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Face aux tensions géopolitiques actuelles et à la crainte de nouveaux conflits mondiaux, de nombreux citoyens s’interrogent désormais sur la meilleure façon de se protéger en situation extrême. La question de savoir où se réfugier en cas de guerre prend une dimension nouvelle dans un contexte où la sûreté intérieure ne peut plus être considérée comme acquise.

Choisir un Refuge en Temps de Guerre : Options et Limites

Certains états bénéficient depuis plusieurs années d’une réputation particulièrement solide lorsqu’il s’agit d’envisager la sécurité de leur territoire en cas de guerre, en particulier lors d’une éventuelle attaque nucléaire. Selon diverses études internationales publiées récemment, des pays se distinguent notamment du fait de leur position géographique ou de leur politique de neutralité historique.

  • Nouvelle-Zélande et Australie : Souvent en tête des analyses grâce à leur isolement géographique et à leur faible niveau d’implication dans les alliances militaires mondiales.
  • Suisse et Suède : Reconnues pour leur statut de neutralité internationale, elles constituent des options étudiées dans tous les classements consacrés à la sécurité en temps de guerre. L’absence d’alliances militaires contraignantes a permis à ces pays d’éviter une implication dans les conflits majeurs au cours des dernières décennies.

L’analyse du risque géographique incite à considérer également des zones reculées et faiblement densément peuplées, qui peuvent offrir un relatif abri en cas de conflit. Ce type de refuge présente cependant ses propres limites, notamment sur le plan de la logistique et de l’accès aux ressources indispensables à la survie sur la durée.

La Situation en France

En France, la question de la protection en cas de guerre prend davantage un caractère institutionnel. Quelques bunkers et installations souterraines subsistent sur le territoire français, souvent hérités de la guerre froide ou construits pour la protection de personnalités et centres stratégiques. En pratique, l’accès à ces abris demeure limité et la France n’a pas prévu de plan massif d’accueil de la population civile dans des structures dédiées.

Certains pays européens, comme l’Allemagne et la Suisse, inventorient et entretiennent régulièrement leurs abris antiatomiques afin d’être prêts à une éventuelle crise majeure. L’approche française diffère par son absence de planification systématique pour l’ensemble des citoyens.

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Préparation Individuelle

Si la création d’abris collectifs et la mise en place de politiques nationales variées constituent la première ligne de défense dans de nombreux pays, la démarche individuelle reste un enjeu central pour ceux qui souhaitent renforcer leur sécurité personnelle. L’identification des lieux stratégiques potentiellement sécurisés, la préparation rationnelle d’un kit de survie et la connaissance des consignes officielles forment la base de toute anticipation au niveau individuel. Des exercices réguliers et une préparation concrète aident à réagir efficacement en situation critique.

Se Cacher Pendant la Seconde Guerre Mondiale : L'Histoire des Marcovici

On connaît bien sûr la vie d’Anne Frank et sa famille qui se sont cachées pendant deux ans, à Amsterdam, dans l’annexe de leur propre entreprise. Deux ans de privation, de silence, de discrétion essentielle avant de se faire repérer, puis déporter. Mais les Frank ne sont évidemment pas les seuls à s’être cachés des nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Le journal israélien Haaretz a retrouvé la trace de l’une de ces familles.

C’est par la voix de Liku Rifca Carmi (née Marcovici), 88 ans, que le journal raconte l’histoire de sa famille, juive et roumaine. Une famille aisée dans la Roumanie des années 1930. En avril 1943, tout dérape. La guerre est déjà bien entamée à l’Ouest mais, cette fois, les nazis sont bel et bien à la porte.

Les Marcovici vivent alors à Sighet, une petite ville du nord-ouest de la Roumanie actuelle - en 1943, la ville est sous domination hongroise. Tous les juifs de la commune sont priés de se présenter, sous 10 jours, à la gare. Là, leur promet-on, ils seront emmenés dans un endroit sublime. Il y a de quoi être suspicieux. Le père, Shlomo Marcovici, n’y croit pas une seule seconde et décide de cacher sa famille. Grâce à l’aide d’un ami chrétien, il trouve la cachette parfaite : une mine d’or.

