Cet article explore les caractéristiques des appareils photo Panasonic Lumix dotés d'un viseur Leica, en mettant en lumière la qualité d'image, l'autofocus et les performances globales de ces appareils.
Au premier semestre 2023, Leica dévoilait la 3e génération de son compact numérique plein format. S’il reprend à l’identique la philosophie de ses aînés, le Leica Q3 se pare d’un nouveau capteur de 60 Mpx - repris du Leica M11. Quelle qualité d’image pouvons-nous obtenir ? Les performances - notamment en termes d’autofocus - sont-elles au rendez-vous ? Le constructeur allemand réussit-il ainsi à livrer le « boîtier compact ultime » ?
Si la gamme M de Leica fait partie des légendes de la photographie, la série Q, lancée en 2015, a su se faire une place au soleil. En outre, le Leica Q - et ses successeurs - s’inscrivent dans une « niche photographique » très particulière : celle des compacts ultra-premium. Côté plein format, les Sony RX1 et RX1R (Mark I et II) ont rapidement disparu, faute de trouver leur public. Quatre ans après le Q2, le « nouveau » Leica Q3 vise à incarner la « version de la maturité ». Il reprend certains ingrédients de son prédécesseur, à l’instar de l’excellent objectif Leica Summilux 1:1.7/28 ASPH.
La marque de Wetzlar propose un boîtier remarquablement sobre. L’appareil, conçu en fonte de magnésium, offre une indéniable sensation de qualité. En termes de design, le Leica Q3 est une copie (presque) conforme de son prédécesseur. Le corps de l’appareil mesure 13 cm de large, 8,03 cm de haut et 3,52 cm de profondeur. Si vous n’avez jamais eu un Leica Q entre les mains, le poids du boîtier peut surprendre. Par ailleurs, le boîtier est certifié IP52.
Sur le terrain, le boîtier offre une très bonne prise en main. On aime beaucoup ses formes arrondies sur les côtés. Un détail suffisamment rare dans le paysage photographique actuel pour être souligné. Cependant, la face avant totalement lisse - et l’absence de grip - peut créer quelques sueurs froides, notamment en randonnée. À cela, la marque répond par un repose-pouce en aluminium, proposé… en option. Heureusement, Leica fournit le pare-soleil à visser et le bouchon avant - tous deux en métal.
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D’emblée, saluons l’ajout d’un écran monté sur une double-charnière. La marque corrige ainsi l’un des principaux griefs adressés aux Leica Q et Q2. On mentionnera aussi l’interface proposée par Leica, qui réussit à marier simplicité et efficacité. Un appui sur le bouton « Menu » affiche les options rapides. Un 2e appui donne accès à la liste des réglages, rangés sur 6 pages. Les différentes options sont faciles à trouver. Côté technique, l’écran mesure 3 pouces de diagonale et affiche 1,8 Mpts - soit largement assez pour visualiser nos photos. En parallèle, le viseur électronique OLED de 5,76 millions de points procure un réel confort - même pour les porteurs de lunettes ! De ce point de vue, le Leica bat à plate couture bien des hybrides APS-C ou plein format récents.
En termes de commandes manuelles, le boîtier est toujours assez minimaliste. Comparé au Q2, les touches Play et Menu migrent à droite, de part et d’autre de la croix directionnelle. Mentionnons les 2 boutons situés au-dessus de l’écran, affectés par défaut au zoom numérique et à la bascule rapide entre photo/vidéo. Tout à droite, la roue de réglage est également paramétrable. Au cours de notre test, nous lui avons attribué la compensation de l’exposition. Cette personnalisation est possible via les menus, mais également grâce à un appui prolongé sur la touche choisie.
Sur le fût de l’objectif 28 mm, on retrouve la traditionnelle bague d’ouverture (qui n’est hélas pas décrantable pour les vidéastes). En parallèle, la bague de mise au point est extrêmement confortable. Comme sur les Leica Q et Q2, une bague supplémentaire offre une position « Macro ». En tournant cette bague, l’indicateur de distance coulisse, dévoilant les distances valables en mode « standard » ou en mode « macro ». Notre seul grief concerne l’absence de commutateur AF/MF. Comme sur le Q2, on retrouve un minuscule bouton, placé sur la « poignée de doigt » de l’objectif. En appuyant dessus et en tournant à fond la bague de MAP à l’infini, on « débloque » la position AF.
