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Le vélocipède a été utilisé dans les armées de France et d'Europe dès le XIXe siècle, d'abord pour « faciliter le service d'estafette, c'est-à-dire celui de la transmission des ordres, comptes rendus et communications de toute nature », ensuite pour transporter des armes (ci-dessous une mitrailleuse).

Utilisation du Vélo dans l'Armée Française

En 1895, le capitaine Gérard conçoit un nouveau modèle de bicyclette pliante, pouvant être transportée par les fantassins. Pendant la Première Guerre mondiale, les bicyclettes furent utilisées dans les compagnies d'infanterie cycliste. On adapta également le système de la bicyclette pour générer de l'électricité, afin de faire fonctionner les postes radio.

La Mitrailleuse Villar Perosa

La mitrailleuse jumelée Villar Perosa ultra-légère n’ayant pas réussi dans le rôle d’arme d’appui d’infanterie, de nombreuses pièces sont restées inutilisées dans les dépôts. Le Pistola Mitragliatrice Mod. Le Villar Perosa est en réalité deux armes jumelées mais indépendantes, chacune avec son propre canon, son propre système de mise à feu et son propre chargeur ; seul le mécanisme de détente commun commandait le tir des deux armes.

Cette arme fut développée en 1914 par nul autre que le célèbre concepteur d’armes italien Abiel Bethel Revelli di Beaumont pour la société Officine di Villar Perosa (OVP). L’année suivante, elle fut officiellement adoptée par la Regia Aeronautica (nom de l’armée de l’air du Royaume d’Italie) sous le nom de Pistola Mitragliatrice Mod. 1915. Le nom qui passera à la postérité, « Villar Perosa », provient de l’emplacement du site de production, la municipalité de Villar Perosa près de Turin.

Conçue à l’origine comme une arme de défense pour avions, elle ne fit pas ses preuves dans ce rôle. Les munitions pour pistolet de calibre 9×19 mm Glisenti, pour lesquelles était chambré le VP, offraient une portée insuffisante pour le combat aérien et montraient trop peu d’efficacité sur les cibles. De plus, la cadence de tir était beaucoup trop élevée : de 1200 à 1500 coups par minute. Une rapide pression sur la détente et tout le chargeur est vidé en à peine une seconde et demie.

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Le Villar Perosa dispose d’une paire de poignées avec des détentes « papillon » commandées aux pouces qui permettent de tirer chaque arme indépendamment. Ceci laissait le temps de changer le chargeur de l’autre arme. S’il n’y avait pas assez de chargeurs remplis à portée de main, le talon du chargeur engagé dans l’arme pouvait être ouvert pour laisser tomber les cartouches dans l’arme par gravité ! Une tâche fastidieuse au milieu d’un combat.

Le mécanisme est classiquement celui d’une culasse non calée mue par un ressort récupérateur, le tir s’effectuant culasse ouverte. Cependant, la culasse est guidée par une rainure usinée dans le boîtier de culasse qui la fait pivoter de 45 degrés à la fermeture. Ce dernier dispositif est destiné à agir comme un retard à l’ouverture, car une partie du recul de la culasse est transmise à la carcasse avant qu’elle ne puisse continuer à reculer.

Cependant, il est rapidement apparu comme évident que la portée, la pénétration et la précision de la cartouche de 9mm Glisenti, tirée par le Villar Perosa étaient également insuffisantes pour qu’il puisse être utilement utilisé comme arme d’appui par les forces terrestres. Un soldat était constamment occupé à changer et à remplir les chargeurs de 25 coups.

L’OVP n’ayant ni crosse, ni poignée pistolet et son bipied étant par ailleurs totalement instable, l’arme ne pouvait acquérir une certaine stabilité qu’en étant montée sur des affût trépieds ou des supports circulaires incorporant des boucliers de protection. En raison de son poids de 6,5 kg, le Villar Perosa était parfois utilisé avec un montage spécial qui se fixait sur la poitrine du tireur. Il fut utilisé de cette façon par les troupes de choc à partir de 1917 dans des combats en montagne.

Le Villar Perosa pouvait parfois s’avérer efficace en combat rapproché, mais dans l’ensemble, ses succès furent limités. Par conséquent, les armes furent progressivement été remisées dans des dépôts. Dans le but de valoriser ce parc, le haut commandement militaire italien demanda une conversion du Villar Perosas en une arme d’infanterie plus pratique.

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Conversion du Villar Perosa

C’est ainsi qu’en 1917, trois entreprises se mirent au travail. Le point commun à toutes les conversions était la séparation de chaque Villar Perosa en deux armes distinctes. Le boîtier de culasse était monté sur une crosse en bois, recevait un système de mise à feu plus « traditionnel » et des organes de visée.

L’une des sociétés participantes était Beretta, qui employait le concepteur d’armes Tullio Marengoni qui mit au point la conversion. Dans les décennies suivantes, Marengoni développera pour le compte de Beretta de nombreux pistolets et pistolets-mitrailleurs célèbres. En apparence, le résultat de son travail ressemblait à une carabine avec une crosse en bois et une baïonnette à lame repliable, fixée en permanence au canon.

