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Les racines de l’armée jordanienne plongent dans la grande révolte arabe de juin 1916 contre la domination ottomane. Le Chérif de La Mecque Hussein ben Ali, de la dynastie des Hachémites, est choisi par Londres pour mener la rébellion contre l’Empire ottoman.

Formation de la Légion Arabe

En 1920, les Britanniques obtiennent à la conférence de San Remo le mandat sur l’Irak où Fayçal est promu roi en 1921 pendant que son frère Abdallah devient émir de Transjordanie. Cet émirat, rattaché au mandat britannique, qui se veut temporaire se constitue en un État durable dans la région. L’administration hachémite de Transjordanie en la personne de Rashid Bey Tali débuta des discussions avec Wyndham Deedes, secrétaire en chef du haut-commissariat britannique du gouvernement de Palestine, concernant la formation d’une force de protection pour ses frontières. La Brigade de cavalerie, quant à elle, devait être composée de 1 500 hommes. Les Britanniques répondirent diplomatiquement qu’il n’était pas possible de soutenir financièrement une telle force.

Une « Légion arabe » (al-Jaysh al’Arabi) est ainsi mise sur pied en Transjordanie dès 1921 et commandée par un Britannique, le colonel Frederick Gerard Peake. Elle est composée de prisonniers de guerre de l’armée ottomane.

Pour le diplomate Sir Mark Sykes, spécialiste des affaires orientales auprès du gouvernement britannique, « cette Légion arabe sera le signe visible de l’unité et du nationalisme arabe. Ses membres s’engagent pour combattre pour la cause des Arabes, sur le sol des Arabes, contre le Turc. Cette unité arabe embryonnaire démarre avec 5 officiers, 75 cavaliers et 25 mitrailleurs montés.

L’unité subit un grand revers dans le cadre d’une opération dans la région d’Al-Karak où elle tombe dans une embuscade tendue Kulaib al-Shuraidi qui avait refusé de verser son impôt (18 tués et de nombreux blessés). Elle est ensuite reconstituée à la fin de l’année 1921 avec sept cent cinquante hommes s’organisant en deux compagnies d’infanterie, deux escadrons de cavalerie, d’un groupe d’artilleurs et d’une section de transmetteurs. Les effectifs vont encore grossir avec l’arrivée de policiers qui vont fusionner avec les militaires pour former une troupe de 1 300 hommes.

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Dissidences Tribales et Consolidation

Des dissidences tribales persistent, notamment entre les bédouins de Bani Sakher, dirigés par Mithqal Al Fayez, favorisé par l’émir Abdallah et les bédouins d’Adwan de Balqa, dirigés par le prince Majed Adwan qui se rebelle en 1923 contre le jeune gouvernement transjordanien dirigé par Mezhar Ruslan. Arrivé à Amman en août 1923, au cours d’une manifestation armée, le sultan Adwan réclame l’établissement d’un gouvernement constitutionnel. Après des négociations avec l’émir, un nouveau gouvernement est formé mais trois opposants sont arrêtés, dont l’écrivain et poète Mustafa Wahbi Tal, pour complot contre l’État puis exilés.

Avançant à nouveau sur Amman, les forces d’Adwan s’emparent de deux postes de gendarmerie. La légion, bien préparée, intervient et met en fuite les insurgés après une bataille féroce. Les prisonniers sont bannis dans le Hadjza tandis que le sultan Adwan et ses fils s’enfuient en Syrie. Cet épisode insurrectionnel fait comprendre à l’émir Abdallah la nécessité d’entretenir une force armée efficace, même si pour le moment cette force est toujours sous commandement britannique.

