En France, le gibier désigne l’ensemble des animaux sauvages chassables selon la réglementation en vigueur. Cette définition légale englobe près de 90 espèces issues de la faune sauvage, dont une soixantaine d’oiseaux, ce qui place la France parmi les pays européens offrant la plus grande diversité cynégétique. À la différence du gros gibier, le petit gibier n'est pas nuisible (à l'exception, certaines années, du lapin dont les terriers peuvent être une cause de nuisance lorsqu'ils sont creusés au bord des voies ferrées, des rocades et, surtout, dans le vignoble).
Le gibier à poil produit une viande appelée venaison, particulièrement appréciée pour sa saveur prononcée et sa texture ferme. La liste des espèces chassables est établie par arrêté ministériel et peut évoluer en fonction de l’état des populations sauvages.
Les plaines agricoles et les bocages abritent plusieurs espèces emblématiques du petit gibier français. Le faisan commun et le faisan vénéré constituent les piliers de la chasse de plaine, souvent issus de lâchers pour maintenir des populations chassables. Le lapin de garenne et le lièvre d’Europe représentent le gibier à poil de plaine par excellence.
Les massifs montagneux français hébergent des espèces spécialisées dans les conditions d’altitude. La gélinotte des bois et le tétras lyre fréquentent les forêts de conifères et les landes d’altitude. Le lièvre variable se distingue de son cousin de plaine par sa capacité à blanchir en hiver.
Les prédateurs terrestres chassables participent à la régulation des écosystèmes. Le renard roux, la belette, l’hermine, la martre des pins et le putois exercent une pression de sélection naturelle sur les populations de petit gibier.
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Le gibier à plumes constitue une catégorie riche et diversifiée de la faune chassable française, regroupant des espèces aux comportements et habitats variés. Les oiseaux migrateurs représentent une part importante du gibier à plumes français.
Le gibier d’eau constitue une catégorie particulière d’oiseaux chassables, évoluant principalement dans les zones humides, marais, étangs et littoraux français. La France accueille une grande variété de canards chassables, chacun présentant des caractéristiques distinctes.
Suivant l’espèce recherchée, les modes de chasse diffèrent. Ces différents modes de chasse, dont certains sont séculaires, constituent un patrimoine riche de traditions culturelles commun à l’ensemble des acteurs cynégétiques. Ils doivent pouvoir s’exercer et s’exprimer durablement dans le département, dans le strict respect de la réglementation générale de la chasse et des règles propres à chacun d’eux, mais sans entrave particulière, et avec la reconnaissance et le soutien de tous les chasseurs.
La chasse à tir s’entend comme la chasse avec une arme : un fusil, une carabine ou un arc. Elle peut se pratiquer individuellement ou en groupe, sans chien, ou avec un ou plusieurs chiens. Tous les gibiers peuvent être chassés à tir. Très répandue en France, la chasse individuelle concerne majoritairement la chasse du petit gibier. C’est la chasse de plaine par excellence, procurant de grandes émotions et de grandes joies.
Le chien d’arrêt (Braques, épagneuls, pointers, setters, griffons…) prend l’émanation du gibier, l’approche, le marque et l’arrête jusqu’à l’arrivée du chasseur.
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La chasse avec chiens « leveurs de gibier » se pratique avec des chiens très vifs et très ardents comme le springer ou le cocker. C’est la chasse des bonheurs simples et paisibles.
Posté aux bords d’un étang, sans bouger, le chasseur attend que les canards viennent se poser. Des formes en plastique ainsi que des appeaux peuvent être utilisés.
La chasse à « la hutte » ou à « la tonne » consiste à faire poser les canards sur un plan d’eau, depuis un affût spécialement aménagé, afin de les tirer à portée. La « tonne » dans le sud-ouest (ou la « hutte » dans le Nord et la Picardie ou le « gabion » en Normandie) est une installation fixe ou flottante bien camouflée au bord d’un plan d’eau.
On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux. Ce mode de chasse permet l’identification précise de l’animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d’un affût (mirador). A pied, on recherche et on approche le gibier. Le chasseur explore un territoire, seul, en silence et à bon vent, pour parvenir à portée de tir d’un animal. L’usage de jumelles permet une bonne identification de l’animal avant le tir.
