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Les fusillades et les attaques armées ont marqué l'histoire, laissant des cicatrices profondes dans les communautés et les nations à travers le monde. Cet article explore certains de ces événements marquants, en mettant en lumière les causes, les conséquences et les leçons tirées.

L'attentat de Sarajevo et ses répercussions

Survenu dans un contexte international tendu entre les grandes puissances européennes, l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, le 28 juin 1914 connaît un immense retentissement dans tous les pays européens. Sans entrer ici dans les controverses sur le rôle exact qu’a pu jouer cet attentat dans le déclenchement du premier conflit mondial, il convient d’en rappeler brièvement le récit (aujourd’hui encore partiellement incertain). Préparé et perpétré par plusieurs nationalistes serbes de Bosnie qui refusent la domination austro-hongroise en Bosnie-Herzégovine (annexée en 1908), le déroulé de cet attentat est assez improbable.

Un des terroristes n’ose pas faire feu ; un autre lance sa bombe, qui rebondit sur la capote de la voiture avant d’exploser, manquant ainsi sa cible ; et Gavrilo Princip lui-même est mal placé lors d’un premier passage de François-Ferdinand. Revenu à l’hôtel de ville de Sarajevo, l’archiduc insiste pour poursuivre la visite officielle et aller visiter des blessés du matin. Une modification de l’itinéraire initial est bien prévue, mais le chauffeur n’en est pas informé.

Tir mortel sur l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et son épouse le 28 juin 1914 est un dessin de Felix Schwormstädt (1870-1938), peintre et célèbre illustrateur allemand. Avec un grand sens du mouvement et une certaine théâtralisation (voir l’expression de l’archiduchesse, en jeune femme vulnérable et apeurée), l’artiste choisit le moment critique et décisif, celui où Princip se précipite vers la voiture pour faire feu sur François-Ferdinand et sa femme - leurs visages sont fidèles à la réalité, mais les costumes ne correspondent pas à ceux portés ce jour-là. On note également une certaine esthétisation du criminel (le bras puissant, le costume et la coupe de cheveux modernes, la posture déterminée et assez virile).

Arrestation de l’assassin Gavrilo Princip après l’attentat contre l’héritier du trône François-Ferdinand et son épouse est un cliché anonyme pris le 28 juin 1914 (la mauvaise qualité de l’image laissant supposer qu’il s’agit en fait d’une reproduction de celui-ci). Après avoir été désarmé par des badauds présents dans la foule, Gavrilo Princip est en premier lieu interpellé par la police. Ici, il serait plutôt encadré par des militaires austro-hongrois, vraisemblablement lors de son transfert au commissariat central de la ville. Le jeune homme de 20 ans apparaît en plein cadre, assez proche de l’objectif, semblant occuper et organiser toute la composition de la photographie. Vêtu d’un costume civil sombre, les yeux et les cheveux très noirs, il se tient bien droit, une main derrière le dos. Le regard dans le vague, Princip semble détendu, un peu ailleurs, halluciné.

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Inscrite dans la grande tradition de la presse illustrée européenne du XIXe siècle, dont elle reprend les codes et le style caractéristique, le dessin entend saisir et mettre en scène toute la dramaturgie de l’événement afin de la restituer au plus grand nombre. On ignore qui a pris la photographie (un passant ? un journaliste ? un membre des forces de l’ordre ?), de même qu’on ne sait rien d’une possible utilisation ultérieure qui en aurait été faite (dans la presse ou au procès, comme pour d’autres photographies de l’arrestation), mais on constate que l’épisode de l’arrestation est ici rapporté de manière plus documentaire et « objective ». Ainsi, sur le premier document, c’est un personnage qui surgit, dont le bras armé fait basculer l’intrigue à Sarajevo et peut-être sur tout le continent.

La tuerie d'Utoya en Norvège

Le 22 juillet 2011, la Norvège a été frappée par deux attentats successifs, les premiers jamais commis sur son sol. Anders Behring Breivik, un militant d'extrême droite, a perpétré ces attaques.

Dans un premier temps, à 15 h 26, il fait exploser une voiture piégée dans le centre d'Oslo devant l'immeuble du chef du gouvernement Jens Stoltenberg et d'autres bâtiments ministériels. Anders Behring Breivik mène une seconde attaque deux heures plus tard, sur l'île d'Utoya, à une trentaine de kilomètres d'Oslo. Utoya accueille chaque été depuis 1950 l'université d'été de la Ligue des jeunes travaillistes (l'AUF), l'organisation de jeunesse du Parti travailliste norvégien.

Revêtu d'un uniforme de policier, Anders Behring Breivik demande aux jeunes militants de se réunir autour de lui avant d'ouvrir le feu sur eux vers 17 h 20. Débute alors un véritable massacre. Durant plus d'une heure, il tire à l'arme automatique sur des centaines de jeunes gens. Il les pourchasse dans la petite île où ils sont bloqués, le ferry reliant Utoya et la terre ferme étant reparti. Nombreux sont ceux qui se jettent à la mer pour échapper à la fusillade. Certains ont prévenu leurs proches et la police par leur téléphone mobile ou les réseaux sociaux mais les forces spéciales n'arrivent sur place qu'à 18 h 25. Le meurtrier est alors arrêté.

Âgé de trente-deux ans, ce militant d'extrême droite, ancien membre du parti du Progrès, explique à la justice avoir voulu détruire le Parti travailliste du chef du gouvernement Jens Stoltenberg et plus particulièrement éliminer ses futurs cadres. Il dit avoir initialement souhaité tuer la dirigeante travailliste Gro Harlem Brundtland, qui a dirigé à trois reprises le gouvernement norvégien entre 1981 et 1996. Mais elle avait déjà quitté Utoya après avoir prononcé un discours devant les jeunes de son parti.

