Le pistolet à grenaille 9mm Flobert est une arme qui suscite à la fois curiosité et interrogations, notamment en matière de défense personnelle et d'activités de plein air.
Un pistolet à grenaille est une arme de poing chambrant des cartouches de calibre 9 mm Flobert. Ces cartouches contiennent une charge de grenaille de plomb et de la poudre. Lors du tir, la détonation propulse la grenaille à travers le canon.
Avant 1993, ces armes n'étaient pas distinguées des armes à blanc ou d'alarme. Cependant, le décret du 14 février 1994 a classé les pistolets à grenaille en 4ème catégorie, en tant qu'armes de défense. Une période transitoire avait été prévue pour permettre la déclaration de ces armes, mais les autorisations de détention au titre de la défense ont été systématiquement refusées trois ans plus tard.
Un exemple notable est le revolver d'alarme à grenaille modèle Combo Magnum fabriqué par Reck en Allemagne de l'Est dans les années 60/70. Cette arme, entièrement bronzée, est munie d'un canon rond avec bande de visée, marqué « RECK Combo-Magnum » « cal. 9 mm Flob. » et « Made in W. Germany ». La carcasse porte le numéro « 32283 » ainsi que des poinçons d'épreuve allemands. Le barillet bascule sur la gauche et contient six chambres avec un extracteur central. Les plaquettes de crosse sont en noyer, ornées d'une pastille en laiton doré « RECK ». L'ensemble est à double action et livré dans une boite de transport en plastique avec un écouvillon, une étiquette recommandant l'utilisation de cartouches à grenaille double charge 9 mm flobert UMAREX, ainsi que la notice d'emploi.
Bien que la détonation d'un pistolet à grenaille soit puissante, sa portée est limitée et le tir est "en cône". Au-delà de 1,5 mètre, il est difficile de neutraliser un agresseur. Cependant, la grenaille peut provoquer des blessures graves, bien que rarement mortelles, telles que des lésions oculaires ou des défigurations.
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Il est essentiel de comprendre que, malgré sa dangerosité à courte portée, un pistolet à grenaille n'est pas une arme létale.
La législation française classe les armes en plusieurs catégories, de A à D, en fonction de leur dangerosité et de leur usage. Les pistolets à grenaille, suite aux évolutions législatives, sont classés en catégorie B1, c'est-à-dire soumis à autorisation.
Pour obtenir une autorisation de détention, le demandeur doit justifier d'une bonne santé physique et mentale, ainsi que d'un casier judiciaire vierge. Une enquête de voisinage est également menée pour s'assurer que le futur détenteur ne représente pas une menace. L'obtention de cette autorisation ne permet pas le port de l'arme en public.
Se lancer dans l’achat et la détention d’un pistolet à grenaille est une démarche qui nécessite une compréhension approfondie des lois françaises. Obtenir les autorisations requises n’est pas qu’une simple formalité, mais un engagement envers la sécurité personnelle et celle des autres. La responsabilité d’un propriétaire d’arme est considérable, surtout quand on considère les dangers associés.
Les armes à blanc ou d’alarme ont souvent posé un problème aux législateurs européens ou français du fait, pour certains modèles (les plus anciens) d’une possible transformation, ou simplement de leur ressemblance avec une vraie arme à feu (pour les plus récents conçus pour que toute tentative de modification entraine la destruction).
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Le décret n° 2024-615 du 27 juin 2024 a renforcé la réglementation des armes d'alarme et de signalisation afin d'améliorer leur traçabilité et de lutter contre leur détournement à des fins criminelles. Une arme d'alarme est désormais définie comme une arme conçue pour tirer uniquement des munitions à blanc, à gaz irritant ou à effet sonore, sans capacité à propulser des projectiles solides létaux.
Les armuriers jouent un rôle essentiel dans ce processus. Les stocks d'armes non conformes sont interdits à la vente après le 1ᵉʳ juillet 2024. Les propriétaires d'armes non conformes doivent les régulariser ou les céder à un professionnel agréé. Le non-respect de cette réglementation expose à des sanctions importantes.