La Mine d'Or : Un Refuge Inattendu

L’ami de Shlomo Marcovici savait que dans cette mine d’or passait une source d’eau potable. Un élément essentiel à la survie que seul un mineur comme lui pouvait connaître. "J’ai pris ça, en tant que petite fille, comme une aventure. Partir dans une mine d’or, dans la forêt, avec Papa et Maman, c’était comme être dans un conte de fées de Hans Christian Andersen", rapporte aujourd’hui Liku Rifca Carmi.

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S’il est vrai que le plafond de la mine est parsemé de petites particules d’or scintillantes, l’endroit s’avère également froid, humide et sombre. Dans cette grotte, la famille Marcovici a dû apprendre à vivre différemment. Sortir lorsqu’un goût étrange survient dans la bouche, signe d’un manque d’oxygène, mais aussi occuper son temps loin de toute civilisation.

Retour à la Vie Normale

Finalement dupée par le petit ami de l’une des enfants Marcovici, la famille a été interceptée alors qu'elle quittait quelques heures la mine. Deux de ses membres ont été attrapés par les nazis dès leurs premières minutes au grand jour. Ils ont été déportés à Auschwitz. Ceux qui avaient réussi à s'en sortir sont retournés dans leur havre de paix humide. Ils y sont restés deux années, jusqu’au départ des nazis.

Liku Rifca Carmi explique que sortir à nouveau à l’air libre lui a causé des problèmes aux yeux. "Nous étions couverts de plaies à cause des conditions de vie qui n’étaient pas hygiéniques. J’en avais une énorme sur le bras. Après avoir retrouvé leur maison et l’un des deux enfants déportés - l’autre est décédé -, les Marcovici ont choisi de "rentrer chez eux", c’est-à-dire de s’installer en Israël, en 1950. Liku Rifca Carmi y est restée toute sa vie, malgré le départ, bien plus tard, de ses enfants vers l’Amérique et l’Europe.

Les Dangers d'une Bombe Nucléaire : Comment S'Abriter ?

Les chercheurs de l’Université de Nicosie à Chypre ont publié ce 17 janvier une étude sur les effets d’une bombe nucléaire pour voir comment elle affecterait des personnes qui s’abritent dans les bâtiments. Le rapport se concentre sur une ogive nucléaire de 750 kilotonnes explosée à près de trois kilomètres au-dessus du sol, lancée par un missile balistique intercontinental.

Soyons honnête d’abord, si vous êtes dans un rayon d’un kilomètre suivant l’explosion, vous n’avez aucune chance de survie. Les structures moins résistantes s’effondreraient et tueraient probablement toute personne assez malchanceuse à l’intérieur. D’un autre côté, les bâtiments en béton trembleraient, mais devraient rester debout.

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« Avant notre étude, le danger pour les personnes à l’intérieur d’un immeuble en béton armé qui résiste à l’onde de choc n’était pas clair » explique le co-auteur Dimitris Drikakis dans un communiqué de presse. « Nos recherches montrent que le souffle reste un danger considérable et peut encore entraîner des blessures graves, voire mortelles ».

Conseils de Sécurité en Cas d'Explosion Nucléaire

  • Éviter les ouvertures : L’onde de choc détruira les fenêtres et les portes et traversera les couloirs. Le verre, les débris ou ne serait que le souffle pourra propulser les personnes violemment au sol.
  • Se mettre à l'abri : « Les endroits intérieurs critiques les plus dangereux à éviter sont les fenêtres, les couloirs et les portes » indique le co-auteur Ioannis Kokkinakis. « Les gens doivent rester à l’écart de ces endroits et se mettre immédiatement à l’abri ».

