Les barrières canadiennes, également appelées passages canadiens, sont des dispositifs de contrôle d’accès conçus pour sécuriser des terrains ou des zones sensibles tout en permettant la continuité des déplacements. Elles sont particulièrement efficaces pour empêcher le passage du bétail, des ongulés sauvages, et même de la petite faune, tout en autorisant la libre circulation des véhicules et des piétons.
Le principe des barrières canadiennes repose sur une conception simple mais efficace. Elles se composent d’une série de tubes métalliques espacés, fixés au-dessus d’une fosse bétonnée. Cette structure crée un contrôle automatique des accès, sans nécessiter de portail, de fermeture ou de surveillance.
Un passage canadien est un aménagement permettant le passage de véhicules sur une piste ou une route tout en dissuadant celui du bétail ou d'ongulés sauvages. Il est constitué d'une fosse d'un demi mètre de profondeur, aux parois verticales, recouverte de barres métalliques espacées.
Cela évite d'installer un portail et donc d'avoir à descendre d'un véhicule pour ouvrir et fermer un portail. L'équipement dissuade les animaux de passer en simulant le vide sous leurs pattes. Ce n’est donc pas l’inconfort de l’espace entre les tubes qui les arrête.
D’ailleurs, si la fosse située sous la barrière canadienne se remplit d’eau ou de terre, les animaux ne sont plus perturbés et sont capables de la franchir. Il est donc important d’entretenir régulièrement le passage canadien en retirant les mauvaises herbes, les feuilles et la terre qui s’y accumulent.
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Chaque modèle de barrière canadienne peut être conçu pour répondre à des usages variés. Elles peuvent être adaptées non seulement pour les gros mammifères, mais également pour les petits animaux. La structure métallique est conçue pour supporter le passage régulier des véhicules et résister aux conditions climatiques les plus exigeantes. La qualité de la fabrication assure une solidité à toute épreuve, une finition soignée et une grande durée de vie.
Un passage adapté est prévu pour les véhicules de type tracteur, camions forestiers et, ou, voitures. Ce passage canadien est idéal pour les éleveurs, car il empêche les animaux tels que les vaches, cervidés, sangliers, chevaux, chèvres, moutons, porcs domestiques ou autres de traverser, car les tubes leur donnent une instabilité.
Les modèles de passage canadien sont définis suivant les engins destinés à traverser :
Si l'efficacité du dispositif est reconnue pour empêcher le passage du bétail, il est démontré qu'il peut être extrêmement meurtrier pour la petite faune sauvage qui peut tomber dans la fosse. Lièvres, lapins, hérissons, micro-mammifères, reptiles, amphibiens, insectes sont régulièrement piégés.
Si la fosse ne comporte pas de trou d'évacuation, ce qui est régulièrement le cas, les animaux ne peuvent pas ressortir. Personne n'a intérêt à installer ou maintenir de tels pièges dans la nature. Les odeurs et les pollutions induites par l'amoncellement de cadavres nuisent à tout le monde.
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Ce constructeur spécialiste de la barrière canadienne alerte sur le fait que la fosse peut se transformer en piège pour la petite faune, car les lapins, les hérissons et les crapauds, par exemple, choisissent parfois cet endroit pour nicher. « Nous avons conçu une petite rampe qui permet à ces petits animaux de ressortir, mais il existe des installations dépourvues d’échappatoire, alors qu’une simple planchette peut faire l’affaire », souligne le fabricant.
Lors de l’installation, il faut prévoir l’écoulement de l’eau qui tombe dans la fosse, soit en y raccordant des tuyaux de drainage, soit en réalisant un puits perdu à proximité. De plus, si le passage se trouve en dévers, une rigole est à réaliser en amont pour dévier l’eau de ruissellement.
Pour canaliser les bovins, porcins, ovins et caprins, une barrière canadienne longue de deux mètres suffit. En revanche, pour stopper le grand gibier, dont certains sujets sont capables de faire de grand bond, l’idéal semble de choisir un passage de quatre mètres de long.
