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L'histoire que nous allons aborder est pour le moins surprenante. Elle implique un militant écologiste, un lance-roquettes et une centrale nucléaire.

L'attaque de la centrale de Creys-Malville

C'est dans un livre publié en 2003 que Chaïm Nissim, militant écologiste d’origine israélienne, avait confessé être l’auteur de l’attaque au lance-roquettes contre la centrale de Creys-Malville en Isère en 1982. Il était connu pour avoir tiré au lance-roquettes sur la centrale de Creys-Malville en Isère. C’était en 1982, la centrale était alors en construction.

Dans la nuit du 18 janvier 1982, Chaïm Nissim, raconte le journal suisse Le Temps, utilise un lance-roquettes russe fourni par les « Cellules Communistes Combattantes » et tire cinq projectiles contre le complexe nucléaire. Les enquêteurs travailleront pendant 20 ans pour tenter d’identifier le coupable sans jamais y parvenir.

Le militant écologiste, né en 1949 à Jérusalem, avait démissionné de son poste d’ingénieur en Israël quand il avait appris que son travail participerait à la « guerre des étoiles » selon l’association Noé21 dont il était le fondateur. Agé de 68 ans, Chaïm Nissim souffrait de la maladie de Parkinson.

Un détour par la Lozère

Le Gévaudan a vu son histoire cahotée au rythme des bouleversements de l'histoire nationale, qui l'ont tantôt intégré au royaume de France, dans les pays de langue d'oc, tantôt protégé dans une autonomie de principauté épiscopale jusqu'à la Révolution. Lors de la conquête de la Gaule, Jules César soumet la tribu celte des Gabales qui occupait la région.

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La cité de Javols et le mausolée de Lanuéjols rappellent la romanisation. Intégré au VIIe s. dans le royaume Franc, le Gévaudan connaît les soubresauts de la féodalité naissante, tandis que ses évêques obtiennent du pouvoir royal des privilèges qu'ils conservent jusqu'à la Révolution. Châteaux et églises romanes jalonnent les sites stratégiques et les chemins de pèlerinages.

Du XVIe-XVIIIe s., les guerres de religion ont gravement meurtri le pays, mais l'économie demeure prospère à la veille de la Révolution. Le système agro-pastoral, enrichi par l'industrie lainière, a facilité son développement même si la Bête du Gévaudan fait régner pendant quatre ans un vent de panique sur le diocèse.

La crise des activités textiles, à la fin du XIXe s., provoque un marasme économique persistant. Le reboisement des terrains en pente, le développement des voies de communications, ne parviennent pas à enrayer l'exode rural. L'hémorragie démographique est accentuée par la guerre 14-18.

Le premier peuplement est contemporain de l'Homme de Tautavel (- 400 000 ans). Les hommes vivaient uniquement de chasse et de cueillette. La forêt primitive qui couvrait les Causses a disparu sous la pression agro-pastorale.

La Lozère compte plus de 300 dolmens, sépultures collectives, utilisées pendant plus de cinq siècles. Les menhirs à vocation, sans doute, cultuelle sont aussi présents en grand nombre, mais répartis sur les massifs granitiques et dans le nord du département. A l'Age de Fer, l'homme délaisse définitivement les grottes pour des sites d'habitat fortifiés, proches des terrains qu'il exploite.

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L'époque gallo-romaine a laissé de nombreux témoignages en Lozère, qui se nommait alors le Pagus Gabalicus : le pays gabale du nom de la tribu gauloise qui l'habitait avant la conquête. Anderitum en était la cité. Au cours de la romanisation, elle devient Gabalum (l'actuelle Javols). Le mot Gévaudan tire ses origines de ces différentes appellations.

Vestiges gallo-romains en Lozère

  • Javols : Les fouilles pour mettre au jour l'ancienne civitas ont commencé au début du XIXe s. et se sont poursuivies jusqu'à nos jours. Des quartiers d'habitation ont été reconnus en de nombreux points du site. Les monuments publics : théâtre, thermes, basilique… ont également été repérés.
  • Lanuéjols : Le Mausolée de Lanuéjols, le seul en France avec celui de Saint-Rémy-de-Provence, est très bien conservé. Il fait partie d'un ensemble construit dans la seconde moitié du IIe s.
  • Banassac : La fabrication de la poterie pratiquée par les Gaulois s'est développée après la conquête romaine. Vers 30-40, l'atelier de la Graufesenque (près de Millau) donne naissance à des ateliers satellites à Banassac et au Rozier.

Saint-Privat, premier évêque connu du Gévaudan, aurait été selon la tradition, martyrisé par les Alamans au IIIe s., sur les pentes du Mont-Mimat qui domine Mende. Intégré au VIIe s. au royaume Franc d'Austrasie, le Gévaudan demeure proche des Wisigoths dont la frontière traverse le Mont-Lozère et les Cévennes.

Un siècle plus tard, son appartenance au royaume d'Aquitaine lui fait connaître les soubresauts de l'anarchie, et les rivalités seigneuriales, avant d'être rattaché au comté de Toulouse. Cette lointaine et fragile suzeraineté résiste mal à l'ambition et au sens politique des évêques de Mende, qui renforcent leur pouvoir temporel et s'approprient le titre comtal.

