Cet article explore en détail les caractéristiques techniques de la mitrailleuse PGM, ainsi que son rôle dans l'armement moderne. De plus, nous examinerons les fusils de précision utilisés par le GIGN et l'armée française, en mettant en lumière les récentes évolutions et les choix stratégiques en matière d'équipement.
Fondé dans les années 1970 suite à une série de prises d'otages retentissantes, le GIGN est rapidement devenu la figure de proue des interventions d'urgence de la Gendarmerie Nationale. Le succès des opérations du GIGN repose autant sur la préparation de ses hommes que sur la qualité du matériel mobilisé.
Récemment, le 7 février 2025, le hameau de Macully à Poisy a été le théâtre d’une intervention d’envergure menée par le GIGN. Une personne menaçait de se servir d’une arme, créant une situation à risques pour les habitants et nécessitant un angle d’action réactif et sécurisé, illustrant ainsi la capacité du GIGN à intervenir efficacement même dans des contextes locaux inattendus. Dans cette situation, un négociateur du GIGN a accompagné les effectifs de la gendarmerie locale pour une gestion de crise fine et efficace.
Devenir membre du GIGN représente un aboutissement professionnel exigeant, nécessitant une expérience solide, un haut niveau physique et une aptitude mentale pour le travail en équipe sous pression. Le renouvellement continu des connaissances et l’adaptation aux nouvelles technologies assurent la performance constante du GIGN.
L’armurerie de l’unité intègre des armes spécifiques, parfaitement adaptées à la diversité des contextes d’intervention.
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Le Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale a sélectionné un nouveau fusil d’assaut : le Bren 2 de la compagnie CZ, Ceska Zbrojovka. Le groupe a passé une commande initiale de 68 unités en calibre 7,62x 39 mm pour 2017. Rappelons que le calibre 7,62 x 39 est la munition du très célèbre fusil d’assaut Kalachnikov, l’AK 47 et toute la famille de type AK, à l’exception à peu de choses près des pays dont les fusils d’assaut sont passées au standard OTAN. Cette munition est l’une des plus répandue dans le monde.
La décision d’adopter le Bren 2 est le résultat d’une réflexion qui a commencé dès 2015, après les attaques des frères KOUACHI et de COULIBALY en janvier dans Paris. L’offre de CZ n’a été proposée que dans les dernières étapes du programme d’évaluation. Le CZ Bren 2 a été développé à partir du fusil CZ 805 Bren S1 pour participer à la mise en compétition au programme d’Arme d’Infanterie Future (AIF) de l’Armée française (qui a vu la sélection du fusil HK 416). Cependant, l’industriel CZ n’a pas pu participer au processus de part de son arrivé tardive sur le marché.
La version Bren 2 de calibre 7,62 x 39 mm sélectionnée par le GIGN est un fusil d’assaut compact avec un canon neuf pouces. Le GIGN a demandé certaines modifications pour ses propres fusils notamment un nouveau manchon cache flamme conçu pour être équipé d’un réducteur de son. L’industriel CZ essaie maintenant de mettre en avant son pistolet automatique CZ P-10 au GIGN.
Le fusil de tireur d’élite est l’arme des situations exceptionnelles. Certains pays se sont à cette époque penchés sur des armes longues de très grande précision, ainsi IUR.S.S. a mis au point le Dragunov, connu surtout sous l’appellation de S.V.D. (Samozariadnyia Vintovka Dra- gunova). La France quant à elle, s’est tournée vers la mise au point d’un fusil à répétition, le premier coup devant automatiquement faire mouche. Dans ce but, le mécanisme du MAS 36 fut choisi afin de rendre l’arme la plus stable possible.
Les essais de l’actuel FRF1 ont débuté dans le courant du mois de mars 1956. Pour la maniabilité, les ingrédients traditionnels du fusil de compétition ont été utilisés. Le fantassin pour « cibler » son objectif a à sa disposition une lunette de visée modèle 1953 au grossissement de 3,8. Bien entendu, il ne faut pas oublier le rôle primordial de la munition qui doit être d’une qualité balistique irréprochable, donnant toujours, à quelques millimètres près la même trajectoire.
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Le fusil à répétition Modèle F 1, conçu et fabriqué par la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne, existe en plusieurs versions. Le FR F 1 destiné aux tireurs d’élite peut être équipé soit d’une lunette de tir à grossissement variable, généralement 3,8 soit d’une lunette avec intensificateur de lumière D.I.P.T., système qui, pour le tir de nuit remplace l’infrarouge. Enfin, il existe une version « OTAN » du FR F1, en calibre 7,62 Nato, qui prend l’appellation de FR F 2.
