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Le plan de chasse, rendu obligatoire en France en 1978 pour certaines espèces, assure le développement durable des populations de gibier et préserve leurs habitats, en conciliant les intérêts agricoles, sylvicoles et cynégétiques. Les chasseurs ont l'obligation de recueillir des données sur l’état des populations de gibier et de suivre leur tendance d’évolution : observations de terrain et résultats de comptages.

Ces derniers précisent le nombre minimal et maximal de prélèvements autorisés afin de participer à une gestion équilibrée des animaux et des cultures agricoles ou forestières. Toutes les espèces de gibiers peuvent être soumises à plan de chasse.

Pour les autres espèces (lièvre, faisan, perdrix grise), l’application d’un plan de chasse peut être décidée par le Préfet sur demande du président de la fédération départementale des chasseurs sur tout ou partie du département. Elle ne peut être déposée que par la personne physique ou morale (société de chasse, ACCA, etc.) détenant le droit de chasse sur le territoire concerné.

Lors de l’instruction de la demande, la Fédération des Chasseurs peut exiger du demandeur qu’il justifie de son droit de chasse. Toutefois, lorsque le contrat de location ou de mise à disposition gratuite du droit de chasse le prévoit expressément, la demande est faite par le propriétaire ou son mandataire.

Mise en œuvre du Plan de Chasse

La procédure d'attribution du plan de chasse se déroule en plusieurs étapes :

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  1. Demande à la Fédération Départementale des Chasseurs un nombre d’animaux à prélever sur son territoire pour la saison de chasse à venir.
  2. Recueille toutes les demandes et organise des consultations nécessaires à la préparation des plans de chasse .
  3. Au vu de l’avis de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage des minima et maxima de prélèvements à faire dans le département ou par unité de gestion des espèces ainsi que des modalités d’application du plan de chasse.
  4. Décide des plans de chasse individuels pour chaque territoire en ayant recueilli les avis nécessaires (étape 2) en respectant les fourchettes préfectorales (étape 4).
  5. Auprès de la Fédération Départementale des Chasseurs. Le détenteur du plan de chasse, muni de sa décision d’attribution, doit retirer les bracelets accordés auprès de la FDC.

Les attributions, suite aux demandes de plan de chasse, font l’objet d’une seule décision. Toutefois, concernant le sanglier, une attribution supplémentaire est possible, sur la base de demandes complémentaires. Ces demandes sont légitimes dès lors que l’attribution initiale se révèle notoirement insuffisante.

Identification et Traçabilité du Gibier

Chaque animal tiré dans le cadre du plan de chasse attribué par la Fédération départementale des Chasseurs doit être marqué d’un bracelet à l’endroit même où il a été tué avant tout déplacement de celui-ci. Il est interdit de transporter le gibier sans avoir posé ce bracelet qui comporte un code assurant la traçabilité de l’espèce. Il identifie le gibier et sa classe d’âge.

Une couleur unique est fixée annuellement par arrêté ministériel. Il convient donc que le chasseur porte toujours sur lui le(s) bracelet(s) qu’il a commandé(s) en accord avec le plan de chasse qui lui a été notifié par arrêté individuel d’attribution.

Le nombre d’animaux à prélever est fixé pour un détenteur et un territoire déterminé : les animaux figurant sur un plan de chasse ne peuvent en aucun être prélevés sur des parcelles non comprises dans ce plan de chasse.

Toutefois, la réglementation offre la possibilité aux bénéficiaires de plans de chasse individuels de gérer ensemble leurs territoires : on parle alors de mutualisation des bracelets accordés à chacun des intéressés. Les intéressés informent le président de la fédération départementale des chasseurs par lettre recommandée avec accusé de réception.

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Exemple dans le Jura : Le Cerf en Forêt de Chaux

Le nouveau plan de chasse pour la période 2023-2024 prévoit de tuer 556 cerfs en forêt de chaux. Il rappelle que « le plan de chasse a été établi d’après des injonctions de l’état ». Autrement dit, Christian Lagalice a dû tenir compte du contexte présenté par l’état pour définir les prélèvements d’animaux à effectuer. « Lorsque le président établit le plan de chasse, il est obligé de le faire à l’intérieur d’une fourchette, en instaurant un minima et un maxima » explique-t-il.

Un minimum de 400 cerfs a été fixé par le préfet pour la forêt domaniale. Si ce chiffre paraît important, il fait écho aux inquiétudes exprimées par l’Office National des Forêts. Ce dernier a alerté la préfecture sur l’indispensable nécessité de protéger un certain nombre d’essences arbres, notamment le chêne.

S’il reconnaît que « cette augmentation est forte », le président des chasseurs rappelle qu’au printemps dernier, malgré le plan de chasse en vigueur, « la population de cerfs n’avait pas diminué ».

L'importance de l'équilibre forêt-gibier

La plateforme Equilibre forêt-gibier, développée par l’ANCGG, le Centre National de la Propriété Forestière et la Fédération Départementale des Chasseurs des Côtes d’Armor, explique à l’aide de courtes vidéos comment rétablir l’équilibre forêt-gibier et comment assurer le bon équilibre forêt-gibier sur le long terme.

Les acteurs de la chasse

L’Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier (ANCGG), créée en 1950 et reconnue association d’utilité publique, joue un rôle essentiel. Elle mène une action continue en faveur de la gestion de la grande faune, de la préservation des milieux et de l’amélioration des compétences des chasseurs. Elle organise le Brevet Grand Gibier ainsi que plusieurs formations spécialisées autour du grand gibier. Elle édite la revue « Grande Faune » considérée comme une référence sur le sujet.

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