La construction est généralement en tubes ronds qui augmentent l’effet de dissuasion. Certaines fabrications maisons sont réalisées à partir de poutres IPN, mais elles n’arrêtent pas tous les animaux. « Le profil plat des IPN dissuade les bovins, mais il ne stoppe pas les agneaux et les marcassins, par exemple », souligne Antonin Bénézis.
Pour la fosse, Antonin Bénézis recommande une profondeur minimale de 40 cm, quand d’autres fabricants conseillent 60 cm. Celle-ci se présente sous deux formes : en béton et ou acier. La version maçonnée est plus longue à mettre en place, car elle impose un temps de séchage. La fosse préfabriquée en acier galvanisé présente le grand avantage de pouvoir être installée en moins d’une journée et d’afficher une meilleure tenue dans le temps, mais elle a l’inconvénient d’être plus chère à l’achat.
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La barrière canadienne peut s’avérer accidentogène pour les piétons et les cyclistes. Pour limiter les risques, il est possible de resserrer les tubes et d’augmenter la profondeur de la fosse, mais attention l’effet de dissuasion est réduit. Pour une efficacité maximale, il est recommandé de prévoir un portillon à côté et de placer un panneau avertissant les usagers du danger de franchir la barrière canadienne à pied ou à vélo.
À noter qu’une barrière classique est à prévoir à proximité pour le passage obligatoire des animaux et des engins à chenilles métalliques. « Les chenilles métalliques poinçonnent les tubes et autres pièces métalliques de la barrière canadienne. En l’absence d’autre accès, il faut s’assurer que le poids de la machine est compatible avec la capacité du passage et mettre des plateaux en bois pour le protéger », précise Antonin Bénézis.
Pour éviter que les tubes amovibles disparaissent, ils peuvent être protégés par un câble antivol ou des brides boulonnées. Autre solution, l’utilisation d’une grille soudée intégralement et fixée par des boulons sur le caisson porteur. Cette architecture est aussi moins bruyante que la solution constituée de tubes posés sur les poutres supports.
En plus des passages canadiens, il existe d'autres dispositifs pour protéger la faune et prévenir les collisions avec les véhicules. Les avertisseurs à ultrason, aussi appelés repousse gibier, se fixent facilement sur votre véhicule et émettent des ultrasons puissants (entre 16000 et 20000 Hz) dès 50km/h. Un son longue portée qui avertit les animaux sauvages de votre approche.
Ce type de dispositifs vise à avertir les animaux les plus gros de votre passage pour éviter les collisions en voiture. Les sifflets anti-collision sont montés sur le véhicule et commencent à émettre des ultrasons dès lors que le véhicule dépasse la vitesse de 50km/h. L'air qui s'engouffre dans le dispositif produit un son qui avertit les gros animaux du fait qu'une voiture passe. L'idée est de donner à l'animal et à vous-même une chance d'éviter la collision.
Les réflecteurs anti-gibier sauvent des vies humaines et animales. Les essais ont révélé que la lumière produisait un effet alarmant sur le gibier. Après de longues années d’utilisation dans de nombreux pays, il est possible d’affirmer que ces réflecteurs permettent de réduire de manière significative la fréquence des accidents provoqués par le gibier.
Mode d’action : La lumière émise par les phares d’un véhicule frappe les réflecteurs anti-gibier installés de part et d’autres de la chaussée. Ces réflecteurs renvoient la lumière rouge, que le conducteur ne voit pas, sur les bas-côtés de la route. Cette lumière produit une barrière optique qui incite le gibier à s’arrêter et à rebrousser chemin. Un intervalle de 50 mètres maxi est recommandé entre chaque réflecteur pour un résultat efficace.
En plus de leur rôle sécuritaire, les barrières canadiennes s’intègrent harmonieusement dans leur environnement. Elles facilitent la gestion des flux en offrant un accueil clair et structuré aux usagers. Fiables, robustes et durables, les barrières canadiennes sont aujourd’hui incontournables pour contrôler les accès tout en préservant la fluidité des déplacements.
Qu’il s’agisse de sécuriser une exploitation, de protéger un site naturel ou de compléter une clôture, les barrières canadiennes représentent un investissement sûr.
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