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Créer et héberger votre propre serveur Minecraft vous permet de contrôler le monde et l’expérience de jeu. L’installation nécessite Java et se réalise en quelques étapes. Comme n’importe quel jeu, Minecraft impose un certain nombre d’exigences à votre système. Mais ces exigences ne sont heureusement pas trop élevées en raison de l’esthétique pixelisée tant appréciée de Minecraft. Il convient néanmoins de garder à l’esprit que les besoins en ressources de Minecraft vont augmenter avec le nombre de joueurs sur votre serveur. Les groupes de joueurs plus importants nécessitent notamment plus de mémoire et d’espace disque. Sous Linux, vous pouvez aussi utiliser Minecraft en mode console, ce qui permet d’économiser des ressources.

Les serveurs sont disponibles en différentes variantes. Quel que soit le modèle de serveur privilégié, IONOS vous propose plusieurs tarifs qui diffèrent selon la prestation offerte. Le pack qui vous convient le mieux dépend aussi de la taille de votre monde et du nombre de joueurs actifs en même temps sur votre serveur Minecraft.

Après avoir choisi un serveur approprié, vous pouvez maintenant créer et configurer votre serveur Minecraft. La première étape consiste à établir une connexion à distance avec votre serveur. Si vous n’avez pas encore configuré l’accès, vous pouvez le faire directement à partir du Cloud Panel de IONOS. Allez dans la section « Serveurs & Cloud » dans le menu, puis sélectionnez dans la liste le serveur sur lequel vous souhaitez installer et héberger Minecraft.

Avec la console distante, le IONOS Cloud Panel vous offre une solution pratique pour vous connecter à votre serveur Minecraft. Connectez-vous maintenant à votre serveur en saisissant les informations de connexion. Le logiciel serveur officiel de Minecraft est Java Edition. Veuillez donc vérifier que vous disposez d’une version actuelle de l’environnement d’exécution dans votre système. Pour cela, téléchargez l’outil de désinstallation Java. Celui-ci examine les versions de Java précédemment installées sur votre système. En l’absence de version de Java, l’outil vous informe et vous propose de télécharger Java.

L’outil de désinstallation Java vous avertit si votre système ne dispose pas d’une version Java. Vous pouvez ensuite télécharger celle-ci à partir du site Web Java. Appuyez sur le bouton « Télécharger Java » du site Web pour lancer le téléchargement. Téléchargez le logiciel pour le serveur Minecraft (Java Edition Server) dans la version proposée. Créez ensuite un nouveau dossier n’importe où sur votre système serveur et exécutez le fichier JAR téléchargé en double-cliquant dessus pour lancer l’installation. Certains nouveaux dossiers sont créés automatiquement.

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Après avoir exécuté le fichier JAR, vous observez d’autres dossiers et fichiers créés automatiquement dans le dossier de votre serveur. Acceptez le contrat de licence utilisateur final en ouvrant le fichier texte eula.txt et en remplaçant l’entrée eula=false par eula=true. Cliquez à nouveau sur le fichier JAR du serveur pour créer votre serveur Minecraft. Après avoir cliqué de nouveau sur le fichier JAR, la fenêtre suivante s’affiche et vous pouvez voir où votre serveur Minecraft est installé.

Votre serveur Minecraft doit être accessible via un port ouvert à tous les joueurs potentiels sur le réseau local ou Internet. Par défaut, Minecraft a prévu le port TCP 25565. Vous pouvez modifier le port de votre serveur Minecraft dans le fichier server.properties. Ensuite, ouvrez le port correspondant sur votre serveur. Pour ce faire, rendez-vous dans le Cloud Panel de IONOS et allez dans la section « Serveurs & Cloud ». Cliquez sur le système d’exploitation installé et faites défiler vers le bas jusqu’à la section « Entrant ». Vous pouvez déjà y voir certaines entrées de port qui sont ouvertes par défaut sur les serveurs IONOS pour la communication externe, notamment le port 80 pour le trafic entrant et sortant des serveurs Web. Dans la ligne de saisie, entrez le port 25565, ou le port que vous voulez utiliser pour votre serveur Minecraft. Laissez le champ « IP autorisé » vide, vous pouvez éventuellement écrire une description du port partagé. Vous pouvez ajouter une nouvelle règle de port dans le Cloud Panel IONOS en cliquant sur la coche verte.

