La législation californienne concernant les carabines à canon d'arme de poing est un sujet complexe, influencé par l'histoire des armes à feu dans l'Ouest américain et les débats contemporains sur le contrôle des armes. Cet article explore ce sujet en mettant en lumière le contexte historique et les enjeux actuels.
S’il y a un événement qui peut être tenu pour avoir été le point de départ de la grande migration de colons vers le Far West, l’Ouest Lointain, c’est la Ruée vers l’Or de Californie en 1849. En une seule année, ce qui n’avait jadis été qu’un endroit tranquille, rural et presque ignoré, un lacis de rivières paresseuses et de collines de genévriers qui s’élevaient doucement pour rejoindre les crêtes recouvertes de pins et de granit de la Sierra Nevada, la Montagne Enneigée, se transforma en des villes grouillantes de communautés agitées, construites à la hâte et n’importe comment, de routes encombrées de chariots et d’essaims d’une importance jamais vue auparavant, d’hommes, de femmes et d’enfants issus de toutes les couches sociales et venant de pratiquement tous les coins du globe.
En moins de dix ans, la population de la ruée vers l’or de Californie gonfla de 14 000 en 1848 à plus de 380 000 en 1860. Ironiquement, la première fois où l’on découvrit de l’or fut un événement très peu relaté, et l’homme à qui l’on attribue généralement cette ruée vers l’or, John Augustus SUTTER, mourut dans la misère, se lamentant « Mes jours les plus beaux furent ceux d’avant la ruée vers l’or ».
Avant la découverte de « couleur », SUTTER était l’homme le plus important et le plus influent dans la région du delta du Sacramento en Nouvelle Californie. Sa forteresse de cinq acres, qu’il appelait « New Helvetia », la Nouvelle Suisse, était un empire miniature fait d’un mur de deux pieds et demi formant un fort autonome qui avait des écuries, des jardins, une forge, une tannerie, des magasins généraux, bref, tout ce dont on pouvait avoir besoin pour vivre dans un pays rural où personne ne venait déranger et que presque personne ne venait visiter. Le fort lui-même était gardé par de hautes tours et des canons à chaque point stratégique.
Dans ma collection personnelle, j’ai une reproduction relativement rare du journal de la New Helvetia de SUTTER. En lisant les mots de SUTTER au sujet de ces années tranquilles précédant la ruée vers l’or, je ne vois presque pas de mention sur des armes, de quelque sorte que ce soit, à l’exception du canon qui gardait le fort. Pourtant, les armes à feu ont toujours fait partie de toute manière de vivre sur la frontière et, au cours de visites personnelles sur les restes reconstruits, en un peu plus petit, de Fort Sutter, je ne fus pas surpris de découvrir l’existence d’armes longues, la plupart des mousquets et des fusils de type militaire, que l’on utilisait à l’époque à la fois pour se procurer de la nourriture et pour assurer sa protection personnelle.
Lire aussi: Pistolets Webley : Choisir le Bon Holster
Bien sûr, ce ne fut pas une surprise de découvrir des fusils militaires à Fort Sutter, car ce havre bien connu était une escale programmée pour quiconque voyageait tranquillement à travers la Californie avant la ruée vers l’or. C’est cette popularité de la New Helvetia, et le désir de SUTTER d’étendre son empire, qui furent responsables, indirectement en tous cas, de sa perte.
Alors que beaucoup de gens croient que le revolver Colt Single Action Army 1873 fut le six-coups qui gagna l’Ouest, il y eut tout plein d’armes de poing qui eurent un impact sur notre frontière américaine des années avant que le S.A.A. fût même un rêve. Bien-sûr, Colt était devenu synonyme de qualité des dizaines d’années avant 1873, grâce à ces armes totales que furent le 1851 Navy, le 1860 Army, les différents modèles de Dragoon, et d’autres. Ironiquement toutefois, malgré la bonne réputation qu’avaient gagné ces pistolets « de ceinture » ou bien « de selle », ce fut un petit pistolet à cinq coups qui donna au Colonel Samuel COLT une place solide dans le commerce des armes.