Cependant, la mission de sécurité intérieure de cette Légion se verra temporairement contrecarrée par la création, le 1er avril 1926 à Sarafand (Palestine), de la Transjordan Frontier Force destinée, qui, comme son nom l’indique, à défendre les frontières nord et sud de la Transjordanie, dont l’émir Abdullah était Honorary Colonel. Composée en grande majorité de Palestiniens, cette troupe est constituée au départ de trois escadrons de cavalerie de 120 hommes chacun et d’une unité d’infanterie dont le premier commandant est le lieutenant-colonel Frederick William Bewsher. Les escadrons et les compagnies étaient commandés par des majors britanniques secondés chacun par un autre officier britannique.

Les escadrons de cavalerie étaient composés de trois groupes de fusiliers, soit 36 hommes et d’un groupe de mitrailleurs (36 fusils et 4 mitrailleuses). Le groupe de reconnaissance tactique était normalement constitué en demi-escadron ou demi-compagnie commandés par des cadres locaux. La Légion arabe transfert une partie de son armement : artillerie, mitrailleuses, radios.

L'arrivée de Glubb Pacha

En décembre 1930, le major John Bagot Glubb, qui possède de solides connaissances sur les coutumes bédouines, est versé au sein de la Légion arabe comme commandant en second. L’année suivante, il crée la Patrouille du désert, exclusivement composée de bédouins, afin de lutter contre les raids entre tribus qui cesseront en 1932. Il persuade la TJSF de se retirer du désert au profit de cette patrouille d’une vingtaine d’hommes équipée de quatre camions et armée de mitrailleuses Lewis et Vickers. D’autres hommes étaient positionnés dans de petits forts disséminés dans la région et se déplaçaient en chameaux.

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Peake, parti à la retraite en mars 1939, Glubb lui succède à la tête de la Légion, qu’il va transformer en force militaire la mieux entraînée du monde arabe. La Légion arabe est également mise à contribution contre les forces françaises vichystes de Syrie et du Liban.

La Légion Arabe Pendant la Seconde Guerre Mondiale

En 1941, à la suite du coup d’état en Irak de l’ancien premier ministre Rachid Ali al Gaylani favorable aux forces de l’Axe. Le 29 avril 1941, les forces britanniques de l’aérodrome de Habbaniya sont alors assiégées par des unités de l’armée royale irakienne (estimée à 9 000 homme appuyée par une cinquantaine de canons), déclenchant le début de la guerre anglo-irakienne.

Le 12 mai 1941, les Britanniques, sous le commandement du Major-General J.G.W. Clark, rassemblent rapidement à Mafraq (Transjordanie) une troupe de 6 000 hommes pour secourir Habbaniya. Nommée la « Habforce », elle comprend une colonne volante de 2 000 hommes intégrant 350 hommes de la Légion arabe. Après Ar-Rutbah, deux pelotons de la Légion se dirigent vers la ligne ferroviaire Mossoul-Bagdad à 400 km à l’Est. Le raid réussit, un train est intercepté. Le gouverneur de Mossoul est tué dans l’attaque et le chef de la police est capturé.

Le 1er juillet 1941, à 80 km au Nord-Est de Palmyre, la Légion arabe, commandée par le lieutenant-colonel Norman Lash et le capitaine Imrie, est engagée contre une colonne vichyste (2e Compagnie légère du désert) qui est mise en déroute. Pour un mort et un blessé dans ses rangs, la Légion arabe tue 11 soldats ennemis et en capture 80, dont 5 officiers, ainsi que 6 automitrailleuses, 4 camions et 12 mitrailleuses. Cette déroute porte un sérieux coup au moral des troupes vichystes à Deir ez Zor et à Palmyre.

La Guerre Israélo-Arabe de 1948

Le mandat britannique sur la Transjordanie se termine le 22 mars 1946. Le 25 mai, l’émir Abdallah devient Roi et déclare son pays indépendant. Le 14 mai 1948, à minuit, le mandat britannique sur la Palestine prend fin. L’État d’Israël est proclamé le 14 mai dans la galerie principale du musée de Tel-Aviv par Ben Gourion, président de l’Agence juive, qui devint le Premier ministre du nouvel État juif. L’immigration transocéanique juive en Palestine s’était accentuée durant les années 1932-1939 qui en absorba 46%. En 1929 de graves incidents avaient éclaté entre Arabes et Juifs. Entre 1940 et 1948 l’immigration continua grâce aux quelques 111 000 entrées clandestines. La création d’Israël va bouleverser la configuration géopolitique de la Jordanie.