Que Faire en Cas d'Orage en Randonnée ?

Quand on est chez soi au chaud, cela peut être fascinant de regarder un orage par la fenêtre. Cela vous est-il déjà arrivé ? Et qu’avez-vous fait ? Avez-vous couru ou paniqué comme beaucoup de personnes ? Les orages sont responsables de beaucoup d’accidents en randonnée.

Tous les ans, des randonneurs sont frappés par la foudre. Inutile de rappeler que cela se traduit souvent par des brûlures graves, des arrêts cardiaques… ou même la mort. Comme toujours, il vaut mieux prévenir que guérir.

Prévention

  • Se renseigner sur la météo : Vous pouvez le faire sur internet ou par téléphone et même contacter des locaux (gardiens de refuge par exemple) - qui connaissent bien leur région et peuvent prédire la météo localement.
  • Partir tôt : Les orages ont plus souvent lieu le soir - surtout en période estivale.
  • Lever la tête : Repérer les nuages menaçants et suivre leur progression.
  • Anticiper : S’il y a des risques d’orage, ne vous engagez pas dans une zone particulièrement exposée à la foudre (plateau, crête, sommet, etc.).
  • Prévoir : Si le temps est incertain, ayez toujours une solution de secours en tête et estimez le temps qu’il vous faut pour vous mettre à l’abri.
  • Savoir faire demi-tour : Faire demi-tour n’est pas facile. On a toujours tendance à se dire : « peut-être que l’orage va passer à côté » et à repousser le moment où il faut faire chemin inverse.
  • Observer les animaux : Bien que je ne l’aie jamais personnellement observé, il paraît que les animaux et en particulier les vaches redescendent des sommets et crêtes quand un orage s’approche.

Que Faire Pendant l'Orage ?

Lorsque la durée entre le moment où vous voyez un éclair et le moment où vous entendez le tonnerre correspondant est inférieure à 30 secondes, l’orage est assez proche (moins de 10 km) et la foudre peut vous atteindre.

  • Ne paniquez pas : Ne courez pas.
  • Éloignez-vous des objets métalliques : Laissez vos objets métalliques (bâtons, sacs avec armature métallique, etc.) à environ 30 m de vous.
  • Évitez les points hauts : Mettez-vous à l’abri dans une dépression, une vallée ou un point bas.
  • Ne vous abritez pas sous un arbre isolé ou un abri ouvert isolé : Si la foudre « tombe » sur l’arbre, c’est l’arbre qui va vous tomber dessus ou vous risquez de recevoir un bout d’arbre incandescent.
  • Ne vous abritez pas sous une face rocheuse : Eloignez-vous d’au moins 1,5 m pour éviter un foudroiement indirect.
  • Éloignez-vous les uns des autres : Si vous êtes en groupe, éloignez-vous les uns des autres (environ 20-30 mètres).
  • Asseyez-vous en boule : Asseyez-vous en boule (pieds serrés, bras autour des genoux, tête posée sur les genoux) sur votre sac à dos, votre tapis de sol ou n’importe quel isolant sans que vos pieds ne touchent le sol.

Faire du Feu Dans une Grotte : Risques et Précautions

Il se trouve que demain (vous aurez peut être pas le temps de me répondre), je pars faire une petite randonnée avec comme objectif d'atteindre une grotte "légendaire" de ma région pour y passer la nuit. Elle n'est pas trés grande, selon les descriptions et les photos, je sais qu'elle n'est formée que d'une pièce de 10 m² avec 2 m de plafond, donnant directement sur l'extérieur (pas de couloir quoi).

Je sais que les précédents occupants de ce lieu (en particulier une mystérieuse "noble dame" venu se planquer) ont fait des feux ici. Je verrais d'ailleurs surement la place de leur ancien foyer, m'indiquant le meilleur endroit pour établir le mien.

Où Placer le Foyer ?

