Le pistolet Parabellum ou modèle 1908 (P08), populairement connu sous le nom de Luger, est un pistolet semi-automatique entraîné par recul, qui a survécu aux restrictions du Traité de Versailles. Il a été conçu par Georg Luger en 1898 et produit par l'usine d'armement allemand Deutsche WaffenundMunitionsfabriken (DWM) de l'année 1900. Bien que les premiers modèles aient été fabriqués en Parabellum de calibre 7.65x21, son modèle de 1908, est célèbre pour être le pistolet pour lequel la cartouche 9x19 Parabellum a été développée.
Le Pistolet P 08 Artillerie fabrication “D.W.M.” en 1917 calibre 9 X 19, l’année terrible 1917 fut l’année de l’effort maximum de l’industrie de guerre Allemande, et malgré les pénuries chroniques, les combinats industriels outre Rhin tournaient à plein régime.
Ainsi il fut fabriqué 100 000 exemplaires de ce modèle (4 fois plus qu’en 1916 et aussi 4 fois plus qu’en 1918 avec les prémices de l’effondrement des empires centraux! (voir tableau de production en annexe)). Les variantes de 1917 sont intéressantes car on trouve en début d’année une vis de réglage de la hausse et du guidon, en milieu d’années seule subsiste la vis de réglage de la hausse et à la fin de l’année les deux vis sont supprimées. (La variante proposée ici est le modèle transitoire de milieu d’année!).
Voici un tableau illustrant la production du Luger P08 Artillerie :
| Année | Nombre d'exemplaires |
|---|---|
| 1916 | 25 000 (estimation) |
| 1917 | 100 000 |
| 1918 | 25 000 (estimation) |
La restauration d'un Luger P08 est un sujet qui suscite souvent des débats passionnés. Certains collectionneurs préfèrent conserver la patine d'origine de l'arme, tandis que d'autres optent pour une restauration complète afin de lui redonner son aspect d'origine.
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Cela m'a toujours fait sourire les prise de bec pour la restauration (ou pas) d'une arme. S'il s'agit d'une voiture de collection rouillée, on décape la carrosserie, on débosse, on étame, on soude et polis et enfin on applique une belle peinture cellulosique " d'époque" que l'on lustre. Devant le résultat on s'extasie devant la beauté de la pièce et la qualité de la remise en état. Pour une arme c'est des ahh , ohh , sacrilège on a touché à la patine ... etc.
De mon côté j'ai fait un choix avec un P08 de 1918 , mono numéro (sauf le chargeur) , dont la genouillère (au même numéro) avait été rebronzée en "bleuté" . L'arme n'avait pas belle mine. Je l'ai confié à un armurier confirmé qui l'a complètement démonté, polis toutes les pièces manuellement, lui a redonné un bronzage " d'origine" et a doré au sable les pièces qui devaient l'être pour lui redonner son aspect tel qu'au sortir d'usine.
Maintenant on peux critiquer mais au vu du résultat . L'aspect "brillant" est du a la très légère couche d'huile qui enrobe toute mes armes pour garantir leur état lors du stockage entre deux tirs.
À la vue d'un résultat d'une aussi belle restauration... je dirais simplement que c'est une belle résurrection !
Pour la restauration si on veux tirer avec, avoir une belle arme etc.... Contre pour la valeur de collection... Maintenant c’est un choix.
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Perso je cherchais un Luger pour tirer de temps en temps, j'ai pris un Vopo, nouveau canon d'après guerre, rebronzé, … mais il reste magnifique et agréable à tirer. Maintenant le mono matricule, le re bronzage, les poinçons, ... je m'en fou un peu je cherche avant tout des armes qui tire bien. Maintenant même en collection, quand on voit le travail fait plus haut, le résultat est magnifique et ne dénature pas l'arme à mon sens.
Dans le cas d'un Luger P08 qui a été poli ou nettoyé à l'excès, un rebronzage peut être envisagé. Pour un beau re-bronzage il est préférable de s'adresser à un armurier qui pratique le bronzage au bain et d'éviter le bronzage à froid qui est d'un rendu largement inférieur.
Éviter le poli-glace qui ne convient pas à une arme de guerre ; l’état de surface doit être sensiblement identique à celui d’un canon de fusil de chasse. Propre, net mais sans plus.
Heureusement c est un exemplaire de 1917 qui a été customisé. Mais bon cela mérite un passage par un pro pour trouver un beau bronzage.
Le problème reste que ,si cette arme découverte n' est pas déclarée , ce sera difficile de la donner à un armurier pour être remise en couleur ....... en tout cas elle reste en bon état et le travail de restauration ,s'il est long ,reste relativement simple ,en s' entrainant sur un morceau d'acier pour voir le resu des différent abrasifs a l' eau et ensuite des liqueur de bronzage ,perso j' utilise les produits de chez LEFAUCHEUX.
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Le Luger P08, un pistolet emblématique de l'histoire militaire, continue de susciter l'intérêt des collectionneurs et des tireurs sportifs. Cependant, en raison de son âge et de sa complexité mécanique, il peut nécessiter des réparations et le remplacement de pièces.
Un problème fréquemment rencontré avec le Luger P08 est le non-retour complet de la queue de détente après le tir. Cela peut empêcher le tir suivant et nécessiter une intervention manuelle pour réinitialiser la détente. Plusieurs facteurs peuvent être à l'origine de ce problème :
Pour diagnostiquer la cause du problème de détente, il est nécessaire d'inspecter attentivement les différentes composantes du mécanisme. Voici quelques étapes à suivre :
Attention : Le démontage et le remontage du mécanisme de détente du Luger P08 peuvent être complexes et nécessitent des connaissances techniques. Si vous n'êtes pas sûr de vos compétences, il est préférable de confier cette tâche à un professionnel.
Trouver des pièces détachées pour le Luger P08 peut être un défi, en raison de l'âge de l'arme et de la disponibilité limitée des pièces d'origine.
Lors de l'achat de pièces détachées, il est important de s'assurer de leur authenticité et de leur compatibilité avec votre modèle de Luger P08. N'hésitez pas à demander conseil à un expert si vous avez des doutes.
L'éjecteur est une pièce essentielle au bon fonctionnement du Luger P08.
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