeanne de Chantal n’a-t-elle pas été guérie miraculeusement en 1618 par l’imposition des reliques de saint Charles Borromée par les mains de saint François de Sales ?

Certes c’est Dieu qui fait les miracles mais Il veut les faire, quelquefois, au moyen d’objets de piété bien matériels, par l’intercession de ses fidèles serviteurs, les saints, et sa Mère en premier ! Le message de la médaille est un appel à la confiance en l’intercession de la Sainte Vierge.

Après les apparitions, Catherine connaît sa mission : faire frapper une médaille. Elle la confie au Père Aladel, lazariste. Pas d’écho. En février 1832 éclate à Paris une terrible épidémie de choléra, qui fera plus de 20 000 morts. En juin, les premières médailles réalisées par l’orfèvre Vachette sont distribuées par les Filles de la Charité. Aussitôt guérisons, conversions, protections se multiplient. C’est un raz-de-marée.

En 1842, à Rome, Alphonse Ratisbonne, un jeune banquier juif alsacien s’est laissé convaincre par un ami de mettre la Médaille dans sa poche. Le lendemain, en l’église S. Andrea delle Fratte, la Vierge de la Médaille Miraculeuse lui apparaît. Sa conversion soudaine a un immense retentissement. Elle fait l’objet d’un procès canonique qui sera l’acte le plus officiel en la matière.

En 1897, Léon XIII accorde le couronnement de « la statue de l’Immaculée Conception dite de la Médaille Miraculeuse ».

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Le Gévaudan : Entre Histoire et Religion

Le Gévaudan a vu son histoire cahotée au rythme des bouleversements de l'histoire nationale, qui l'ont tantôt intégré au royaume de France, dans les pays de langue d'oc, tantôt protégé dans une autonomie de principauté épiscopale jusqu'à la Révolution. Le département de la Lozère, créé en 1790, connaîtra bien vite sa vocation économique autour de l'industrie lainière, avant de trouver au XXème s., une nouvelle expansion en direction de l'agro-alimentaire, du tourisme et de la culture.

Lors de la conquête de la Gaule, Jules César soumet la tribu celte des Gabales qui occupait la région. La cité de Javols et le mausolée de Lanuéjols rappellent la romanisation.

Le Moyen-âge a profondément marqué l'histoire et le milieu naturel. Intégré au VIIe s. dans le royaume Franc, le Gévaudan connaît les soubresauts de la féodalité naissante, tandis que ses évêques obtiennent du pouvoir royal des privilèges qu'ils conservent jusqu'à la Révolution. Châteaux et églises romanes jalonnent les sites stratégiques et les chemins de pèlerinages.

Du XVIe-XVIIIe s., les guerres de religion ont gravement meurtri le pays, mais l'économie demeure prospère à la veille de la Révolution. Le système agro-pastoral, enrichi par l'industrie lainière, a facilité son développement même si la Bête du Gévaudan fait régner pendant quatre ans un vent de panique sur le diocèse.

A l'Age de Fer, l'homme délaisse définitivement les grottes pour des sites d'habitat fortifiés, proches des terrains qu'il exploite. L'époque gallo-romaine a laissé de nombreux témoignages en Lozère, qui se nommait alors le Pagus Gabalicus : le pays gabale du nom de la tribu gauloise qui l'habitait avant la conquête. Anderitum en était la cité. Au cours de la romanisation, elle devient Gabalum (l'actuelle Javols). Le mot Gévaudan tire ses origines de ces différentes appellations.

Saint-Privat, premier évêque connu du Gévaudan, aurait été selon la tradition, martyrisé par les Alamans au IIIe s., sur les pentes du Mont-Mimat qui domine Mende.

Le Tribunal du Christ et la Vie Chrétienne

En effet, vis à vis de Dieu, la différence est comme le jour et la nuit entre un chrétien au sens biblique du terme, et un non-croyant. Selon la définition donnée par les Écritures, un vrai croyant est un enfant de Dieu et il a reçu la vie éternelle après avoir mis sa confiance en Jésus.

