La Première Guerre mondiale a révélé certaines insuffisances de l'organisation des études et fabrications d'armement.
La mitrailleuse est une arme à feu dont la cadence de tir (en rafale) permet de faucher une charge de cavalerie ou un assaut d’infanterie à une portée pratique d’environ 600 m. Ces armes pesantes imposent, pour les déplacer, un attelage de chevaux.
Hiram Maxim (1840-1916), inventeur américain, brevette en 1884 la première mitrailleuse transportable par deux ou trois hommes et tirant, en mode automatique, la même munition que le fusil d’infanterie.
En Allemagne, les mitrailleuses Maxim sont introduites dans les Dragons de la Garde du Kaiser dès 1888.
L’armée russe, qui a employé la Vickers-Maxim britannique durant la guerre russo-japonaise, met au point sa propre version du système Maxim : la PM 1905 (Pulemet Maxima Obrazets) puis la PM 1910.
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La France, contrairement aux autres puissances, ne choisit pas un système de refroidissement à eau, mais à air, avec le modèle 1905 de l’arsenal de Puteaux.
Son défaut demeure l’échauffement de la bouche : d’où usure, évasement et perte de précision. La manufacture d’armes de Saint-Étienne apporte des améliorations (mécanisme à emprunt de gaz) et la Saint-Étienne modèle 1907 est mise en service à partir de 1909.
La mitrailleuse de campagne modèle 1900 est mise au point par Benjamin Berkely Hotchkiss qui, depuis longtemps, rêvait de substituer une arme automatique à son canon revolver actionné à la main par une manivelle.
Une mitrailleuse de campagne modèle 1900 système Hotchkiss sur affût trepieds au fort d’Uxegney à Epinal. Elle se compose essentiellement d’un canon unique assujetti dans une boîte de culasse renfermant le mécanisme.
Ce canon ne diffère d’un canon de fusil ordinaire que par sa plus grande épaisseur lui permettant de mieux résister aux vibrations de l’arme et à l’échauffement dû à un tir prolongé.
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En dessous et parallèlement au canon avec lequel il communique par un orifice de prise de gaz, se trouve un cylindre renfermant un piston qui porte des cames destinées à manœuvrer les mécanismes de culasse et d’alimentation.
Lorsque le piston est lancé en arrière par les gaz provenant de l’explosion de la poudre, il est retenu au terme de sa course, par une détente placée dans la boite de culasse.
En appuyant sur la détente, le piston n’étant plus maintenu, est lancé en avant à sa position initiale par le ressort de rappel qu’il avait comprimé dans son mouvement en arrière.
Si on appuie constamment sur la détente, le piston ne pourra plus s’accrocher et rester en arrière.
Pendant le mouvement arrière du piston, la culasse est ouverte, la douille vide est extraite puis éjectée et la bande-chargeur se trouve transportée dans l’arme d’une certaine quantité vers la droite.
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Le chargement se fait en poussant successivement les bandes dans le couloir d’alimentation.
Les bandes articulées sont enroulées dans des boites en chêne que l’on pose près de l’arme au moment de tirer.
Pour charger, il suffit d’introduire l’extrémité de la bande dans le couloir d’alimentation.
Le mécanisme d’alimentation comprend un entraineur formant double pignon l’un des pignons engrène avec des cames formées sur la tige du piston et prend ainsi un mouvement de rotation intermittent.
Deux hommes sont généralement nécessaire pour assurer le service de la pièce, l’un faisant fonction de tireur et l’autre de chargeur.
A partir de 1916, on les installera sur des supports de casemate modèle 1901, dans les casemates de flanquement d’artillerie basses (caponnière, coffre de contrescarpe et coffre d’escarpe) des quatre places de l’est pour remplacer les pièces défaillantes de flanquement des fossés.
Hotchkiss devient modèle 1914.
La mitrailleuse française du modèle Saint-Etienne 1907, qui est en service dans l’armée concurremment avec la Hotchkiss, procède du même principe de construction que cette dernière.
Elle emprunte l’énergie motrice de son mécanisme aux gaz développés lors de la déflagration de la poudre.
La pression des gaz prélevés dans le canon pousse en avant un piston muni d’une tringle dont le déplacement agit sur un levier qui lui-même fait fonctionner la culasse.
Celle-ci comporte les dispositifs nécessaires d’ouverture et de fermeture de l’âme, d’approvisionnement, d’éjection et de percussion.
