L'histoire des mitrailleuses dans l'armée belge en 1914 est marquée par l'adoption et l'adaptation de diverses armes automatiques pour répondre aux exigences du champ de bataille.
La première mitrailleuse (arme à feu à fonctionnement automatique), la mitrailleuse Maxim, fut inventée par Sir Hiram Stevens Maxim (1840-1916), un concepteur britannique d'origine américaine. Enfant, il fut frappé par le recul d'un fusil, ce qui lui donna l'idée d'utiliser cette force afin d'automatiser les fusils existants alors. Maxim fit breveter son invention et trouva un fabricant d'armes pour construire sa mitrailleuse à Crayford, dans le comté de Kent.
En 1899, l'Allemagne entreprit de nombreux essais de mitraillettes. Les Maxim s'avérerent plus performantes que leurs concurrentes, Hotchkiss et Skoda. L'armée allemande adopta logiquement la Maxim sous le nom de MG 08, MG signifiant en allemand Maschinengewehr (ce qui signifie mitrailleuse en français). Différentes variantes de cette arme furent produites en Russie, en Autriche-Hongrie, au Royaume-Uni, en Espagne et bien sûr aux Etats-Unis.
La Maxim gun fut la mitrailleuse la plus célèbre de Maxim. Elle utilisait des balles de calibre 7,7 mm (.303 pouce), pesait environ 27 kg, et mesurait 107,9 cm. Lourde, elle nécessitait une équipe de quatre hommes pour sa manipulation.
Dérivée de la mitrailleuse Maxim, elle fut fabriquée en Allemagne à partir de 1908 et resta en production environ quarante ans. D'une cadence de tir de 500 coups par minute, elle utilisait des munitions Mauser, calibre 7,92 mm en bandes souples ou métalliques de 100/250 cartouches. Son poids, non chargé était de 22 kg, sa longueur totale était de 118 cm (taille du canon seul, 68 cm). Fabriquée en acier usiné sauf pour le radiateur (tôle) et les poignées (bois), cette mitrailleuse à tir automatique était dotée d'un système de refroidissement du canon par liquide.
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La version LMG 08/15 (Luft Maschinengewehr), communément appelée Spandau d'après la ville de sa fabrication fut montée sur les premiers Fokker à mitrailleuse synchronisée et devint l'arme principale de tir vers l'avant à montage fixe sur les chasseurs allemands.
La mitrailleuse Vickers était une mitrailleuse Maxim (principe d'utilisation de la force du recul) améliorée et modifiée de façon à la rendre plus légère. Les particularités de cette dernière était la bande de 250 cartouches spécifique à la balle D et portant des renforts spéciaux en toile, le bloc d'alimentation particulier pour la cartouche D de 8 mm portant des guides spéciaux et deux cliquets supérieurs séparés au lieu d'être réunis. La hausse était graduée en mètres pour le tir de la balle D et l'affût était spécifique, type affût-trépied Vickers type J. Exclusivement de calibre 7,7 mm (elle n'existait en 11 mm que dans les Commissions d'expériences et de réception des cartouches).
Le principe de mitrailleuse est déjà très ancien, mais la véritable mitrailleuse automatique est créée par l’Américain Hiram Maxime. L’idée d’un fusil mitrailleur plus léger avec un chargeur plus adapté que la bande de cartouches apparait. L’inventeur du fusil mitrailleur type Lewis est un Américain nommé Samuel Maclean, mais le principe de base fut mis au point par le Colonel Américain Isaac Lewis.
L’armée Américaine n’étant pas très intéressée, le Colonel Lewis réussit en 1913 à débuter une production en Belgique pour le compte de l’armée Belge : Armes Automatiques Lewis Company. En 1914 au Royaume Uni, la Birmingham Smalls Arms Company (BSA) prend la suite du programme. La plupart des Nieuport XI sont équipée d’une mitrailleuse légère Lewis MK I de 7,7mm, avec un chargeur « camembert » de 47 cartouches, placée sur l’aile supérieure et tirant au dessus de l’hélice. La Lewis est peu adaptée à la synchronisation à cause de sa technologie. La version avion du MK I est une version allégée de son système de refroidissement, celui-ci étant assuré par l’air généré par la vitesse de l’avion.
Mitrailleuse destinée à l'armement de capot des avions. Tir synchronisé, commandé par le moteur qui actionnait la gâchette aux instants voulus. Refroidissement du canon obtenu par le courant d'air du vol qui traversait le manchon ajouré. Existaient en deux calibres, 7,7 mm et 11 mm. Comportait un manchon de diamètre réduit et avait été construite directement pour l'emploi sur avion. Elle était parfois désignée sous l'appellation M.A.C.
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Army, la mitrailleuse de même nom fut montée pour la première fois sur un aéroplane début juin 1912. Les premiers modèles furent montés sur des Morane-Saulnier monocoque Type N à la place de mitrailleuses Hotchkiss dont les pièces mobiles étaient trop lourdes. La Lewis présentait en outre l'avantage d'être très maniable et d'être capable de tirer sous des angles variés.
La mitrailleuse Parabellum MG 14, d'un calibre de 7,92 mm, et également dotée d'un manchon de refroidissement, fut aussi montée sur des avions et dirigeables allemands de la Première Guerre mondiale. Conçue par Karl Heinemann et construite par la Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM), elle était montée sur un support orientable et manoeuvrée, souvent, sur des appareils biplaces, par les observateurs.
Les premiers chars étaient armés de mitrailleuses Vickers, ces armes furent rapidement remplaçées par des Hotchkiss refroidies par air.
Les véhicules blindés de la Première Guerre mondiale présentaient bien des insuffisances, les automitrailleuses ne pouvaient guère sortir des routes et les chars tombaient régulièrement en panne.
Les généraux en chef des armées alliées, réunis à Chantilly en novembre 1916, conviennent de lancer une offensive en plusieurs points du front.
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