En faisant abstraction de ce petit détail ergonomique, le Leica Q3 est particulièrement bien pensé - et s’avère très, très agréable à utiliser au quotidien. Disons-le d’emblée : le Leica Q3 est capable de livrer de superbes images, de jour comme de nuit.
La plus grande nouveauté du Leica Q3 se situe au niveau de son capteur. En effet, il récupère le capteur plein format 60 Mpx du Leica M11. Ce capteur CMOS propose trois définitions (en DNG comme en en JPEG) : 60 Mpx (natif), 36 Mpx et 18 Mpx. Dans la pratique, cette triple définition présente plusieurs avantages. Les définitions 36 et 16 Mpx livrent des fichiers beaucoup plus légers, ce qui évite de remplir trop rapidement ses cartes mémoires. Il faut dire que les fichiers RAW capturés en 60 Mpx sont assez lourds (80 à 90 Mo environ). En parallèle, le boîtier propose 4 niveaux de rognage, offrant des focales équivalent 35, 50, 75 et 90 mm - cette dernière étant une nouveauté du Q3. Pour utiliser cette fonction, il suffit d’appuyer sur l’un des boutons arrière jusqu’à obtenir la focale désirée. Et ce « simili-zoom » (numérique) s’avère rapidement un must. En voyage, l’appareil se montre ainsi d’une remarquable polyvalence.
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Seul petit reproche : en photo, le boîtier se contente d’afficher un petit cadre autour de la zone rognée, et n’adapte pas l’affichage. En vidéo, en revanche, l’image s’affiche directement avec le niveau de zoom sélectionné. Naturellement, il est possible de coupler cette fonction de rognage (35, 50, 75 et 90 mm) avec la diminution de la définition de l’image (36 ou 18 Mpx). Ce qui, sans surprise, a un impact assez net sur la taille des fichiers, puisque le crop n’utilise qu’une portion du capteur. En mode S et à 90 mm, les fichiers ne font plus que 2 Mpx !
La meilleure qualité d’image est obtenue à 60 Mpx - et avec la focale 28 mm native. Dans cette configuration, le niveau de détails est maximal. À notre grande surprise, l’emploi des définitions 36 ou 18 Mpx n’a qu’un faible impact sur le rendu des fichiers, qui demeure très bon. Leica a sans doute eu le temps de peaufiner son système de pixel binning depuis le lancement du M11. De son côté, le zoom numérique (35, 50, 75 et 90 mm) est un « simple » rognage de l’image. Ainsi, seule une portion congrue du capteur est utilisée. De fait, plus le niveau de crop est élevé, plus le niveau de détails chute, et plus le bruit numérique devient présent, même à 400 ISO.
Comme indiqué plus haut, le Leica Q3 utilise un objectif Summilux 1:1.7/28 ASPH, soit un 28 mm f/1,7. Sur le terrain, les performances optiques sont stratosphériques. Le niveau de piqué est impressionnant, dès la pleine ouverture (f/1,7). Mais surtout, l’homogénéité est remarquable, avec une excellente restitution des éléments situés sur les bords. Par ailleurs, les aberrations sont très bien maîtrisées. On remarque juste une infime frange violette sur certains éléments en contre-jour. Du reste, l’effet de ghosting est inexistant. Aucune perte de contraste en contre-jour n’est à noter. En revanche, nous avons parfois constaté un léger effet de flare, avec l’apparition de quelques artefacts jaunes ou verts à côté des lumières (très) vives. En parallèle, le rendu du bokeh est particulièrement satisfaisant. Il faut dire que l’ouverture à f/1,7 facilite grandement le jeu sur la profondeur de champ. À la pleine ouverture, la moindre source de lumière se transforme en une délicieuse bulle de bokeh très esthétique. En zoomant à 100 %, on discerne simplement un peu d’onion ring. Un phénomène difficile à éviter compte tenu des 3 lentilles asphériques de l’objectif. Enfin, un mot au sujet du mode macro. Comme indiqué plus haut, ce dernier permet de diminuer la distance minimale de MAP à 17 cm seulement.
En termes de montée en ISO, le Leica Q3 est globalement un bon élève. Grâce au nouveau processeur Maestro IV (exclusif au Q3), la sensibilité native s’étend de 100 à 100 000 ISO en photo et en vidéo - contre 50 000 ISO max sur le Q2. Cet « effet de grain » devient un peu plus palpable à 6400 ISO. À 50 000 ISO, les choses commencent un peu à se gâter, avec un bruit de luminance très prononcé. Les détails de l’image deviennent difficilement lisibles. À 64 000 ISO, le rattrapage du bruit (via une méthode « classique », sans IA) devient compliqué.
