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Au Moyen Âge, les armes jouaient un rôle central dans la vie quotidienne et les conflits de l'époque. Ces armes, façonnées avec soin par des forgerons talentueux, ont évolué en réponse aux besoins des combattants médiévaux, allant des chevaliers lourdement armés aux soldats d'infanterie. L'épée, la lance, l'arc, la hache et une multitude d'autres armes étaient non seulement des instruments de guerre, mais aussi des symboles de pouvoir, de statut et de culture.

Les Armes Médiévales: Un Aperçu

Voici un aperçu de quelques armes médiévales notables:

  • Baliste: Une ancienne arme de siège utilisée pour lancer de lourds projectiles sur des cibles à distance, principalement dans le contexte militaire. Elle se compose généralement d'un arc en bois monté sur un cadre métallique et est tendue à l'aide de cordes ou de ressorts torsadés.
  • Fléau d'armes: Une arme d'hast médiévale qui se compose d'une tige en bois ou en métal à laquelle est attachée une chaîne, à l'extrémité de laquelle se trouve une ou plusieurs masses contondantes. Il était redoutable en raison de sa capacité à infliger des blessures graves, voire mortelles, même à un adversaire bien protégé par une armure.
  • Trébuchet: Une machine de siège médiévale utilisée pour lancer de lourds projectiles, tels que des rochers ou des projectiles enflammés, sur des cibles à distance, principalement dans un contexte militaire. Il se compose généralement d'un bras de levier, d'un contrepoids et d'un mécanisme de lancement.
  • Masse d'arme: Une arme contondante qui a été utilisée à des fins militaires et de combat depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du Moyen Âge. Elle se compose généralement d'une longue poignée en bois ou en métal et d'une tête en forme de masse ou de boule.
  • Marteau d'armes: Une arme contondante médiévale conçue pour être utilisée en combat rapproché. Il se compose généralement d'une longue tige en bois ou en métal, à l'une des extrémités de laquelle est fixée une tête contondante.
  • Épée médiévale: Une arme blanche emblématique du Moyen Âge européen, largement utilisée par les chevaliers, les guerriers et les soldats de l'époque. Elle se caractérisait par une lame doublement tranchante et une poignée généralement dotée d'une garde en forme de croix.
  • Lance: Une arme médiévale emblématique qui a joué un rôle crucial dans les conflits militaires du Moyen Âge européen. Elle était souvent utilisée par la cavalerie médiévale et était un symbole de la chevalerie.
  • Hallebarde: Une arme d'hast largement utilisée au Moyen Âge, principalement à partir du XIVe siècle et jusqu'à la Renaissance. Elle était caractérisée par une lame en forme de hache montée au bout d'un long manche.

L'Évolution de la Mitrailleuse: L'AK-47 comme Exemple

Alors que l'Etat russe va se désengager de l'entreprise d'armement Kalachnikov, retour sur le succès de son arme la plus connue, l'AK-47, le fusil d'assaut le plus vendu de l'histoire.

Genèse de l'AK-47

  1. Ce sont les militaires allemands qui ont l'idée de créer en 1942 ce fusil automatique léger alors que jusqu'à présent ce type d'armes étaient lourdes et puissantes.
  2. Blessé au combat en 1941, le sergent soviétique Mikhaïl Kalachnikov commence à dessiner des armes sur son lit d'hôpital.
  3. Ses premières ébauches sont refusées par l'armée mais en 1947, il revoit sa copie après avoir étudié un Sturmgewehr 44.
  4. Il faudra néanmoins attendre 1949 pour que l'armée soviétique adopte, sous la désignation d'AK-47 pour (AK pour Avtomat Kalachnikova, "automatique Kalachnikov").

Selon les estimations, entre 70 et 110 millions d'exemplaires auraient été produits depuis sa création. Cela représente donc une Kalachnikov pour 70 personnes dans le monde. Mais si l'arme est connue sous le nom AK-47, il s'agit en réalité pour la plupart de modèles AKM-59, une version plus tardive qui était plus légère (3,14 kg contre 4,3 kg) et plus facile à produire.

Pourquoi un tel succès? D'abord parce qu'il s'agit d'une arme au coût très faible, robuste, fiable, capable d'être utilisée dans l'eau par exemple et très facile d'entretien. Mais selon C.J. Chivers, auteur du livre The Gun sur l'histoire de l'AK-47, le succès de l'arme s'explique surtout par une volonté politique.

