Cet article se propose d’explorer une forme musicale qui, bien qu’originaire du Mexique, connaît actuellement un succès croissant aux États-Unis, au point que la Californie est devenue son principal centre de production et diffusion. Cette forme, connue sous l’appellation générique de Movimiento Alterado, constitue une des évolutions les plus récentes des narcocorridos.
Au cours de cet article, je m’interroge sur la nature de ces chansons et sur leur éventuelle dimension poétique, eu égard à la violence de leur thématique et à la forme souvent crue et explicite qu’elles adoptent pour en témoigner.
La forme musicale utilisée par les artistes du Movimiento Alterado, les corridos, a des origines très anciennes et parfaitement respectables. Il s’agit des ballades narratives en forme de récits épiques, qui se sont développées des deux côtés de la frontière entre le Mexique et les États-Unis, dans la seconde moitié du xixe siècle. Dans les premiers temps, les corridos sont soit déclamés, soit chantés, en espagnol, sur un accompagnement de guitare ou de violon.
Les premiers corridos traitent de sujets d’actualité, à la manière d’une presse populaire : crimes, accidents, inondations, conflits entre fermiers, rivalités amoureuses. Ils mettent par ailleurs souvent en scène des conflits interethniques, des affrontements entre la population mexicaine ou mexicaine-américaine et les forces de l’ordre étatsuniennes, les rinches (prononciation hispanisée du terme américain rangers, la police des frontières). Dans ce type de corridos, des individus isolés et hors-la-loi luttent avec courage et noblesse contre les représentants de l’autorité, gagnant ainsi le respect des opprimés. En général, ils meurent sans se rendre, après avoir tué le plus d’ennemis possible. Cette dimension épique se retrouve également dans les corridos écrits pendant la Révolution mexicaine (1910-1921), les héros étant cette fois des révolutionnaires tels que Pancho Villa ou Emiliano Zapata qui luttent contre le régime corrompu de Porfirio Díaz.
Beaucoup de ces corridos révèlent une dimension qui se retrouve de façon sous-jacente dans leur évolution contemporaine : l’amertume de la communauté mexicaine face aux spoliations territoriales imposées par les États-Unis via divers traités, cessions ou ventes forcées (traité de Guadalupe-Hidalgo, 1848 ; Gadsden Purchase, 1853).
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Un héros récurrent des corridos de conflit interethnique est le contrebandier. À la fin du xixe siècle, la contrebande se fait surtout des États-Unis vers le Mexique : produits de luxe, épices, tissus et armes. À partir des années vingt, cependant, avec la mise en place aux États-Unis de la Prohibition, le sens du trafic s’inverse ; il concerne d’abord l’alcool, puis, à partir des années trente, cocaïne, morphine et marijuana. Les corridos suivent cette évolution et deviennent des narcocorridos, focalisés, comme leur nom l’indique, sur la contrebande de substances toxiques et les violences qu’elle entraîne : « Los Tequileros » (les passeurs de tequila), « Contrabando de El Paso », « Por Morfina y Cocaína », « La Cocaína », « La Marihuana », « El Contrabandista », « Carga Blanca » (la cargaison blanche), « Tragedia de Los Cargadores » (la tragédie des passeurs).
Après une phase de déclin, les narcocorridos ressurgissent dans les années soixante-dix pour ne plus quitter le paysage musical mexicain-américain, grâce en particulier à un groupe originaire du Sinaloa et installé à Los Angeles, Los Tigres del Norte, dont l’album Contrabando y Traición (1974) contient plusieurs chansons abordant le trafic de drogue. L’album connaît un succès considérable, concrétisé par un album plus tardif, Corridos Prohibidos (1988). Des dizaines d’artistes, dans les États du nord du Mexique comme aux USA, leur emboîtent le pas, écrivant des centaines de narcocorridos dont plusieurs sont adaptés au cinéma pour des films de série Z. Néanmoins, seul un groupe comme Los Tigres del Norte transcende les limites du genre dans la mesure où ils ne traitent de la drogue qu’en tant qu’elle fait partie de l’expérience de déterritorialisation des immigrants mexicains et en abordant les problèmes de corruption, d’immigration illégale, etc.