L’époque de la moitié du dix-neuvième siècle fut une aventure globale. Dans pratiquement tous les coins du monde, il y avait de nouvelles terres à explorer et à conquérir, des frontières à domestiquer, et des fortunes à faire… ou à perdre. Ceux qui s’aventuraient dans ces terres sauvages voulaient la meilleure protection disponible. Les villes, elles aussi, étaient pourries de crime, et largement peuplées d’individus peu recommandables. Le chômage était souvent élevé, la famine frappait constamment de nombreuses villes de l’Ancien Monde, et l’absence d’une force de police forte, parfois l’absence de toute police, augmentait le péril pour le citoyen. La vie était telle en ces temps-là, que porter une arme personnelle n’était pas seulement raisonnable, mais c’était souvent nécessaire !
Se déplacer d’une zone peuplée vers une autre représentait souvent une entreprise dangereuse, avec ses bandits de grands chemins et ses bandes errantes de maraudeurs qui constituaient un péril pour le voyageur. Les fabricants d’armes étaient occupés à produire des armes à feu militaires et civiles, ainsi que des armes blanches, et la demande du grand public pour de petites armes de poing, faciles à cacher mais fiables, n’était pas une mince affaire. Sam COLT était un homme d’affaires astucieux et réalisa l’évidence de cette demande. Il réalisa aussi qu’une telle arme devrait être d’un prix abordable.
On utilisait déjà des milliers de petits pistolets à un coup durant le milieu des années 1840. Leur taille variait de l’immense et encombrant pistolets de selle en gros calibre, aux minuscules et inefficaces modèles de « pistolets de veston ». Il y avait des pistolets équipés d’une lame de couteau, d’autres avec des poignées en forme de matraque, ou d’autres équipements auxiliaires dessus ou dedans, au cas où le coup tiré ne produirait pas l’effet désiré. Les « poivrières » à canons multiples tournants étaient elles-aussi assez populaires.
Lire aussi: .22 LR : Lequel choisir ?
La loi fédérale restreint en effet le port d’arme à moins de 300 mètres de la ligne de propriété de toute école publique ou privée. Un cas d’école qui démontre l’utilité du port d’arme dans cette optique est celle de la ville de Kennesaw, dans la banlieue d’Atlanta. Cette ville a adopté en 1982 une loi qui obligeait les chefs de foyer à disposer d’au moins une arme à feu dans la maison.
Si le port d’arme sert à se défendre du vol et à appréhender avec plus de sérénité l’inconnu, il sert aussi à parer les violences physiques, et plus encore les violences sexuelles. On me dira qu’un agresseur aux intentions lubriques possédant une arme sera d’autant plus dangereux pour une femme. On me rétorquera que tout un chacun peut acquérir des armes de défense non létales, tel les Taser ou les sprays. Les tasers ont les mêmes défauts que les sprays : une portée qui ne souffre pas la comparaison avec une arme à feu. Ce sont des armes qui ne disposent pas de la même cadence de tir qu’un pistolet, ce qui par conséquent ne peut protéger une personne contre un groupe.
Ainsi en 2004 Kuba Tokarz, 22 ans, champion de judo polonais dans la catégorie des 81 kg, cinquième au niveau européen, fut paralysé en 2004 après avoir reçu un coup de couteau dans une rixe de bar. Quelle solution reste-t-il donc à une personne agressée, à part le port d’arme ? Plus proche de la condition commune, une mère de famille encombrée par sa progéniture ne peut songer à s’enfuir à toutes jambes.
La troisième raison de vouloir d’un droit au port d’arme est d’assurer une égalité citoyenne, parer les inégalités entre individus. J’entends par terrorisme tous les actes de violence à l’encontre de civils ou de militaires, qu’ils soient des coups de folie ou des actes militants. Rappelons également que les forces de l’ordre mettent du temps à intervenir, ce qui est normal, puisque il est impossible de placer un policier derrière chaque citoyen. Ainsi le ministère de la Justice américaine signalait qu’en 1991, pour tous les crimes de violence, seulement 28 % des appels à la police furent traités dans les cinq minutes.
Ce serait oublier qu’il y a toujours des moutons noirs, qui s’arment au marché noir, ou à défaut d’armes disponibles, peuvent en fabriquer. En effet, une arme, cela se trouve dans une cuisine - les couteaux sont des armes - ou cela se fabrique, et n’importe quel imbécile est capable de le faire. Il faut comprendre que dans l’esprit des révolutionnaires, empêcher la nation de s’armer revenait à instaurer de nouveau des privilèges.