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Une arme répandue à travers le monde (106 armées l'ont utilisée à un moment de leur histoire) qui serait à l'origine de 250.000 morts par an.

Certaines versions améliorent les "performances" de l’originale, mais d’autres proposent des modèles dont la qualité laisse à désirer. Si les Chinois sont parvenus à reproduire l’originale au boulon près, la pire copie est, selon les spécialistes, la version roumaine. En la découvrant, un expert aurait déclaré que "le génie de Mikhaïl Kalachnikov [l’inventeur] était pratiquement mort dans les réincarnations des ingénieurs roumains". Cela n’a pas empêché les Roumains de les brader sur de nombreuses zones de conflits, notamment au Moyen-Orient où ses utilisateurs les voyaient se "désintégrer au bout de trois jours d'exploitation".

Le fusil Kalachnikov est également présent sur le drapeau de l'organisation militante libanaise, le Hezbollah.

Les Technicals: Une Adaptation Moderne

Le 24 février 2022, les forces russes stationnées près de la frontière ukrainienne lancèrent une opération de grande ampleur afin de « dénazifier » le pays et de venir en aide aux républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk dans la région du Donbass. C’est dans ce contexte qu’il est intéressant de se pencher sur les technicals utilisées par ces différents acteurs.

L’évocation de ces véhicules, originellement civils transformés pour un usage militaire, renvoient davantage à l’idée de combattant sous équipé sans armée officielle pour les soutenir. Pourtant, historiquement, ce système a déjà été utilisé dès le début du XXe siècle par des armées régulières. Ainsi, durant la Première Guerre mondiale, des Ford T avaient pu être équipées avec des MMG Vickers pour accompagner les forces australiennes sur le théâtre du Levant.

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Les occurrences naturelles du technical relèvent davantage du bricolage : le véhicule qui est détourné avait originellement un usage civil. La plupart des équipements montés observés sont des mitrailleuses lourdes ou moyennes. Ce sont souvent des armes volées, datant de conflits antérieurs ou en dotation. Les véhicules sont ainsi modifiés pour y greffer des armes originellement destinées à l’infanterie.

Autre modification que l’on retrouve fréquemment sur certains véhicules civils : les dispositifs antichars ou d’artillerie. Là aussi, la récupération est de mise. On retrouve à nouveau des armes plutôt anciennes et qui avaient originellement vocation à rester au sol.

Un lance grenade UAG-40 monté sur un pickup de la 25e brigade parachutiste ukrainienne.

Une autre modification que l’on retrouve souvent : la constitution ou l’amélioration d’un blindage avec des pièces de récupération. C’est ce que l’on appelle communément des hillbilly armour à base de tôles, de planches et de sacs de sable.

Un pick-up militaire ukrainien ayant été renforcé par des plaques de blindages.

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Le technical est aussi utilisé par les forces spéciales. En effet, ce système d’arme a été adapté aux opérations commando avec une accointance pour le « tout-terrain ». Ainsi, on a pu observer les forces spéciales ukrainiennes modifier des vélos électriques Delfast et ELEEK, annoncés avec des vitesses de pointe à 80 km/h et 320 km d’autonomie, pour les équiper de missiles NLAW.

Un buggy recouvert d’un filet de camouflage et équipée d’une plateforme pour monter un lance missile.

Les forces spéciales russes ne sont pas en reste puisqu’elles utilisent également des technicals. Leur stratégie d’utilisation semble néanmoins différer. Là où les Ukrainiens innovent avec le tout-terrain, les Russes ont surtout été observés selon une utilisation low profile bien plus classique.

Un spetsnaz russe équipée d’un PKM et de lunettes de vision nocturne, un technical apparaît en arrière plan.

Le technical incarne clairement une double logique de conflit. D’un côté, il est le véhicule type des forces paramilitaires et s’illustre dans des stratégies de guérilla et de harcèlement. De l’autre, on le voit associé à des technologies modernes lui permettant d’acquérir une puissance de feu jusque-là réservée aux armées modernes.

Le technical est très pratique dans ce contexte par son faible coût d’achat ou d’entretien. De plus, contrairement aux autres véhicules militaires (comme les blindés de transport de troupes ou les chars d’assaut), il ne nécessite pas de logistique importante ou de grande quantité de carburant pour être déplacé.

Les technicals sont des véhicules caractéristiques des affrontements asymétriques contemporains. Il est important de souligner la grande diversité technologique qui se cachait derrière ce concept : véhicule de soutien à l’infanterie, artillerie mobile, dispositif de combat antichar ou encore blindage improvisé.

