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La Seconde Guerre mondiale, qui coûta la vie à plus de 40 millions de personnes, a duré six ans, du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945. Le nombre des belligérants, la nature et la puissance des moyens mis en œuvre, le caractère idéologique du conflit donneront plus d'ampleur encore à cet affrontement qu'à celui de 1914-1918.

On y distinguera deux immenses théâtres d'opérations. Le premier, centré sur l'Europe, va de l'Atlantique inclus à la Volga et de l'océan Arctique à l'Afrique équatoriale ; le second, axé sur le Japon, englobe le Pacifique, l'Inde, la Chine et le Sud-Est asiatique.

Les Prémices de la Guerre

Mais on ne peut imputer aux seuls excès du traité la responsabilité de cette nouvelle guerre. Soulevé par la mystique du national-socialisme, Hitler est installé en 1933 au pouvoir par le président Hindenburg dans un pays rongé par le chômage et les conséquences économiques et sociales d'une inflation catastrophique.

En Italie, Mussolini a pris le pouvoir dès 1922, dans un pays qui s'estime lésé par les traités de 1919 et de 1920. Pourtant, lors de la conférence de Stresa (avril 1935), Mussolini conclut avec la Grande-Bretagne et la France une entente qui stipule que les trois pays s'opposeront à toute modification des traités.

Au même moment s'affirmaient en Extrême-Orient les visées expansionnistes de l'empire japonais.

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L'Escalade du Conflit

Après s'être habilement assuré à l'automne de 1936 du soutien politique du Japon par la signature du pacte Antikomintern, dirigé contre l'URSS, et de l'alliance de l'Italie fasciste par la constitution de l'Axe Berlin-Rome, Hitler annexe l'Autriche en mars 1938 (Anschluss).

Aussi, quand Berlin somme brusquement Varsovie, le 25 mars 1939, de soumettre à un aménagement le statut de Dantzig et du corridor (→ Gdańsk), Londres prépare-t-il avec diligence un traité d'alliance avec la Pologne, et Paris confirme le sien. Les deux capitales étendent leurs garanties à la Roumanie et à la Grèce le 13 avril.

À l'approche de l'été de 1939, la seule inconnue qui demeure dans les données initiales d'un conflit désormais inéluctable est l'attitude de l'URSS. Les grandes purges qui, de 1936 à 1938, avaient bouleversé le monde soviétique, décimé les cadres de l'État et du parti et décapité l'Armée rouge de son haut commandement avaient sans doute mis l'URSS hors d'état d'intervenir en Europe.

Ayant chassé le spectre de toute menace à l'est, Hitler a désormais les mains libres pour réaliser le Grand Reich. Dès le 29 août 1939, il lance à la Pologne un ultimatum inacceptable et, à l'aube du 1er septembre, la Wehrmacht franchit sans déclaration de guerre la frontière germano-polonaise.

Le Déroulement Initial de la Guerre

Surprise en cours de mobilisation, mal déployée, l'armée polonaise, bousculée et rapidement tronçonnée, résiste jusqu'au 27 septembre. Conquise en vingt-six jours, la Pologne est, le 28 septembre à Moscou, l'objet d'un quatrième partage. Quant à l'Allemagne, elle annexe Memel, Dantzig et son corridor (→ Gdańsk), la Posnanie et la Silésie polonaise.

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Sur le front français, les opérations sont très limitées durant l'hiver 1939-1940. Les gouvernements alliés se sont organisés pour la guerre. Les forces allemandes sont supérieures à celles des Alliés dans tous les domaines, sauf la Marine.

Une offre de paix de Hitler (6 octobre) est repoussée, comme la médiation du roi Léopold III de Belgique, et de la reine Wilhelmine des Pays-Bas.

Au même moment, les états-majors alliés envisagent, pour parfaire le blocus, des actions aériennes périphériques sur les pétroles roumains comme sur les mines de fer scandinaves. La résistance de l'armée finnoise étonne le monde jusqu'en février 1940, date où les Soviétiques finissent par forcer la ligne Mannerheim, qui barre l'isthme de Carélie.

Le 10 mai, la Wehrmacht envahit les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. La défaite française est à l'époque une énorme surprise, d'autant que les forces en présence n’étaient pas disproportionnées.

Hitler, pourtant, espérait encore amener son adversaire à composition, et, le 19 juillet, il lui fait au Reichstag une ostentatoire offre de paix. C'était sans compter la résolution de Churchill, Premier ministre depuis le 10 mai, et du peuple britannique, qui ont accueilli à Londres - ainsi promue capitale de la résistance au nazisme - les gouvernements tchèque, norvégien, néerlandais, belge et polonais.