Lorsque la meute est constituée de chiens courants, l’enceinte parcourue est beaucoup plus grande (plusieurs centaines d’hectares). Les chasseurs sont postés selon les passages des animaux, de façon régulière. Parfois, le matin, quelques chasseurs font un repérage de la présence d’animaux. C’est ce que l’on appelle faire le « pied ». Cela peut également se pratiquer pour une chasse en battue. La chasse dure souvent plus longtemps, le plaisir du chasseur est d’entendre les chiens « se récrier ». Les chiens courants sont en effet des chiens gorgés. La battue, ou traque, désigne un espace qui est encadré par des lignes de chasseurs postés souvent à intervalles réguliers. A l’intérieur de la battue, des rabatteurs avec des chiens poussent le gibier vers les lignes de chasseurs.
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On débusque le lapin de son terrier grâce à un furet. Le furet est un petit mustélidé, comparable au putois, élevé et dressé par le chasseur. Il est introduit dans les terriers de lapins.
La chasse à courre à cor et à cri, consiste à forcer l’animal avec des chiens que des veneurs, à pied ou à cheval, appuient de leurs cris et de sonneries de trompes et de piboles. La vénerie ou chasse à courre consiste à capturer l’animal de chasse à l’aide de chiens créancés. La vénerie sous terre avec au moins 6 chiens de déterrage pour le courre du blaireau, du renard ou du ragondin. Elle consiste à capturer par déterrage, l’animal acculé par des chiens (à distinguer du déterrage qui est une opération de « destruction »). Les gibiers chassés sont le petit gibier à plume et à poil. Les auxiliaires et procédés sont communs avec la chasse à tir.
La gestion du gibier français s’inscrit dans un cadre réglementaire strict visant à concilier tradition cynégétique et préservation de la biodiversité. La liste des espèces chassables en France est établie par arrêté ministériel et peut évoluer selon l’état des populations animales. Ce système permet d’adapter la pression de chasse aux fluctuations démographiques des espèces sauvages. Le code de l’environnement encadre strictement les périodes d’ouverture et de fermeture de la chasse. Ces calendriers varient selon les espèces et les régions, tenant compte des cycles biologiques et des migrations. La conservation des espèces de gibier nécessite une surveillance constante.
Certaines espèces comme la gélinotte des bois ou le tétras lyre font l’objet de mesures de protection renforcées en raison de leur régression. Face au constat que 51% du gibier distribué sur le marché français est importé, la Fédération nationale des chasseurs a lancé l’initiative « Gibiers de France« . Cette marque-label, auditée par Certipaq, garantit la traçabilité et la qualité du gibier français du territoire à l’assiette.
En Gironde, le faisan se chasse de l’ouverture générale au dernier jour de février, cependant, plusieurs associations de chasse sont plus restrictives que l’arrêté préfectoral et prennent des mesures de gestion pour cette espèce dans leur règlement intérieur : quota par chasseurs par jour et par an, jours de chasse, périodes de chasse réduite, tirs uniquement des coqs, …
En Gironde, la chasse du lièvre se pratique de l’ouverture générale jusqu’au premier dimanche de janvier. Cependant, certains cantons retardent l’ouverture au 2ème dimanche d’octobre pour des raisons de gestion des populations. D’autres autorisent la chasse dès l’ouverture générale mais retardent le tir au 2ème dimanche d’octobre. D’autres associations de chasse ou encore des Groupements d’Intérêt Cynégétique (GIC) retardent le tir ou la chasse du lièvre au 2ème dimanche d’octobre, ferment sa chasse en décembre, n’autorisent sa chasse que deux jours par semaine et appliquent un Prélèvement Maximum Autorisé (PMA) par chasseur par jour et saison.
Le Lapin se chasse de l’ouverture générale au dernier jour de février. Ce dernier a été classé nuisible suite à de nombreux dégâts dans le département de la Gironde. A l’échelle du canton, il est soit uniquement chassable ou chassable et nuisible. Son statut de nuisible laisse la possibilité au détenteur du droit de destruction de le réguler toute l’année. En Gironde, cette chasse se pratique de l’ouverture à la fermeture générale de la chasse.
Voici une liste d'habitats préférentiels de certaines espèces de petit gibier:
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