Les narcocorridos se sont depuis subdivisés en plusieurs sous-genres, corridos perrones (cool), pesados (lourds), enfermos (malades), blindados (défoncés), progresivos (progressifs) et enfin ceux qui nous intéressent ici, alterados, terme qu’il faut comprendre au sens de « état mental modifié », sous l’emprise d’un stress intense ou de substances.
Cette variante existe depuis la fin des années 2000 et regroupe une nouvelle génération de chanteurs dont El Komander est le chef de file. El Komander, de son vrai nom Alfredo Ríos, est originaire de Culiacán, dans le Sinaloa, et a reçu une formation musicale dans différents styles traditionnels mexicains : canción, nueva canción, mariachi et banda. Le style banda est précisément ce qui constitue la forme stylistique de base des corridos du Movimiento Alterado. La banda, originaire elle aussi du Sinaloa, est dominée par les cuivres (notamment le sousaphone, genre de tuba qui marque les basses) et les percussions, souvent complétés par un accordéon et un bajo sexto, type de guitare utilisée elle aussi pour marquer des lignes mélodiques de basse. Le répertoire de la banda est constitué principalement de polkas et de valses virevoltantes, reflet de ses origines allemandes.
El Komander a été découvert alors qu’il travaillait dans une petite boutique de vêtements de Los Angeles par les frères Omar et Adolfo Valenzuela, deux jeunes producteurs mexicains-américains originaires eux aussi du Sinaloa et qui ont fondé à Los Angeles en 1991 la société de production Twiins. Les jumeaux ont créé le terme Movimiento Alterado pour décrire le style des artistes qu’ils produisent, fusion des caractéristiques musicales de la banda avec l’esthétique et les thématiques du gangsta rap.
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De toute évidence, il se passe quelque chose de nouveau dans ces corridos suffisamment violents et ambigus pour qu’au Mexique les autorités en interdisent la diffusion à la radio et que parfois les simples citoyens cherchent à les bannir des États où sévissent le plus les narcotrafiquants.
L’étude des corridos révèle un certain nombre de traits spécifiques. Sur le plan stylistique, comme pour les premiers narcocorridos, on constate l’absence de termes vulgaires ou sexuels, contrairement au rap africain-américain. Leur structure est pour l’essentiel identique à celle des tout premiers corridos : l’artiste commence par saluer son public et présenter son histoire, vient ensuite le récit proprement dit.
On peut par ailleurs déceler quelques nouveautés importantes, une façon différente d’aborder le sujet du trafic et de la consommation de drogue. Tout d’abord, la narration est confiée à une première personne qui n’est plus le corridista (le chanteur) lui-même, mais le narcotrafiquant, anonyme ou célèbre. On ne chante plus à propos des trafiquants, on chante en prétendant en être un.
La violence s’affiche sans retenue, dans les textes, les vidéos ou sur scène : les armes sont très présentes, qu’il s’agisse de pistolet, de kalachnikov (dont la forme stylisée constitue le logo de El Komander) ou de bazooka ; on dépeint les règlements de comptes, les exécutions, les tortures, sans émotion ni pathos, sans commentaires moralisateurs ni expressions de remords. Les narcocorridos alterados font par ailleurs l’apologie de la vida loca, le mode de vie des drug lords, les barons de la drogue : consommation massive de drogue, d’alcool, de femmes, de vêtements et de voitures de luxe. Contrairement aux premiers corridos de contrebande, l’accent est mis plus sur le mode de vie des trafiquants et leur richesse que sur ce qui était jadis présenté comme leurs « qualités » : courage et sens de l’honneur.
Une des nouveautés majeures des narcocorridos du Movimiento Alterado est de créer un effet de réel grâce à plusieurs techniques. Ils ont fréquemment recours au name-dropping de marques de vêtements de luxe (Dolce & Gabbana, Armani), d’armes (M16, AK 47) ou de véhicules coûteux (BMW, Escalade, Lobo, Land Rover, Cheyenne, Tahoe, Raptor, Hummers). Le même principe s’applique aux noms de trafiquants célèbres et à des lieux ou des événements réels liés à des faits marquants du trafic de drogue.
