En 1934, Mauser développa une mitrailleuse lourde initialement conçue pour tirer des munitions de 15 mm (15×96 mm). Toutefois, ce calibre s’avéra décevant et fut rapidement remplacé en 1940 par une version de 20 mm. Le calibre de 15 mm était en effet surpassé par celui de 13 mm, ce qui le rendait obsolète. Dans sa version 20 mm, l’arme se révéla redoutable et polyvalente, capable de causer des dégâts considérables aux aéronefs ennemis.
Selon des statistiques allemandes, il fallait en moyenne quatre impacts pour abattre un chasseur, et entre 18 et 25 pour un bombardier. Dès 1943, cette mitrailleuse fut principalement installée sur des chasseurs comme le Messerschmitt Bf 109 et le Focke-Wulf 190 pour contrer les bombardiers alliés.
Outre la mitrailleuse de 20 mm, l'Allemagne a développé et utilisé une variété d'autres armes et munitions pendant la Seconde Guerre mondiale, chacune ayant ses propres caractéristiques et rôles spécifiques.
Le Panzerfaust, produit en énormes quantités, utilisait une ogive à charge creuse propulsée par roquette, capable de percer en tir rapproché le blindage de la plupart des chars alliés.
470 Rhinoceros furent mis en service par l'Allemagne en novembre 1942 ; cet engin était en fait une combinaison du canon de 88mm PAK et du char Panzerkampfwagen IV. C'était une arme antichar autopropulsée efficace, mais du fait de sa hauteur et de la mauvaise protection de l'équipage de 4 hommes, il remporta peu de succès.
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Armé d'un canon antichar de 88mm, sa vitesse était de 40km/h sur route et 25 en tout terrain et son autonomie de 200km sur route et de 130km en tout terrain.
Cet excellent canon de DCA Allemand se révéla également être un redoutable moyen antichar en 39-45. Il fut pendant la guerre redouté par les alliés. Lorsque les chars passaient à portée de tir, aucun blindage ne résistait à sa puissance de feu.
Canon de 88mm avec onze servants, sa portée était de 15km en tir tendu et de 10km en tir en altitude. L'obus avait une vitesse initiale de 1000 m/s.
Le Messerschmitt Bf 110, bi-moteur, très rapide n'était cependant guère manoeuvrable et de nombreux appareils de ce type furent abattus pendant la bataille d'Angleterre.
Le véhicule semi-chenillé Allemand associait la mobilité du camion et les possibilités tout-terrain de l'engin chenillé. Entre 1940 et 1944, l'Allemagne a produit plus de 10.000 Sd.Kfz-7. 2000 seront produits sous licence comme le Breda 61 Italien ; Le véhicule Allemand connu plusieurs modèles et a également servi comme plate-forme de tir (Flak) ou de lanceur de missiles V2.
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Le U-Boot Type VII fut le plus employé durant le conflit 39-45 par la Kriegsmarine. En particulier celui de la classe C qui fut construit à 654 exemplaires et dont 492 furent coulés ou détruits. Il était armé de 5 tubes lance-torpilles dont une arrière, d'un canon de 88mm et d'un canon de 20mm.
Il emportait 14 torpilles et avait un équipage de 44 à 52hommes. Sa vitesse en surface s'élevait à 17 noeuds et à 7,5 noeuds en plongée. Il disposait d'un schnorkel. Son rayon d'action était de 16 000 km à 10 noeuds en surface et de 175km à 4 noeuds en plongée. Sa mission était la destruction des convois alliés.
Le Focke-Wulf 190, chasseur monoplace Allemand, avait des performances exceptionnelles pour l'époque. Il était à sa sortie supérieur au Spitfire et sa structure résistante lui permit une belle carrière en tant que chasseur-bombardier. Il pouvait emporter des bombes.
Son armement conventionnel se composait de 4 canons de 20mm et de 2 mitrailleuses de 7,9mm.
Le Dornier 217 K-2 Allemand conçu spécialement pour la bombe radio guidée PC 1400X est entrée en service pendant l'été 1943. Employée dans un rôle anti surface, la combinaison PC 1400X et Do 217 coula le cuirassé Italien Roma le 9 septembre 1943 et causa de graves avaries au navire Britannique Warspite lors des opérations de débarquement à Salerne et plus tard le Spartan en janvier 1944.
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Le PC 1400 X fut l'un des premiers missiles antisurface et anti-navires opérationnel à partir d'août 1943. Le Fritz X était guidé par radio vers son objectif. Largué d'une altitude de 6000m, cet engin emportait 300kg d'explosif et pouvait perforer un blindage de 130mm. Sa portée était entre 4500m et 9000m et il pouvait atteindre la vitesse de 1000km/h.
Le JU 88 G Allemand entré en service en 1942 était une variante adaptée à la chasse de nuit du meilleur bombardier moyen de la Luftwaffe. Chasseur de nuit bi ou tri place, il était armé de 3 canons de 20mm et de 3 mitrailleuses de 7,92mm.
Un radar d'interception installé dans le nez du JU 88 G indiquait sur 3 écrans la distance, le cap et l'altitude avec une portée de 3500m.