La Thompson: Une Arme Iconique du XXe Siècle

La Thompson, surnommée “Tommy Gun”, est sans doute l’une des armes les plus reconnaissables du XXe siècle. Que ce soit entre les mains des gangsters de la Prohibition ou des soldats américains durant la Seconde Guerre mondiale, cette arme iconique a traversé l’histoire et marqué l’imaginaire collectif.

Genèse et Utilisation

  1. La Thompson M1921 voit le jour après la Première Guerre mondiale. Elle est conçue par le général John T. Thompson, qui rêvait d’une arme de poing automatique, légère, efficace en combat rapproché. L’objectif ? Créer une arme de tranchée, maniable, mais puissante.
  2. Si elle n’a pas eu le temps d’être utilisée durant la Première Guerre, elle trouve rapidement sa place dans un autre univers : le crime organisé américain. Durant la Prohibition, elle devient l’arme fétiche des mafieux de Chicago.
  3. Quand les États-Unis entrent en guerre en 1941, la Thompson M1928A1 est déjà bien rodée. Elle est alors utilisée par les forces spéciales, les troupes aéroportées, les Marines, et même les résistants en Europe. Son taux de tir rapide et sa robustesse en font une arme précieuse, surtout pour les combats en zone urbaine ou dans la jungle du Pacifique.
  4. Les soldats américains l’apprécient pour sa polyvalence, son ergonomie, et sa fiabilité, même dans les conditions extrêmes.

Caractéristiques Notables

  • Calibre : .45 ACP
  • Cadence de tir : environ 600 à 700 coups/min
  • Portée effective : environ 150 mètres
  • Poids : autour de 4,9 kg à vide

Elle n’était pas parfaite - lourde, coûteuse à produire - mais redoutablement efficace.

La Thompson au Cinéma

La Thompson n’est pas seulement une arme de guerre ou de gangsters. Elle est aussi une star du grand écran. On la retrouve dans des dizaines de films et séries :

  • Il était une fois en Amérique
  • The Untouchables
  • Saving Private Ryan
  • Band of Brothers
  • Call of Duty, Medal of Honor et autres FPS historiques

Elle est souvent utilisée comme marqueur d’époque. Dès qu’elle apparaît, on sait qu’on est dans les années 30 ou 40. La Thompson arme est bien plus qu’un simple pistolet-mitrailleur. Elle incarne une époque, des combats, des personnages emblématiques.

La Létalité de la Guerre Contemporaine

De quelle manière les guerres contemporaines sont-elles devenues meurtrières ? Par quel processus l’anéantissement physique de l’ennemi s’est-il imposé comme l’objectif central de beaucoup de ces conflits ? Comment expliquer que la dimension homicide des conflits ait régulièrement pris le pas sur ses aspects politiques ? Selon une idée largement répandue, il existe un lien consubstantiel entre la notion de guerre et l’homicide de masse.

Empiriquement, lorsqu’on étudie l’histoire des guerres contemporaines, le constat est certainement fondé. Il suffit par exemple de s’intéresser à l’histoire des deux guerres mondiales pour s’en rendre compte. Cependant, le fait que la guerre s’avère meurtrière ne découle pas de la nature du mot « guerre » elle-même mais, comme cela a été montré par des recherches historiques, de conditions techniques, sociales et politiques spécifiques.

Selon nombre de ces travaux, le niveau de violence lors des conflits est corrélé à l’intensité des représentations déshumanisantes de l’adversaire.

Dans cette contribution, nous prenons acte de l’importance des représentations sociales mais nous cherchons en même temps à réintroduire l’élément technique qui fait quelque peu défaut dans ces travaux.

Si l’on suit le point de vue de leurs auteurs, la brutalisation de la guerre résulte non seulement de l’introduction de nouvelles techniques de combat capables de provoquer des destructions immenses mais aussi et surtout de la normalisation de leurs usages.

Dans cette perspective, il est nécessaire d’analyser les processus de légitimation des armes qui s’appuient sur des discours politiques, techniques (procédures et conceptions opérationnelles militaires) ou encore « populaires » (comme les romans, les films, les jeux vidéo) et sont, le cas échéant, à l’origine de processus « d’engourdissements psychiques » vis-à-vis de leurs effets.