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Comment lire ces textes, comment écouter ces chansons ? La description explicite, souvent complaisante, voire admirative, de comportements abjects et de violences brutales a-t-elle une quelconque valeur esthétique ? Peut-on encore parler de forme artistique ? Suffit-il de mettre l’horreur en mots, en images et en musique pour créer une poésie urbaine ? Quelle forme la description de la réalité doit-elle prendre pour pouvoir accéder au statut de forme artistique ?
Rappelons en préalable un principe évident : les hypothèses que nous allons formuler ne constituent bien évidemment que des approches supplémentaires et complémentaires à un mouvement musical particulièrement ambigu et polysémique. Les corridos alterados sont tout autant « des chants de louanges, des récits historiques, des systèmes de valeurs et/ou de contre-valeurs, des bulletins d’information ». Ils sont à la fois chants de guerre visant à terroriser l’ennemi ou attirer de nouveaux membres, contre-histoire prenant ses distances avec les récits officiels, sources d’informations internes sur la vie quotidienne des gangs et, à ce titre, chronique alternative des années 2010.
Je vais néanmoins proposer quelques pistes de réflexion quant à la nature de ces corridos. On peut tout d’abord leur prêter une fonction rédemptrice. La proximité que ces corridos établissent avec les narcotrafiquants, dont ils narrent les exploits à la première personne et de façon explicite, transforme la vision que nous pouvons avoir de ces gangsters et en donne une image proche de celle du « bandit social » : un individu marginal qui, sur le modèle de Robin Hood, accède au pouvoir et à la richesse en défiant les autorités et en courant des risques, y compris celui de perdre la vie. En devenant riche, il venge les défavorisés, les humbles et les démunis, il rachète leur misère, et ses exploits démesurément amplifiés dans des récits héroïques servent d’exutoire pour les populations dont ils sont issus.
Dans les alterados, l’absence de commentaire distancié qu’implique le récit à la première personne et l’absence de conclusion (despedida) qui servait de morale populaire renforcent l’identification de l’auteur au héros-narrateur et donc l’éventualité d’une perspective rédemptrice. Pour beaucoup, « au Mexique, beaucoup considèrent les narcos comme des opprimés qui s’en sont sortis, des self-made men à l’américaine ». Pour les nombreux Mexicains-Américains en situation illégale, qui vivent dans la crainte permanente d’être arrêtés et renvoyés dans leur pays d’origine, les exploits de Mexicains ayant du pouvoir ont un effet libérateur et procurent un sentiment de puissance. C’est ce que El Komander exprime ainsi : « les gens aiment les histoires sur les méchants. Ils en font leur héros. Je ne sais pas pourquoi, ça plaît de voir des mauvais garçons devenir riches et puissants, quoi qu’ils fassent », et ce que confirme son producteur Valenzuela : « Tout le monde, à un moment de sa vie, aimerait être un narco, même le président, parce que c’est une question de pouvoir. Vous ne pouvez imaginer à quel point les chanteurs adorent les narcos.
Cette fonction rédemptrice est renforcée par le fait que, contrairement aux représentants du gouvernement accusés de corruption et d’inefficacité, certains trafiquants améliorent la vie quotidienne de leur région d’origine en fournissant électricité, matériel agricole, routes, écoles, dispensaires, maisons de retraites, stades et même églises. À tel point que certains chanoines ou évêques ont publiquement cité en exemple (avant d’être condamnés par leur hiérarchie) de généreux donateurs comme Rafael Caro Quintero et Amado Carrillo, narcotrafiquants notoires.