En 1940, le junkers JU 87 B Stuka était le principal avion d'appui tactique de la Luftwaffe. Composant majeur de la philosophie de la Blitzkrieg, il portait les feux de l'artillerie bien au-delà de la ligne de front.
Conçu par Hans Pohlmann, le prototype fit son premier vol en 1935. Le stuka était très agréable à piloter et avait les qualités d'un avion de voltige ainsi qu'une bonne stabilité. Ces carénages avaient des sirènes à air dynamiques au sifflement terrifiant.
Les bombardements en piqué sous un angle de 85° lui donnait une précision maximum et un avantage momentané sur les Hurricane et les Spitfire. Mais ceux-ci avaient l'avantage en combat aérien. Armé de deux mitrailleuses de 7,92mm, il pouvait emporter soit une bombe de 500kg, soit une bombe de 250kg plus 4 bombes de 50kg sous voilure.
Cet avion fut le bombardier de base pendant le Blitz contre l'Angleterre après avoir été testé pendant la guerre d'Espagne par la Légion Condor. Armé de 6 mitrailleuses de 7,92mm et d'une mitrailleuse à l'avant qui fut remplacée par un canon de 20mm, il pouvait emporté 2500 kg de bombes avec une vitesse maximum de 435km/h.
Jugé trop lent par rapport aux chasseurs alliés, il fut surtout employé la nuit.
Le BF 109E, chasseur standard de la Luftwaffe était bien armé et rapide. Il était supérieur à tous les autres chasseurs en 1940, exception faite du Spitfire qui était cependant plus rapide.
Armé de 2 mitrailleuses de 7,92mm et de 2 canons de 20mm dans les ailes, sa vitesse était de 550km/h et son autonomie de 700 km. Différents modèles du 109 jusqu'au 109G furent fabriqués, soit 33 000 exemplaires.
Le Panzer IV fut le seul char Allemand produit sans interruption pendant toute la seconde guerre mondiale à 8000 exemplaires. Le modèle initial fut amélioré à partir de 1941 en recevant une version à long tube de 75mm devenant un char de combat avec un blindage plus épais de 80mm.
Mis en service au cours de l'année 1940, le Sturmgeschütz demeurera tout au long de la deuxième guerre mondiale le canon d'assaut de l'Armée Allemande. Destiné au soutien rapproché de l'infanterie, il fut également un chasseur de char redoutable.
Produit dans différents modèles en 9500 exemplaires, il était armé d'un canon de 75mm et d'une mitrailleuse de 7,92mm.
Le Panther qui entra pour la première fois en action en juillet 1943 à Koursk était la copie à l'Allemande du T-34 Soviètique en particulier avec un blindage fortement incliné pour une meilleure protection balistique et des galets de roulement de grand diamètre pour des déplacements plus réguliers et moins heurté dans toutes les situations.
Souffrant initialement d'un manque de fiabilité mécanique, le Panther allait par la suite devenir l'un des meilleurs chars moyens de la guerre. Avec un équipage de 5 hommes, d'un poids de 43 tonnes, il était armé d'un canon de 75mm et de 2 mitrailleuses de 7,92mm et avait une vitesse de 45 km/h sur route et de 25km/h en tout terrain pour une autonomie de 85km en tout terrain.
Il passait des gués de 1,70m de profondeur. Il a été construit en 6000 exemplaires.
Le char d'assaut Allemand Tiger ou Tigre est l'un des chars les plus connus et l'un des plus puissants de la seconde guerre mondiale. Il apparaît pour la première fois sur le front en août 1942.
S'il ne fut jamais construit en grand nombre (1350 exemplaires jusqu'en 1945), il souffrit du handicap de son poids (55 tonnes) de ses dimensions et de son manque de maniabilité. Il demeura cependant un adversaire redouté des chars alliés.
Il pouvait atteindre un char jusqu'à 3500 / 4000m. Compte tenu de son empattement, il possédait un deuxième jeu de chenilles moins larges. La complexité de sa technique d'ou de nombreuses pannes, le rendait terriblement coûteux.
Surtout utilisé comme véhicule pour les liaisons et la reconnaissance avec le side-car pour l'observateur, le BMW R.750 était à la fois robuste et fiable. Efficace et d'un coût de production peu élevé.
Le pistolet-mitrailleur PM 40 était également léger et maniable, ce qui en faisait une arme parfaite pour les parachutistes. Calibre : 9 mm, chargeurs de 32 cartouches, crosse pliable, poids chargé : 4,7kg,cadence de tir : 500 coups/minute.
Le PM 40 ne tirait qu'en rafales, sa portée efficace était de 100m. L'homme était équipé de 6 chargeurs.
La MG 42 conçue pour être aisément produite et pour fournir une cadence de tir élevée, la MG 42 entra en service en 1942. Ses utilisateurs apprécièrent ses performances et sa facilité d'entretien. Elle fut considérée comme l'une des meilleures de la seconde guerre mondiale.
Cette arme constituée de 6 tubes principalement utilisée pour effectuer des tirs de barrage à l'aide de roquettes non guidées Wurfgranate 41 de 15cm. portée : 6900m.