Afin d'optimiser le gain de chaleur et une sécurité suffisante : Contre la paroi pour bénéficier d'un réflecteur et radiateur naturel ? A l'entrée + réflecteur de bois ? Autre ?

La Gestion de la Fumée

Comment éviter d'enfumer la pièce ? Perso ce que j'ai appris c'est qu'il ne faut jamais jamais jamais faire de feu dans une grotte (une grotte est une cavité souterraine naturelle comportant au moins une partie horizontale accessible ).

Par contre on peut le faire dans un abri sous roche ( Un abri sous roche (ou abri-sous-roche) est une cavité peu profonde s'enfonçant dans une paroi rocheuse, souvent à la base de celle-ci) Dans une grotte (sous terre donc) les fumées de combustion ne s'évacuent pas ou peu , il y a un risque d'intoxication ,d'enfumage ... Dans un abri sous roche elle s'évacuent .

Maintenant certaines grottes sont particulières , trous naturel (ou pas ) se trouvant au plafond , courant d'air ...Je suis pas spéléo , mais je retiens ce principe , quand c'est sous terre , c'est une grotte pas de feu . Abri sous roche à l'air libre c'est ok .

Le danger d'intoxication au monoxide de carbone est réel pour les humains mais pire, l'hiver, les chauves-souris utilisent les grottes pour hiberner et le fait de réchauffer la grotte, soit avec un feu ou un fanal au gaz, réveillent ces animaux et leur font dépenser l'énergie dont ils ont besoin pour passer l'hiver les condamnant a la mort avant le printemps. Sous un surplomb rocheux (et pas dans l'entrée d'une grotte, c'est autre chose, trop froid pour l'hibernation, c'est un excellent réflecteur pour la chaleur d'un petit feu.

Précautions Supplémentaires

  • Vérifier la présence de chauves-souris : Vérifie bien au plafond et dans les parois qu'il n'y a pas de chauves-souris. Il faut bien regarder dans tous les trous, failles, anfractuosités ... même dans les plus petits, tu peux voir un bout de museau dépasser.
  • Emplacement du feu : Il faut le faire au fond de l'abri sous roche, jamais au bord. Si on le fait au bord, inévitablement la fumée s'accumule dans l'abri. Quand on le fait au fond, normalement la fumée monte et suis la roche vers la sortie. Mais cela dépend de la forme de l'abri. La paroi emmagasine aussi la chaleur.
  • Alternative : L'option la plus simple c'est de faire un feu devant l'abri.

Le Maquis de la Fournache : Un Exemple de Survie en Grotte Pendant la Seconde Guerre Mondiale

Des abris naturels de ce genre, parfois artificiels comme la cabane de la colline de Montceau (Espeluche), ou construits « à chaud », servaient comme la grotte de Beauvoisin de planque provisoire aux jeunes fuyant le STO (Service du travail obligatoire). Le cliché pris par Bénard, à l'occasion d'une visite en compagnie de Louis Borel, agriculteur à Beauvoisin, et d'Aimé Buix, secrétaire de mairie à Buis-les-Baronnies.

Les notes d'Aimé Buix et de Pierre Charransol nous donnent quelques précisions solides : le 12 mars 1943, quatre jeunes, suivis bientôt de quatre autres, "grimpent le sentier menant à la grotte de Beauvoisin", certains, "après quelques jours passés clandestinement chez Louis Borel", un paysan du village, l'un des pivots de la Résistance locale. Les lieux sont des plus sommaires : c'est une modeste infractuosité de la montagne de Beaume noire, à 5 km à vol d'oiseau au nord-ouest de Buis-les-Baronnies. On ne peut s'y tenir debout, mais, poursuit le témoignage, nos jeunes sont à l'abri de la pluie. Ils sont ravitaillés par Louis Borel. L'isolement est tel qu'ils passent un certain temps inaperçus. Les conditions de vie sont très dures en cette fin d'hiver. Il est impossible de faire du feu la nuit sans craindre d'être repérés.