Un ressort antagoniste ramène le piston à sa place et provoque, après le départ du coup, le recommencement du cycle.
L’excellente qualité de l’acier dur dont est fait son canon, lui permet de tirer notre balle D sans éprouver aucune usure.
Le refroidissement pendant le tir est assuré, sans manchon à eau et sans ailettes réfrigératrices, par l’adjonction, à la partie qui avoisine l’âme, d’une masse métallique suffisante pour dissiper la chaleur produite.
Cette mitrailleuse sera nommée pendant la première guerre la faucheuse d’hommes. C’est une pièce très moderne à tir automatique.
La première mitrailleuse (arme à feu à fonctionnement automatique), la mitrailleuse Maxim, fut inventée par Sir Hiram Stevens Maxim (1840-1916), un concepteur britannique d'origine américaine.
En 1899, l'Allemagne entreprit de nombreux essais de mitraillettes. Les Maxim s'avérerent plus performantes que leurs concurrentes, Hotchkiss et Skoda.
L'armée allemande adopta logiquement la Maxim sous le nom de MG 08, MG signifiant en allemand Maschinengewehr (ce qui signifie mitrailleuse en français).
Cette arme fut largement produite par les Arsenaux impériaux allemands et exportée par la suite dans de nombreux pays, Belgique, Brésil, Bulgarie, Chili, Chine, Espagne, Irlande, Pays-Bas, Pérou, Perse, Roumanie, Pologne, Roumanie, Serbie, Suisse, Turquie et Yougoslavie.
Différentes variantes de cette arme furent produites en Russie, en Autriche-Hongrie, au Royaume-Uni, en Espagne et bien sûr aux Etats-Unis.
Les arsenaux chinois la copièrent comme mitrailleuse Type 24 à partir de 1935.
La Maxim gun fut la mitrailleuse la plus célèbre de Maxim. Elle utilisait des balles de calibre 7,7 mm (.303 pouce), pesait environ 27 kg, et mesurait 107,9 cm. Lourde, elle nécessitait une équipe de quatre hommes pour sa manipulation.
Dérivée de la mitrailleuse Maxim, elle fut fabriquée en Allemagne à partir de 1908 et resta en production environ quarante ans.
D'une cadence de tir de 500 coups par minute, elle utilisait des munitions Mauser, calibre 7,92 mm en bandes souples ou métalliques de 100/250 cartouches.
Son poids, non chargé était de 22 kg, sa longueur totale était de 118 cm (taille du canon seul, 68 cm).
Fabriquée en acier usiné sauf pour le radiateur (tôle) et les poignées (bois), cette mitrailleuse à tir automatique était dotée d'un système de refroidissement du canon par liquide.
La version LMG 08/15 (Luft Maschinengewehr), communément appelée Spandau d'après la ville de sa fabrication fut montée sur les premiers Fokker à mitrailleuse synchronisée et devint l'arme principale de tir vers l'avant à montage fixe sur les chasseurs allemands.
La mitrailleuse Parabellum MG 14, d'un calibre de 7,92 mm, et également dotée d'un manchon de refroidissement, fut aussi montée sur des avions et dirigeables allemands de la Première Guerre mondiale.
Conçue par Karl Heinemann et construite par la Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM), elle était montée sur un support orientable et manoeuvrée, souvent, sur des appareils biplaces, par les observateurs.
La mitrailleuse Vickers était une mitrailleuse Maxim (principe d'utilisation de la force du recul) améliorée et modifiée de façon à la rendre plus légère.
Elle existait en version mitrailleuse Vickers d'infanterie, anglaise ou française.
Les particularités de cette dernière était la bande de 250 cartouches spécifique à la balle D et portant des renforts spéciaux en toile, le bloc d'alimentation particulier pour la cartouche D de 8 mm portant des guides spéciaux et deux cliquets supérieurs séparés au lieu d'être réunis.
La hausse était graduée en mètres pour le tir de la balle D et l'affût était spécifique, type affût-trépied Vickers type J.
Deux calibres étaient utilisés : 7,7 mm (.303 pouce) et 11 mm.
Exclusivement de calibre 7,7 mm (elle n'existait en 11 mm que dans les Commissions d'expériences et de réception des cartouches).
Mitrailleuse destinée à l'armement de capot des avions.
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