Lire aussi: Choisir le Bon Holster Néoprène
En France même, le port d’arme était autorisé jusqu’au 18 avril 1939, date où le gouvernement l’a interdit par décret, dans le but d’éviter une possible insurrection lors du conflit de plus en plus imminent contre le Reich. Après les mesures anti-juives, ce fut la loi du 7 août 1942 qui punira de mort toute personne détenant un dépôt d’armes, d’engins meurtriers ou incendiaires.
En 2008 à Winnemucca un homme entra dans un bar rempli par 300 personnes, il en tua trois et en blessa d’autres avant d’être abattu par un homme ayant un permis de port d’arme dissimulée. Le 20 avril 2015 à Chicago, un chauffeur Uber empêcha une tuerie de masse avec l’arme qu’il portait grâce à un permis de port d’arme dissimulée. Ces faits divers prouvent encore une fois l’efficience du port d’arme face à des individus hostiles, qu’ils soient bandits ou terroristes.
Après avoir passé en revue l’armement de notre tireur « Cowboy Action Shooting », nous allons aborder le détail de son équipement de tir. En effet, la pratique du CAS nécessite un certain nombre d’accessoires. Parmi ceux-ci, les plus importants sont sans aucun doute les holsters, et dans une moindre mesure, le ceinturon qui les supportera. Dans ce domaine, le choix est beaucoup plus vaste que les néophytes pourraient le penser.
Le premier élément à prendre en compte est bien entendu la longueur des canons des revolvers que l’on va utiliser. Les longueurs usuelles de ces canons sont de 4 ¾, 5 ½ ou 7 ½. De ce fait, le tir est également en partie « instinctif », la combinaison de la part de la prise de visée et de celle de l’instinct se combinant, pour chacun, et pouvant aboutir à un choix différent en matière de longueur de canon, sachant qu’il faudra aborder plusieurs cibles différentes, selon des séquences de tir variées (c’est l’un des éléments qui rendent d’ailleurs le CAS aussi plaisant et intéressant).
Si la longueur du canon de l’arme joue un rôle dans la longueur de l’étui qui va la contenir, un autre paramètre rentre également en jeu : quel « type » de holster va t’on choisir ? Outre le célèbre « Buscadero », pure invention hollywoodienne des années trente, longtemps immortalisé dans de nombreux westerns de l’époque, il en existe deux autres modèles beaucoup plus « historiques » : les « California Pattern », souvent plus connus sous le nom de « Slim Jim », et les « Mexican Loop ».
Un dernier type de holster existe, très peu utilisé au CAS, car assez contraignant. Il s’agit du holster de type militaire. Hors le cas du « Buscadero » qui est constitué d’un ensemble complet, les deux autres types de holsters nécessitent un ceinturon pour les porter. Celui-ci devra être assez large, pour bien maintenir les holsters en place, et sera d’un port plus confortable pour supporter le poids, non négligeable, des armes.
L’équipement comprendra également impérativement une cartouchière pour munitions d’arme de chasse destinées au « shotgun », la seule arme qui ne soit pas approvisionnée à la table de chargement. Elle pourra comporter des alvéoles indépendantes pour chaque cartouche, ou des « godets » pouvant contenir au maximum 2 cartouches. « porte-cartouches » se glissant sur le ceinturon supportant les holsters.
Un autre accessoire comportant un étui « cuir » est très souvent présent dans l’équipement du tireur CAS, même s’il n’est pas utilisé pour le tir lui-même. Il s’agit d’une gaine contenant un couteau, très souvent un de ces fameux « Bowie ». Ce peut être tout aussi bien un autre type de couteau de chasse, ou utilitaire. Enfin, un autre accessoire est parfois également porté au ceinturon, au bout d’une lanière. Il s’agit d’un « porte-cartouches » pour les munitions de revolvers et carabines, dont les boites ne peuvent être amenées à la table de chargement, au risque de l’encombrer rapidement.
