Découvrez dans cet article tout l’intérêt de la fabrication de compost, comment se forme cette matière si précieuse et comment vous pouvez procéder pour faire le vôtre à la maison.
Le compost est le produit issu de la dégradation des déchets organiques, processus lui-même appelé le compostage. Ce processus se déroule en plusieurs étapes et reproduit à peu de choses près ce qu’il se passe en milieu naturel, notamment en forêt, où la matière obtenue se nomme alors l’humus. Le compost, comme ce dernier, a la particularité d’être très riche en nutriments assimilables par les végétaux.
Dans la poubelle d’une famille disons « classique », environ 25% des déchets sont des déchets alimentaires, c’est-à-dire soit des éléments retirés avant consommation, comme des épluchures de légumes, soit des restes qui n’ont pas été consommés. En les jetant dans la poubelle des ordures ménagères, avec les déchets non recyclables, on les destine à l’incinération ou à l’enfouissement.
Tout l’intérêt du compost réside dans sa composition. Au terme du processus de décomposition et transformation de la matière organique, on obtient une sorte de terreau particulièrement riche en nutriments, qui va constituer un engrais de premier choix et qui plus est, naturel. Il est même parfois appelé « or noir ». Celui-ci pourra par la suite être utilisé au jardin, notamment dans une démarche de permaculture, ou même servir pour des plantes en pots.
Pour faire du compost, on mélange des matières organiques, végétales ou animales. Celles-ci vont donc se dégrader à plus ou moins long terme, en présence de chaleur, d’oxygène et d’humidité et grâce à de nombreux petits animaux et micro-organismes. Insectes, vers, champignons, cloportes ou encore bactéries interviennent à des stades différents en mangeant en quelque sorte les biodéchets et en les transformant peu à peu.
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Les bactéries interviennent les premières, se nourrissant principalement du sucre des déchets et faisant monter la température, ce qui provoque l’évaporation de l’eau et donc la diminution du volume du tas. Puis les champignons recouvrent le contenu du tas de mycélium, ce qui va avoir pour conséquence la décomposition des matières végétales comme les feuilles ou le bois.
Il n’y a pas qu’une seule façon de procéder pour composter ses déchets. A vrai dire, à peu près tout le monde peut composter chez lui, à son échelle. Et pour ceux qui ne le souhaitent pas, il est possible d’amener ses biodéchets dans des composteurs communaux prévus à cet effet, puisque depuis le 1er janvier 2024 leur tri à la source est devenu obligatoire et les collectivités doivent mettre en place des bacs de collecte.
Ici, même pas besoin de matériel. Il suffit d’un coin de terrain sur lequel vous entasserez simplement les déchets à découvert. Cela peut être contre la clôture, derrière la serre tunnel, simplement au milieu du potager, peu importe. Cette méthode a l’avantage d’être très simple et de ne rien coûter.
Au lieu de faire son tas à découvert, on le fait cette fois dans un bac, qui soit dit en passant n’est pas vraiment un bac puisqu’il ne possède pas de fond. Le tas de déchets est donc caché, ce qui en fait une solution plus esthétique. Les bacs possèdent le plus souvent un couvercle, qui empêche la pluie de tremper l’intérieur, et le fait que ce soit fermé permet une montée en température plus importante.
A ce stade vous pensez peut-être encore que, vivant en appartement, il est impossible de composter vos déchets. C’est que vous n’avez pas encore entendu parler du lombricompostage. Le terme provient de compostage et de lombrics, car le système consiste en une boîte à plusieurs étages hébergeant des vers de terre qui vont faire tout le travail.
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Le bokashi est un système spécifiquement conçu pour pouvoir composter en appartement. Il permet d’obtenir à la fois un jus servant d’engrais liquide (dilué à 1%) ou de produit d’entretien pour canalisations, et un compost solide.
Une fois que vous avez trouvé la méthode qui correspond le mieux à votre mode de vie et à vos possibilités, il vous faut vous procurer le matériel (sauf dans le cas du compostage en tas qui, rappelons-le, ne nécessite aucun matériel). Que vous optiez pour le compostage en bac, fermé ou ouvert, le lombricompostage, ou même le bokashi, vous pouvez acheter l’équipement nécessaire ou le fabriquer vous-même.
Un bac à compost peut être en bois ou en plastique. La première option est plus esthétique et assure une bonne isolation, mais la deuxième durera plus longtemps.
On peut placer dans son bac à compost à peu près toutes les matières organiques, à quelques exceptions près.
Il faut du temps pour que le compost soit assez mûr pour être utilisé au jardin. Il peut être employé au bout de 6 mois mais ne sera peut-être qu’à moitié mûr. Dans ce cas, il fera un bon paillage nutritif. Lorsque le compost est prêt, il ressemble à du terreau bien noir et fin.