Le célèbre revolver Manurhin MR 73 est un revolver français à simple et double action fabriqué à partir de 1973 en Alsace et plus précisément à Mulhouse. C'est à cette époque que le premier revolver est construit en France depuis le revolver modèle 1892 en 8 mm. Le Manurhin MR73 a été développé pour répondre au marché de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale française afin d'équiper les unités spéciales.
Le Manurhin MR73 est alors sélectionné car fabriqué en France, il allie sécurité, fiabilité et performance et en fait l'arme idéale portative. Selon des documents de l'armurerie de la Gendarmerie mobile de Maisons-Alfort, de nombreux MR 73 du GIGN auraient tiré plus de 150 000 cartouches, seule leur vis de poignée ayant été changée.
Les derniers retours d'expérience des théâtres d'opérations ont conduit le 1er RPIMa à s'intéresser de près au fusil d'assaut MCX de SIG Sauer et au fusil de tireur d'élite CDX-40 Shadow, rebaptisé Elsa (extra long range shooting action), en calibre .408 du canadien Cadex. Cette démarche illustre une veille technologique permanente et des échanges fructueux entre industriels et opérationnels.
Les snipers, contrairement à certaines perceptions, nécessitent un matériel adapté aux contextes tactiques spécifiques dans lesquels ils sont engagés. Cela implique une veille technologique constante sur les armes et leurs munitions, ainsi qu'un investissement régulier dans de nouveaux équipements. "Ce sont les théâtres qui nous font changer de calibres", explique une référence du tir au 1er RPIMa. Les environnements difficiles, comme ceux rencontrés au Sahel, exigent des armes capables de fonctionner malgré la poussière et le sable.
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Le choix du calibre .408, développé par Cadex, témoigne de cette volonté d'aller plus loin en termes de portée et d'efficacité. Ce calibre est reconnu pour ses performances en tir sportif, mais son application militaire nécessite une adaptation spécifique. Il ne suffit pas de toucher la cible, il faut le faire avec l'effet terminal souhaité. Parallèlement à l'expérimentation de l'arme, il est crucial d'identifier le bon fournisseur d'ogives.
Les SAS ont ainsi trouvé chez Sniper Extrem, un prestataire britannique, des ogives répondant aux besoins des forces spéciales. La firme suisse RUAG pourrait également se lancer dans la production de .408, signe de l'intérêt croissant pour ce calibre dans les unités spécialisées. Les performances de l'arme sont obtenues avec un gain de poids, un atout important compte tenu du caractère rare et coûteux de la munition .408. Le choix retenu par les Français est une 420 grains monolithique. Sept cartouches de .408 pèsent autant que quatre de .50. Selon Delta Defense, l’énergie développée est supérieure à un .50 au-delà de 700 m. L’ogive reste supersonique jusqu’à 2 400 m. La monolithique possède intrinsèquement un pouvoir de perforation élevé, ce qui l’amène à pouvoir encore percer une protection balistique IIIA (gilet basique) à plus de 2 000 m.
Des polymères ont été insérés dans la crosse, offrant un niveau comparable à certaines carabines chambrées en .338. La portée annoncée est de "2 500 m au moins" en antipersonnel et de "3 000 m minimum" en antimatériel. Le canon est un 29 pouces Bartlein fabriqué aux États-Unis. L’arme pèse 9 kg à vide, comporte un chargeur de 7 kg.
La lunette retenue pourrait être une Vortex Optics américaine, une marque qui équipe déjà certains HK416 du régiment (notamment chez les CTLO). La firme américaine a le vent en poupe après les difficultés de qualité rencontrées sur la boutonite des lunettes Schmitt & Bender (que certains Américains ont rebaptisées « Shit & Bender »), mais aussi la priorité donnée à un contrat de fourniture des US Marines. Deux facteurs qui ont contribué à laisser des traces dans le cœur d’utilisateurs. Là où la Vortex est garantie à vie et waterproof.
Comme c’est le cas pour l’arme et pour les munitions, les contacts établis avec Vortex pourraient en plus permettre d’avoir une lunette taillée sur mesure pour les besoins du régiment. La lunette annoncée dans la brochure est une Razor HD Gen II 4,5-27×56 graduée en millième avec 340 clics en élévation et 70 clics en latéral.
L'Armée Française dispose d'une vaste gamme d'armes pour répondre à ses divers besoins opérationnels, parmi lesquelles :
Le régiment souhaite notamment remplacer les PGM Commando 2 utilisés par les THP en calibre .308. Ce souhait est un des retex de l’Afghanistan : il impose aussi d’avoir une autre arme (fusil d’assaut) dans le dos, soit au moins 5 kg de plus. Il faudra aussi se pencher sur le renouvellement global des armes. En moyenne, les fusils des FS durent quatre ans. En BSS, ils s’usent plus vite, car il y a beaucoup de tirs et ils prennent plus de sable (même si les tireurs les mettent dans les étuis).