Rappelons que plusieurs textes ont bien posé le cadre et conservé dans leur catégorie d’origine les armes transformées. Fin 2023, nous avions évoqué un possible durcissement avec notre article « Les armes d’alarme dans le viseur ». Malheureusement le remède qui est présenté risque d’être pire que le mal, en particulier par un effet de substitution.
Résumé : Les armes d’alarmes sont classées normalement en catégorie C 12° à compter du 1er juillet 2024. Il faut un certificat médical pour les acquérir. Si l’acquisition et la mise en possession nécessitent l’inscription dans le SIA, celles déjà détenues ne sont pas à déclarer. Pas de règle de stockage particulière. A noter que l’absence d’un des trois premiers critères conduira à reclasser l’arme en C1° ou C3° voire B. Quand à l’absence du système d’alimentation, il établira qu’il ne s’agit pas d’une arme, mais d’un objet non classé.
Surtout la difficulté à qualifier la notion « d’aisément transformé » risque de susciter de la jurisprudence et surtout des ennuis à moult possesseurs de bonne foi d’armes d’alarme ou de signalisation anciennes. Du temps des « anciennes » règlementations, c’était la notion d’utilisation « outillage courant » employé dans le paragraphe 5 de la 4ème catégorie de l’article 2 du décret n°95-589 du 6 mai 1995. Par contre les système d’alimentation de toutes armes de catégorie C (donc y compris les C12) sont désormais classés uniquement en C10 [R311-2 III alinéa10]. Ne nécessite pas la présentation d’un titre (Art R312-54) mais simplement d’un certificat médical de moins d’un mois (Art R312-53).
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A noter que dans la note aux armuriers citée plus bas (Le côté officiel), il est indiqué : L’acquéreur relevant de la catégorie « détenteur sans titre » n’a pas à produire le certificat médical au moment de l’achat. Que l’arme soit trouvée ou provienne d’un héritage, cela implique déclaration via la création d’un compte SIA au titre de l’alinéa 2 du R312-84 et nécessite la présentation d’un certificat médical de moins d’un mois (Art R312-55) sous le même régime que les armes non létales (C3°) et les armes neutralisées (C9°). Et heureusement car sinon il aurait fallu fournir un certificat médical, mais également ouvrir un compte SIA et éventuellement subir l’enquête administrative. De quoi transformer bien des quidams en potentiels délinquants par méconnaissance et mettre à rude épreuve le SIA. Mais heureusement, nous n’en sommes pas là !
Cette nouvelle catégorie C12° ne constituant pas une arme à feu au sens du CSI, les conditions de stockages prévues par l’article R314-4 ne s’appliquent pas (Voir article.). Ce qui est heureux car cela aurait enlevé tout intérêt à l’’arme à blanc, qui impressionne par son simple bruit, par rapport aux armes classées en C3 (gomme-cogne), voire celles utilisées pour la défense et détenues par les « personnes exposées à un risque sérieux ». A l’inverse de ces dernières, elle restera disponible pour pouvoir être utilisée au moment précis où le risque sérieux se matérialise !En théorie c’est simple :le port et le transport sont interdits, sauf motif légitime, aussi bien pour les armes (catégorie C) que pour les munitions (catégorie D) (Art L315-1). Par contre les contraintes de transport de l’article R315-4 ne s’imposent pas puisqu’il ne s’agit pas d’arme à feu au sens du CSI. Si pour les collectionneurs, tireurs, chasseurs le titre légitime le transport et les motifs sont ceux habituels, Si la carte de collectionneur permet le port durant une reconstitution historique et si le permis de chasse valide le permettrait en théorie en action de chasse (sous réserve qu’une arme d’alarme et de signalisation puisse être considérée comme « destinées à être utilisées en action de chasse ».