La société française, Hispano-Suiza SA, située à Bois-Colombes, était sortie de la Première Guerre mondiale comme l’un des constructeurs de moteurs d’avions les plus connus. Cette firme a été formée en 1904 comme une branche d’une entreprise de fabrication d’automobiles espagnole, par un capitaine d’artillerie espagnol, Emilio de la Cuadra, qui rapidement fut rejoint par le l’ingénieur suisse, Marc Birkigt.
Après la Première Guerre mondiale, la société devenue française malgré son nom était spécialiste dans la fabrication de moteurs d’avions à refroidissement par eau (moteurs équipés de cylindres placés en V). A cette époque la société prit un brevet pour l’installation d’un canon tirant dans l’axe de l’avion, cette arme étant située dans le V du moteur. Pour cela elle prit une licence de fabrication pour un canon Oerlikon suisse c’était le Oerlikon F, sous la désignation de canon automatique Hispano-Suiza Type HS.7 le développement le Oerlikon type S réalisé amena au type HS.9.
L’arme nouvelle étudiée était conçue pour l’installation sur les moteurs Hispano-Suiza. Ce système était alors classé secret. Le résultat fut le type 404, ou HS.404, qui a été largement considéré comme le meilleur canon de son époque.
Le canon Hispano Suiza type 404 est une arme à tir automatique à culasse calée, avec déverrouillage mécanique de culasse par emprunt de gaz. Pendant le trajet de l’obus (f) dans le tube (e), le recul de la masse reculante est freiné par un ressort qui assure également le retour en batterie de l’arme. Le HS 404 fonctionnait par prélèvement des gaz de combustion de la poudre des cartouches lors du tir.
Lorsque le projectile passe par le canon, le gaz actionne un piston et l’extension du mouvement en arrière déverrouille et libère le verrouillage de la culasse. Le HS 404 a été largement utilisé sur les prototypes d’avions militaires français, notamment dans les installations de tir à travers l’arbre d’entraînement du moteur Hispano-Suiza 12Y. C’était un système connu comme un moteur-canon. Le HS.404 était alimenté par un magasin rotatif de 60 obus.
« D’une façon générale les qualités du canon furent appréciées ; cadence de tir élevée, pouvoir perforant et destructif important. Les reproches concernaient surtout la capacité trop faible en munitions : 60 obus, soit 8 secondes de tir environ. « Pour des raisons d’encombrement il était malheureusement impossible d’adapter sur D.520 une arme à alimentation continue.
« Après la guerre les HS 404 français survivants devaient être, du reste, amenés au standard des Hispano Mk V anglais. Des pièces neuves ainsi améliorées devaient même être fabriquées sous l’appellation HS 404 M 49 ! ... Dans l'intervalle, la Grande-Bretagne avait acquis la licence pour construire le HS.404, qui est entré en production en tant que les Hispano Mk.I. Ultérieurement, une alimentation par bande fut adaptée au système d'alimentation.
Il avait été élaboré par le Martin-Baker Aircraft Co. Quatre canons remplaçaient les huit mitrailleuses Browning de calibre ,303 sur le « Hurricane » et dans les versions tropicales du « Spitfire ». Plus tard le Mk. II est devenu standard dans l'armement des avions de combat. Le canon a également été homologué pour une utilisation aux États-Unis comme le modèle M1, à la fois pour la United States Army Air Corps (USAAC) et la marine américaine.
Mais des problèmes de fiabilité peut-être dus à des défauts d’utilisation ou de fabrication provoquèrent un arrêt provisoire de la fabrication. En 1941 un programme de construction massive a été créé, avec la production de munitions. Une fois livrés, les canons se sont avérés extrêmement fiables mais ont présenté un nombre considérable de ratés dus à des problèmes d’alimentation.
En avril 1942, un canon Mk.II britannique a été envoyé aux États-Unis à titre de comparaison, la version britannique a utilisé une chambre un peu plus courte et n'avait pas les mêmes problèmes que la version américaine du canon. Les États-Unis ont refusé de modifier la chambre de leur version, mais néanmoins fait d'autres modifications pour créer le modèle M2.
À la fin de 1942, l’USAAC avait 40 millions de munitions stockées bien que les armes soient restées inadaptées. La marine américaine a essayé d'utiliser un canon long, mais la conversion n'a jamais eu lieu. Pendant ce temps, les Britanniques avaient renoncé aux versions américaines et lancé la production de l’Hispano Mk V, qui avait un canon plus court et était plus léger, mais c’était au détriment de la vitesse initiale. Les États-Unis leur avaient emboîté le pas avec la M3, mais des problèmes de fiabilité n’avaient pas tous été résolues.
L'Hispano HS 404 tirait des obus de 130 grammes 20 mm X 110 mm, un projectile qui avait une vitesse initiale entre 840 et 880 m/s selon la longueur du canon. La cadence de tir se situe entre 600 et 850 coups par minute. Le canon de l’arme mesurait 2,323 m de long, pesait entre 42 et 50 kg.
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