Dans la pratique, ces bons résultats avec les sensibilités les plus hautes sont une très bonne nouvelle. Car on peut aisément s’aventurer de nuit sans trépied et rapporter de très belles images.
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Le Leica Q3 introduit également plusieurs fonctionnalités pertinentes. En premier lieu, mentionnons les Leica Looks. Nommés Contemporary, Classic, Blue, Selenium et Sepia, ils permettent de personnaliser le rendu des fichiers JPEG, en leur donnant plus de personnalité. En outre, le boîtier offre 5 styles de films (Standard, Vivid, Natural, Monochrome et Monochrome High Contrast), qui permettent, là aussi, de donner un supplément d’âme à vos fichiers JPEG. Sur le terrain, cette possibilité peut être intéressante - surtout si vous comptez transférer vos images sur votre smartphone pour les envoyer sur vos réseaux préférés. Mentionnons aussi la fonctionnalité de contrôle de la perspective. Encore mieux : elle est capable de corriger automatiquement les perspectives. Sur les JPEG, la correction s’applique directement sur le fichier. Sur les RAW, la correction est inscrite dans les métadonnées, permettant à Lightroom et Photoshop de les reproduire sans difficulté. Cette fonction s’avère particulièrement efficace, et permet d’obtenir des photos au cadrage plus naturel - et sans avoir à jouer avec les outils de correction des perspectives au post-traitement.
Côté autofocus, le Leica Q3 est le fruit de la L² Technology, partenariat entre la marque germanique et Panasonic. Ainsi, le Q3 est le 1er boîtier de Leica à profiter d’un autofocus « hybride », couplant corrélation de phase et détection de contraste (DFD) - comme le Lumix S5 II, soit dit en passant. Il inaugure aussi la détection et le suivi du sujet (et de son œil). Pour autant, le boîtier ne propose pas d’autofocus « prédictif », à l’instar des hybrides les plus récents de Canon ou de Sony. Le Q3 est capable de reconnaître le visage et l’œil du sujet, pour les humains comme pour les animaux.
Dans la pratique, l’autofocus du Leica Q3 donne des résultats… contrastés. En plein jour (et avec des sujets statiques), le boîtier effectue rapidement la mise au point et aucun souci n’est à noter. Les choses se compliquent avec des sujets en mouvement. D’une part, parce que le suivi du sujet est uniquement disponible avec une rafale à… 4 i/s. En mode multi-zone, l’appareil a tendance à faire la MAP sur un sujet immobile - et non sur le sujet désiré (un piéton, un animal ou un véhicule par exemple). On basculera assez vite en mode « spot », en s’aidant de l’écran tactile pour indiquer où faire la MAP. Par ailleurs, l’AF est facilement perdu en basse lumière, ayant parfois tendance à livrer une photo totalement floue. La détection de l’œil du sujet est globalement efficace - à condition que la personne soit assez proche de l’appareil. En outre, nous avons été assez déçus par la détection des animaux. Trop souvent, l’AF peine à suivre leurs déplacements et effectue la mise au point sur le corps (et non sur la tête). Dommage. En voyant le verre à moitié plein, l’autofocus du Leica Q3 est en net progrès par rapport à son prédécesseur. En le voyant à moitié vide, cet AF est encore largement perfectible. Et par rapport aux propositions de Sony, Canon, Nikon ou Fujifilm, le Q3 reste en retrait.
Le Leica Q3 profite de la stabilisation optique. Sur le terrain, cette stabilisation est relativement efficace… à condition de ne pas avoir la tremblante. Ainsi, nous avons réussi à capturer des images nettes jusqu’à 1/8s - moyennant quelques efforts pour contrôler notre respiration. Le Leica Q3 n’a pas été spécialement conçu pour les photographes de sport ou d’action.
En termes de réactivité générale, le Leica Q3 est assez satisfaisant, malgré une certaine lenteur au démarrage (près de 2s). En revanche, le blackout est parfois très prononcé (surtout en mode 60 Mpx). Avec l’obturateur central mécanique, le boîtier offre un temps de pose allant de 120s à 1/2000s. On notera aussi la discrétion de l’obturateur mécanique, qui émet un « tic » à peine audible. Pour des situations exigeant un temps de pose très court, on privilégiera donc l’obturateur électronique, qui va de 1s à 1/16 000s. C’est d’ailleurs moins que le Q2, qui montait à 1/40 000s. Malheureusement, le capteur qu’utilise le Leica Q3 est de type rétroéclairé (BSI) mais pas empilé (stacked). Lorsque le sujet se déplace rapidement (ou en cas de panning très rapide), le phénomène de rolling shutter est inévitable.