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En commettant ces attaques, Anders Behring Breivik affirme avoir voulu « sauver la Norvège et l'Europe de l'Ouest du marxisme culturel et de l'invasion musulmane ». Avant même de les perpétrer, il avait déjà mis en ligne un manifeste de quelque 1 500 pages dans lequel il dénonçait l'islamisation de la société norvégienne et européenne, favorisée selon lui par « les élites multiculturelles », ainsi que sa « féminisation ». Il visait donc le modèle social-démocrate norvégien, fondé sur l'État-providence et le multiculturalisme, en s'attaquant au camp d'été des jeunes du Parti travailliste.

La Norvège, dont 10 % de la population est d'origine immigrée, se trouve ainsi profondément choquée par les attentats. Placé en détention provisoire et en isolement total dès son arrestation, Anders Behring Breivik voit son procès s'ouvrir le 16 avril 2012. Jugé responsable de ses actes à l'unanimité par le tribunal d'Oslo, il est condamné le 24 août 2012 à 21 ans de prison, soit la peine maximale qu'il encourait. Cette peine peut par la suite être prolongée de cinq ans en cinq ans si le terroriste d'extrême droite est jugé encore dangereux.

La fusillade de Parkland en Floride

Le 14 février 2018, une fusillade a eu lieu au lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland, en Floride, faisant 17 morts et plusieurs blessés. Nikolas Cruz, un ancien élève de 19 ans, a été identifié comme l'auteur de cette tuerie.

Petit à petit, les enquêteurs découvrent un ancien élève très perturbé, passionné par les armes à feu. Après l'une des pires tueries survenue mercredi dans un lycée de Parkland (Floride), les Etats-Unis se demandent désormais comment le tueur, un jeune homme fasciné par les armes, perturbé mentalement et parfois décrit comme lié à un groupuscule d'extrême droite, avait pu échapper à la vigilance de la police.

Nikolas Cruz, l'auteur de cette tuerie, avait été renvoyé du lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland, pour raisons disciplinaires, l'an dernier. Ce même lycée dans lequel il est revenu mercredi armé d'un fusil semi-automatique AR-15, tuant 17 élèves et enseignants, et en blessant plus d'une dizaine d'autres. Cruz était seul depuis que sa mère adoptive est décédée d'une pneumonie en novembre dernier. Son père adoptif est mort d'une crise cardiaque il y a dix ans. Tous ses copains se sont petit à petit éloignés de lui, lui reprochant ses accès de violence.

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Nikolas Cruz avait posté sur les réseaux sociaux des messages "très alarmants", a souligné le shérif, et des images sur Instagram - présentées par plusieurs médias comme le compte du tireur - montraient un homme au visage masqué, coiffé d'une casquette ou d'un bonnet de l'armée de terre avec des couteaux, ou encore l'image d'un fusil à pompe. Robert Runcie, le proviseur du lycée, a précisé : Nous n'avons reçu aucun avertissement, aucune indication.

Cruz aurait reçu un suivi psychiatrique selon la presse américaine, mais l'aurait interrompu. Selon le New York Times, les élèves qui le connaissaient ont décrit Cruz comme étant "un jeune dérangé qui aimait parader avec ses armes à feu, qui se vantait de tuer des animaux et dont la mère appelait régulièrement la police pour qu'elle vienne le calmer. Des posts très inquiétants sur les réseaux sociaux.

Cruz postait des images d'armes à feu sur Instagram. Sur des sites comme Youtube, il publiait des commentaires "très très inquiétants" selon le sheriff : Je veux tuer des gens avec mon AR-15 (...) Je veux mourir en tuant des tonnes de gens. Cruz avait acheté son fusil d'assaut l'année dernière et avait passé avec succès le contrôle de ses antécédents.

Autres incidents notables

Outre les événements décrits ci-dessus, de nombreuses autres fusillades et attaques armées ont marqué l'histoire. Parmi celles-ci, on peut citer :

  • Une fusillade dans un lycée de l'État de Géorgie, aux États-Unis, le 4 septembre 2024, où un adolescent de 14 ans a tué quatre personnes et en a blessé neuf autres.
  • Une attaque contre un centre de formation pour adultes à Örebro, en Suède, où dix personnes ont été tuées et plusieurs gravement blessées.

Âge des tireurs dans les fusillades scolaires aux États-Unis

L'âge des tireurs dans les fusillades scolaires aux États-Unis est une question préoccupante. Voici quelques données clés :

  • L'âge moyen d'un tireur dans une école est de 16 ans.
  • Les enfants sont responsables de plus de la moitié des fusillades dans les écoles du pays.

Malgré ces statistiques alarmantes, un juge fédéral a annulé en 2023 l'interdiction de vente d'armes aux jeunes de moins de 21 ans.

Tableau récapitulatif des fusillades mentionnées

Date Lieu Nombre de morts Auteur Description
28 juin 1914 Sarajevo 2 Gavrilo Princip Assassinat de l'archiduc François-Ferdinand et de son épouse
22 juillet 2011 Utoya, Norvège 69 Anders Behring Breivik Attaque contre un camp d'été de jeunes travaillistes
14 février 2018 Parkland, Floride 17 Nikolas Cruz Fusillade dans un lycée
4 septembre 2024 Géorgie, États-Unis 4 Adolescent de 14 ans Fusillade dans un lycée
4 février Örebro, Suède 10 Inconnu Attaque contre un centre de formation pour adultes

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