Un dernier argument renforçant la lecture rédemptrice est que les trafiquants, issus de milieux ruraux, géographiquement périphériques et souvent méprisés par les classes dominantes mexicaines, redonnent fierté et honneur à ces régions. Or les corridistas du Movimiento Alterado sont eux aussi issus de ranchos, bourgs agricoles isolés dans les sierras, ils sont eux aussi, au nord comme au sud de la frontière, considérés comme stupides et méprisables. En devenant des stars, ces chanteurs redonnent à leur public un moyen de considérer avec fierté leurs origines rurales modestes. Dans « Soy de Rancho » (2013), El Komander fait sans aucune gêne l’apologie de ses goûts plébéiens : « je monte à cheval, l’odeur du bétail, les sacs de foin, le cri du coq ». Le style vestimentaire ranchera est désormais une mode à succès, y compris à Los Angeles et même chez les Anglos (les Étatsuniens blancs d’origine non-hispanique). Les Chicanos (les Mexicains-Américains) les plus fortunés achètent de somptueux vêtements de vaquero (le cow...
Kurdistan est son nom de guerre. C’est un petit bout de femme, jolie, les cheveux nattés, qui commande un bataillon d’une centaine de filles stationné quelque part à proximité de la ligne de front. Les soldates, lorsque nous arrivons, à l’aube, sont à l’exercice. Mais elle nous entraîne dans une bâtisse où, avec une poignée de camarades s’asseyant, comme elle, la kalachnikov au sol, sur un tapis qui nous évite la froideur matinale du ciment brut, elle va raconter, d’une voix musicale, en prenant bien son temps, comment l’unité a vécu l’invasion turque.
Le bruit des avions couvrant l’avancée des tueurs au sol venus d’Afrin. Les deux blessées qu’on est allé chercher sur la route, sous le feu. Cette jeune héroïne, tuée à bout portant, dans un faubourg de Tall Abyad, dont le souvenir les hante. Et puis le moment où l’on a compris que les Américains allaient vraiment partir et qu’il fallait se replier pour sauver ce qui pouvait l’être de la Commune du Rojava et, un jour, contre-attaquer. Je pense aux femmes combattantes qui, dans « L’Iliade », étaient les protectrices des villes. Je pense à Penthésilée, reine des Amazones, qui aime Achille, l’affronte en combat singulier et, dans la version de Kleist, parvient à le tuer. La différence, c’est que ces jeunes femmes n’aiment ni leur ennemi ni quiconque. Ces guerrières sont mariées avec le Rojava comme des moniales avec le Christ. Ni séduction ni passion : le puritanisme laïque d’un peuple d’Antigones qui veille sur ses 11 000 morts de la guerre contre Daech et, désormais, contre Erdogan.
Des Kurdes, on dit qu’ils n’ont pas d’amis, sauf les montagnes. Dans ce Kurdistan syrien, tout en plaines, en longs villages à demi-construits et en puits de pétrole rudimentaires, il n’y a même pas de montagnes. Est-ce à dire qu’ils n’ont, ici, pas d’amis du tout ? Je pose la question à Fawza Youssef, écrivaine, féministe et membre de la direction collégiale du Rojava. Non, proteste-t-elle en substance, à Qamishli, dans les bureaux surchauffés de l’Administration for Self-Management of Northern and Eastern Syria. Les démocraties sont nos amies. Les sociétés civiles sont nos amies. Et cette société-ci, la nôtre, celle que nous sommes en train de bâtir, est encore notre amie. C’est une société égalitaire. Elle ne tient compte ni des différences de religion ni des races. Et, contre la loi du patriarcat qui est la vraie maladie de l’islam, elle met femmes et hommes sur le même pied.
Fawza n’est pas marxiste. Elle est au courant, s’exclame-t-elle dans un éclat de rire qui adoucit son visage de pasionaria marqué par les luttes, du débat, en Occident, sur la fin du marxisme, et de la réputation faite au Rojava d’en abriter l’une des ultimes variantes. Mais on n’a pas besoin d’être marxiste pour, « comme en République française », conjuguer liberté, égalité, fraternité. Et ce mélange d’horizontalité et de génie spartiate, d’esprit libertaire et de discipline révolutionnaire, de communalisme écologique et d’internationalisme, c’est, insiste-t-elle, le pilier du Rojava et l’âme de sa résistance.