Pour les acheteurs courants, les motifs légitime de transport sont assez limités (de/vers un armurier, déménagement). Hors la sanction n’est pas négligeable : jusqu’à 30 000 EUR pour une personne seule et 2ans d’emprisonnement (au delà 75 000 EUR et 5 ans). De plus il y a inscription au FINIADA. Pour le transport, l’absence de contraintes de transport réglementaire a un effet pervers : parfois la différence entre port et transport d’une arme immédiatement utilisable est ténue et à l’appréciation des Forces de l’ordre puis de la justice. C’est pourquoi nous recommandons d’utiliser les méthodes de transport habituels des armes à feu de catégorie C (verrou de pontet ou fourreau/ valise fermés à clé ou démontage d’un élément ainsi il pourra être démontré qu’il s’agit d’un transport, permettant ainsi d’éviter bien des ennuis (même condamnations, dont inscription FINIADA, que pour l’absence de motif légitime).
Attention, comme pour toute les autres armes de catégorie C, il convient de respecter la procédure prévue par l’article R314-24. Comme les armes d’alarme et de signalisations font désormais parties de la catégorie C, l’inscription au FINIADA rend impossible l’acquisition ou la détention de ces armes. Toutefois les conditions de cession ou de destruction doivent désormais être celles de la catégorie C (cf. Attention pour les personnes fichées au FINIADA uniquement au titre des L312-3 ou L312-3-1 du CSI (pour lesquelles seules les armes de catégories A à C sont interdites), vous êtes désormais obligés de vous dessaisir de vos armes à blanc ou d’alarme du fait de leur changement de catégorie.
En effet, création d’un compte SIA et donc fichage risquent de rebuter plus d’un candidat à l’achat. Mais surtout ce décret arrive comme un cheveu sur la soupe à une heure où rien n’est prêt pour son application : les numéros RGA des armes d’alarme et de signalisation n’existaient pas. Les armes en stocks chez les importateurs sont entrées en catégorie D, elles ne figurent pas sur leur LPN (Livre de Police Numérique) et la profession n’a pas de consigne claire pour gérer la transition.
Pistolet d’alarme Walther copie du PPK. Cal 9mm P.A.K. blanc ou gaz CS, capacité 7 coups. Pistolets lance fusées de collection ne sont pas des armes : « les objets conçus aux fins de sauvetage, d’abattage, de pêche au harpon ou destinés à des fins industrielles ou techniques, à condition qu’ils ne puissent être utilisés que pour ces usages précis ». « Mod 1917 de Grivolat Gerest fils & Cie - Hebel de L.B.J - Leuchtpistole 34 de Walther Zella-Mehlis - Webley No1 MkIV de I.L. Mod.
Face à l'interdiction et aux dangers des pistolets à grenaille, il existe des alternatives légales pour la défense personnelle. Parmi celles-ci, on trouve les aérosols lacrymogènes, les pistolets à gaz, les pistolets d'alarme et les gomme-cogne. Il est important de noter que l'utilisation de ces alternatives en situation de légitime défense est strictement encadrée et ne peut être envisagée qu'en cas de menace vitale réelle et imminente.
Chacune de ces options présente des avantages et des inconvénients, et leur efficacité dépend de la situation et de la capacité de l'utilisateur à les manier correctement.
L'utilisation du pistolet à grenaille pour la chasse aux petits nuisibles est fortement déconseillée. Certaines versions, comme le 9mm Flobert à grenaille, ont posé des problèmes de sécurité. De plus, la législation en matière de chasse est stricte et l'utilisation d'armes non appropriées est passible de sanctions.
Les cartouches 9 mm à grenaille sont principalement conçues pour le tir de loisir, la régulation des petits nuisibles et l’entraînement sur carabine de calibre 9 mm Flobert. Elles offrent une alternative sécurisée et adaptée pour des tirs à courte distance, particulièrement en milieu urbain ou en jardin.
La cartouche 9 mm Flobert est une munition à percussion annulaire destinée aux carabines de jardin ou aux armes de petit calibre. Contrairement aux balles classiques, elle contient des plombs en forme de petites billes, appelées grenaille, qui se dispersent à la sortie du canon. Cette dispersion offre un champ d’impact plus large, adapté au tir sur cible mouvante ou à la régulation des nuisibles.