Votre serveur Minecraft est prêt à être lancé : vous pouvez désormais inviter les propriétaires de Minecraft Java Edition à explorer votre monde de jeu multijoueur quand vous le souhaitez. Pour cela, il vous suffit de partager l’adresse IP de votre serveur (c’est également l’adresse à laquelle vous vous connectez lorsque vous vous connectez à distance). Si vous n’avez plus l’adresse IP de votre serveur Minecraft à portée de main, vous pouvez la trouver dans le Cloud Panel (sous « Infrastructure » puis « Serveurs »).

Pour se connecter au serveur, les joueurs doivent démarrer Minecraft et sélectionner le mode multijoueur. Après avoir cliqué sur « Ajouter un serveur », entrez le nom du serveur et l’adresse. Dans le menu multijoueur de Minecraft, le serveur apparaît une fois l’adresse saisie, prêt à accueillir des joueurs. Une fois le serveur rejoint, le jeu démarre immédiatement. Une fois connecté au serveur, les joueurs peuvent commencer à explorer le monde Minecraft et jouer ensemble en ligne.

En tant qu’administrateur de serveur, vous pouvez gérer votre serveur Minecraft à votre convenance et configurer de nombreux paramètres pour votre univers de jeu. Cela se fait principalement par le biais du fichier server.properties déjà évoqué. Vous pouvez y définir le nombre de joueurs (max-players=), changer le niveau de difficulté (difficulty=), activer ou désactiver le PvP (pvp=) et de nombreuses autres modifications. Affirmez votre style avec votre propre domaine .gg et laissez le jeu commencer. Enregistrez dès maintenant votre domaine .gg sur IONOS.

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Gestion des Permissions avec PermissionsBukkit

Vous êtes administrateur d’un serveur fonctionnant sous Bukkit et vous souhaitez installer un système de permissions, quasiment indispensable, mais vous n’y arrivez-pas ? Vous ne comprenez rien à ce système de “nodes”, votre fichier de configuration ne fonctionne pas ou tout simplement vous n’avez pas le temps de vous y pencher ? Par défaut (en fait c’est selon les plugins mais la plupart des développeurs appliquent cette règle), les commandes du serveur et de ses plugins ne sont accessibles qu’aux operators, ou OP. Ce n’est pas très pratique si on veut personnaliser qui peux faire quoi ; les permissions ont été créées pour palier à ce manque.

De nombreux plugins de permissions existent. Le plus utilisé a longtemps été Permissions (un nom très recherché, vous avez vu ?), créé par TheYeti puis repris par rcjrrjcr depuis sa version 3. C’est PermissionsBukkit, alors moins connu à l’époque, qui a repris le flambeau. Il s’agit en fait du plugin officiel (mais pas natif) développé par la team de Bukkit, d’où son nom. Le fonctionnement de PermissionsBukkit est très simple. La base de ce système est les “nodes” ; chaque node correspond à une commande ou fonctionnalité d’un plugin, donnés par le développeur du plugin en question. Chaque utilisateur ou groupe d’utilisateurs possède une liste de nodes, avec la plupart du temps une réflexion simple : vous avez le node vous pouvez le faire, vous n’avez pas le node vous ne pouvez pas le faire.

Ce node correspond, comme vous l’avez sûrement deviné, à la commande /time du plugin, qui permet de voir l’heure d’un monde (à ne pas confondre avec essentials.time.set qui permet de modifier l’heure). Après, il vous faudra dire qui peut faire quoi, et je comprends que c’est assez fastidieux de donner chaque node un par un à chaque joueur. C’est pourquoi PermissionsBukkit vous permet de classer les joueurs dans des groupes, et chaque groupe possède ses propres permissions.

Configuration du Plugin PermissionsBukkit

Nous allons maintenant attaquer le plus gros de ce guide : la configuration du plugin. Attention : paramétrez le logiciel pour faire en sorte que la touche de tabulation (TAB) n’ajoute pas le caractère spécial des tabulations mais quatre espaces ! Ne vous en faites pas si vous ne comprenez pas ce qui est écrit, c’est justement le but de ce guide de tout vous expliquer. Commençons dès maintenant, par ordre descendant.

Débutée par “users:”, la liste des utilisateurs contient tous les utilisateurs présents dans des groupes autres que celui par défaut,et permet de définir des groupes et permissions pour chaque utilisateur.

