Les mines antipersonnel représentent une menace constante pour les populations civiles dans de nombreuses régions du monde. Assez rudimentaire, mais efficace, elles sont dangereuses. Ces dispositifs explosifs, souvent dissimulés dans le sol, continuent de causer des blessures graves et des décès, longtemps après la fin des conflits armés.
Il existe différents types de mines antipersonnel, chacune ayant ses propres caractéristiques et mécanismes de déclenchement :
Certaines mines sont constituées d’un petit bloc de béton rempli d’éclats de fonte. Le déclenchement se fait par un fil tendu relié à l’allumeur. D'autres sont entièrement en acier et donnent une réponse magnétique, sauf au détecteur magnétique. Accueille plusieurs types d’allumeur. Extrêmement dangereuse à désamorcer.
Les mines antipersonnel sont redoutables et peuvent avoir des conséquences dévastatrices :
Le malheureux dévia de sa route et mis le pied sur un allumeur qui m’a arraché le pied gauche. Dob Laus ne connaît pas sa date de naissance mais sait parfaitement quand il a été amputé du membre inférieur. L'explosion l'a projeté en l'air, tuant un voisin qui se tenait à ses côtés. « Je suis devenu une charge pour ma famille », conclut-il.
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Malgré les dangers, des efforts considérables sont déployés pour déminer les zones touchées et sensibiliser les populations aux risques :
L’ensemble fortifié allemand situé sur la pointe Saint-Samson à Plougasnou au lieu-dit de Pierre Double a été construit en 1943-1944 sous maîtrise d’ouvrage de l’Organisation Todt. Ce "nid de résistance" (Widerstandsnest) appartenait au groupe défensif côtier de Morlaix (Küsten-Verteidigungs-Gruppe, abrégé "KVGr"), sous-groupe de Lanmeur. Cette position d’infanterie avait pour objectif la défense de la plage de Saint-Samson contre un débarquement. Son effectif peut être évalué à une vingtaine de soldats de l’armée de terre (Heer).
D’après les plans allemands de minage, la plage de Saint-Samson était couverte par des obstacles anti-débarquement dont certains minés. Coté terre, à l’exception du chemin d’accès, les approches de l’ensemble fortifié étaient protégées par un champ de mines numéroté "Elorn 1/130" (section A) composé de 129 mines antipersonnel type "Schützen Mine 42" (SchüMi 42). Le canon antichar était positionné dans un emplacement à ciel ouvert avant sa mise sous casemate qui intervient après le troisième trimestre 1943 (date de création du plan-type).
L’ensemble fortifié de la pointe Saint-Samson est évacué le 3 août 1944 lors du repli des troupes allemandes vers la Festung Brest. La ville de Morlaix est libérée le 8 aôut1944 par l’armée américaine. Servant d’habitat à des chiroptères (chauves-souris), certains bunkers de la pointe Saint-Samson ont été dotés en 2007 d’une grille de protection avec barreaux horizontaux.
Cet ensemble fortifié se compose de :
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Seules les dalles de couvertures des bunkers émergent du sol dunaire. Orientée vers le nord-est, la casemate abrite à l’origine un canon antichar de 7,5 cm afin de prendre la plage en enfilade depuis le sud. Situé au centre de l’ensemble fortifié, le bunker de type VF2c (Gruppenunterstand ; Verstärkt Feldmässiger) sert de poste de commandement (Gefechtsstand).
Quoiqu’envahis par la végétation et pour certains remblayés, les bunkers sont dans un bon état de conservation. Des vestiges de tranchées sont encore visibles entre les bunkers (état en 2002). Les accès aux bunkers ont été fermés.
| Type de Mine | Système de Mise à Feu | Explosif | Pression de Déclenchement | Particularités |
|---|---|---|---|---|
| Tellerminen | ZZ 42 | Explosif lourd | 150-180 kg | Destinées à détruire les véhicules blindés |
| Mines A.P. (Antipersonnelles) | Inconnu | TNT 450 g (Triple charge) | Inconnu | Dangereuses |
| Schützen Mine 42 | Inconnu | Inconnu | Inconnu | Utilisées dans les champs de mines |
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