En rafale, le Q3 monte à 15 i/s, avec l’obturateur central mécanique comme avec l’obturateur électronique. Néanmoins, ce chiffre est à relativiser. Comme indiqué plus haut, le suivi du sujet est disponible jusqu’à 4 i/s seulement, ce qui limite très clairement les ambitions sportives du boîtier. En outre, la profondeur de couleur des RAW passe de 14 à 12 bits en optant pour une rafale supérieure ou égale à 9 i/s. Enfin, le buffer offre un espace de 8 Go - une donnée rarement communiquée par les constructeurs. Soit une quinzaine d’images en rafale à 15 i/s à 60 Mpx- et environ 50 à 60 images en passant à 18 Mpx.
La présence de la 8K sur le Leica Q3 peut paraître surprenante au premier abord. Et il faut dire que le boîtier n’est pas avare en modes vidéo. Au-delà de la 8K UHD et DCI à 30 fps en 4:2:0 en interne, il est capable de filmer en 4K à 60 fps, et même en Apple ProRes en Full HD à 60 fps. Et avec la sortie HDMI, il offre aussi la C8K/8K (DCI/UHD) 30 fps en 4:2:2 10 bits via la sortie HDMI. Sur le terrain, le Leica Q3 est une très bonne caméra d’appoint. En 8K comme en 4K (UHD), le niveau de détails est particulièrement élevé… à condition de ne pas abuser du crop.
Le Panasonic Lumix DMC LX100 EF est le premier compact Panasonic à intégrer un capteur de taille conséquente puisqu'il passe en capteur 4/3". Cela représente 7 fois la surface des compacts classics. Le passage au format MFT (micro four third) autorise le constructeur à perdre en ouverture d'optique par rapport au modèle précédent. Cela est nettement compensé par une augmentation de la taille du capteur. Il est cependant bridé, le capteur 16 Mpix est descendu à 12,8 Mpix.
Le choix permet à Panasonic de proposer une molette de réglage du format d'image. Elle est située sur l'objectif pour choisir rapidement entre les formats 3/2, 16/9, 1/1 (carré) et 4/3, sans avoir à se perdre dans les menus.
Le zoom est conçu par Panasonic et approuvé par Leica. En action, on apprécie les rafales à 11 i/s.
D'un point de vue gabarit, les dimensions généreuses du LX100 l'empêchent de tenir dans une poche. Panasonic est donc borderline avec la notion de compact. Cependant les fanas de viseur de qualité s'y retrouveront. Il est directement utilisable contrairement au Sony RX100.
De même, l'optique qui grossi jusque x3,1 occupe un encombrement non négligeable. De 29 mm, il s'étend jusque 62 mm en mode téléobjectif trans-standard et possède pas moins de 11 lentilles et sa luminosité autorise d'excellents effets de bokeh. A manipuler, la bague d'objectif est lente.
L'écran arrière LCD est un peu limite en qualité, non orientable, non tactile. Bon on pourrait se dire que ça passe pour un modèle sorti en 2014 mais c'est frustrant quand on sait que l'hybride GH4 sorti la même année est en OLED et qu'il offre une qualité supérieure. A l'usage, la molette de droite est trop exposée et il n'est pas possible de la verrouiller. Ainsi il est possible de shooter sur une exposition qui n'est pas celle désirée.
On apprécie la bague de mise au point manuelle : elle permet de grossir une partie de l'image pour assurer la mise au point la plus qualitative possible. On apprécie las fonctions poses longues (jusque 2 minutes), stop motion ou le timelapse, plafonné à 9999 photos d'une seconde à 100 minutes !
L'autofocus n'est pas le point fort chez Panasonic. Le résultat obtenu par la technologie DFD (Depth From Defocus) est convenable pour un Compact Expert.
Certains utilisateurs ont exprimé leur déception concernant le Panasonic Lumix DMC-TZ80, soulignant une qualité photo médiocre, surtout en JPG, et des problèmes d'exposition et de définition.
Voici quelques caractéristiques techniques supplémentaires du Panasonic Lumix:
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