Le comité de Buis-les-Baronnies crée un camp à proximité. "Au problème du très petit nombre, s'ajoute celui de l'isolement ; l'armement est insignifiant ; en outre, la situation même de la grotte dite de Mandrin à Beauvoisin laisse à désirer. Une fois découverte, [elle] devient une véritable souricière, sans chemin de repli possible."

Le groupe migre donc un peu plus au nord, par le col de Posterle, dans la montagne du Linceuil, dans le camp récemment établi, le camp de la Fournache, dont il est question plus haut et que d'autres documents évoquent. Naturellement, le lieu, pour être compris, mérite des compléments d'informations, (qu'on trouvera ailleurs) concernant les filières qui ont conduit ces jeunes dans leur entrée en clandestinité, le réseau local, autour d'Aimé Buix, Louis Borel, Gaby Reynier et d'autres, qui les ont convoyés, protégés, alimentés, soutenus au sens large du terme. Tout cela aide à prendre conscience qu'il s'agit d'un point de départ essentiel, mais finalement d'une extrême fragilité. Les huit jeunes dont il est question ne sont restés à la grotte de Beauvoisin, finalement, que quelques jours !

À partir du 16 février 1943, date de l'instauration du STO, "beaucoup de jeunes, entre autres des classes 1940, 1941 et 1942, frappés par cette mesure, disparaissent dans la nature et deviennent des réfractaires. Les uns trouvent gîte chez des parents ou amis, le plus souvent agriculteurs. Certains y attendront patiemment la fin de la guerre. Les autres rejoignent les maquis en formation."

Rejoindre un Maquis

Pour rejoindre un maquis, il fallait au préalable connaître une filière. Ce sont souvent des personnes du pays d'origine, en liaison avec la Résistance, qui renseignaient les jeunes, les orientaient vers des personnes sûres, avec des signes de reconnaissance ou des mots de passe.

« C'est ainsi pour ma part, que le 2 juin 1943, pour me soustraire au STO, et probablement par patriotisme, je débarquais, sac tyrolien au dos, à Buis-les-Baronnies du petit train venant d'Orange. Muni du mot de passe, je me présentais [à Buis-les-Baronnies] à l'épicerie de madame Esperandieu qui m'invitait à me rendre à l'hôtel Delhomme. Au cours du repas qu'il m'offrait, cet ami hôtelier me présenta Gaby Régnier chargé de l'acheminement des maquisards au camp FTP (Franc-Tireur et partisan). À mon arrivée, après plus d'une heure de marche en montagne, je trouvais six camarades réfractaires comme moi, parmi lesquels Laporte, de Cannes, Raoul Michel dit "Loulou" et Gustave Marnas dit "Tatave".

Ces camarades sont en train, tant bien que mal, avec les faibles moyens du bord de réfectionner une bergerie désaffectée qui va nous servir de refuge quelque temps. Début mars, ils s'étaient régugiés à la grotte Mandrin sur la commune de Beauvoisin d'où ils avaient dû s'enfuir au cours du mois d'avril à la suite d'une attaque (heureusement sans résultat) des GMR (Groupes mobiles de réserve). Cette bergerie est située sur un piton au pied de la montagne du Linceuil appelée "La Fournache". Notre maquis portera son nom. Quelques jeunes arrivèrent les jours suivants et parmi eux, un homme d'une quarantaine d'années "Jean", qui devient notre chef de camp. Homme vif, alerte et débrouillard.

La vie s'organise, il faut finir d'aménager la bergerie, réfectionner la toiture qui en a grand besoin, assurer le ravitaillement, les corvées, la garde. Venant d'effectuer 32 mois d'armée (15 avril 1940 au 29 novembre 1942), je suis nommé sergent. Tout va se faire progressivement. Une équipe transporte des tuiles sur plusieurs kilomètres pour changer celles cassées. Une fois par semaine, un groupe descend à la nuit tombée (sécurité oblige) sur le petit hameau de Beauvoisin prendre livraison du "ravito" chez notre ami Borel. À l'arrivée au camp, chacun choisissait un pseudonyme. Nul ne connaissait la véritable identité de ses camarades. Ceci afin de préserver, en cas d'arrestation, la sécurité de chacun de nous et, surtout celle des familles. C'est ainsi que je pris celui de " Pavel ".