Parce que le Christ a donné sa vie en rançon pour moi, j’ai reçu le pardon de mes fautes et acquis une position de juste devant mon Créateur. Je suis loin, très loin d’être parfait, et pourtant, je le suis quand même aux yeux de Dieu parce qu’il me voit uni à son Fils et revêtu de sa justice.

Maintenant il leur rappelle que leur responsabilité de chrétien est de se montrer obéissant envers Dieu parce qu’un jour tous les croyants devront rendre compte de la façon dont ils ont vécu en tant que chrétien devant un tribunal très spécial. Le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de chacun et la rendra évidente.

Ce jugement ne détermine pas la destinée éternelle de la personne puisque le salut est gratuit ; il s’obtient uniquement par la foi en Jésus qui a déjà payé entièrement le prix des fautes de ceux qui se confient en lui. De plus, celui qui siège comme juge, est également leur sauveur. Le tribunal du Christ ne concerne que les vrais chrétiens mais il est quand même redoutable parce qu’à cette occasion seront examinés et pesés en toute équité et impartialité tout ce que j’aurais fait en pensées et en actes dans mon corps pendant mon pèlerinage terrestre.

C’est aussi au Tribunal du Christ que certains croyants recevront une récompense. Cette évaluation se fera sur la base de la fidélité du chrétien à son Maître.

La Crainte du Seigneur et l'Annonce de l'Évangile

Nous savons donc ce que signifie craindre le Seigneur. C’est pourquoi nous cherchons à convaincre les hommes, et Dieu sait parfaitement ce que nous sommes. Nous vivons dans une cacophonie religieuse déroutante qui explique que la plupart des gens ont bien du mal à se faire une idée juste du Créateur et surtout de ses exigences.

Cela dit, Dieu aime sa créature et il veut nous épargner son juste châtiment. Voilà pourquoi, ce n’est pas du bout des lèvres, mais avec conviction que l’apôtre Paul cherche à convaincre ses auditeurs de la véracité du message du salut et des conséquences redoutables pour ceux qui le rejettent.

Paul sait qu’il a obtenu la vie éternelle par la foi en Jésus-Christ, mais aussi qu’un jour il sera appelé à la barre céleste pour rendre compte de sa vie et de son ministère. Cette perspective lui inspire un profond respect envers Dieu qui le rend humble et lui donne du zèle.

Tout chrétien doit aussi être animé d’une crainte révérencieuse à l’égard du Seigneur qu’il sert, et qui sera aussi son juge. Dans le livre des Proverbes, on lit : La clé de la sagesse, c’est de révérer l’Éternel (Proverbes 9.10).

L'Amour du Christ et la Consécration

L’amour du Christ est la motivation qui pousse Paul à une consécration sans frein ; c’est le moteur de son ministère. Il désire ardemment annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à tout l’empire romain. En effet, tous les êtres humains sont sous une sentence de mort aussi bien physique que spirituelle et éternelle.

Le Seigneur Jésus est donc descendu du ciel jusqu’à nous dans la vallée de larmes. Il est l’Être parfait par excellence. Le Nouveau Testament dit qu’il est « saint, innocent et sans tache, séparé des pécheurs » (Hébreux 7.26). Né ici-bas, il est devenu un simple homme afin d’habiter parmi les descendants d’Adam et leur offrir la vie éternelle.

Jésus est venu là même où se trouvent les hommes morts dans leurs péchés et il a donné sa vie pour laver l’affront que nous avons fait au Créateur et ainsi nous racheter. L’apôtre écrit aux Corinthiens : « nous avons acquis la certitude qu’un seul homme est mort pour tous : donc, tous sont morts en lui ».

Tableau récapitulatif des éléments clés:

Thème Description
Contexte Historique Guerres, invasions et résistances
Foi et Religion Importance de la prière et de l'intercession
Tribunal du Christ Jugement et récompenses des croyants
Amour du Christ Motivation pour la consécration et l'annonce de l'Évangile

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