La "bulle d'or" accordée par Louis VII à Aldebert du Tournel, consacre la domination temporelle des évêques. Après la croisade des Albigeois, les rois de France, héritiers des possessions aragonaises, reconnaissent ces privilèges. Les ravages de la guerre de Cent Ans, sur fond de peste noire ont profondément marqué le XIVe s.

L'évêque de Mende, possédait sous l'Ancien régime des revenus considérables. Au début du XVIIIe s., son évêché était un des plus lucratifs du Languedoc. Les guerres de religion du XVIe s. se traduisent surtout par des escarmouches, des pillages, et des sièges de villes.

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La reconquête catholique ne parvient pas à convertir durablement les protestants cévenols qui se révoltent au cours de la guerre des Camisards 1702-1705. Les missions prêchées par les Jésuites au XIXe moralisent la société et suscitent de nombreuses vocations religieuses. Face à la puissance de l'église, les idées républicaines ont du mal à s'imposer. La question scolaire, la séparation de l'église et de l'état, la loi sur les associations sont autant de prétextes à l'opposition droite-gauche.

Nouveau musée de dinosaures à Fox-Amphoux

Ils étaient là, pour certains, il y a 72 millions d’années. Mais depuis samedi, ils ont de nouveau pointé le bout de leur nez. Le rhabdodon est posté en haut de l’escalier. À sa gauche, un peu plus loin, est tapi le struthiosaurus. Là, le titanosaure s’affiche sur un pan de mur. Et bien entendu, le variraptor, le local de l’étape, est comme chez lui.

Tous - plus précisément leur reproduction en maquette, leurs fossiles… - sont les pièces maîtresses du DinoFox museo. Il a ouvert hier ses portes et a été officiellement inauguré. Municipalités, bénévoles et responsables de l’association Phylogenia ont œuvré main dans la main pour concrétiser ce projet.

Une des chevilles ouvrières, Guy Vilanova évoque les grandes dates. "Le muséum d’Aix a mené en 1997 des fouilles. En 2002, sous l’impulsion du maire de l’époque, feu Jacques Marion, une première exposition est proposée dans l’ancienne mairie. Des expositions itinérantes sont organisées en 2005."

En 2014, l’ancien maire Raymond Soragna "nous a cédé un local" et en 2021, le premier magistrat Hubert Geolle lance les travaux dans le caveau de l’ancienne coopérative. Dès l’entrée, le public est plongé dans l’histoire de la vie sur Terre. Pas moins de 4 milliards d’années sont représentées sur la frise et au fil de l’exposition de fossiles.

Des QR code sont disposés dans différents points pour une visite autonome. Dans l’escalier est retracé la longue histoire de la paléontologie à Fox-Amphoux - un site remarquable et de référence - dès 1840, des pionniers aux successeurs.

Une série de vidéos permet aussi d’enrichir ses connaissances. Comme bien entendu, le patrimoine de Fox-Amphoux est avant tout mis en lumière, on peut voir les dernières découvertes du chantier de fouilles: les fossiles d’un fémur, tibia et péroné d’un titanosaure. Les reproductions de ces os sont positionnées devant un dessin grandeur nature de ce dinosaure.

Le musée recèle d’autres mines d’informations. Pour en savoir plus, il faut maintenant pousser ses portes comme ce mois-ci pour des scolaires.

Informations pratiques sur le DinoFox museo

  • Entrée: gratuite.
  • Horaires:
    • Juin: du mardi au samedi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30
    • Juillet et août: le lundi de 13h à 17h, du mardi au samedi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30
  • Adresse: place des Breguières, parking gratuit sur la place de la mairie.
  • Rens.

"On a un beau patrimoine paléontologique. Beaucoup de scientifiques, de France et de l’étranger, sont venus et viennent l’étudier mais les découvertes (fossiles, Ndlr) partent loin de chez nous", déplore Gérald Lemaître, président de l’association Phylogenia. L’impératif était donc de protéger, de conserver et valoriser ce patrimoine notamment "pour faire de la médiation".

Phylogenia a été créée en 2017 "pour venir combler l’absence de laboratoire scientifique de paléontologie dans le Var et les Alpes-Maritimes". Les bénévoles ont travaillé depuis 2018 à la création du musée avec les différentes municipalités. Et le muséum d’Aix "est un partenaire central".

L’objectif était donc de préserver les découvertes dont les premières remontent à 1840. À Fox-Amphoux, il est d’ailleurs fait mention "des toutes premières découvertes de fossiles de dinosaures - à l’époque on parlait de grands lézards - en Provence. C’est un lieu historique, le point de départ de toute l’aventure".

Elle se poursuit avec les membres de l’association qui ont "réalisé un travail colossal". Un comité scientifique "pilote la production des connaissances et la muséographie". Le volet communication a été élargi "avec des vidéos, des posters… Nous avons embauché une médiatrice - scientifique de formation - pour faire vivre pendant la saison le musée. Il est totalement gratuit. Par ailleurs, l’association vit "uniquement sur les dons".

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