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Le roi Abdallah, opposé à une nouvelle partition de la Palestine proposée par la résolution 181 de l’ONU, envoie la Légion arabe pour protéger les Palestiniens. Désormais cette force militaire du royaume jordanien compte jusqu’à 25 000 hommes. La coalition arabe (Égypte, Liban, Syrie, Irak et Transjordanie) déclare la guerre à Israël. Les troupes arabes, commandées par le roi Abdallah, comprennent 24 000 soldats dont 4 500 hommes de la Légion arabe. Des 65 000 hommes en état de porter les armes dont disposait Israël, seuls 5 000 appartenaient à la Palmach, une formation relativement bien armée.

Engagements et Pertes

Le 15 mai, la Légion traverse le Jourdain et pénètre en Palestine. Les hommes, toujours commandés par Glubb « Pasha », ont un moral d’acier et sont acclamés par la population dans les rues de Amman lorsqu’ils y ont défilé quelques jours auparavant. Pour atteindre Jericho, la Légion est obligée d’emprunter un défilé propice aux embuscades. Glubb décide de n’envoyer que les 1ère et 8e compagnies de l’unité qui doivent progresser vers le mont des Oliviers. La piste est rendue carrossable grâce à Glubb qui a utilisé une main d’œuvre locale payée par la caisse de sa cantine, soit 4 000 livres sterling.

Comme les Britanniques avaient insisté pour qu’il n’y ait aucune unité de la Légion arabe en Palestine pour la fin du mandat, cela procure un avantage tactique certain à l’organisation israélienne Palmach qui pénétra dans Jérusalem par la porte de Damas. Le 18 mai à 8 h 00, Glubb envoie la 1ère compagnie dans la vieille ville. Le commandant Bob Slade, commandant en second du 2e régiment, reçoit ses ordres : « Entrer dans Jérusalem avec pour objectif de défendre la vieille ville tout en la laissant intact. Nettoyer tout le quartier arabe depuis Cheik Jarrah jusqu’à la porte de Damas ».

Sa colonne se compose d’un escadron d’automitrailleuses, de pelotons de canons de 57 mm (portée efficace 900 m) dont les points forts sont leur petite taille et leur manœuvrabilité, et de mortiers de 81 mm (portée 2 500m) ainsi que de deux compagnies du 5e régiment et de la 8e compagnie du 6e régiment. Les Israéliens ont dressé de gros blocs de bétons qu’il faut détruire à coups de canons antichars de 87,6 mm (25 livres) à bout portant… sous le feu de l’ennemi. Le major Slade est blessé en inspectant un de ces blocs de béton.

Formés aux raids dans les grands espaces, les combats de rues sont difficiles pour les soldats de la Légion qui progressent lentement subissant pas des pertes importantes. Ils reçoivent des renforts dans l’après-midi provenant de deux compagnies du 1er régiment. Les pelotons et les sections sont répartis dans toute la ville, souvent sans pouvoir communiquer entre eux. Configuration classique du combat en zone urbaine, ils évoluent dans un environnement dense au milieu d’une population terrorisée.

En soirée du 20 mai, le lieutenant-colonel australien Gordon Newman, basé à Naplouse à une distance de 65 km, reçoit l’ordre de faire mouvement vers Jérusalem pour apporter des renforts. Ses éléments seront fixés à Notre-Dame-de-France par des feux nourris de mitrailleuses israéliennes durant plusieurs jours. Par manque de communication, il est extrêmement difficile pour les chefs d’influer sur les opérations en cours.