Une commande de fusil tirant en .260 Remington est aussi envisagée, afin de traiter des cibles de 0 à 1 400 m en canon de 20 pouces. Avantage de ces armes : elles sont semi-automatiques et légères, plus qu’un .338LM, et pour un résultat proche du .338LM de ce même calibre. L’intérêt pour le lance-roquettes Carl Gustav M4 est aussi réel, car son poids a bien baissé (7,5 kg seulement) et il offre une large variété de munitions, de l’antichar 100 m ou 1 100 m. Il constituerait une alternative à l’AT4CS NG acquis par l’armée de terre, qui est monomunition et consommable.
Le régiment teste des chargeurs Magpull de 60 coups sur des HK416 des CTLO. Des achats de Minimi viennent d’être réalisés, ce qui éteint a priori définitivement l’hypothèse d’un achat de mitrailleuse légère Negev israélienne, toujours très populaire chez ceux qui l’essaient, car « faite par un soldat pour un soldat ».
Dans le contexte des forces armées et des jeux vidéo, le fusil d'assaut représente une avancée majeure dans l’armement moderne, combinant innovation technique et praticité opérationnelle.
Le succès des opérations d’intervention dépend largement de la coordination entre les entités de la sécurité intérieure. Le GIGN travaille en étroite collaboration avec la Police Nationale, notamment à travers le RAID, et d’autres forces spéciales comme les unités militaires.
L'adaptation aux nouvelles technologies et le renouvellement continu des connaissances sont essentiels pour maintenir la performance du GIGN.
Dans le monde militaire, le rôle des sniper est crucial, nécessitant une précision chirurgicale et une expertise inégalée. L'armée française ne fait pas exception, avec ses propres unités de tireurs d'élite qui utilisent une gamme d'armes spécialisées pour des missions variées sur le champ de bataille moderne.
Le FR-F2 (Fusil à Répétition - Modèle F2) est le fusil de précision standard de l'armée française. Fabriqué par la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne (MAS), il est utilisé par les tireurs d'élite des forces armées françaises depuis les années 1980. Le FR-F2 est une version améliorée de son prédécesseur, le FR-F1. Il est chambré en calibre 7,62 mm NATO, ce qui lui permet de tirer des munitions standardisées au sein des forces de l'OTAN. Le fusil est équipé d'un canon flottant, une caractéristique qui minimise les vibrations et améliore la précision du tir. Le FR-F2 est également doté d'un frein de bouche et d'un bipied repliable, offrant une stabilité accrue lors des tirs à longue distance.
Le Hécate II, aussi connu sous le nom de FR-12.7, est le fusil de précision anti-matériel de l'armée française, conçu pour les opérations à très longue distance et capable de neutraliser des cibles lourdement blindées. Il est chambré en calibre .50 BMG (12,7 x 99 mm NATO), une munition lourde utilisée principalement pour les tirs de très longue portée et les cibles dures. Le fusil dispose d'un canon de 700 mm équipé d'un frein de bouche efficace, réduisant significativement le recul et permettant aux tireurs de maintenir une précision exceptionnelle. Le Hécate II est également doté d'un bipied réglable et d'une crosse ajustable, offrant confort et stabilité lors des tirs prolongés.
Le PGW Defence Technology LRT-3 représente la dernière avancée en matière de fusils de précision de haute performance dans l'armée française. Le LRT-3, produit par la société canadienne PGW Defence Technologies, est un fusil de précision chambré en .50 BMG (12,7 x 99 mm NATO), similaire au Hécate II, mais avec des améliorations notables qui le distinguent. Il est équipé d'un canon de haute précision de 29 pouces (environ 737 mm), conçu pour maximiser la stabilité et la précision des tirs à des distances extrêmes.
L'une des caractéristiques distinctives du LRT-3 est son frein de bouche efficace, qui réduit considérablement le recul, améliorant ainsi le confort et la précision des tirs. Il est également équipé d'une crosse ajustable en longueur et en hauteur, ainsi que d'un bipied réglable, offrant une ergonomie optimale pour les tireurs d'élite.
Le SCAR-H PR (Precision Rifle) occupe une place de choix au sein de l'armée française, notamment dans les unités des forces spéciales. Il est chambré en calibre 7.62x51mm NATO, une munition reconnue pour son efficacité à longue distance et sa puissance de pénétration. Comparé à la version standard du SCAR-H, le modèle PR se distingue par un canon plus long et plus lourd, spécifiquement conçu pour maximiser la précision sur des distances étendues.