Sur le plan mécanique, l’arme était identique au Villar Perosa et fonctionnait toujours sur le principe du retard à l’ouverture. L’arme fonctionnait de manière fiable et fut classée en tête par la Commission d’essai de l’armée italienne devant les modèles concurrents présentés par FIAT et Ansaldo Crocetti. L’armée décida donc de l’adopter sous le nom de « Moschetto Automatico Beretta Mod 1918 », ou MAB 18.

Dans les mois qui suivirent, tous les Villar Perosa disponibles furent récupérés et transformés par Beretta. Le premier modèle, et de loin le plus produit, fut le « Monogrillo », nom tiré de sa détente unique. Dépourvu de sélecteur de tir, il tirait exclusivement en rafale libre.

De nombreux composants furent récupérés sur d’autres armes militaires italiennes, tel que la crosse en bois et le pontet, provenant du fusil Vetterli-Vitali 1870 et la baïonnette repliable de la carabine de cavalerie Carcano. Plus tard, un deuxième modèle appelé « Bigrillo » (« à deux détentes ») fut créé avec une capacité de tir sélectif commandé par chacune des détentes, ainsi que des garnitures redessinées. Ce modèle ne possède pas de baïonnette.

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Selon des sources italiennes, au total, environ 5000 exemplaires des deux types auraient été fabriqués. Certains d’entre eux arrivèrent sur le front aux mains des Arditi (troupes de choc) peu avant la fin de la guerre. De nombreuses années après la guerre, Beretta remit la main sur ces armes.

À partir de 1930, beaucoup d’entre elles furent converties en carabine semi-automatique avec le chargeur s’introduisant par le dessous de l’arme. Cette version, employée par les polices italienne et argentine, a été adopté comme Moschetto Automatico Beretta Mod 1918/30 (MAB 18/30).

Le fabricant du Villar Perosa essaya également d’obtenir une part du gâteau en convertissant son arme d’origine en coopération avec la Fabbrica Italiana Automobili Torino (FIAT). Abiel Bethel Revelli se remit ainsi au travail. Il utilisa le système Villar Perosa presque inchangé, ajoutant un sélecteur de tir sur le boîtier et un déflecteur d’étuis en dessous de l’arme. La cadence de tir était de 900 coups par minute.

Revelli n’abandonna pas pour autant et révisa son arme rapidement et en profondeur. Le résultat fut officiellement appelé Moschetto Automatico Revelli (MAR), mais est surtout connu aujourd’hui sous le nom de « pistolet-mitrailleur OVP » (initiales de « Officini di Villar Perosa »). Cette arme était un peu plus complexe à fabriquer que le Beretta modèle 1918.

Le système d’armement était constitué d’un manchon cylindrique qui coulissait le long du boîtier, un peu à l’image d’un fusil à pompe. Celui-ci était saisi par la main gauche du tireur et repoussé vers l’arrière afin de rétracter la culasse, puis il était poussé à nouveau vers l’avant pour chambrer la première cartouche et fermer la culasse.

L’arme possédait deux détentes, une à l’avant pour un tir en rafale et l’autre à l’arrière pour le tir en coup par coup. Malheureusement, le travail de développement prit trop de temps et entre-temps, Beretta avait déjà rassemblé la plupart des Villar Perosas disponibles.

Les Officini di Villar Perosa durent se contenter du reste et, par conséquent, seul un petit nombre de cette nouvelle arme fut construit. Arrivé trop tard pour être utilisé pendant la Première Guerre mondiale, il a cependant participé à des essais de pistolet-mitrailleur d’après-guerre et a été adopté par l’Italie en 1921.

Au début des années 1920, Revelli essaya de trouver des clients sur le marché international pour son « Revelli Automatic Rifle », mais ses efforts furent infructueux. Il présenta également l’arme au British Small Arms Committee (SAC) en 1928, mais encore une fois, sans succès.

Contrairement au Villar Perosa à double canon, que Revelli avait introduit au SAC en 1915 en calibre .455 Webley (11,6 x 19 mm R), le MAR présenté était toujours chambré pour la cartouche de 9 mm Glisenti.

L’armée italienne a utilisé le Beretta et le MAR au combat seulement en 1935 et 1936 lors de la deuxième guerre italo-éthiopienne en Abyssinie et plus tard en petit nombre dans la campagne d’Afrique du Nord.

Données techniques

Beretta M 1918 MAR (OVP)
Calibre 9 x 19 mm Glisenti 9 x 19 mm Glisenti
Longueur 776 mm 900 mm
Longueur du canon 318 mm 279 mm
Poids (à vide) 3,26 kg 3,67 kg
Poids (chargé) 3,72 kg 4,08 kg
Capacité du magasin 25 coups 25 coups
Cadence de tir 900 coups par minute 900 coups par minute

Vélos Militaires Allemands Pendant la Seconde Guerre Mondiale

Les cycles les plus utilisés durant la seconde guerre étaient des vélos standard "Herrenrad" au cadre triangulaire et des roues 28". Le modéle de la Wehrmacht s'est vu parcontre équipé spécialement avec un guidon possédant des attaches pour Panzerfaust, un cadre renforcé (avec des tubes en un acier plus épais), ainsi qu'avec une boîte à outils et une boite porte caisse à munition de mitrailleuse MG34.