Aldar Khalil n’a pas de fonction officielle. Il est un vétéran parmi d’autres de ce peuple en armes qui construit, depuis 2011, sa République des Egaux. Et il n’est rien, m’assure-t-il d’un geste vague de la seule main qui lui reste, qu’un des inspirateurs d’une coalition de partis kurdes qui s’appelle le Mouvement pour une société démocratique. Mais, au respect dont chacun l’entoure, à l’empressement des sentinelles qui, lorsqu’il est arrivé, ont interrompu leur partie de backgammon et à son ton de feinte modestie quand il concède qu’il lui arrive bien de donner, oui, une recommandation par-ci, une directive par-là, je comprends que les choses sont plus compliquées et que, dans l’organisation réelle du Rojava, au sein de son comité invisible où nul ne doit, en principe, prendre le pas sur les autres, il est celui dont l’ascendant s’impose. Contrairement à Fawza, il a reçu une formation marxiste. Il est d’ailleurs le seul de nos interlocuteurs à assumer avec fierté le lien avec le PKK de Turquie. Et, lorsqu’il évoque et justifie les renversements d’alliance auxquels les Kurdes de Syrie, lâchés par l’Amérique, dos au mur, sont désormais condamnés, il me fait penser à Lénine, dont Isaac Babel disait qu’à l’inverse du Dieu de Pascal il écrit courbe avec une ligne droite. Même inflexibilité de la volonté. Même froideur dans l’analyse de la mécanique des événements. Et même art de la dialectique pour théoriser, comme le Lénine de Brest-Litovsk, l’amer compromis avec Bachar El-Assad et Poutine.
« Bonjour, mon général. Quelle est la situation sur le terrain ? » La voix hachée, au téléphone, est celle d’un jeune président qui, là-bas, dans Paris en proie aux grèves, prend quarante minutes de son temps pour s’inquiéter de l’état des forces kurdes et de ce qu’elles attendent de la France. Le général Mazloum Abdi est le commandant en chef de l’armée kurde à qui l’on doit le fameux « entre le génocide (Erdogan) et le compromis (Bachar), nous choisissons la vie » et que, depuis ce jour, les drones turcs traquent et ciblent partout où il est signalé. Et nous sommes là, pressés autour de mon iPhone et d’un interprète improvisé, dans le recoin le mieux connecté du lieu parfaitement improbable, mi-hôtel désaffecté, mi-faux Club Med en déshérence, où a été fixée la rencontre : il nous est apparu là, à la nuit tombée, sans armes, accompagné de deux officiers, en haut d’un escalier absurde et qui ne menait nulle part.
Il ne m’appartient pas de donner la teneur de l’échange entre Emmanuel Macron et l’ennemi public numéro un d’Ankara. Mais, si Aldar est le Lénine caché du Rojava et Fawza sa Kollontaï, il est, lui, Mazloum, son Trotski. Et, parmi les points en discussion avec la Syrie, il en est un qui est de son ressort et dont il a bien dit à son ami français, entre deux coupures de réseau et d’une voix que la pénombre rendait plus solennelle encore, qu’il n’est pas négociable : l’autonomie de son armée ; le maintien de sa chaîne de commandement ; et l’assurance qu’affectée à la seule défense du Rojava elle n’aura pas à tremper, du côté d’Idlib par exemple, dans telle sale bataille décidée par les criminels contre l’humanité de Damas. Cette exigence, à la fois vitale et dictée par l’honneur, la France, cette nuit-là, en a pris note…
| Thème | Description | Figure Clé |
|---|---|---|
| Narcocorridos Alterados | Évolution des ballades mexicaines traitant du trafic de drogue et de la vie des narcotrafiquants. | El Komander |
| Femmes Combattantes du Rojava | Rôle des femmes dans la défense du Rojava et leur engagement idéologique. | Kurdistan (nom de guerre) |
| Kurdistan Syrien | Quête d'autonomie et alliances complexes dans un contexte de conflit. | Fawza Youssef, Aldar Khalil, Mazloum Abdi |
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