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Il ne suffit pas d’entasser les déchets dans un bac pour créer du compost. Il y a quelques règles importantes à respecter :
Micropost est un activateur de compost en poudre, conçu pour accélérer le processus de décomposition des déchets organiques de jardin et de cuisine. Grâce à un mélange de micro-organismes spécifiques (bactéries et champignons), il neutralise les mauvaises odeurs tout en améliorant la qualité du compost qui est une alternative aux engrais chimiques. Renouvelez l’application tous les 10 (à 30) jours selon les besoins de votre compost.
L’efficacité de Micropost a été testée dans les composteurs de collectivités et de particuliers. Les résultats de l’étude montrent une augmentation significative des flores bactériennes et fongiques dans tous les composteurs traités, ainsi qu’une hausse du pH. Ces effets favorisent une meilleure dégradation des matières organiques comparativement aux composteurs témoins.
Si l'on en croit les astuces des anciens et la curiosité des jardiniers du dimanche, il serait temps de regarder d'un autre œil ce fameux marc de café, résidu discret mais aux super-pouvoirs méconnus. Le marc de café est bien plus qu'un simple déchet ménager. Riche de ses textures et de ses arômes, il regorge de propriétés nutritives et de petits atouts insoupçonnés. À la campagne comme à la ville, de plus en plus de passionnés de jardin prêtent attention à ce résidu qui cache une vraie valeur ajoutée pour le jardin.
Ce qui fait du marc de café un trésor inestimable pour le compost, c'est d'abord sa composition. Utilisé avec parcimonie, il accélère la décomposition des matières organiques. En gros, si le compost était une soupe, le marc de café jouerait le rôle du petit cube magique pour lancer la cuisson !
Les jardiniers avisés retiennent la clé du succès : ne pas dépasser 10 % du volume total du compost. À trop charger, le risque est d'asphyxier les vers, ou de rendre le compost trop acide. Dernier conseil : évitez d'ajouter du marc mouillé en trop grande quantité d'un seul coup.
Le marc de café peut faire office d'engrais naturel et gratuit pour de nombreuses plantes. La raison ? Il recèle une multitude de nutriments et de microéléments : azote, potassium, phosphore, magnésium… Ces éléments essentiels, présents dans cette poudre noire, sont autant de richesses pour la vitalité des sols et la beauté des plantations.
L'utilisation est d'une simplicité presque déconcertante : il suffit d'étaler une fine couche autour du pied des plantes, puis de l'intégrer légèrement à la terre en griffant le sol. Les tomates, rosiers, framboisiers, hortensias ou rhododendrons raffolent de cet amendement « fait maison ». En revanche, gare aux semis fins, aux jeunes pousses ou aux plantes du potager qui craignent l'excès d'acidité, comme certaines légumineuses.
Saupoudré en cercles autour des pieds de laitues, fraises ou jeunes légumes, le marc crée une barrière abrasive et odorante qui freine l'appétit des gastéropodes, véritables fléaux de nos jardins français. Même en jardinières ou dans les massifs de fleurs, son usage sème la confusion chez les fourmis et réduit l'intérêt des pucerons pour les tiges tendres.
Si le marc de café fait autant parler de lui, c'est aussi parce qu'il agit de plusieurs façons dans nos sols. Sa légère acidité tend à abaisser très faiblement le pH du sol (rassurez-vous : utilisé avec modération, il n'acidifiera pas vraiment vos terrains, sauf s'ils étaient déjà fragiles…). Les observations de terrain confirment que son action est douce, mais durable, sur la fertilité.
L'avantage du marc de café, c'est qu'il ne sert pas uniquement au potager ou au compost. Attention, tout de même : le marc de café n'est pas l'ami de tous les sols, ni de toutes les plantes, et encore moins des canalisations ! Évitez de vider des masses de marc dans l'évier, sous peine d'obstruer rapidement les tuyaux.
Vous pouvez facilement réaliser vos propres engrais afin de nourrir vos plantes d’intérieur, les légumes dans votre potager, vos fleurs et vos plantes en pot.
Tout comme le marc de café, les feuilles de thé qui ont été infusées peuvent servir d’engrais 100% zéro déchet et naturel. Elles sont riches en hydrate de carbone, parfaites pour booster les plantations. Son utilisation est assez complémentaire à celle du marc de café, car elle stimule la floraison de vos plantes.
La peau des bananes représente environ 30 à 40% du poids du fruit. Quel dommage de jeter toute cette matière organique riche en minéraux ! Les peaux de banane sont concentrées en potassium, un nutriment parfait pour vos plantes (surtout d’intérieur) et qui donnera de jolies couleurs à vos fleurs.
Le purin d’ortie est l’ami du jardinier, car il est très riche en azote. Il peut servir d’engrais, mais aussi de répulsif contre les petits indésirables qui grignotent votre potager. Récoltez 1 kilo d’orties, n’oubliez pas de mettre des gants, et mettez-le dans un seau (attention pas de bac en métal) avec 10 litres d’eau. Laissez macérer votre mélange pendant une à deux semaines en remuant tous les deux jours, puis filtrez votre préparation.