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Occupant toutes les côtes de Narvik (Norvège) à Hendaye, Hitler se trouve dans une position exceptionnelle pour conquérir l'Angleterre. En cette période dramatique, la chance de l'Angleterre est d'avoir à sa tête Winston Churchill, qui incarnera, durant ces six années, la résistance au nazisme.

Dès la fin de l'été de 1940, le président Roosevelt, en avance sur l'opinion publique américaine, oriente sa politique vers un appui de la Grande-Bretagne. Passés le 2 septembre de l'état de neutralité à celui de non-belligérance, les États-Unis prêtent 50 destroyers aux Anglais en échange de la location de leurs bases de Terre-Neuve, des Antilles et de Guyane.

Après l'élimination militaire de la France, c'est en Libye que se situe le seul front terrestre de la guerre. Au même moment éclate en Iraq un soulèvement dirigé contre la Grande-Bretagne par Rachid Ali.

Pour accentuer l'isolement de l'Angleterre, il tente vainement d'entraîner dans la guerre l'Espagne de Franco. À son retour, le 24, Hitler rencontre Pétain à Montoire, où est évoquée en présence de Laval la possibilité d'une collaboration entre la France de Vichy et le IIIe Reich.

Dans le cadre du pacte du 23 août 1939, l'URSS annexe en août 1940 les pays Baltes, la Bessarabie et la Bucovine roumaines. Il n'y a plus d'État polonais. La Slovaquie « indépendante » de Monseigneur Tiso est dominée par l'Allemagne, qui contrôle directement le protectorat de Bohême et de Moravie.

Deux principes guident l'administration de l'Europe conquise : elle doit nourrir l'effort de guerre, en fournissant hommes et produits ; elle doit préparer l'avènement d'un nouvel ordre européen.

Le pacte germano-soviétique de 1939 fut suivi de l'accord commercial du 11 février 1940, qui, pour Berlin, atténua de façon importante les effets du blocus britannique. Tandis que les services de propagande nazis et soviétiques continuaient à converger contre l'impérialisme anglais, de sérieuses divergences se manifestaient lors de la venue en novembre 1940 de Molotov à Berlin.

Ces prétentions confirment Hitler dans sa volonté d'abattre l'URSS : il prescrit à son état-major d'accélérer le plan Barbarossa d'attaque contre la Russie, lequel, confié au général Paulus, est adopté le 5 décembre 1940.

Le déclenchement de l'agression contre l'URSS exige que l'Allemagne ait préalablement éliminé toute difficulté pouvant surgir des Balkans. Hitler décide alors d'intervenir : la Wehrmacht envahit brutalement le 6 avril 1941 la Yougoslavie et la Grèce. Ce nouveau succès de la guerre éclair, auquel se sont associées la Bulgarie et la Hongrie, entraîne l'éclatement de la Yougoslavie.

Tandis que Leeb conquiert les Pays baltes et marche sur Leningrad, investie le 8 septembre, Bock gagne la grande bataille pour Smolensk (8 juillet-5 août). Mais, contre l'avis de son état-major, qui voulait centrer tout son effort sur l'axe Smolensk-Moscou, Hitler envoie Rundstedt conquérir l'Ukraine. Ce n'est qu'au début d'octobre, après la prise de Viazma et d'Orel, que les chars allemands de Guderian sont rameutés sur Toula et Moscou.

Ce premier et retentissant échec de la guerre éclair entraîne dans la Wehrmacht une grave crise. Le 10 juillet 1941, Churchill s'engage à ne conclure avec l'Allemagne aucun armistice ni paix séparée.

Opérations et Alliances Clés

Plusieurs opérations et alliances ont marqué cette période, notamment :

  • L'alliance franco-soviétique: Un pacte signé le 10 décembre qui prévoyait une assistance militaire mutuelle en cas d'agression allemande.
  • L'opération Plunder: Une des nombreuses opérations militaires de cette période.
  • L'opération Herbstnebel: La dernière grande bataille des Allemands dans les Ardennes.

Le Rôle de la France

Toute la France mesure à l’avance les épreuves nouvelles que cet acharnement comportera, pour elle comme pour ses alliés. En acceptant passivement sa défaite, la France eût consommé sa propre perte. Pour que ces possibilités, magnifiquement développées depuis quatre mois, soient demain une incontestable réalité, il faut d’abord vaincre. Mais cette victoire, condition de tout, ne suffirait à rien.

La Création du Monde

L’ordonnance du 30 septembre 1944 sur les titres ayant paru sous l’occupation a concerné nombre de journaux, dont Le Temps qui a vu ses locaux situés 5 rue des Italiens réquisitionnés et son matériel saisi. C’est ainsi que naît Le Monde, bénéficiaire de cette confiscation, dirigé par Hubert Beuve Méry dont le premier numéro sort ce 18 décembre 1944. Il reprend la ligne du Temps qui avait été interdit.