Au fil des jours, notre nombre augmente. Les conditions de confort et d'hygiène sont précaires. Il nous faut subvenir à nos besoins grandissants. En plus des corvées habituelles, nous organisons, sur les conseils de nos camarades sédentaires de Buis-les-Baronnies, des équipes qui, à tour de rôle, sont chargées de la cueillette de la 1avande sauvage qui foisonne aux abords de la Fournache. On a peine à imaginer aujourd'hui tous les problèmes qui se posèrent alors pour constituer les maquis, assurer leur subsistance. Je dois souligner ici que ce ravitaillement, dont nous avions tant besoin, était assuré par nos amis sédentaires du Buis et des environs, avec toutes les difficultés que cela comportait. Les restrictions frappaient les Français dotés alors de cartes d'alimentation les rationnant sérieusement. Et, du fait de l'augmentation constante des effectifs, ce ravitaillement devient vite insuffisant. Il nous faut réduire les rations. J'ai vu alors des camarades manger des sauterelles, mâcher des aiguilles de pins."

Ce témoignage de Paul Veyrand est confirmé par celui de Pierre Barlet : "Je suis arrivé au Buis en fin d'après-midi par le petit train pris à Orange. Après avoir montré mes faux papiers d'identité à la police allemande dans le train Valence-Marseille puis, me les rendant, l'officier me dit “Raoust”. J'en tremble encore ! Sur le petit quai de la gare du Buis, un monsieur faisait les cent pas avec un mouchoir à la main, j'ai donc sorti le mien, le mot de passe était vu et compris. Je sortis de la gare en suivant ce monsieur à distance de 20 mètres jusqu'à la cour d'une école. Puis, après les mots de bienvenue, monsieur Bérard me fait monter dans son appartement où, quelques heures après mon arrivée, je fis la connaissance de monsieur Aimé Buix qui m'annonça mon départ chez le fermier Louis Borel. Nous sommes arrivés chez ce dernier, à pied, vers minuit, Bénard se disait fatigué. Louis et sa mère mirent le couvert, une bonne soupe au lard nous fut servie, fromage et pain blanc, plus du vin pour faire glisser le tout. Un banquet ! Louis m'a montré ma chambre (la grange à fourrage !) où j'ai dormi tout habillé.

Considérations Supplémentaires sur le Feu et les Grottes

  • Traces durables : On doit éviter de faire un feu dans une cavité de type "abri sous roche" (que l'on appelle souvent grotte) parce que cela laisse des traces très longtemps (et en plus on peut pourrir un site archéo).
  • Éclatement de la roche : Il y a aussi le problème de l'éclatement possible de la roche sous le choc thermique.
  • Facteurs d'altération des pierres à bâtir :
    • Effet du gel : Le changement de l'eau en glace entraîne une augmentation de volume de 9 %.
    • Effet du feu : La rapidité de l'échauffement cause une dilatation rapide du volume extérieur des pierres, créant des tensions internes qui peuvent provoquer l'éclatement de plaques et de morceaux.

Tableau récapitulatif des risques et précautions

Risque Précautions
Intoxication au monoxyde de carbone Assurer une ventilation adéquate, privilégier les abris sous roche ou les grottes avec des ouvertures
Réveil des chauves-souris en hibernation Vérifier l'absence de chauves-souris avant de faire du feu
Éclatement de la roche Monter en température lentement, éviter les feux intenses près des parois
Traces durables et impact archéologique Éviter de faire du feu dans les grottes, privilégier les alternatives
Chute de blocs de pierre Porter un casque de protection

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