Les unités des forces spéciales françaises, telles que le 1er Régiment de Parachutistes d'Infanterie de Marine (1er RPIMa) et l'ensemble des unités rattachées au Commandement des Opérations Spéciales (COS), utilisent le SCAR-H PR pour des missions nécessitant une précision et une portée accrues.
PGM Précision est une entreprise emblématique dans le domaine des fusils de précision, incarnant l'excellence française en matière d'armement. Depuis sa création, PGM Précision s'est engagé à développer des fusils de précision répondant aux besoins exigeants des tireurs d'élite professionnels.
| Arme | Calibre | Utilisation | Caractéristiques |
|---|---|---|---|
| FR-F2 | 7.62 mm NATO | Fusil de précision standard | Canon flottant, frein de bouche, bipied repliable |
| Hécate II | .50 BMG (12.7 x 99 mm NATO) | Fusil anti-matériel | Canon de 700 mm, frein de bouche efficace |
| PGW Defence Technology LRT-3 | .50 BMG (12.7 x 99 mm NATO) | Fusil de précision de haute performance | Canon de 29 pouces, frein de bouche efficace, crosse ajustable |
| SCAR-H PR | 7.62x51mm NATO | Fusil de précision pour forces spéciales | Canon plus long et plus lourd pour une précision accrue |
En 2008, lors de l’opération Thalathine, lancée pour libérer des otages retenus par des pirates somaliens après l’abordage du voilier Le Ponant, un commando marine, armé d’un fusil McMillan TAC-50, avait réussi un tir d’arrêt en logeant une balle de 12,7 x 99 mm dans le moteur d’un véhicule 4×4 utilisé par les ravisseurs… depuis un hélicoptère Panther. Cette action avait ensuite permis de récupérer une partie de la rançon versée par l’armateur et d’appréhender six individus liés, de près ou de loin, à l’attaque du voilier.
D’où l’importance d’un tel savoir-faire, que, par ailleurs, les tireurs d’élite de l’armée de l’Air & de l’Espace maîtrisent pour faire appliquer les « mesures actives de sûreté aérienne » depuis les hélicoptères Fennec. Or, effectuer un tir de précision quand on se trouve à bord d’un aéronef qui bouge et vibre n’est pas une tâche aisée. D’où la solution développée par la société française COSE.
Appelée STRIKE [pour Stabilisateur de Tir Réglable d’Intervention Kinésique Équilibré], elle consiste à installer à bord d’un hélicoptère un bras stabilisé qui « sert de support d’armements pour le tir de haute précision à longues distances ». Si, il y a peu, les hélicoptères de reconnaissance et d’attaque Gazelle pouvaient en être équipés, ce n’était pas le cas des autres appareils de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT], notamment ceux du 4e Régiment d’hélicoptères de forces spéciales [RHFS].
Aussi, en février, le Groupement aéromobilité de la Section technique de l’armée de Terre [GAMSTAT] a fait savoir qu’il avait effectué une évaluation technico-opérationnelle du système STRIKE, depuis un hélicoptère de manœuvre AS532 Cougar. Et cela avec l’appui de tireurs de précision du 1er Régiment de Parachutistes d’infanterie de Marine [RPIMa]. Le NH-90 TTH « Caïman » pourra également être équipé du STRIKE.
« Après son intégration précédente sur Gazelle, Cougar et Fennec, la DGA a mené des essais en vol pour assurer la compatibilité du [système] Strike avec le NH90 de l’Aviation légère de l’armée de Terre dans plusieurs configurations », a-t-elle en effet indiqué. Le Strike « permet aux tireurs embarqués de rester précis sans être contraints par le poids de l’arme mise en œuvre et les vibrations de l’hélicoptère » et « peut aussi accueillir un appareil photo avec téléobjectif pour les missions de renseignement », a par ailleurs rappelé la DGA.
Lors des essais qu’elle a menés, le Strike a été évalué avec une mitrailleuse M3M de 12,7 mm qui, fournie par FN Herstal, a une portée maximale de 6 500 mètres et une cadence de tir de 1 000 coups par minute, un fusil d’assaut HK417, un fusil de précision PGM Hecate II et un appareil de photographie. « Les essais ont confirmé l’aptitude de ce système à être installé à bord d’un NH90 », s’est ensuite félicitée la DGA. « Cette ouverture de domaine a été réalisée par DGA Essais en vol en collaboration avec le GAMSTAT […] qui effectuera prochainement une évaluation opérationnelle de ce système », a-t-elle conclu.
L'armée française utilise également divers équipements et systèmes pour améliorer ses capacités opérationnelles :
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