Le 25 mai, la Légion a subi de grosses pertes même si l’attaque israélienne a été stoppée. Elle contrôle néanmoins la vieille ville mais le besoin de réorganiser le dispositif devient une nécessité. Le 26 mai, une compagnie du 1er régiment est envoyée sur une position clé qui est une ancienne station radar dans laquelle sont positionnés une soixantaine d’Israéliens, enterrés dans des tranchées couvertes d’un réseau de barbelés. Mortiers et canons de 87,6 mm fournissent l’appui-feu qui ne peuvent endommager les barbelés qui devront être sectionnés à la main. L’assaut est sanglant pour les « légionnaires » qui compteront 3 tués et 13 blessés mais enlèveront la position au pris de 13 morts chez les Israéliens, qui lanceront plusieurs attaques sur Latroun dans laquelle 1 200 Jordaniens sont opposés à 6 500 Israéliens.

Trêve et Continuation des Combats

Le 25 mai, ils envoient l’équivalent d’une brigade soutenue par un intense bombardement aux mortiers. Ils devront pourtant se retirer en laissant de nombreux morts sur le terrain. Jusqu’au 11 juin, les attaques se poursuivront sans succès. Le 4e régiment de la Légion, qui n’est pas composés de bédouins, s’est admirablement battu alors qu’il avait été formé seulement trois mois avant cet engagement. Le 28 mai, David Ben Gourion publie sa Quatrième Ordonnance officialisant la création de l’armée d’Israël « Tsahal » qui absorbe la Haganah.

Le 29 mai surviendra une nouvelle qui sera une véritable douche froide pour la Légion. Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution britannique demandant une trêve des combats durant quatre semaines et aux officiers réguliers britanniques de se retirer à l’Est du Jourdain. Sont concernés les deux commandants de brigade, trois comandants de bataillon, tous les officiers d’artillerie et tous les officiers d’état-major divisionnaire.

Durant la période de cessez-le-feu, la Légion envoie une compagnie de garnison occuper les deux villes arabes de Lydda et Ramla même si pouvoir tenir ces deux villes relève du miracle en cas d’attaque israélienne d’envergure. Le 11 juillet, la population terrorisée fuit l’attaque israélienne. Les combats qui s’ensuivent sont durs et désespérés, particulièrement lorsque le 2e régiment parvient à reprendre le village d’Al Burj après avoir avancé à découvert sous un déluge de feu sur deux kilomètres. L’attaque est conduite par un peloton d’automitrailleuses commandé par un bédouin intrépide, Hamdan el Biluwi qui est l’une des dix premières recrues de Glubb en 1930. Il sera grièvement blessé, lorsque son véhicule sera atteint par la munition à charge creuse d’un lance-roquette PIAT tirée par un Israélien déterminé. Son chauffeur est tué sur le coup.

Par l’attaque de ces villages les Israéliens espèrent reprendre la ville stratégique de Latroun. Le 18 juillet, la Palmach lance une nouvelle attaque est lancée avec l’appui de cinq chars, d’automitrailleuses Bren et de plusieurs semi-chenillés. Le 2e régiment de la Légion arabe qui défend Latroun a hissé sur le toit du commissariat un canon antichar de 57 mm qui donnera du fil à retordre aux Israéliens. Touché plusieurs fois, avec des servants tués qui sont automatiquement remplacés, le canon résiste fièrement et parvient à détruire ou à endommager tous les chars ennemis. Les Israéliens sont stupéfaits par ce fait d’armes.

Cette guerre entre Arabes et Israéliens se poursuivra avec des combats sporadiques jusqu’au 24 février 1949, date où les Égyptiens acceptent un armistice avec Israël qui sera ensuite conclu avec la Jordanie le 11 mars. Les accords d’armistice de Rhodes de 1949 mettent fin à la première guerre israélo-arabe. Le roi Abdallah pouvait se sentir fier de sa Légion car des différentes unités arabes déployées dans le conflit, elle a été la seule force militaire à afficher une attitude véritablement agressive doublée d’un esprit de corps qui lui soit propre. Le soldat arabe, de souche bédouine, est robuste, résistant, a besoin d’une formation appropriée et d’un commandement efficace ; ce qui fut le cas pour la Légion arabe.