Sécurité en milieu restreint : La faible puissance et la dispersion rapide des plombs limitent les risques de pénétration excessive, ce qui rend cette munition adaptée aux tirs en zones habitées ou jardins.Efficacité sur nuisibles : Les petits plombs couvrent une surface plus large, augmentant les chances d’impact sur les oiseaux ou rongeurs à courte distance.Confort de tir : Le recul limité améliore la précision et réduit la fatigue lors de sessions prolongées.Polyvalence : Adaptée aux carabines de calibre 9 mm Flobert, elle est idéale pour les tireurs débutants et confirmés en quête d’un tir de proximité maîtrisé.
À ne pas confondre avec les cartouches de calibre 12 ou 16 qui sont plus puissantes et destinées à la chasse du petit et moyen gibier. La 9 mm grenaille est plus légère et spécifiquement conçue pour des usages de régulation à faible impact. Son emploi est limité à des armes légères, offrant ainsi une alternative pratique et légale pour des situations nécessitant discrétion et sécurité.
Voici quelques critères à considérer :
| Marque | Taille grenaille | Charge plomb (g) | Usage recommandé |
|---|---|---|---|
| Fiocchi | N°6, N°7,5, N°9 | Environ 1,5 à 2 | Régulation, tir de loisir |
| Vouzelaud | N°6, N°7,5 | 1,8 | Tir de précision, nuisibles |
| Double charge | N°7 1/2 | Plus élevée | Tir de loisir, plus d’impact |
Les cartouches 9 mm Flobert sont classées en catégorie C, soumises à déclaration. Leur acquisition nécessite la présentation d’un permis de chasse, d’une licence de tir sportive ou de ball-trap en cours de validité. L’achat est interdit aux mineurs. Il est impératif de respecter les règles locales concernant le tir, notamment en zone habitée.
Pour limiter l’impact environnemental, préférez des cartouches sans plomb quand elles sont disponibles. Pour un usage optimisé, ajustez la taille de grenaille en fonction de la cible et la distance de tir. Enfin, le bon choix de la cartouche assure un confort de tir et une efficacité maximale sur le terrain.
La carabine Manu Arm 9mm Flobert est une arme classique, souvent transmise de génération en génération au sein d'une même famille. Elle est appréciée pour son élégance, sa finesse, sa légèreté et sa rusticité. Cependant, sa précision est aléatoire et dépend des munitions utilisées.
Le démontage de cette carabine révèle une mécanique rudimentaire. Un point particulier est la détente, maintenue en équilibre sur la surface arrondie de la boîte de culasse, ce qui peut entraîner un léger désalignement. Sur certains modèles, une pièce (numéro 15 sur les schémas) peut être manquante. Cette pièce, fixée entre le pontet et la crosse, rigidifie la queue de détente en la guidant.
La carabine Manu Arm a été déclinée en plusieurs calibres, dont le 9mm, le 12mm, le 14mm, le 22LR et le 410. En ce qui concerne les munitions, il est important de respecter le calibre spécifié pour éviter tout risque d'accident. Par exemple, il est exclu d'utiliser des cartouches .410 (36 Magnum) dans une Manu Arm à verrou en 12mm (calibre 36).
La précision de la carabine Manu Arm 9mm Flobert est limitée, surtout avec un canon lisse. Elle est plus adaptée au tir à courte distance (10-15 mètres) sur des cibles de petite taille. Pour la chasse, elle peut être utilisée pour la régulation des nuisibles à très courte portée (moins de 15 mètres).
Il est possible de trouver des pièces de rechange pour la carabine Manu Arm, notamment sur des sites spécialisés. La pièce numéro 15, souvent manquante, peut être acquise ou refabriquée.
Il est crucial de surveiller l'état de la pièce numéro 10 (ressort d'armement) pour éviter tout départ de coup involontaire.
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