Reconnu pour leurs fusils à levier de sous garde, traversons l’Atlantique afin de nous intéresser à une firme à l’origine de mythes. Aujourd’hui, nous allons retracer l’histoire de Winchester. Si tu t’intéresses à l’univers cowboy, tu connais sûrement la célèbre carabine Winchester. Symbole de la conquête de l’Ouest, cette arme à feu a marqué l’histoire. Découvrons ensemble l’incroyable épopée de la Winchester, l’arme qui a su conquérir les cowboys, les tireurs sportifs, et les passionnés de chasse.
Tout commence en 1866, lorsque Oliver Winchester, entrepreneur visionnaire, fonde la Winchester Repeating Arms Company. Il transforme alors une idée novatrice de fusil à répétition en véritable révolution dans l’univers des armes à feu. Dès 1857, Oliver devient le principal actionnaire et possède un pouvoir décisionnaire.
Inspirée du modèle Henry 1860, la carabine Winchester est immédiatement adoptée par les cowboys pour sa capacité à tirer rapidement et avec précision. En 1861, un fusil à répétition et à rechargement par levier de sous garde fait son apparition : le fusil Henry. L’arme connaît un succès retentissant auprès des chercheurs d’or et des cowboys.
Le modèle 1866, surnommé « Yellow Boy » pour son boîtier en laiton, est la première d’une longue série. Son mécanisme de répétition à levier, encore inédit à l’époque, offre une cadence de tir inégalée. Les chasseurs, les cowboys et même les militaires adoptent cette arme pour sa fiabilité et sa robustesse.
La Winchester modèle 1873, surnommée « The Gun That Won the West », est devenue l’arme préférée des tireurs sportifs, des chasseurs, et même des forces de l’ordre. Loin de s’arrêter là, la Winchester continue d’évoluer au fil des décennies. Le modèle 1886, conçu en collaboration avec John Moses Browning, introduit un mécanisme renforcé capable de tirer des cartouches plus puissantes, parfait pour la chasse au gros gibier.
Puis vient le modèle 1894, toujours de Browning, qui connaît un succès phénoménal. Chambrée en calibre .30-30, elle devient la carabine la plus vendue aux États-Unis avec plus de 7 millions d’unités produites avant l’arrêt de sa production en 2006.
Voici une liste des modèles les plus célèbres de carabine Winchester :
Quand on parle de carabine Winchester, difficile de ne pas évoquer son rôle dans l’imaginaire du Far West. Des figures légendaires comme Buffalo Bill Cody ou Wild Bill Hickok sont devenues indissociables de cette arme emblématique. Pour repousser les bandits, affronter le gibier ou protéger un ranch, la Winchester était l’alliée incontournable.
Winchester est une marque américaine de munitions et d’armes à feu produites par la société Winchester Repeating Arms Company. La marque est connue pour ses fusils à levier d'action, ses fusils de chasse et ses carabines, qui sont fabriqués par la société Olin Corporation.
Marque emblématique américaine, Winchester excelle dans le domaine de la chasse et du tir sportif. Ce célèbre fabricant d’armes à feu et de munitions est en effet connu et estimé par tous les chasseurs et tireurs aguerris du monde entier. Cette marque légendaire est à l’origine du levier de sous-garde.
Associée à la conquête de l’Ouest américain et propulsé grâce au mythique Buffalo Bill, qui déclara que les armes Winchester étaient les meilleures, la marque a été rapidement synonyme d'innovation et de leadership. Après avoir inventé la poudre sans fumée en 1932, Winchester est devenue une référence sur le marché des munitions de chasse et de tir sportif.
Les carabines Winchester possèdent un bon rapport qualité prix. La marque est surtout connue en France pour son modèle semi-automatique SXR qui a conquis le cœur des chasseurs en battue, surtout dans le sud de la France. Mais Winchester produit aussi d'excellentes carabines à verrou d'un très bon rapport qualité prix.
Le modèle 70 a été décliné dans de nombreuses versions et conserve une belle cote en occasion.
| Modèle | Surnom | Calibre Célèbre | Utilisation |
|---|---|---|---|
| 1866 | Yellow Boy | - | Cowboys, Chasseurs |
| 1873 | The Gun That Won the West | .44-40 | Tireurs Sportifs, Forces de l'Ordre |
| 1894 | - | .30-30 | Chasse au Chevreuil |
| 1886 | - | - | Chasse au Gros Gibier |
tags: #carabine #à #canon #d'arme #de #poing