La mitrailleuse Hotchkiss, fabriquée en France à Saint-Denis et à Lyon par les Établissements Hotchkiss et Cie, a été adoptée par l’armée française et mise en service dans les troupes coloniales et les chasseurs alpins.
Benjamin Berkeley Hotchkiss est né le 1er octobre 1826 à Watertown, aux Etats-Unis. Rapidement, il quitte l’école pour l’apprentissage dans un atelier de mécanique, dont il apprendra beaucoup.
En 1855, avec son frère Andrew, il met au point un projectile d’artillerie puis il exécute une commande de munitions pour son pays qui débute la guerre de sécession. En 1867, il débarque en Europe pour entreprendre de nouvelles activités et crée la société Hotchkiss à Saint-Denis.
Même si l’invention n’est pas nouvelle, la mitrailleuse va bouleverser les théories sur le champ de bataille. Sa puissance de feu va rendre obsolètes les assauts à la baïonnette et les charges en terrain découvert.
Mais la tactique française est l’opposé de l’allemande. En effet, chez ces derniers, les mitrailleuses sont utilisées en groupe, ce qui permet par des tirs croisés de stopper toute offensive terrestre. Les bilans meurtriers des premières semaines de guerre sont là pour en témoigner. Dans l’armée française, les mitrailleuses sont utilisées isolées et sans mission définie, d’où une moins grande efficacité.
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En 1914, les dotations des deux armées sont à peu près équivalentes, mais les officiers français regardent cette machine comme dévoreuse de cartouches et privilégient le tir visé sur l’arrosage de la mitrailleuse.
Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que ce ne soit qu’au printemps 1939 que la MAC mle 38 de 11 mm soit soumise à des essais approfondis.
Si son fonctionnement appelle encore quelques améliorations, la cartouche doit être sérieusement renforcée : « la poussée donnée à l’arme en vue d’obtenir une cadence de 1000 c/mn environ est trop grande pour la résistance offerte par les bourrelets des étuis ».
Faute de temps, et d’une priorité perçue pour ce type d’arme, la mise au point nécessaire ne sera jamais effectuée.
Cette dernière prescription traduit bien l’expérience de la guerre, qu’il convient d’évoquer pour comprendre la genèse des mitrailleuses de gros calibre.
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Alors que les Allemands mettaient en ligne de premiers avions blindés, des bombardiers Gotha, le général Pershing, commandant des forces américaines en Europe, exige que la mitrailleuse lourde en développement par Browning possède une munition aussi puissante : c’est à son insistance que la célèbre mitrailleuse de 12.7 mm -ou 0.5 inch- devra sa redoutable efficacité.
Les manufactures nationales de Châtellerault et Saint-Etienne retiennent d’abord un calibre de 13.5 mm, avec des résultats qui, en 1929, laissent encore à désirer.
A défaut d’une solution acceptable du côté des manufactures nationales, c’est à la société Hotchkiss, forte des loyaux services rendus par sa mitrailleuse d’infanterie pendant la Grande Guerre que l’on se tourne pour doter la cavalerie et la DAT ( Défense aérienne du Territoire) d’une mitrailleuse lourde en calibre 13.2.
La mitrailleuse Hotchkiss en calibre 13.2 mm, adoptée par la DAT, la cavalerie et la Marine Nationale avait fait l’objet d’une adaptation à cadence accélérée proposée à l’Armée de l’Air.
« A la déclaration de guerre, un prototype avait effectué des tirs très satisfaisants, mais il restait à réaliser une bande souple permettant son installation sur avion ».
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Il ne semble pas que les essais de cette mitrailleuse, devenue MLS, pour Manufacture de Levallois, après la nationalisation de ce département d’Hotchkiss, aient été poussés très loin.
En l’absence donc d’une solution nationale, la mitrailleuse Browning qui devait équiper massivement l’US Air Corps était proposée à l’Armée de l’Air par la Fabrique Nationale d’Herstall, filiale de Colt dans la banlieue de Liège.
Produisant déjà la Browning en calibre 12.7 (et de 12.65 pour la Belgique), cette société l’avait aussi adaptée à la munition française de 13.2.
Le 31 Octobre 1938, confronté au retard prévisible dans la sortie des canons Hispano, « l’Ingénieur général Lemoine demande alors au général Keller s’il peut accepter, à la place de canons, des mitrailleuses de 13 mm qui tirent 750 coups/minute.
Le général Keller répond que cette mitrailleuse ne possède pas de balles explosives. L’IG Lemoine en convient, mais il fait connaître que la mitrailleuse Herstall possède une telle munition et tire 1000 coups/minute ».
L’idée est alors de réserver les canons Hispano à l’équipement des Morane 406, où les canons sont montés pour tirer dans l’axe de l’hélice, en remplaçant par des Browning les canons d’aile prévus sur les chasseurs Bloch.
Le tableau suivant présente une comparaison de la puissance et de l'efficacité de l'armement de différents chasseurs français en 1939, incluant des appareils uchroniques pour illustrer l'impact potentiel de l'adoption d'une mitrailleuse lourde.
| Chasseur | Armement | Puissance | Efficacité (Base) | Efficacité (Corrigée) |
|---|---|---|---|---|
| Morane 406 | Canon Hispano-Suiza + Mitrailleuses MAC 34/39 | [Insérer données ici] | [Insérer données ici] | [Insérer données ici] |
| Bloch 152 | Canon Hispano-Suiza + Mitrailleuses MAC 34/39 | [Insérer données ici] | [Insérer données ici] | [Insérer données ici] |
| Uchronique 1 (avec mitrailleuse lourde) | Canon Hispano-Suiza + Mitrailleuse Lourde | [Insérer données ici] | [Insérer données ici] | [Insérer données ici] |
| Uchronique 2 (avec mitrailleuse lourde) | Mitrailleuses MAC 34/39 + Mitrailleuse Lourde | [Insérer données ici] | [Insérer données ici] | [Insérer données ici] |
Note : Les données spécifiques pour la puissance et l'efficacité doivent être insérées dans le tableau pour compléter l'information.
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