L'utilisation de balles ogivales dans les pistolets à poudre noire est un sujet qui suscite l'intérêt des tireurs et des passionnés d'armes anciennes. Cet article explore différents aspects de cette pratique, en se basant sur les expériences et les connaissances partagées par des experts et des amateurs.
Les répliques modernes de pistolets à poudre noire sont-elles adaptées au rechargement avec des balles ogivales ? C'est une question fréquemment posée. Il semblerait que la majorité des tireurs au revolver à poudre noire préfèrent les balles rondes pour des raisons de coût. Cela a deux conséquences, c'est d'abord qu'elles sont bien plus chères dans le commerce que les balles rondes puisque fabriquées en séries limitées.
Les fabricants de copies (Pietta, Uberti) ont un peu négligé le chargement à l'ogivale en fabriquant leurs armes, le rendant difficile, alors que les originaux avaient été prévus pour cela. Avec mon Remington, la cartouche passe quand même pour se placer sous le bourroir, mais c'est juste. On voit que Pietta n'a fait aucun effort pour ce genre de projectile.
Pour de la balle ogivale il faut un pas plus court qu'avec la balle ronde. Une balle ogivale a besoin d'une rotation plus rapide qu'une balle ronde pour se stabiliser. Pour une balle ronde un pas court n'est pas recommandé. La surface de contact d'une balle ronde avec les rayures n'est pas assez importante pour pouvoir contenir la poussée de l'explosion tout en entrant dans la rotation rapide d'un pas court.
Sous la poussée une balle ronde aura tendance à sauter les rayures d'un pas court. Un pas long qui a une rotation lente est recommandé pur la balle ronde. Je ne connais pas l'efficacité d'un pas progressif sur la balle ronde ou la balle ogivale.
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En un mot sur une arme de poing le pas de rayure ça n'a pas vraiment d'importance, pas long ou pas court c'est kifkif pour la précision en balle ronde ou ogivale. En arme longue ce n'est pas pareil, tu choisis le pas en fonction de la munition que tu veux tirer et la tu applique les règles que je t'ai expliquer plus haut.
En revolver pour commencer ....et même continuer un Pietta 1858 canon 8 pouces c'est très bien et pas trop cher.
Les clones de 1858/63 Pietta ou Beretta peuvent tirer indifféremment des balles rondes ou ogivales sans aucun problème, comme il n'y a pas d'autre constructeurs ou presque et que de toute façon ils font tous en sorte que leurs armes puissent le faire, reste seulement la mise au point de l'arme et de son chargement.
Une balle ogivale, c'est un cylindre en plomb terminé par une partie conique. Ce cylindre comporte une ou deux gorges. Ce sont elles qu'il va falloir forcer pour faire rentrer la balle. Sur une balle ronde en 454, la surface qui est en contact avec l'âme du canon est réduite, c'est le diamètre de la balle, un peu augmentée par le sertissage (l'anneau en plomb découpé que l'on retrouve sur le bourroir ou la presse), alors que sur la balle ogivale, c'est tout le cylindre et les gorges qui se retrouvent en contact du canon et qui vont épouser les rainures au départ du coup.
Le graissage est donc un peu différent. Avec une balle ogivale, ce qui compte, c'est que les gorges soient bien graissées. Soit tu le fais au doigt ou au bâtonnet, soit tu le fais avant chez toi à la graisse fondue au bain marie (ma solution) en trempant la cartouche (seulement la balle). Si tu n'as pas fait de cartouche, tu places tes balles sur leur culot et tu fais couler la graisse par dessus.
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Il faut penser aux utilisateurs eux mêmes et des modifications personnelles que chacun opère sur son arme, afin d'optimiser son utilisation. Il y a par exemple des célèbres bandits qui avaient monté sur le canon de leur Navy 1851, une hausse à feuillet, longue comme celle que l'on trouve sur une winchester.
Certains, comme les militaires, avaient dans leurs sacs du papier journal, avec lequel ils pouvaient en arrachant un morceau se confectionner une "papillote" fourrée à la poudre noire, dosée au pif bien sûr. Ancetre de la cartouche. Pour le dosage classique, c'était dose jusqu'a raz la gueule + plomb. Genre 2,4 grammes de poudre en charge de guerre avec un Remington 1858 Army cal.44.
Une fine gâchette de l'Ouest avait limé son pontet, sur un 1883 je crois, plus rapide pour les fast draw en pleine rue... Bref, tout ou presque est possible. Pour les balles, je n'ai pas d'info, mais je penche pour la thèse de la balle ronde. Elle est plus rapide et facile à produire, elle s'adapte sur tout les modèles du calibre (1851 navy long ou court, 1861, 1862, pour colt ou Remington 1858 navy, sans parler des "maisons" qui fabriquaient des copies de colt à faibles exemplaires etc...), elle est standardisée.
Les tireurs utilisant la poudre noire en Allemagne utilisent deux types de poudre : l'« allemande » et la « suisse ». La poudre noire allemande (PNA) est réputée moins intéressante pour le tir que la poudre noire suisse « Poudrerie d'Aubonne (Vaud) », mieux dosée et plus régulière. En France les tireurs utilisent également deux types de poudre : la « française » et la « suisse ».
La PNF1 dans une arme de poing donnera une super flamme après que la balle ait quitté le canon. La balle déjà huilée. Pincer l'amorce avant de l'enfoncer. L'amorce doit forcer.
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| Marque | Modèle (Exemple) | Pas de Rayures Estimé | Adaptation Balles Ogivales |
|---|---|---|---|
| Pietta | Remington 1858 | 1:30 (long) | Acceptable |
| Uberti | Remington 1858 | 1:16 ou 1:28 (court) | Meilleure |
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