À la lueur de ces éléments, nous faisons ici l’hypothèse que l’émergence d’une conception de la guerre contemporaine basée sur l’anéantissement physique de l’ennemi s’explique en partie par la normalisation des équipements capables de tirer en rafale (tels que les mitrailleuses, les pistolets-mitrailleurs ou encore les fusils d’assaut) et qui est elle-même basée sur des éléments techniques et des représentations sociales.

L’ambition de pouvoir produire des armes capables de tirer sur un mode automatique est loin d’être un phénomène contemporain.

Les Premières Mitrailleuses

En 1851, le terme « mitrailleuse » est forgé par le capitaine belge Fafschamps qui conçoit une arme basée sur un barillet activé manuellement. À partir d’un principe de fonctionnement proche de celui du pistolet Colt à six coups, l’arme est capable de tirer en rafale.

Pour la postérité, la « première » mitrailleuse est celle de l’Américain Richard Gatling.

La Gatling gagne rapidement en célébrité, y compris en dehors des frontières américaines. Beaucoup d’Européens s’y intéressent, comme en atteste le fait qu’on produise l’arme en Autriche, en Grande-Bretagne et en Russie.

En dépit de cette notoriété, les militaires se montrent circonspects vis-à-vis de cette nouvelle arme. Lors de la guerre de Sécession, par exemple, les Nordistes ne lui font guère confiance. Il est vrai que les premières mitrailleuses ne sont pas toujours fiables sur le plan technique.

La mitrailleuse parvient néanmoins à s’imposer dans deux domaines. D’une part, on rencontre les mitrailleuses aux États-Unis du côté de la Garde Nationale ou du patronat lors de conflits sociaux. D’autre part, les mitrailleuses sont déployées dans les colonies.

Dans un premier temps, les mitrailleuses ont pourtant un impact limité du fait des problèmes de fiabilité. Progressivement, leurs concepteurs les améliorent et elles deviennent de plus en plus meurtrières.

À partir des années 1890, les armes s’améliorent encore sur le plan technique. C’est également à la fin du xixe siècle qu’une nouvelle génération de mitrailleuses voit le jour. Ce sont des engins qui fonctionnent grâce à un mécanisme de recyclage des gaz.

Cette technique s’incarne matériellement avec la mitrailleuse de l’Américain Hiram Maxim (qui porte son nom). C’est le début du tir en rafale automatique. Avec l’emploi de ces armes, certains commentateurs en viennent à parler d’exécution plutôt que de guerre.

Selon lui, grâce à sa mitrailleuse, les armées ont eu besoin de moins d’hommes pour faire la guerre. Plus encore, cette arme doit augmenter l’efficacité des armées et, de ce fait, contribuer à réduire la durée des conflits. Dès lors, la mitrailleuse se présente, toujours selon ses concepteurs, comme une arme qui « humanise » le conflit.

Dans la réalité, comme la première partie du xxe siècle en atteste, la prolifération de mitrailleuses et d’autres armes automatiques ne réduit ni la durée de guerre, ni les effectifs militaires. Les armes automatiques participent au processus qui transforme la guerre en une célébration du gaspillage humain et matériel.

Les mitrailleuses sont ponctuellement utilisées lors des conflits interétatiques du xixe siècle. Lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, la mitrailleuse cause aussi des dégâts importants. Mais cette expérience n’engendre pas de vastes remises en question technique, tactique et opérationnelle en Europe ou en Amérique du Nord.

Tout d’abord, ils jugent que l’arme manque de fiabilité. Ensuite, il existe au sein des forces armées des résistances corporatistes à l’introduction des mitrailleuses. Les artilleurs, qui se considèrent par ailleurs comme membres d’une élite technique, craignent en effet que des unités de mitrailleuses ne viennent directement concurrencer leurs batteries de canons.

L’historien Jacques Pauwels souligne le fait que la perception négative de la mitrailleuse parmi les officiers découle aussi d’une attitude « aristocratique » lors de la Première guerre mondiale.

Selon lui, le corps des officiers n’avait globalement pas confiance en la qualité des hommes d’infanterie. face à ces officiers issus de la bourgeoisie, les hommes du rang sont victimes de préjugés sociaux encore très forts. On les soumet donc à la fois à l’endoctrinement patriotique et à la mécanisation des gestes.

Législation et Reconstitutions Historiques

La Loi et ses Décrets et Ordonnances sont assez complexes à décortiquer, bien que le titre de la loi l’annonce comme « simplificatrice ». Alors voilà ce qu’il faut retenir. Je vous propose un résumé simple et dépourvu de jargon juridique.