La couleur standart du vélo militaire allemand était noire, un marquage indique l'appartenance de ce vélo au régiment "Zug Grenadier 1 Regiment 505 / 291.

Autres Utilisations et Contextes Historiques

En suivant les parcours de vie de Vendéens, l’exposition explore au travers d’une grande richesse de documents, d’objets et de récits, la complexité de cette période. Sont ainsi mis en lumière l’engagement résolu, les luttes, les drames et les espoirs qui ont façonné l'existence des Vendéens.

Ce vélo était prêté à Marie Nicoleau qui faisait le trajet entre La Roche-sur-Yon et le maquis de Dompierre en transportant des messages. Ces messages pouvaient être dissimulés à l’intérieur du guidon avec un morceau de fer au bout du message et un aimant. À l’époque, tous les vélos étaient identifiés avec une plaque.

Variations et Marques de Vélos Militaires

Les cyclistes des BERSAGLIERIS en formation pour l'escalade ; un type de vélo a part cadre en Y de marque DUX d'origine RUSSE ; soldat ITALIEN avec un vélo BIANCHI en position avec une mitrailleuse REVELIS.

LA FRANCE de multiples marques fournirent en bicyclette l'armée ; l'une d'elle la manufacture d'armes et de cycles de ST ETIENNE, avec son vélo pliant SVELTE pour la gendarmerie dés 1912, mais déjà ALBAREL fit des cycles pliant ; MANUFRANCE ; en 1913 durant des manoeuvres les cyclistes avaient la SVELTE, en aout 1914 pour une autre plus fiable des ateliers ROCHET ; puis la célèbre, GERARD, ici en C P A avec un peloton de cycliste ; soldat français à CHÂLON SUR MARNE en JANVIER 1917 avec un vélo GERARD et une remarque contenant deux LEWIS et caisses de munitions ; un GERARD, en collection ; de marque inconnue une copie du GERARD, avec le plateau du pédalier différent ; vélo pliant PEUGEOT.

Marque déjà connue durant les années 1886, pour sa production de cycles, tricycles, quatricycles dans l'armée britannique, reste durant la grande guerre une marque de robustesse : cette photo montre des soldats en 1912 ; un en collection privée : modèle 1914 avec changement de vitesse dans le moyeu arrière, commande sur le cadre ; juste avant guerre des essaies de divers types d'utilisation du SUNBEAM.

Le DUX J militaire chez les BERSAGLIERIS sous licence BIANCHI. différence le pédalier ; vue de reconstitution collection privée ; photo de soldats russes avec les vélos pliants ROCHET ; bonne photo d'un cycliste russe avec un vélo modifié, il n'est plus pliant mais se déboite, pour le transport, travail artisanal ?

Anecdote Littéraire

Günter Grass, dans son autobiographie "Pelures d’oignon", décrit une scène où un groupe de soldats, fauchés par des tirs de mitrailleuse alors qu'ils tentaient de s'échapper à vélo, laissant une image marquante et traumatisante.

Armée d'armistice

La convention d'armistice signée le 22 juin 1940 autorise la reconstitution, en zone libre, d'une armée d'armistice, créée le 25 novembre 1940 et destinée exclusivement au " maintien de l'ordre intérieur ". Les effectifs sont fixés à 100 000 hommes en France (dont 6 000 gardes mobiles), auxquels s'ajoutent 60 000 gendarmes, 10 000 pompiers de Paris et 15 000 travailleurs coloniaux (malgaches et indochinois stationnés dans le sud-est de la France).

Les unités sont réparties au sein de 8 divisions militaires (ex régions militaires) : la VIIe à Bourg-en-Bresse, la IXe à Châteauroux, la XIIe à Limoges, la XIIIe à Clermont-Ferrand, la XIVe à Lyon, la XVe à Marseille, la XVIe à Montpellier et la XVIIe à Toulouse. Chaque division dispose de trois régiments d'infanterie, d'un régiment d'artillerie à trois groupes de 75, d'un régiment de cavalerie, d'un bataillon du génie, d'un groupe de transmissions, d'une compagnie de transport mais également des services de l'intendance, du service de santé…

L'effectif réduit de cette nouvelle armée permet de recentrer le recrutement sur une élite jeune. Elle est composée essentiellement d'engagés servant sous contrat de 3 à 5 ans, encadrés par 4 000 officiers et 15 000 sous-officiers. Pour maintenir un recrutement constant et attirer des jeunes dans ses rangs, les autorités militaires sont contraintes de rendre l'image de cette armée d'armistice attractive (soldes intéressantes, tenues plus " modernes "). Le concept " d'armée nouvelle " est alors inventé par l'état-major de l'armée pour susciter les engagements.

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