Dès ce vendredi 25 novembre, une opération d'envergure se déroule sur le territoire national. Les détenteurs non déclarés d'armes trouvées ou héritées pourront se mettre en conformité en s'enregistrant. Le ministère de l'Intérieur veut créer un inventaire exhaustif des armes en France en ouvrant le système aux armes non répertoriées.
Dès la fin de cette semaine, à partir du vendredi 25 novembre et jusqu'au 2 décembre, des points de collecte ( "armodromes") vont être ouverts dans les 4 départements bourguignons. Le ministère souhaite donc offrir à ces détenteurs de bonne foi la possibilité de s'en dessaisir ou de les conserver légalement, en régularisant leur situation. Ces armes détenues illégalement ont été très souvent acquises par héritage, sans connaître le cadre légal de détention de ces armes.
Pour cet armurier de Côte-d'Or, les clients qui viennent avec des questions concernant une arme héritée ou découverte, "ce n'est pas un problème nouveau. L'opération d'enregistrement ou d'abandon est plutôt bien perçue par les professionnels, mais ces derniers redoutent un afflux de questions et de demandes de renseignements. L'Auxerrois Alexandre Bertrand voit une solution à des demandes récurrentes : "avant, on ne savait pas où renvoyer les gens qui étaient détenteurs non déclarés d'armes.
L'opération d'abandon simplifié s'adresse bien aux gens qui n'ont aucune autorisation, ni permis de chasse, ni licence de tir, "qui ont des armes qui les encombrent et ne veulent plus se cacher", poursuit l'armurier. Régulièrement, le commissaire-priseur Jérôme Duvillard, à Mâcon, est sollicité pour des successions, des placements sous tutelle, des prisées où "parmi les biens, on retrouve par exemple le fusil du grand-père, que personne ne peut identifier.
Me Jérôme Duvillard estime que le recensement "est une très bonne chose, le système informatique est plutôt bien fait. Mais les gens trouvent que déclarer les armes, c'est trop compliqué, c'est des soucis administratifs, alors ils préfèrent les abandonner.
Lire aussi: Fusils de chasse : législation
Me Jérôme Duvillard rappelle que pour les armes anciennes, les armes de collection ou les armes de guerre, les commissaires-priseurs sont les seuls à avoir l'expertise et la capacité à identifier les armes et les transporter. Il donne l'exemple aussi "des armes anciennes, comme les pistolets d'ordonnance de la fin du 19ème siècle qui sont très recherchés. Des gens pensent posséder des armes dangereuses, mais en fait, ce sont des armes de collection, de catégorie D.
"On part d'un décret européen, qui voulait savoir qui avait quoi, précise Alexandre Bertrand, armurier à Auxerre.
Lire aussi: Choisir son fusil
Lire aussi: Ajustements essentiels fusil ball-trap
tags: #mise #en #conformite #fusil #de #chasse