Vous avez un feu ouvert ou vous êtes amateurs de barbecue au bois ? Ne jetez plus vos cendres ! Elles font un excellent engrais 100% zéro déchet pour les potagers et la pelouse à condition qu’il s’agisse de bois non traité. Il suffit de répandre la cendre directement sur le sol et de laisser les prochaines pluies faire descendre progressivement les nutriments dans la terre. Vous pouvez également réaliser un engrais liquide en diluant 100 g de cendres dans 10 litres d’eau.
Même si votre bac à compost n’a pas de récupérateur, vous pouvez faire du thé de compost afin de nourrir vos plantes lors de l’arrosage. Déposez trois belles poignées de compost mûr dans un morceau de toile de jute ou sur un vieux t-shirt (zéro déchet de A à Z). Fermez le tout comme un baluchon et immergez-le dans 25 litres d’eau. Laissez macérer votre préparation pendant 5 à 8 jours tout en remuant quotidiennement afin d’oxygéner la préparation.
En saupoudrant le BokaFerm sur vos amendements organiques après les avoir épandus, leur dégradation et assimilation par les plantes sera plus rapide et efficace. Au jardin, il est particulièrement recommandé pour les paillages riches en azote comme les tontes de gazon.
En dispersant du BokaFerm dans la litière de vos bâtiment d'élevage, vous inoculez des micro-organismes qui vont créer une flore de couverture. Les animaux évoluent alors dans un environnement plus sain et riche en micro-organismes bénéfiques.
Le Bokashi est une technique de compostage d'origine japonaise, reconnue pour sa simplicité et son efficacité dans la gestion des déchets organiques en milieu domestique. Les ferments Bokashi sont composés d'un mélange de micro-organismes efficaces (EM), incluant des bactéries lactiques, des levures et des bactéries phototrophes. Ces micro-organismes jouent un rôle central en accélérant la décomposition des matières organiques tout en limitant les mauvaises odeurs.
Le composteur de cuisine Bokashi se présente généralement sous la forme d’un seau hermétique équipé d’un robinet pour récupérer le liquide issu de la fermentation, appelé "jus de bokashi".
Composter, c’est recycler les déchets verts du jardin et de la maison en les amassant en tas pour qu’ils se décomposent dans un composteur. Suivez nos conseils en vidéos pour le réussir. Le compostage est un processus de transformation des déchets organiques en un terreau riche, d'excellente qualité et 100% naturel : le compost. Il allège la terre et permet des économies d'engrais, de terreau et d'eau.
Composter permet de réduire nos déchets (de cuisine et de jardin) et d'éviter les transports jusqu'à la déchetterie pour s'en débarrasser.
Un bon emplacement pour un tas de compost est à l’ombre car une situation trop chaude le dessèche. Comme composteur, vous pouvez utiliser les silos du commerce ou le construire vous-même avec des planches de bois ou du grillage. Prenez garde à bien laisser le fond de votre bac à compost en contact avec le sol car c’est une source directe de micro-organismes (comme les lombrics) indispensables à la réussite de votre compost.
L’aération est un facteur essentiel puisque le compostage est un processus aérobie. La mauvaise aération du tas de compost est la principale raison d’un compostage lent, partiel, hétérogène ou mal odorant. On estime que l'air devrait occuper au moins 50% du volume du tas. Pour cela, mélangez le tas le plus souvent possible (toutes les 4 à 6 semaines) pour bien aéré le tout.
Il est important que vous contrôliez l’humidité de votre compost. Pour vérifier qu’il est satisfaisant, comprimez une poignée de compost dans votre main. Si le compost est trop sec et que l'apport de déchets humides n'est pas suffisant, les bactéries meurent et seuls les champignons continuent à travailler. Dans ce cas arrosez votre compost.
Attention à l’inverse de ne pas trop humidifier votre compost. Un excès d'eau diminue la quantité d'air disponible dans le volume de compost. Les bactéries aérobies (qui ont besoins d’oxygène) sont remplacées par des bactéries anaérobies (qui n’ont pas besoins d’oxygène) qui dégagent des gaz et engendrent des odeurs désagréables. Dans ce cas pensez à bien le mélanger pour éviter que certaines zones à l’intérieur ne soient trop humides.
Il peut être mûr au bout de 3 à 6 mois au printemps/été ou 6 à 9 mois en automne/hiver s’il est bien isolé et retourné régulièrement. Certains composteurs permettent même la réalisation d’un compost de qualité en 4 à 6 semaines seulement !
Le compost est prêt lorsqu’il sent la terre forestière, l’humus et s’effrite facilement. Retirez-le par la base et incorporez-le au pied des plantes ou dans les trous de plantation. Attention à ne pas l’enterrer mais à l’incorporer de façon superficielle. Epandre 30 à 70kg de compost pour une surface de 100m², trois fois par an.
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