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Philip Anschutz est un homme d’affaires Américain né le 28 décembre 1939 à Russell, Kansas. Il est le principal actionnaire du groupe Anschutz, créé à la fin des années 50 et maison-mère du géant Anschutz Entertainment Group (AEG).

Par son grand-père, il est issu d’une famille originaire du vieux continent qui s’installa aux Etats-Unis dans la seconde moitié du XXe siècle. Sans doute Philip Anschutz a-t-il conservé l’envie d’entreprendre de son père, propriétaire terrien dans le Colorado, le Wyoming et l’Utah, où il possédait plusieurs ranchs.

Il obtient un diplôme dans l’établissement public de Wichita High School East, au Kansas, puis une licence en commerce à l’Université du Kansas en 1961, où il fut aussi l’un des membres de l’association d’étudiants Sigma Chi, qui prône des valeurs comme l’amitié, la justice ou la connaissance.

Ascension Financière et Diversification des Investissements

Au début des années 70, dans la droite ligne des velléités de propriétaire de son père, il s’offre, au Kansas, les 100 000 hectares d’exploitations Baughman pour la coquette somme de 10 millions de dollars. L’année suivante, il fait l’acquisition de 3,6 millions d’hectares supplémentaires situés à la frontière de l’Utah et du Wyoming. Avec plus d’un milliard de barils de pétrole au début des années 80, son investissement va lui permettre de faire fortune. En 1982, il céde la moitié de sa participation au groupe Mobil Oil pour 500 millions de dollars.

Étant parvenu à trouver du pétrole en Utah, là où d’autres avant lui étaient passés sans y arriver, Philip Anschutz doit sans doute considérer qu’il a la chance avec lui. L’homme poursuit donc sa quête de bonnes affaires à faire ; multipliant ses investissements dans les chemins de fer, les télécommunications ou l’industrie du divertissement.

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Investissements dans les Chemins de Fer et les Télécommunications

Ainsi, à partir de 1984 et en l’espace d’une dizaine d’années, Philippe Anschutz devient un acteur majeur du rail Américain. Il rachète la companie Rio Grande, puis Southern Pacific, qu’il fait fusionner avec Union Pacific Corporation ; des entreprises dont il prendra peu ou prou la direction.

Au cours des années 90 et 2000, il s’engage dans de nombreux projets : il dirige Forest Oil Corporation, fonde Qwest en 1996, qui fournit des services de télécommunications dans une quinzaine d’états Américains, dirige Pacific Energy Partners et devient l’un des membres influents de l’American Petroleum Institute ou du National Petroleum Council à Washington.

Au total, le riche homme d’affaires est présent dans une centaine d’entreprises qui rayonnent sur toute la planète.

Implication dans le Divertissement et le Cinéma

Son implication dans la politique mise à part (il soutient les Républicains), c’est probablement sur le secteur du divertissement et du cinéma que Philip Anschutz a bâti sa notoriété. AEG est le vaisseau-amiral de la flotte Anschutz.

  • Au sein de sa Fondation, il œuvre pour venir en aide aux familles en difficultés.
  • Il détient équipements sportifs ou de loisirs et des équipes de sports (basket, football…).
  • Ses filiales produisent artistes et concerts (Prince, Mickael Jackson…) et participent au financement de nombreux films de cinéma (Twilight, Shrek, Prince of Persia…).

A lui seul, fin 2009, le groupe Regal Entertainment, dont Philip Anshutz est depuis 2002 le principal actionnaire, était propriétaire de près de 7 000 salles de cinéma dans plus de 540 complexes à travers 38 états.

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Le Festival de Coachella et les Controverses

Considéré comme « le meilleur festival du monde », Coachella dévoile année après année une programmation toujours plus monstrueuse. Kendrick Lamar, Lady Gaga ou encore Radiohead font danser le monde entier en plein désert californien. Un évènement incontournable au mois d’avril où faste et mondanités sont à l’honneur.

Une fois de plus, les places se sont vendues comme des petits pains pour participer à la session 2017 du festival de musique et d’arts de la vallée de Coachella à Indio, en Californie. Plus communément appelé le Coachella Festival, l’événement regroupe les plus grandes stars de la musique pour faire danser les masses fortunées du monde entier entre huit scènes plus majestueuses les unes que les autres. Et ce n’est pas la récente annulation d’une Beyoncé enceinte - remplacée au pied levé par la chanteuse Lady Gaga - qui va décourager les fans.

Au mois d’avril et ce depuis 1999, une micro-cité de 32 hectares s’élève au beau milieu du désert californien. Qu’importe son budget (entre 399 et 10 000 dollars) vous êtes le temps de quelques jours, un citoyen Coachella à part entière.

