Plongez dans l’univers de la chasse et du gibier en France à travers notre guide complet. Découvrez le plan de chasse des espèces, explorez les différents modes de chasse et familiarisez-vous avec la notion de gibier.
Le plan de chasse en France constitue un dispositif réglementaire fondamental pour la gestion durable des populations de gibier. Au niveau départemental, le préfet détient la compétence exclusive pour établir et valider les plans de chasse. Cette autorité administrative s’appuie sur les données collectées par les fédérations départementales des chasseurs pour déterminer les quotas de prélèvement.
Les espèces soumises au plan de chasse comprennent principalement le grand gibier : cerf, chevreuil, sanglier, daim, mouflon, chamois et isard. La procédure d’obtention suit un calendrier strict : les demandes sont déposées auprès de la fédération départementale, qui évalue les besoins en fonction des bilans de la saison précédente et des dégâts constatés. Le préfet, après consultation de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage, arrête définitivement les attributions.
La France reconnaît officiellement plusieurs modes de chasse, chacun régi par des règles précises et des traditions séculaires. La chasse à tir demeure le mode le plus répandu sur le territoire français. Elle utilise principalement le fusil ou l’arc et se décline en plusieurs variantes selon le gibier visé et le terrain pratiqué. La chasse à courre, à cor et à cri perpétue une tradition ancestrale où les chiens courants poursuivent le gibier sous la direction des chasseurs à cheval ou à pied. Cette pratique, hautement codifiée, fait appel au chasseur-vendeen.fr qui détaille ses spécificités techniques.
La chasse au vol utilise des rapaces dressés pour capturer le gibier à plumes. Cette discipline millénaire, pratiquée avec des faucons, buses ou éperviers, demande une expertise particulière dans le dressage et la gestion de ces oiseaux de proie. Enfin, la chasse à l’affût ou « à la rattente » consiste à attendre le passage du gibier depuis un poste fixe.
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La battue représente pour ainsi dire la saison principale des modes de chasse et constitue chaque année une véritable expérience pour chaque chasseur et chasseuse. Lors de cette chasse en mouvement, le gibier, principalement des sangliers et des cerfs, sont par définition « poussés » hors de leur abri par les rabatteurs. Un mode de chasse comme la battue, cela signifie inciter les animaux sauvages à poursuivre leur route par un passage prudent et lent des rabatteurs. Pendant ce temps, les chasseurs hommes et femmes attendent aux passages à gibier.
L’avantage de la battue est qu’en se déplaçant un peu plus lentement que lors d’une chasse à courre par exemple, les gibiers peuvent être abordés plus facilement et plus sûrement.La saison des battues commence par définition en fin d’automne. Entre octobre et janvier, des chasses collectives sont organisées dans tout le pays dans le but de réguler les populations de certaines espèces d’animaux sauvages, principalement le sanglier, le cerf et le chevreuil, afin de prévenir les dégâts agricoles et des bois.
Le concept de gibier, désignant les animaux sauvages chassés pour la consommation ou le sport, possède une longue histoire qui s’est considérablement enrichie au fil des siècles. La classification traditionnelle distingue historiquement le gros gibier des petits animaux, avec des catégories comme la « gent ailée aquatique », la « gent poilue » ou encore la « gent palmée ». Aujourd’hui, la définition légale européenne établit des distinctions précises entre le gibier sauvage et le gibier d’élevage.
Le gibier sauvage comprend les ongulés sauvages, les autres mammifères terrestres chassés pour la consommation humaine, ainsi que les oiseaux sauvages vivant en liberté. Le gibier d’élevage, quant à lui, regroupe les oiseaux d’élevage et les mammifères terrestres élevés spécifiquement à des fins cynégétiques ou alimentaires.
En France, l’état des populations de gibier révèle des tendances contrastées qui nécessitent une gestion adaptée selon les espèces. Tandis que le petit gibier traditionnel comme les faisans et perdreaux connaît un déclin marqué, obligeant certaines associations de chasse locales à procéder à des lâchers pour maintenir l’activité cynégétique, le grand gibier affiche une croissance démographique préoccupante. Face à cette situation, la régulation s’organise autour des plans de chasse départementaux, dispositifs obligatoires depuis 1978 qui fixent des quotas de prélèvement par territoire et par espèce.
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Ces outils de gestion permettent d’équilibrer les populations en attribuant des bracelets nominatifs aux chasseurs, garantissant une traçabilité complète des prélèvements. Les enjeux de conservation en France dépassent la simple régulation numérique. Il s’agit de préserver les équilibres écologiques tout en maintenant les traditions cynégétiques locales.
La consommation de gibier présente des défis sanitaires particuliers qui nécessitent une vigilance accrue par rapport à la viande d’élevage conventionnelle. Les risques principaux concernent la transmission de maladies zoonotiques et la contamination par des agents pathogènes spécifiques à la faune sauvage. La trichinose, présente chez le sanglier, constitue l’un des dangers les plus documentés, nécessitant un contrôle systématique avant consommation. Cependant, le gibier offre des bénéfices nutritionnels remarquables qui compensent ces contraintes sanitaires. Cette viande naturellement maigre présente une teneur élevée en protéines de haute qualité et une faible concentration en graisses saturées.
