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Nicolas Dupont-Aignan, figure politique française, a souvent été au centre de controverses en raison de ses positions et de ses alliances politiques. Cet article se penche sur certaines de ces polémiques, en analysant les réactions qu'elles ont suscitées et les enjeux qu'elles soulèvent.

Les Méthodes du "Petit Journal" et les Cibles Politiques

L'émission "Le Petit Journal", diffusée sur Canal +, a été critiquée pour ses méthodes de présentation de l'information, souvent jugées partiales. Plusieurs personnalités politiques, dont Nicolas Dupont-Aignan, ont fait les frais de ces "trucages et de ces détournements".

Dans l'émission du 23 janvier 2012, le candidat Nicolas Dupont-Aignan s'exprime lors d'un meeting à propos de l'euro et du franc. Puis Barthès ajoute : « Et à la sortie, interview des militants. » On voit ensuite trois personnes interrogées répondant avec quelques difficultés aux questions de l’équipe du « Petit Journal ». Or le meeting se terminait à 17 h 30, et lors de cet entretien avec les militants, il faisait encore bien jour… alors que nous sommes en plein hiver. En réalité, les militants ont été interrogés avant le meeting. Ce qui change tout. Pour arriver à ses fins, Barthès est donc prêt à n’importe quoi.

Ces quelques exemples illustrent plutôt bien le journalisme selon la méthode Barthès. A cette constante malhonnêteté s’ajoute le mépris systématique des « petits candidats ». Lors de l’émission déjà mentionnée consacrée à Dupont-Aignan. Un militant du mouvement Debout la République suggère qu’« il faut sortir de l’euro et garder une monnaie commune, pour faire des échanges entre nations. » Commentaire railleur de Barthès : « OK, il faut virer l’euro, mais garder l’euro ». De l’art de faire rire en disant n’importe quoi : quoi que l’on en pense, il est parfaitement concevable de disposer à la fois d’une monnaie nationale (le franc) et d’une monnaie commune pour les échanges internationaux (l’euro).

La Polémique de l'Appel à Voter pour Marine Le Pen

Ce vendredi soir, Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle pour le parti Debout la France a appelé à voter pour Marine le Pen au second tour. Il fera même campagne avec elle.

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Dans la foulée de l'annonce, le vice-président du parti a annoncé mettre fin à ses fonctions auprès du parti. En revanche dans les Pyrénées Atlantiques, le secrétaire départemental Pascal Lesellier soutient la décision de Nicolas Dupont-Aignan. " Les patriotes ont fait 47%, ils sont majoritaires, donc le choix est "conforme" pour Pascal Lesellier.

Réactions et Condamnations

Ce week-end, il a appelé à ne pas "laisser repartir vivants les députés En Marche ! s’ils votent le projet loi Pacte". Une phrase qu'il a qualifiée de "blague" mais qui indigne les députés de la majorité.

Peu de temps après les déclarations de Nicolas Dupont-Aignan, le président du conseil départemental de l'Essonne, François Duvovray (LR), avait pris le micro pour remettre un peu le président de Debout la France, en place. Il a rappelé que "le rôle d’un élu n’était pas d’appeler au lynchage d’autres élus".

L'Ethos et la Rhétorique de Nicolas Dupont-Aignan

La première chose qui caractérise la rhétorique de Nicolas Dupont-Aignan, c’est sa tendance à métadiscourir, c’est-à-dire, à produire un discours sur son discours. Invité de BFMTV jeudi 20 janvier, le candidat Debout la France à l'élection présidentielle a passé une bonne partie de cette interview à nous expliquer de quoi il veut parler dans cette interview.

Nicolas Dupont-Aignan rejette donc l’utilisation de polémiques et de petites phrases ! Alors, c’est tout à son honneur, et cela me semble plutôt cohérent avec sa volonté de parler du fond. Mais est-ce cohérent… avec le reste de son discours ?

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Nous avons là trois unités de sens qui sont à la fois ramassées, décontextualisables, métaphoriques et hyperboliques… C’est la définition même de la petite phrase, c’est-à-dire la formule choc, volontairement exagérée afin de marquer les esprits. C'est assez classique à chaque campagne, à ceci près que Nicolas Dupont-Aignan nous a répété, dans la même interview, vouloir s’en détourner !

Tout ceci nous montre, finalement, les dangers du métadiscours. Produire du commentaire sur sa propre parole, et donc, par contraste, sur la parole de ses adversaires, cela peut certes se révéler efficace… à condition de ne pas être pris à défaut. C’est ce qui arrive ici à Nicolas Dupont-Aignan.

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