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  • […] - indique qu’une information peut être dupliquée et répétée
  • permissions - facultatif - la liste des permissions accordées ou non à cet utilisateur
  • [nom d’utilisateur] - mettez le nom de la personne (nom d’utilisateur, pseudo, login…) concernée par les informations qui suivent
  • [node de permission x] - ajoutez ici un node à autoriser ou non
  • [true/false] - mettez “true” pour que le node de gauche soit autorisé à la personne indiquée au dessus ou “false” pour qu’il soit refusé. Notez que la plupart du temps, un node non renseigné dans les permissions sera considéré comme étant refusé ou accessible uniquement aux operators
  • groups - la liste des groupes auquel cet utilisateur appartient
  • [groupe x] - indiquez ici un nom de groupe auquel appartient l’utilisateur spécifié au dessus.

Ici, ça devient légèrement plus complexe.

  • default - il s’agit du groupe par défaut, son nom ne peut pas être changé
  • [groupe x] - le nom du groupe auquel s’appliquent les informations qui suivent
  • worlds - utilisez soit “worlds” soit “permissions” soit les deux. “worlds” permet d’appliquer certaines permissions à certains mondes uniquement
  • [monde x] - le nom du monde auquel les permissions qui suivent appartiennent
  • inheritance - facultatif - vous avez ici le fameux héritage dont nous parlions ci-dessus ; les groupes qui héritent d’autres auront les mêmes permissions que les groupes auxquels ils héritent, en plus de celles habituelles (par exemple, si le groupe “admin” hérite de “user” alors il aura les permissions de “user” en plus de celles habituelles).

Heureusement pour nous, le plugin possède des commandes pour gérer la configuration directement en jeu. L’utilisation des permissions dans le développement de plugins est très simple. L’intérêt des permissions est de pouvoir personnaliser le chat en y rajoutant des préfixes et suffixes.

On peut voir ici que des préfixes en couleur ont été rajoutés avant le nom du joueur, contenant le monde dans lequel le joueur se trouve ainsi que le groupe auquel il appartient. Mais alors, comment faire ça ?

  • format - il s’agit du schéma d’un message, vous pouvez y mettre ce que vous voulez avec les couleurs que vous voulez. Vous pouvez afficher des valeurs spéciales comme le temps avec [time], le monde avec [world], le préfixe avec [prefix], le nom de la personne avec [name] et le suffixe avec [suffix]
  • time - il s’agit du format d’affichage du temps (balise [time])
  • Worlds - vous pouvez déterminer ici les pseudos qu’auront vos mondes. C’est ce texte qui sera affiché à la place du nom classique du monde, pratique lorsque vous avez un monde avec un nom peu adapté (comme par exemple world)
  • Group - et oui, vous devez retranscrire vos groupes ici !

Une fois cela défini, il faut indiquer au plugin quel groupe de PermissionsBukkit correspond à quel groupe de Simple Prefix. Pour ce faire, ajoutez au groupe de votre choix la permission simpleprefix.[groupe], où [groupe] est le groupe correspondant dans Simple Prefix.

Alternatives pour Héberger un Serveur Minecraft sur un NAS Synology

Etant novice en NAS, j'ai regardé/lu quelques Tutos sur les manières de procéder pour héberger un serveur Minecraft sur un NAS Synology. J'ai testé 2 méthodes différentes avant de finalement opter pour un toute autre approche.

  1. Dans un premier temps, j'ai essayé de créer un serveur en utilisant un paquet Minecraft existant.
    • L'utilisation d'un paquet "tout prêt", ça simplifie grandement la tâche pour ceux qui veulent créer un serveur.
    • Le paquet indiquait qu'il fonctionnait maximum avec une version 1.16 du client (j'ai pas vérifié si on pouvait bidouiller pour changer en 1.19) mais il installait une version "vanilla" (classique) du serveur.
  2. Ensuite, je me suis tourné vers la méthode la plus répandue apparemment: héberger un serveur dans un container sur Docker.
    • Un des avantages, c'est que contrairement au paquet Minecraft (où y'a pas beaucoup de choix actuellement), il y a plus de versions différentes de disponibles.
    • La version que j'avais choisie n'était pas prévue nativement pour un usage avec des Mods ou Plugins.
    • Ca permet aussi de démarrer/éteindre le serveur en 1 clic dans Docker!

