Au Moyen Âge, les armes jouaient un rôle central dans la vie quotidienne et les conflits de l'époque. Ces armes, façonnées avec soin par des forgerons talentueux, ont évolué en réponse aux besoins des combattants médiévaux, allant des chevaliers lourdement armés aux soldats d'infanterie. L'épée, la lance, l'arc, la hache et une multitude d'autres armes étaient non seulement des instruments de guerre, mais aussi des symboles de pouvoir, de statut et de culture.
Voici un aperçu de quelques armes médiévales notables:
Alors que l'Etat russe va se désengager de l'entreprise d'armement Kalachnikov, retour sur le succès de son arme la plus connue, l'AK-47, le fusil d'assaut le plus vendu de l'histoire.
Selon les estimations, entre 70 et 110 millions d'exemplaires auraient été produits depuis sa création. Cela représente donc une Kalachnikov pour 70 personnes dans le monde. Mais si l'arme est connue sous le nom AK-47, il s'agit en réalité pour la plupart de modèles AKM-59, une version plus tardive qui était plus légère (3,14 kg contre 4,3 kg) et plus facile à produire.
Pourquoi un tel succès? D'abord parce qu'il s'agit d'une arme au coût très faible, robuste, fiable, capable d'être utilisée dans l'eau par exemple et très facile d'entretien. Mais selon C.J. Chivers, auteur du livre The Gun sur l'histoire de l'AK-47, le succès de l'arme s'explique surtout par une volonté politique.
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Une arme répandue à travers le monde (106 armées l'ont utilisée à un moment de leur histoire) qui serait à l'origine de 250.000 morts par an.
Certaines versions améliorent les "performances" de l’originale, mais d’autres proposent des modèles dont la qualité laisse à désirer. Si les Chinois sont parvenus à reproduire l’originale au boulon près, la pire copie est, selon les spécialistes, la version roumaine. En la découvrant, un expert aurait déclaré que "le génie de Mikhaïl Kalachnikov [l’inventeur] était pratiquement mort dans les réincarnations des ingénieurs roumains". Cela n’a pas empêché les Roumains de les brader sur de nombreuses zones de conflits, notamment au Moyen-Orient où ses utilisateurs les voyaient se "désintégrer au bout de trois jours d'exploitation".
Le fusil Kalachnikov est également présent sur le drapeau de l'organisation militante libanaise, le Hezbollah.
Le 24 février 2022, les forces russes stationnées près de la frontière ukrainienne lancèrent une opération de grande ampleur afin de « dénazifier » le pays et de venir en aide aux républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk dans la région du Donbass. C’est dans ce contexte qu’il est intéressant de se pencher sur les technicals utilisées par ces différents acteurs.
L’évocation de ces véhicules, originellement civils transformés pour un usage militaire, renvoient davantage à l’idée de combattant sous équipé sans armée officielle pour les soutenir. Pourtant, historiquement, ce système a déjà été utilisé dès le début du XXe siècle par des armées régulières. Ainsi, durant la Première Guerre mondiale, des Ford T avaient pu être équipées avec des MMG Vickers pour accompagner les forces australiennes sur le théâtre du Levant.
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Les occurrences naturelles du technical relèvent davantage du bricolage : le véhicule qui est détourné avait originellement un usage civil. La plupart des équipements montés observés sont des mitrailleuses lourdes ou moyennes. Ce sont souvent des armes volées, datant de conflits antérieurs ou en dotation. Les véhicules sont ainsi modifiés pour y greffer des armes originellement destinées à l’infanterie.
Autre modification que l’on retrouve fréquemment sur certains véhicules civils : les dispositifs antichars ou d’artillerie. Là aussi, la récupération est de mise. On retrouve à nouveau des armes plutôt anciennes et qui avaient originellement vocation à rester au sol.
Un lance grenade UAG-40 monté sur un pickup de la 25e brigade parachutiste ukrainienne.
Une autre modification que l’on retrouve souvent : la constitution ou l’amélioration d’un blindage avec des pièces de récupération. C’est ce que l’on appelle communément des hillbilly armour à base de tôles, de planches et de sacs de sable.
Un pick-up militaire ukrainien ayant été renforcé par des plaques de blindages.
