La poutine québécoise est un plat emblématique du Québec, qui gagne en popularité au-delà de ses frontières. Depuis les années 2020, elle est de plus en plus en vogue. La preuve: de plus en plus d'échoppes et de restaurants à poutine commencent à fleurir dans l'Hexagone.
Délicieuse et plutôt consistante, la poutine se compose de pommes de terre, de la fameuse sauce poutine, et de fromage. C'est le cheddar en grains que nos amis canadiens ont élu comme le plus adapté. Dans la poutine classique se trouve également un sachet de véritable cheddar en grains québécois, aussi appelé fromage "couic-couic". Mais vous pouvez la personnaliser à l'envie, avec du gouda, de la mozzarella ou un autre fromage en grains, et y ajouter les ingrédients souhaités.
Une seule règle : ne soyez pas trop organisés ! Sinon, la poutine perdrait le sens de son nom.
La poutine est originaire du Québec. C'est plus précisément du Centre-du-Québec, région administrative rurale proche du fleuve Saint-Laurent, au Canada, qu'elle vient. La poutine tire son appellation du mot anglais "pudding", qui désigne le mélange collant de plusieurs ingrédients. C'est en effet de l'assemblage foutraque de la sauce brune sucrée-salée et du fromage nommé "couic-couic" qu'elle naît.
La recette de la poutine est originaire du Québec rural des années 1950. Encore aujourd’hui, plusieurs localités se disputent l’invention de ce mets à base de frites mélangées à du fromage en grains et d’une sauce brune. Les origines exactes de la poutine font encore débat, et plusieurs villages du Québec revendiquent sa création, notamment Warwick, Drummondville et Victoriaville. Ce qui est certain, c’est que le plat apparaît à la fin des années 1950 dans les cantines routières où l’on sert des frites bien chaudes.
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À l'origine, elle était composée à 50% de frites et à 50% de fromage. Mais il semblerait qu'en 2022, son nom ait changé dans certains endroits. En effet, depuis la guerre en Ukraine, certains restaurateurs auraient décidé de donner au plat un sobriquet moins évocateur.
Selon l’Encyclopédie canadienne, on admet généralement que ce mot est dérivé de l’anglais pudding qui décrit un mélange, habituellement collant, de plusieurs ingrédients. Un client aurait demandé à mélanger ses frites avec du fromage frais : « Ça va te faire une maudite poutine ! » aurait alors répondu, moqueur, le restaurateur. Le mot “poutine” viendrait du terme populaire pouding ou poudingue, utilisé pour désigner un mélange peu structuré. Une autre théorie rapproche le mot du français dialectal signifiant « mélange étrange ».
La provenance la plus probable de la poutine serait Drummondville. Un restaurant de Drummondville appelé Le Roy Jucep s’affiche comme étant l’inventeur de la poutine. En effet, le restaurant a enregistré une marque de commerce qui énonce que « Le Roy Jucep » est l’inventeur de la poutine. Jean-Paul Roy, propriétaire du restaurant Le Roy Jucep en 1964, est le premier à avoir servi la poutine comme on la connaît aujourd’hui c’est-à-dire « patates frites, fromage et sauce ». D’où le fait qu’il clame être le premier à l’avoir commercialisée mais non en être l’inventeur.
Le nom viendrait d’un mélange d’une déformation du mot anglais pudding et du surnom du cuisinier Ti-Pout. Monsieur Roy aurait, selon son témoignage, commencé à servir le fromage avec les frites et la sauce après la demande régulière de trois personnes. Une autre histoire assez répandue est qu’elle proviendrait d’un restaurant autrefois appelé Le Lutin qui rit à Warwick, dans la MRC d’Arthabaska.
S'il sera difficile de trouver de la sauce poutine toute faite en France, vous pouvez aisément la préparer vous-même. Voici une recette simple :
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Pour manger la poutine, pas besoin de mille ustensiles ! Dans une grande assiette ou un bol, il suffira de placer vos frites. Puis, il faudra y ajouter le fromage en grains et napper le tout avec la sauce brune chaude. La réussite tient à la synchronisation : verser la sauce brûlante sur le fromage pour qu’il fonde juste ce qu’il faut, sans disparaître complètement.
La poutine est devenue progressivement si à la mode que certains restaurateurs canadiens la customisent avec du foie gras, ou encore de la truffe. Soyez inventifs !
À l'instar du mélange à sauce poutine, le fromage en grains se trouve partout en Amérique du Nord. Il sera en revanche plus complexe de le trouver en France. Dans notre recette, nous proposons de le remplacer la sauce poutine par une sauce barbecue ou une sauce brune, et d'utiliser du cheddar râpé en guise de fromage. Cette recette rapide sera prête en 10 minutes.
Selon vos goûts, vous pouvez aussi préférer la mozzarella. Sa texture élastique pourra aisément recouvrir les frites. Une tomme fraîche émiettée sera aussi de circonstance. L'important est que le fromage puisse fondre sur les frites sans se dissoudre complètement.
Il est également possible de réaliser une poutine végane. Plusieurs boutiques biologiques proposent du faux fromage sans lactose, qu'elles appellent "fauxmage".
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Longtemps moquée, voire utilisée pour caricaturer la société québécoise, elle a connu une expansion de popularité ces dernières années. Plat traditionnel typique du Québec, la poutine fait la fierté des Canadiens. Aussi consistant que généreux, ce mets d’exception aurait été inventé dans les années 1950 dans le Québec rural, mais plusieurs localités se disputent son origine.
Preuve de son importance dans la culture locale, la poutine possède son propre événement : le Festival de la Poutine de Drummondville, créé en 2008. Pendant trois jours, des milliers de visiteurs viennent déguster des dizaines de variantes préparées par des chefs et restaurants réputés, le tout dans une ambiance festive mêlant concerts et animations.
La poutine est honorée chaque année, dans l’ensemble de la province, lors de la tournée du Grand PoutineFest, où les camions de cuisine de rue confectionnent une vingtaine de recettes différentes. Oui, il existe même un festival de la poutine : « Poutine Week » (La Semaine de la Poutine). Sur une semaine, pendant le mois de février, plusieurs restaurateurs participent à ce festival en créant spécialement une poutine pour l’occasion.
C’est le cas de la région de Moncton, au Nouveau-Brunswick, où on préfère nettement « l’autre poutine », la poutine acadienne, dite poutine râpée, elle aussi à base de pommes de terre, qui suscite un réel engouement. En réalité, si les deux poutines partagent le même nom, tout le reste les sépare. La poutine râpée est un mélange de pommes de terre crues râpées et cuites pilées façonné en boule avec, au centre, une bouchée de porc salé, le tout plongé dans l’eau bouillante. La boule gluante qui en résulte (voir la courte vidéo amusante) n’a donc rien à voir avec la poutine québécoise.
La question fait débat auprès des Québécois, mais certaines adresses reviennent systématiquement dans les recommandations des voyageurs comme des locaux.