Que ce soit avec le Paquet Minecraft ou via un Docker, il est donc simple de créer un Serveur Minecraft sur un NAS Synology, même pour un novice complet (enfin si on se contente des versions disponibles proposées, car ça devient légèrement plus complexe dès qu'on veut des versions de serveur en particulier ou personnaliser un peu plus le truc). Ce qui est le plus embêtant à mes yeux avec ces méthodes (ce n'est que mon humble avis), c'est que dans un cas comme dans l'autre, on ne peut pas accéder directement et simplement aux dossiers et fichiers du serveur (on ne les voit pas dans FileStation dans nos documents partagés puisqu'ils sont dans les fichiers système et utilisateurs du NAS donc inaccessibles). Même avec une connexion FTP (via FileZilla ou autres), il est impossible d'afficher les dossiers et fichiers de Minecraft dans une interface graphique. Donc si on veut transférer des dossiers de mondes sauvegardés, ajouter des plugins ou même simplement éditer des fichiers (ops.json, server.properties etc...), on est obligés de tout faire en lignes de commandes via SSH.

J'ai d'abord tatonné un peu (à chercher une autre façon de faire dans ma tête que celle proposée dans les tutos "serveur minecraft sur Nas") et je me suis dit "Arrête de penser façon Nas absolument" et ensuite "pourquoi pas tenter de le faire comme-ci j'hébergeais ça sur un serveur normal en Linux?" (en utilisant plus ou moins la même méthode que si j'hébergeais ça sur un ordi quelconque, un serveur dédié (ou autres) car après tout le DSM est construit sur une base Unix je crois...).

  1. J'ai créé un répertoire "minecraft" dans mes dossiers partagés du NAS pour y mettre et installer tous mes fichiers du jeu (là où ils seront tous accessibles directement dans FileStation ou même via le réseau Lan avec mon ordi).
  2. Sur mon ordi, j'ai download une des dernières versions de JRE (pour Linux x64 vu mon proc): Un Java Runtime Env 1.8 dans mon cas (pour l'environnement Java qui fait tourner le serveur Minecraft).
  3. J'ai téléchargé aussi un installeur XXX_minecraft_XXX.jar (j'avais le choix du coup, donc j'ai pas pris une version Vanilla sachant que je voulais des mods/plugins sur mon serveur).
  4. Ensuite, j'ai transféré le dossier du JRE (décompressé au préalable) et mon installeur Spigot_1.19.3_Minecraft_Installer.jar de mon ordi vers le dossier "minecraft" du NAS.
  5. J'ai choisi Putty (déjà installé sur mon ordi) comme software pour accéder à mon NAS en SSH et pour taper mes commandes.
  6. Une fois l'installation du JRE terminée, j'ai enfin lancé l'installation du serveur Minecraft.

A Savoir que la première fois, l'installation plantait (cas classique en installant un serveur Minecraft de diverses manières). C'est normal. Il y a quelques nouveaux fichiers qui apparaissent dans le répertoire mais l'installation est incomplète. J'ai donc édité le nouveau fichier eula.txt et transformé le fameux "false" à la fin en "true" (permettant de bien installer le serveur). J'ai pu relancer l'installation du serveur avec la même commande et obtenir cette fois une installation complète. L'avantage avec cette méthode, c'est que comme tous les fichiers du jeu (les configs, sauvegardes, mondes, mods, plugins etc) sont installés dans un fichier partagé du NAS, il est très facile de travailler sur les fichiers/dossiers du jeu afin de personnaliser le serveur à sa convenance.

Désactiver le Rapport de Chat

Minecraft 1.19.1 a introduit le rapport de chat en tant que nouvelle fonctionnalité pour aider à modérer les chats multijoueurs. Bien que les rapports de chat aident à protéger les chats du serveur, ils peuvent également entraîner le signalement des joueurs et éventuellement leur suspension ou leur interdiction permanente de tous les serveurs et royaumes Minecraft.

Désactivation à l'aide de mods

Un mod Forge qui peut désactiver le rapport de chat est Pas de rapport de chat.

Désactivation à l'aide de plugins

Vous pouvez également désactiver les rapports de chat à l'aide de plugins.

Tableau Récapitulatif des Scénarios de Serveur Minecraft

Voici un tableau présentant quatre scénarios possibles pour votre serveur de jeu, vous aidant à choisir le pack serveur le plus adapté à vos besoins :

Scénario Nombre de joueurs Besoins en ressources Recommandations
Petit serveur familial 1-5 Faibles Serveur avec moins de mémoire et d'espace disque
Serveur entre amis 5-10 Moyens Serveur avec mémoire et espace disque modérés
Serveur communautaire 10-20 Élevés Serveur avec plus de mémoire et d'espace disque
Grand serveur public 20+ Très élevés Serveur avec maximum de mémoire et d'espace disque

tags: #minecraft #serveur #desactiver #pcp

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