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Le technical est aussi utilisé par les forces spéciales. En effet, ce système d’arme a été adapté aux opérations commando avec une accointance pour le « tout-terrain ». Ainsi, on a pu observer les forces spéciales ukrainiennes modifier des vélos électriques Delfast et ELEEK, annoncés avec des vitesses de pointe à 80 km/h et 320 km d’autonomie, pour les équiper de missiles NLAW.
Un buggy recouvert d’un filet de camouflage et équipée d’une plateforme pour monter un lance missile.
Les forces spéciales russes ne sont pas en reste puisqu’elles utilisent également des technicals. Leur stratégie d’utilisation semble néanmoins différer. Là où les Ukrainiens innovent avec le tout-terrain, les Russes ont surtout été observés selon une utilisation low profile bien plus classique.
Un spetsnaz russe équipée d’un PKM et de lunettes de vision nocturne, un technical apparaît en arrière plan.
Le technical incarne clairement une double logique de conflit. D’un côté, il est le véhicule type des forces paramilitaires et s’illustre dans des stratégies de guérilla et de harcèlement. De l’autre, on le voit associé à des technologies modernes lui permettant d’acquérir une puissance de feu jusque-là réservée aux armées modernes.
Le technical est très pratique dans ce contexte par son faible coût d’achat ou d’entretien. De plus, contrairement aux autres véhicules militaires (comme les blindés de transport de troupes ou les chars d’assaut), il ne nécessite pas de logistique importante ou de grande quantité de carburant pour être déplacé.
Les technicals sont des véhicules caractéristiques des affrontements asymétriques contemporains. Il est important de souligner la grande diversité technologique qui se cachait derrière ce concept : véhicule de soutien à l’infanterie, artillerie mobile, dispositif de combat antichar ou encore blindage improvisé.
La Thompson, surnommée “Tommy Gun”, est sans doute l’une des armes les plus reconnaissables du XXe siècle. Que ce soit entre les mains des gangsters de la Prohibition ou des soldats américains durant la Seconde Guerre mondiale, cette arme iconique a traversé l’histoire et marqué l’imaginaire collectif.
Elle n’était pas parfaite - lourde, coûteuse à produire - mais redoutablement efficace.
La Thompson n’est pas seulement une arme de guerre ou de gangsters. Elle est aussi une star du grand écran. On la retrouve dans des dizaines de films et séries :
Elle est souvent utilisée comme marqueur d’époque. Dès qu’elle apparaît, on sait qu’on est dans les années 30 ou 40. La Thompson arme est bien plus qu’un simple pistolet-mitrailleur. Elle incarne une époque, des combats, des personnages emblématiques.
De quelle manière les guerres contemporaines sont-elles devenues meurtrières ? Par quel processus l’anéantissement physique de l’ennemi s’est-il imposé comme l’objectif central de beaucoup de ces conflits ? Comment expliquer que la dimension homicide des conflits ait régulièrement pris le pas sur ses aspects politiques ? Selon une idée largement répandue, il existe un lien consubstantiel entre la notion de guerre et l’homicide de masse.
Empiriquement, lorsqu’on étudie l’histoire des guerres contemporaines, le constat est certainement fondé. Il suffit par exemple de s’intéresser à l’histoire des deux guerres mondiales pour s’en rendre compte. Cependant, le fait que la guerre s’avère meurtrière ne découle pas de la nature du mot « guerre » elle-même mais, comme cela a été montré par des recherches historiques, de conditions techniques, sociales et politiques spécifiques.
Selon nombre de ces travaux, le niveau de violence lors des conflits est corrélé à l’intensité des représentations déshumanisantes de l’adversaire.
Dans cette contribution, nous prenons acte de l’importance des représentations sociales mais nous cherchons en même temps à réintroduire l’élément technique qui fait quelque peu défaut dans ces travaux.
Si l’on suit le point de vue de leurs auteurs, la brutalisation de la guerre résulte non seulement de l’introduction de nouvelles techniques de combat capables de provoquer des destructions immenses mais aussi et surtout de la normalisation de leurs usages.
Dans cette perspective, il est nécessaire d’analyser les processus de légitimation des armes qui s’appuient sur des discours politiques, techniques (procédures et conceptions opérationnelles militaires) ou encore « populaires » (comme les romans, les films, les jeux vidéo) et sont, le cas échéant, à l’origine de processus « d’engourdissements psychiques » vis-à-vis de leurs effets.