Le 20 juillet, le roi Abdallah est assassiné, sur les marches d’une mosquée de Jérusalem, par un Palestinien, partisan du mufti Haj ...

L'Arme à Feu : Évolution et Impact Militaire

Le médiéviste Alain PARBEAU nous fait partager toute une vie de recherches et de connaissances sur le début de l’arme à feu. Les données balistiques (performances des projectiles de tir) citées dans cet exposé, font suite à des tirs réalisés par l’auteur avec des répliques d’armes et des armes authentiques, avec des chargements soignés et estimés proches de ceux de leur époque d’origine. Ils sont publiés à titre indicatif, pour donner une idée de la puissance des armes anciennes. Il est évident que ces résultats peuvent s’avérer différents si l’on emploie d’autres charges.

Au VIIème siècle le feu grégeois : Mélange visqueux de poix, naphte, soufre, etc. (on ne connait pas sa composition exacte) qui enflammé, est projeté chaud et liquide sur l’ennemi, ses bateaux et ses constructions. Étant plus léger que l’eau, il flotte au-dessus, et ne peut être éteint par elle. Il est comparable au « Napalm , mélange gélifié d’essence de pétrole et de palmitate d’aluminium, très employé par les américains pendant la guerre du Vietnam (1955 à 1975).

Au VIIIème siècle après Jésus christ, invention de la poudre noire par les chinois (et peut-être aussi les Indiens). Il s’agit d’un mélange de Salpêtre (nitrate de potassium), soufre, et charbon de bois. Le salpêtre joue le rôle de comburant, apportant de l’oxygène et activant la vitesse de combustion du charbon de bois et du soufre. Ce mélange, lorsqu’il est de qualité et comprimé dans un canon, brûle à la vitesse d’environ 300 à 600 mètres par seconde (suivant sa granulométrie), ce qui constitue une explosion de type « déflagration » (vitesse d’inflammation inférieure au km/seconde).

Vers 1150 - 1200, utilisation de la poudre noire par les arabes (qui l’ont empruntée aux chinois via le moyen orient). Sous la forme de canon rudimentaire à main le « Madfaa » qui propulse une flèche trapue à courte distance.

Vers 1280 redécouverte de la poudre en Europe et création de pots de fer à « traire garrot . Ce type de canon primitif, propulse une grosse flèche appelée « Garrot . Il cherche par ce fait à concurrencer l’espringale, sorte de grosse arbalète sur roues.

En Août 1324, apparait une des premières utilisations en France d’une bombarde pour l’attaque de la ville de la Réole (Gironde). Celle-ci est montée sur un fût en bois, et posée à même le sol. Son pointage rudimentaire, se fait à l’aide de cales de bois glissées sous le fût.

Vers 1370, l’hacquebute (primitive) : Littéralement « canon à croc » du germanique « hakenbüchse , destinée à tirer en crochetant un mur ou une palissade avec son croc de fer situé en dessous de l’arme pour que le mur encaisse le recul à la place du tireur. Elle comporte un long fût de bois (ou parfois de fer), à l’avant duquel est fixé un canon de fer de courte dimension (20 à 25 cm). Son calibre fait généralement de 18 à 28 mm. Une balle ronde en plomb, de 18 mm de diamètre part à la vitesse de 130 mètres par seconde, avec une charge de 4 grammes (7 grammes au moyen âge) de poudre noire. Allumage au boutefeu à mèche ou par un ringard chauffé au rouge. (Une planche de pin de 3 cm d’épaisseur est traversée à 15 mètres).

