Nous allons étudier sommairement les armements utilisés par les appareils en AFN. Ces éléments sont encore très approximatifs et pourront être complétés par vos soins. C'est ce qui explique les armements très hétéroclites des appareils utilisés.
Après la guerre, les avions français étaient tous d’origine alliée, certains étaient déjà équipés de lance-roquettes dit « à longueur nulle ». Bien sûr, il fut décidé de lancer une fabrication française de ce type d’armement mais qui devait évidemment pouvoir être interchangeable avec les matériels alliés.
Les Anglais ont tout d'abord utilisé les rails de lancement, d'une longueur pouvant aller jusqu'à 2,40 m, accrochés sous les ailes. Par la suite les Américains s'aperçurent que les lance-roquettes n'avaient pas besoin de réaliser un guidage de la roquette (car la vitesse initiale du projectile, qui est celle de l'avion est suffisante pour assurer une excellente stabilité et une bonne précision) et réalisèrent des « lance-roquettes de longueur nulle ».
a) Les lance-roquettes de longueur nulle, type MK V et MK VII sont des lance-roquettes simples, ne permettant l'emport que d'une seule roquette par support, à l'aide d'un collier avant, muni d'un téton de suspension qui guide la roquette sur 2 cm au départ, et d'un collier arrière, réalisant le 2ème point de suspension. Ce dernier est calé par un levier oscillant, et bloqué par une goupille de cuivre de 2,6 mm, se cisaillant sous un effort de 300 kg. Le rôle de cette goupille étant essentiellement de lier la roquette au lance-roquettes pendant les évolutions de l'avion. Elle assure la sécurité de transport. Ces types de lance-roquettes ont été adoptés très rapidement par les Français et équipèrent notamment les M.S.
c) Le lance-roquettes double MATRA M.
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e) Enfin, des lance-roquettes automatiques étudiés et construits par MATRA (Type M. 32 et M. Le principe est simple l’ensemble est positionné dans une soute d'aile ou de fuselage et renferme un grand nombre de roquette de dimensions réduites, d'où largage à grande cadence (1.200 coups minute).
Dans les années 50 la société SERAM à Breuil-Le-Sec (60) produisit les propulseurs à poudre des roquettes T10. Les T.10 étaient en fait le propulseur, un tube contenant la poudre pyrotechnique de propulsion, son empennage en tôle, son amorce et son allumeur électrique. Ils étaient évidemment non guidés, seule la vitesse relative de l’avion leur permettait d’aller au but fixé par le pilote.
Montage de T.10 sur les "Aquilon», à gauche montage simple sur support Matra T 14 avec colliers simples, à droite montage double des mêmes roquettes sur le même support avec colliers doubles. Remarquez les doubles prises pour l’amorçage. Les T 10 montés simple sous l'aile d'un SIPA,montés sur les lance-roquettes Type T 14 de MATRA. (DR).
Ce type de roquettes H.V.A.R. ou Hvar (et surnommé par les américains Holy Moses) fut utilisé par les avions américains lors de la 2ème Guerre mondiale notamment les Mustang, TBM-3 Avenger, Corsair, Bearcat, etc… Ces roquettes semblent avoir été utilisables comme les T 10 sur les mêmes supports.
La première roquette de 5 pouces à propulsion par fusée lancée de la marine américaine était un dérivé d'un précédent de FFAR de 3,5 pouces qui a été développé par la Marine à partir de juin 1943, pour équiper des avions ASW (Anti Submarine Warfare). Les FFAR de 3,5 pouces ont été jugées suffisamment précises pour être utilisées contre des navires de surface et des cibles terrestres, mais avaient besoin d'une ogive explosive pour ces missions.
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La fusée fut donc équipée d’une tête de 5 pouces modifiée avec cette ogive plus grosse montée sur la fusée à moteur de 3,5 pouces. Le résultat a été le 5-inch FFAR, entré en service en décembre 1943. H.V.A.R - 5 inch (127mm). Donc l’origine des HVAR sont les FFAR de 5 pouces, mais cette version a souffert de sa vitesse insuffisante en raison de son petit moteur.
Par conséquent, le développement d'un gros moteur de fusée pour les têtes de 5 pouces de diamètre a été commencé et les premiers essais de lancement furent réalisés en décembre 1943. La nouvelle fusée est équipée de l'ogive de la FFAR 5 pouces. La fusée atteint une vitesse de 1.530 km/h, ce qui en fait une arme très puissante pour l'époque. Elle a été officiellement désignée comme 5-inch HVAR (High-Velocity Aircraft Rocket).
Deux versions différentes de la HVAR ont été construites pendant la Seconde Guerre mondiale.
A partir de 1959, les T-6 G sont équipés de lance-roquettes MATRA LR 181 ou LR 361. Les fusées SNEB (de fabrication française, Société Nouvelle des Établissements Edgar Brandt) sont des roquettes non guidées reprises ultérieurement par la société française TDA Armements, conçues pour le lancement par des avions de combat et des hélicoptères.
Un T-6 G 2 de l’EALA 15/72 de Paul Cazelles en vol avec paniers de 7 roquettes SNEB de 68 mm.
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Monté sur le châssis 6x6 d’un camion logistique FMTV, le lanceur HIMARS mesure 5.04 mètres de long, 2.16 mètres de large et 2.25 mètres de haut, l’ensemble pesant un total de 10.90 tonnes. La motorisation est assurée par un Caterpillar C-7, qui fait avancer l’engin à 85 Km/h sur route, avec une autonomie de 480 kilomètres ; l’équipage comprend 3 personnels, et bénéficie d’un blindage léger, résistant aux éclats d’obus.
L’armement de la nacelle de tir comprend 6 roquettes de 227 mm (45 à 70 kilomètres de portée) ou 1 missile ATCMS, d’une portée de 165 à 300 kilomètres (charge variable), ou 2 missiles Precision Strike Missile de 499 kilomètres de portée ; le rythme de tir varie de 1, 2, 4 à 6 roquettes simultanément.
Le Pinaka utilise des roquettes de 122 et de 214 mm alors que le LRU tire des M31 de 227 mm. Ce calibre est aussi celui du M142 HIMARS [High Mobility Artillery Rocket System] américain, choisi par plusieurs pays membres de l’Otan [Italie, Pologne, Roumanie, États-Unis, Lituanie, Estonie, Croatie, Lettonie, etc.].
Selon des informations de l'agence Reuters, le Pinaka tiendrait la corde. « La France est en pourparlers actifs pour le Pinaka », a en effet affirmé Ummalaneni Raja Babu, le responsable des missiles et des systèmes stratégiques au sein de la DRDO, en marge du salon aérospatial Aero India, qui se tient actuellement à Bengalore.
« Aucun accord n’a encore été conclu, mais les discussions se poursuivent », a-t-il ajouté. « Le système Pinaka a fait l’objet d’une démonstration auprès d’une délégation française en Inde, il y a environ trois mois. Et il a été jugé satisfaisant », a confié un fonctionnaire indien, selon Reuters.
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