À la lueur de ces éléments, nous faisons ici l’hypothèse que l’émergence d’une conception de la guerre contemporaine basée sur l’anéantissement physique de l’ennemi s’explique en partie par la normalisation des équipements capables de tirer en rafale (tels que les mitrailleuses, les pistolets-mitrailleurs ou encore les fusils d’assaut) et qui est elle-même basée sur des éléments techniques et des représentations sociales.
L’ambition de pouvoir produire des armes capables de tirer sur un mode automatique est loin d’être un phénomène contemporain.
En 1851, le terme « mitrailleuse » est forgé par le capitaine belge Fafschamps qui conçoit une arme basée sur un barillet activé manuellement. À partir d’un principe de fonctionnement proche de celui du pistolet Colt à six coups, l’arme est capable de tirer en rafale.
Pour la postérité, la « première » mitrailleuse est celle de l’Américain Richard Gatling.
La Gatling gagne rapidement en célébrité, y compris en dehors des frontières américaines. Beaucoup d’Européens s’y intéressent, comme en atteste le fait qu’on produise l’arme en Autriche, en Grande-Bretagne et en Russie.
En dépit de cette notoriété, les militaires se montrent circonspects vis-à-vis de cette nouvelle arme. Lors de la guerre de Sécession, par exemple, les Nordistes ne lui font guère confiance. Il est vrai que les premières mitrailleuses ne sont pas toujours fiables sur le plan technique.
La mitrailleuse parvient néanmoins à s’imposer dans deux domaines. D’une part, on rencontre les mitrailleuses aux États-Unis du côté de la Garde Nationale ou du patronat lors de conflits sociaux. D’autre part, les mitrailleuses sont déployées dans les colonies.
Dans un premier temps, les mitrailleuses ont pourtant un impact limité du fait des problèmes de fiabilité. Progressivement, leurs concepteurs les améliorent et elles deviennent de plus en plus meurtrières.
À partir des années 1890, les armes s’améliorent encore sur le plan technique. C’est également à la fin du xixe siècle qu’une nouvelle génération de mitrailleuses voit le jour. Ce sont des engins qui fonctionnent grâce à un mécanisme de recyclage des gaz.
Cette technique s’incarne matériellement avec la mitrailleuse de l’Américain Hiram Maxim (qui porte son nom). C’est le début du tir en rafale automatique. Avec l’emploi de ces armes, certains commentateurs en viennent à parler d’exécution plutôt que de guerre.
Selon lui, grâce à sa mitrailleuse, les armées ont eu besoin de moins d’hommes pour faire la guerre. Plus encore, cette arme doit augmenter l’efficacité des armées et, de ce fait, contribuer à réduire la durée des conflits. Dès lors, la mitrailleuse se présente, toujours selon ses concepteurs, comme une arme qui « humanise » le conflit.
Dans la réalité, comme la première partie du xxe siècle en atteste, la prolifération de mitrailleuses et d’autres armes automatiques ne réduit ni la durée de guerre, ni les effectifs militaires. Les armes automatiques participent au processus qui transforme la guerre en une célébration du gaspillage humain et matériel.
Les mitrailleuses sont ponctuellement utilisées lors des conflits interétatiques du xixe siècle. Lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, la mitrailleuse cause aussi des dégâts importants. Mais cette expérience n’engendre pas de vastes remises en question technique, tactique et opérationnelle en Europe ou en Amérique du Nord.
Tout d’abord, ils jugent que l’arme manque de fiabilité. Ensuite, il existe au sein des forces armées des résistances corporatistes à l’introduction des mitrailleuses. Les artilleurs, qui se considèrent par ailleurs comme membres d’une élite technique, craignent en effet que des unités de mitrailleuses ne viennent directement concurrencer leurs batteries de canons.
L’historien Jacques Pauwels souligne le fait que la perception négative de la mitrailleuse parmi les officiers découle aussi d’une attitude « aristocratique » lors de la Première guerre mondiale.
Selon lui, le corps des officiers n’avait globalement pas confiance en la qualité des hommes d’infanterie. face à ces officiers issus de la bourgeoisie, les hommes du rang sont victimes de préjugés sociaux encore très forts. On les soumet donc à la fois à l’endoctrinement patriotique et à la mécanisation des gestes.
La Loi et ses Décrets et Ordonnances sont assez complexes à décortiquer, bien que le titre de la loi l’annonce comme « simplificatrice ». Alors voilà ce qu’il faut retenir. Je vous propose un résumé simple et dépourvu de jargon juridique.
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