  • Le Transport et le Port d’une arme neutralisée est autorisé dans le cadre d’une reconstitution historique.
  • Le « port » d’une arme, par rapport à son « transport », c’est pouvoir la mettre en oeuvre immédiatement.
  • Les baïonnettes ne sont plus classées.
  • Le transport du et vers le domicile est autorisé à condition de pouvoir justifier de votre participation à la reconstitution.
  • Si la reconstitution a lieu sur un terrain privé, (presque) tout est permis - même le tir - si la zone est sécurisée (le tir n’est pas une action de chasse) et que le bruit ne crée pas de nuisances au voisinage.
  • Si la reconstitution a lieu sur un espace publique, des arrêtés municipaux peuvent avoir interdit le port d’armes.
  • Si un organisateur conteste la légalité du statut de votre arme, il n’a pas le droit de vous la « confisquer » s’il n’est pas lui-même un professionnel ayant une autorisation ministérielle de fabrication et commerce d’armes classée.
  • Les armes de conception antérieure à 1900 sont classées « collection » (libre).
  • Le législateur a conçu cette loi dans l’esprit de simplifier la vie des détenteurs légaux, et de durcir le volet répressif pour les .. « non-légaux ».
  • Deux sortes de neutralisations sont reconnues : la neutralisation européenne quelque soit le pays de neutralisation et la neutralisation française du Banc d’Epreuve de St Etienne d’avant 2015.
  • Pour une arme neutralisée à l’étranger avant le 8 avril 2016, le poinçon du banc d’épreuve ou de l’armurier qui a effectué la transformation ET le certificat délivré initialement permettent de prouver la neutralisation.
  • Attention, le code des Douanes (art 215) impose de pouvoir présenter « à la première réquisition » une preuve d’achat démontrant l’acquittement des droits de douane.
  • La neutralisation « goupille Mecanindus » des années 70 n’est PLUS valable.
  • La neutralisation française enlève à une arme toute capacité de chambrer et tirer une munition, ainsi que de pouvoir être remise en état ultérieurement.
  • Vous détenez un souvenir familial que vous souhaitez conserver.
  • Les « Quasi-Armes » sont reconnues par le décret sous la désignation : « Armes Factices », capables ou non de « d’expulser un projectile non métallique avec une énergie à la bouche inférieure à 2 joules ».
  • Il n’y a pas de restriction légale au transport d’une "arme factice".
  • Même à l’état d’épave, ou épave restaurée, une arme non neutralisée par le Banc d’Epreuve de Saint Etienne - ou simplement constatée comme inutilisable ni susceptible d’être remise en état de tir (intégralement ou certaines pièces) - RESTE CLASSÉE, DANS SA CATÉGORIE D’ORIGINE.
  • Pareil pour les éléments d’arme (canon, culasse, boîte de culasse). Même rouillés, c’est une arme.
  • Les BANDES de mitrailleuses de plus de 30 cartouches sont interdites.
  • En fait, les bandes de mitrailleuses ne sont autorisées sur des armes neutralisées QUE si elles sont neutralisées elles aussi !
  • La majorité des munitions du 2ème conflit mondial sont passées en catégorie chasse (catégorie C) sauf les cartouches de mitrailleuses lourdes, anti-char et d’armes de poing.
  • Il est interdit de détenir des projectiles perforants, explosifs ou incendiaires.
  • Il n’existe aucune procédure officielle pour la neutralisation d’un corps de grenade (surtout les défensives). Donc, une grenade reste toujours classée, même vide.
  • Attention la neutralisation n’est officiellement reconnue qu’aux munitions de moins de 20 mm, même si une tolérance existe pour celles neutralisées d’un calibre supérieur.
  • Même neutralisée, une arme reste une arme (voir définition code pénal) ! C’est un objet particulier que beaucoup d’hommes ont dû porter pour protéger leur pays et leur vie ou hélas agresser leur prochain. A ce titre, l’arme est aussi un symbole.
  • Un fusil n’est pas un « flingue ».
  • Donc, ne jamais pointer une arme vers un copain pour faire « Pan t’es mort ». Même, si vous reconstituez un combat, ayez le respect de ne pas viser directement votre petit copain d’en face : Visez plus haut.
  • Ne jamais abandonner son arme. Si elle doit être posée, penser à la protéger contre les corps étrangers. Et toujours s’assurer que vous êtes le seul à pouvoir vous en saisir.

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