Vers 1460 jusqu’à 1660, l’arquebuse, mot découlant d’hacquebute : C’est une arme à feu, à fût de bois, véritable ancêtre des carabines, mousquets et fusils, que l’on tient sous l’aisselle ou que l’on commence à épauler. La mise à feu est faite par un « serpentin » en fer fixé sur le côté du fût et tenant une mèche.

En 1520, l’arquebuse à canon rayé (rainuré) hélicoïdalement : Il semble que le germanique Auguste Kotter, remarquant que les « viretons d’arbalète » (traits aux ailerons inclinés qui partaient en tournant sur eux-mêmes) avaient une plus grande précision que les « traits classiques » comme le « carreau . Il inventa le « rayage (rainurage) hélicoïdal » de l’intérieur des canons d’arquebuses. Cela apporta une précision nettement plus efficace de l’arme par stabilisation gyroscopique de la balle dans l’espace, et une augmentation de puissance en supprimant les fuites de gaz propulseurs des armes à canon lisse dont la balle était plus petite que l’âme du canon.

Le mousquet était né. Le nom « mousquet » provient de l’italien « moschetto , issu du latin « musca , la mouche, à cause de la balle (qui sifflait et qui était invisible en vol comme une mouche aux oreilles des soldats. Le mousquet peut être interprété comme le « lanceur de mouche ).

Vers 1520 Apparition d’une forme très réduite de l’arquebuse à rouet, le pistolet. Le pistolet, arme tenue à la main, est rendu possible grâce à la platine à rouet, qui permet de le porter dans des fontes fixées à l’avant de la selle du cheval, et prêt à faire feu.

Initiée par Louvois, ministre d’état, et sur le conseil du maréchal de Vauban, Louis XIV, généralisera par ordonnance la platine à silex à la française (déjà partiellement en service dans l’armée depuis 1660 sur des mousquets allégés dits à fusil) , sur les mousquets en allégeant leur poids en 1703.

Les travaux sur les agents chimiques explosant suite à un choc, réalisés par le chimiste français Bertholet, comme le fulminate de mercure et le muriate de potassium, amenèrent le pasteur écossais Alexandre John Forsyth en 1808 à concevoir la première platine à percussion par chien (sans pierre) dite à « flacon de parfum , n’utilisant pas le silex, mais le fulminate de mercure, sur un fusil de chasse.

La mitrailleuse est une arme à feu dont la cadence de tir (en rafale) permet de faucher une charge de cavalerie ou un assaut d’infanterie à une portée pratique d’environ 600 m. Ces armes pesantes imposent, pour les déplacer, un attelage de chevaux. Hiram Maxim (1840-1916), inventeur américain, brevette en 1884 la première mitrailleuse transportable par deux ou trois hommes et tirant, en mode automatique, la même munition que le fusil d’infanterie.

En Allemagne, les mitrailleuses Maxim sont introduites dans les Dragons de la Garde du Kaiser dès 1888. L’armée russe, qui a employé la Vickers-Maxim britannique durant la guerre russo-japonaise, met au point sa propre version du système Maxim : la PM 1905 (Pulemet Maxima Obrazets) puis la PM 1910. La France, contrairement aux autres puissances, ne choisit pas un système de refroidissement à eau, mais à air, avec le modèle 1905 de l’arsenal de Puteaux. Son défaut demeure l’échauffement de la bouche : d’où usure, évasement et perte de précision. La manufacture d’armes de Saint-Étienne apporte des améliorations (mécanisme à emprunt de gaz) et la Saint-Étienne modèle 1907 est mise en service à partir de 1909.

Tableau récapitulatif des Événements Clés

Date Événement
Juin 1916 Grande Révolte Arabe contre l'Empire Ottoman
1921 Création de la Légion Arabe en Transjordanie
1948 Guerre Israélo-Arabe
24 Février 1949 Armistice entre l'Égypte et Israël
11 Mars 1949 Armistice entre la Jordanie et Israël

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