Les Tirailleurs Sénégalais

Les tirailleurs sénégalais étaient nombreux à avoir été faits prisonniers par les Allemands en mai/juin 1940, souvent restés en France comme travailleurs forcés dans des fermes ou des usines d’armement. Étant en France, ils avaient été les premiers libérés, sans que leurs pensions et indemnités leur aient été versées. Ils étaient 1 280 à avoir été regroupés en novembre dans un camp proche de Dakar à Thiaroye. Une manifestation est organisée et le général Dagnan est chahuté.

En accord avec son supérieur le général Yves de Boisboissel, il décide de faire une démonstration de force et envoie des gendarmes, renforcés de détachements de soldats indigènes et quelques blindés. Après deux heures et demie de discussion, l’ordre d’ouvrir le feu est donné, faisant de 70 à 300 tués, des blessés graves en grand nombre, plus des centaines de blessés légers. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas où les corps ont été enterrés.

Immédiatement, 300 ex-tirailleurs sont extraits du camp pour être envoyés à Bamako. 34 survivants, considérés comme meneurs, sont condamnés à des peines de un an à dix ans de prison. Ils ont une amende de 100 francs de l’époque et perdent leurs droits à l’indemnité de démobilisation. Ils seront graciés en juin 1947, lors de la venue à Dakar de Vincent Auriol, président de la République, mais sans recouvrer leurs droits à leur retraite militaire. En juin 2024, la France accordera la mention Mort pour la France seulement à 6 tirailleurs sénégalais.

L'Aviation Civile Internationale

191 Etats se réunissent à Chicago pour y créer l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale - OAIC -, en charge d’établir les règles de la circulation aérienne internationale ; cette charte est dite Convention de Chicago. Au nom du nécessaire développement de l’aviation civile, les États-Unis imposent que le kérosène utilisé pour les liaisons internationales soit exempté de toute taxe : c’est le respect de cet article qui sera brandi par tous ceux qui veulent que les choses en restent ainsi quand les autres carburants sont lourdement taxés.

Munitions Immergées

Une part significative de ces munitions n’explosaient pas et reposent probablement encore sur le fond, à -35 m dans cette Southern Jettison Area. Evidemment, ce genre d’opération n’a rien d’exceptionnel, et donc donne une idée du nombre de bombes qui dorment dans des cimetières sous-marins, certaines ayant explosé, d’autres non, non seulement bien sur dans la Manche, mais dans toutes les zones maritimes de combat de la 2° guerre mondiale.

Bataille des Ardennes

Dans les Ardennes, là où personne ne les attendait, les Allemands livrent leur dernière grande bataille : dans le plus grand secret ils ont rassemblé 200 000 hommes, jeunes et vieux inexpérimentés : les autres sont soit ailleurs soit morts. C’est l’opération Herbstnebel - brouillard d’automne -. Le secret n’a pas que des avantages : seuls trois généraux étaient au courant : une fois l’offensive déclenchée, bien des officiers seront dépourvus des informations nécessaires pour prendre les bonnes initiatives.

L’objectif de l’offensive, c’est de percer les lignes américaines, de foncer vers Anvers pour reprendre le port, d’empêcher le ravitaillement des Alliés, de couper leurs forces en deux, d’isoler les Anglais et les Canadiens au nord, et de miser sur l’éclatement de la coalition. Puis, tant qu’à faire, d’être en position de force pour négocier une paix séparée à l’Ouest.

C’est une bataille hors du temps et hors du monde, des combats sans pitié, à travers les forêts, les plaines et les vallées. C’est une bataille où les forêts volent en éclat sous le feu de l’artillerie.

C’est une bataille avec ses massacres, de militaires - 84 prisonniers américains massacrés à Baugnez - et de civils. C’est une bataille pour sauver des vies. À l’arrière, on opère, on recoud, on répare. Des corps meurtris, on retire des balles et des éclats de tout et de n’importe quoi.

C’est une bataille pour sauver Bastogne assiégée. Von Luttwitz lance un ultimatum, mais le général Mac Auliffe lui répond : Nuts ! - Des clous ! Et comme dans les meilleurs westerns, Patton et sa 3° armée arrivent à la rescousse. Dès le 23 décembre, ciel bleu et grand soleil.

Typhon Cobra

À 500 km à l’est de Luçon, dans le Pacifique, en mer des Philippines, le typhon Cobra secoue la Task Force 38. Trois destroyers font naufrage, 790 marins américains meurent, 80 autres sont blessés.

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