Le revolver Bulldog 320 est une arme de poche qui a connu une grande popularité de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle. Cet article explore son histoire, ses caractéristiques techniques, ses utilisations et les aspects liés à sa collection et à sa restauration. Les revolvers de type Bulldog et Velodog sont pour la plupart très anciens !
La conception du revolver Bulldog remonte à 1868, mais c'est Henry Webley qui a breveté son arme en 1878. Conçue pour être facilement dissimulée dans une poche de manteau, elle est rapidement devenue populaire en Grande-Bretagne et en Amérique. À l'origine, l'appellation « Bulldog » est un nom commercial attribué à une version d'arme de gros calibre et compacte. En 1869, ce revolver « Webley RIC » est breveté. En 1878, Webley commercialise les premiers revolvers Bulldog. Puisque ce fusil connaît un grand succès, des armuriers britanniques et belges en font des copies.
Avant la production de cette arme à feu, l'enseigne a mis en vente le Webley RIC. Même si l'entreprise a déposé des brevets pour protéger le Webley RIC, il est abondamment copié, notamment en Belgique.
Le revolver Bulldog était apprécié pour sa taille compacte et sa puissance respectable pour une arme de poing. Le général de l'armée américaine George Armstrong Custer en portait une paire lors de la bataille de Little Bighorn. Un revolver .442 Webley British Bulldog a été utilisé par Charles J. Guiteau pour assassiner le président américain James A. Garfield le 2 juillet 1881.
Ces armes de poche, chambrées en .320 ou .380 Bulldog, étaient principalement destinées à la défense à bout portant, utilisées en dernier recours contre les détrousseurs et brigands sévissant dans les grandes métropoles à la fin du XIXe siècle. Elles étaient souvent portées dans une poche de veston ou un sac de dame.
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Le succès du Bulldog a entraîné la production de nombreuses copies et variantes, autorisées ou non, en Irlande, en Belgique, en Espagne, au Pakistan, en France et aux États-Unis. Ces armes, souvent appelées British Bulldog, pouvaient avoir une détente fixe avec pontet ou une détente pliante. Les copies américaines ont été fabriquées par les sociétés Forehand & Wadsworth, Iver Johnson et Harrington & Richardson.
Des versions belges, françaises et américaines ont été chambrées pour les cartouches .320, .380, .44 S&W American et .442 Webley.
Le revolver Buldog 320 est le plus apprécié. En effet, il fonctionne avec de la poudre noire. Il est équipé d'une mécanique à simple et à double action. Sa longueur mesure 14 cm et sa hauteur est de 10 cm. Son calibre est de 320 PN et il se trouve dans la catégorie D des armes à feu.
Vers 1868, Charles François Galand commercialise une arme de poche qui fonctionne avec une cartouche de calibre 6mm. À l'époque, les chiens errants sont agressifs envers les vélos, de nouvelles machines roulantes. La cartouche du revolver Velodog est chargée avec de petits plombs. Pour effrayer les chiens, des balles en liège ou en bois sont utilisées. L'objectif est de leur faire peur, mais pas de les tuer.
À la fin du XIXe siècle, face à l'augmentation des agressions de chiens errants envers les cyclistes, Charles François Galand a commercialisé une arme de poche en calibre 6 mm. Le revolver Velodog était chargé de petits plombs, ou de balles en liège ou en bois, dans le but d'effrayer les animaux sans les tuer.
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La Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Etienne a également commercialisé le « revol-velo » en calibre .320, plus destiné à la défense contre les agressions humaines. Par la suite, le « revoluto » a été conçu pour la défense individuelle des automobilistes.
Les revolvers de type Bulldog et Velodog sont pour la plupart très anciens ! Les bulldogs étaient chambrés en assez gros calibre, surtout par rapport à leur petite taille. Les Velodog ont été créés en France au début des années 1900 afin de protéger les cyclistes contre les attaques de chiens. Ils étaient traditionnellement chambrés en petits calibres.
Ces armes de poing sont très recherchées par les collectionneurs. Bien que leur vente soit libre, le transport et le port de ces armes nécessitent une raison légitime. En cas de contrôle, il est impératif de pouvoir justifier le port de l'arme, en tenant compte du lieu et du contexte.
Il est important de noter que les revolvers utilisant le mécanisme RIC relèvent de brevets de 1868. Le classement en catégorie D§e) du Bulldog et de ses copies ne fait donc aucun doute, tant qu’il s’agit d’armes à barillet non basculant. Par contre, lorsque le revolver comporte un barillet basculant (latéralement ou vers l’avant), on s’écarte trop des brevets originaux.
La restauration d'un revolver Bulldog peut s'avérer nécessaire pour les collectionneurs souhaitant remettre en état ces armes anciennes. Plusieurs aspects mécaniques doivent être pris en compte :
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Lors de la restauration, il est crucial de vérifier l'état général de l'arme, y compris la solidité de la plaque, la mécanique et la qualité de l'acier.
Il est essentiel d'utiliser des cartouches appropriées pour le revolver Bulldog 320. Ces armes sont généralement conçues pour la poudre noire, et l'utilisation de cartouches modernes avec de la poudre sans fumée peut être dangereuse. Il est recommandé de consulter un armurier professionnel pour déterminer les munitions appropriées et vérifier l'état de l'arme avant de l'utiliser.
Si les cartouches forcent lors de l'insertion dans le barillet, il est possible que les chambres soient oxydées ou rouillées. Un nettoyage minutieux peut résoudre ce problème.
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