Les bonnes pratiques culinaires demeurent déterminantes pour minimiser les risques liés à l’alimentation à base de gibier. Le respect de la chaîne du froid dès l’abattage, une cuisson à coeur suffisante et l’éviction des viscères lors de la préparation constituent les fondements d’une consommation sécurisée.
La chasse moderne trouve au centre des débats contemporains, ses conséquences se révèlent complexes et touchent autant les écosystèmes que le tissu social des territoires. Sur le plan écologique, la pratique cynégétique agit comme un régulateur des populations d’espèces sauvages, particulièrement pour le grand gibier dont les effectifs augmentent régulièrement. Les sangliers et chevreuils, en l’absence de prédateurs naturels, prolifèrent et causent des dégâts considérables aux cultures agricoles.
Cependant, cette régulation s’accompagne de préoccupations concernant la biodiversité. La diminution du petit gibier sauvage pousse certaines associations à procéder au lâcher d’animaux d’élevage comme les faisans et perdreaux, modifiant la composition génétique des populations naturelles. Dans les communautés rurales, la chasse demeure un marqueur culturel fort qui structure la vie sociale locale. Elle favorise les liens intergénérationnels et maintient des traditions séculaires dans un monde en mutation rapide. Néanmoins, la baisse continue du nombre de chasseurs fragilise cet équilibre social. Les associations de chasse voient leurs effectifs diminuer, compromettant leur capacité à assurer leurs missions d’entretien des territoires et de gestion cynégétique.
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Au sens du Code de la route, zone dans laquelle des animaux domestiques, des animaux sauvages ou des chevaux montés sont, d'une manière non exceptionnelle, susceptibles de traverser la chaussée.
Le passage d'animaux constitue un réel danger lorsqu'il s'agit de gibier. Depuis quelques années, il est constaté sur le réseau routier un nombre croissant de collisions entre véhicules et gibier. Lors de la dernière décennie, le nombre de ces collisions a été multiplié par 4. Sur autoroute, il a augmenté de 60% avec 4% d'accidents matériels. Ce phénomène s'explique par l'augmentation régulière des populations de cervidés (chevreuil principalement) et de sangliers. Ces populations utilisent des itinéraires de transhumances et colonisent de nouveaux territoires. Ils ont aussi de plus en plus la fâcheuse habitude de changer d'habitat, dérangée qu'elles sont par la vie humaine.
Ces collisions sont à l'origine de dommages matériels souvent importants. Dans environ 5% des cas, il y a des dommages corporels. Chaque année, ce sont une centaine de personnes qui sont tuées dans ce type de collision. Ce nombre est sous-évalué car il ne tient pas compte des manœuvres d'évitement qui se terminent contre un arbre, dans un fossé ou un véhicule venant en sens opposé.
Les lieux les plus exposés sont les routes en sous-bois ou en lisière de sous-bois quelque soit l'importance de la voie et y compris les autoroutes malgré la présence de clôture à gibier de plus de deux mètres de haut censés limitées les intrusions. Un gibier comme un sanglier recule en général devant aucune difficulté pour peu qu'il soit effrayé. Les périodes de la journée les plus propices aux traversées de ces animaux se situent tôt le matin ou entre chien et le loup le soir. Les périodes de l'année correspondent aux périodes de chasse où le gibier est dérangé et pendant les périodes de reproduction du printemps.
Il faut avoir présent à l'esprit qu'une voie routière ou autoroutière constitue une coupure très préjudiciable à la vie des animaux sauvages. Ce sont des itinéraires permettant de se rendre vers un abri, un point d'eau ou un lieu de reproduction, qui se trouvent entravés par une route et son augmentation de trafic.
Bien souvent, ces animaux évitent de traverser au moment des pointes de trafic. C'est pourquoi ces accidents surviennent plutôt au petit matin sur les routes très circulées. Dans bien des cas, l'animal sera effrayé et aura un comportement agressif. C'est particulièrement vrai pour le sanglier.
Ces accidents sont assimilables à un accident contre un piéton traversant une rue à la différence qu'ils se produisent en rase campagne à des vitesses élevées, voire très élevées sur autoroute et que le choc est généralement violent compte tenu de la masse des bêtes : plus de 100 kilo pour un sanglier. Dans bien des cas, la manœuvre d'évitement est impossible ou aléatoire dans son issue. Le freinage d'urgence s'impose dans la majorité des cas.
Les sections de route connues pour croiser une zone de passage habituel d'animaux sauvages font normalement l'objet d'une signalisation spécifique à l'aide du panneau de danger A15B. Ce type de signalisation n'incite peu souvent les automobilistes à ralentir par méconnaissance du danger potentiel.
| Espèce | Cas où la voiture est irréparable | Cas où les occupants sont blessés | Part des collisions par rapport à l'ensemble des collisions avec du gibier | Saison à risque |
|---|---|---|---|---|
| Sanglier | 45% | 4% | 16% | Avril/Mai Automne |
| Cerf | 36% | 6% | 8% | Automne |
| Chevreuil | 8% | 2% | 76% | Avril/mai Automne |
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