Sorte de Burning Man pour fortunés, le festival se pose à la pointe de l’avant-garde musicale, écologique, du chic et des nouvelles technologies. Sapé à la manière hippie-bohème-chic, le filtre couronne de fleurs Snapchat en continu, le public peut ainsi se trémousser devant l’hologramme du groupe français PNL fumant de l’herbe bio sur scène. Tout un programme.

Le 7 juillet 2016, un mois seulement avant le lancement de la vente en ligne des billets du festival, le journal américain Washington Post dévoile une infographie mettant en lumière les principales organisations américaines anti-LGBT ainsi que leurs donateurs. Parmi eux, un certain Philip Anschutz, milliardaire conservateur... et propriétaire du célèbre festival de musique.

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Accusations de Soutien à des Organisations Anti-LGBT et Climatosceptiques

D’après des informations révélées par le Washington Post, Anschutz aurait utilisé une partie de ses profits pour faire des donations en faveur d’association anti LGBT, anti avortement mais aussi climatosceptiques. Ces dons à des associations conservatrices et rétrogrades entachent donc quelque peu l’image de Coachella d’ordinaire décrit comme le « festival le plus cool ».

Ainsi, le propriétaire du festival californien le plus huppé du monde financerait à la fois des organisations anti-LGBT (Phil Anschutz aurait fait don de 110 000 dollars à Alliance Defending Freedom, 50 000 dollars à la National Christian Charitable Foundation et 30 000 dollars à Family Research Council) et son contraire.

En philanthrope averti, Anschutz aurait selon GreenPeace financé de nombreuses organisations climato-sceptiques qui, comme Donald Trump, pensent que le réchauffement climatique est une invention de la Chine.

Réponse d'Anschutz aux Accusations

En réponse à ses révélations, Anschutz surfe sur la vague Trump en reprenant son vocabulaire défensif dans un communiqué publié par le magazine The Fader : « Les récentes protestations publiées dans les médias me disant anti-LGBT ne sont rien d’autres que des « fake news ». Je soutiens sans équivoque les droits de toutes les personnes, sans égard à l’orientation sexuelle. Nous avons la chance d’employer une foule d’individus divers dans toute notre famille de sociétés et qui sont tous importants pour nous. Le seul critère sur lequel ils sont jugés est la qualité de leur rendement au travail. Nous ne tolérons la discrimination sous aucune forme.» L’homme d’affaires affirme de plus n’avoir pas été au courant de ces contributions pécuniaires envers ces groupes et a tout cessé immédiatement.

Philip Anschutz et l'Accorhotels Arena (Bercy) à Paris

A Paris, entre la Philharmonie, le Palais de justice et le prolongement du tramway, on n'y était plus guère habitué. Après un an et demi de travaux suspendus, le temps de quelques spectacles fin 2014 - le Palais Omnisports de Paris-Bercy, rebaptisé Accorhotels Arena POPB, a rouvert ses portes le 17 octobre pour le tournoi de Paris de judo, suivi de l'Open de tennis puis des concerts de U2, Madonna et Johnny Hallyday.

Pour le ravalement du POPB, la municipalité, propriétaire des lieux, s'est en effet associée à... une figure de la droite fondamentaliste américaine, le richissime Philip Anschutz, 75 ans, qui pèse 13,5 milliards de dollars selon "Forbes". Son conglomérat AEG (Anschutz Entertainment Group) est le premier tourneur mondial avec 11 millions de tickets de concert vendus par an. Il a des parts dans les LA Lakers et exploite des dizaines d'Arenas dont l'O2 de Londres, le plus fréquenté au monde.

A Paris, il a pris 32% du capital de la société d'économie mixte en charge de la gestion du POPB, au côté de la mairie (58%) et de la Caisse des dépôts (10%). Bertrand Delanoë, qui a lancé le projet de rénovation en 2011, n'a pas voulu expliquer à Capital s'il était au courant des options politiques de ce cow-boy de la trempe d'un Donald Trump.

"On fait du business avec lui parce qu'AEG est une référence, il n'y a rien d'autre à dire", résume, lapidaire, Jean-François Martins, l'adjoint aux sports de la ville de Paris. Philip Anschutz a en tout cas ses entrées à l'Hôtel de Ville puisqu'il y a récemment rencontré Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo.

La mairie ne veut pas non plus trop parler du businessman, car elle n'assume que du bout des lèvres les choix commerciaux "à l'américaine" du nouveau Bercy, qui se font sous la houlette du très discret Matthieu Van Veen, senior vice-président d'AEG Europe, délégué sur le chantier.

Le Conseil de la ville s’est ainsi prononcé fin septembre sur le "naming" de la salle, moyennant une redevance annuelle comprise entre 3 et 5 millions d'euros.

tags: #philip #anschutz #biographie

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