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Le revolver Magnum 357, popularisé par des films comme "L'Inspecteur Harry" avec Clint Eastwood et "Police Python 357" avec Yves Montand, est devenu une arme emblématique dans l'imaginaire collectif. Cet article explore l'impact de cette arme au cinéma, tout en analysant des incidents réels impliquant des armes à feu factices.

Le Magnum 357 au cinéma : mythe et réalité

Le calibre de revolver popularisé par les films de gangsters (souvenons-nous d’Yves Montand « Python 537 » et Clint Eastwood dans « l’inspecteur Harry ») est un « 38 » boosté. Nous, les jeunes tireurs, bavions devant cette arme auréolée de petites histoires qui furent longtemps entretenues par le cinéma d'Alain CORNEAU "Police Python .357" où l'on peut voir Yves Montand, en policier moderne porter de manière quasi permanente son .357 dans un étui de couleur fauve, en provenance directe de chez Gil Holsters, rechargeant ses cartouches ... avec une presse Lyman SPARTAN équipée ou non d'un tube distributeur d'amorces.

Yves MONTAND alias l'inspecteur Marc Ferrot joue un flic atypique, solitaire et renfrogné, vivant beaucoup plus avec son arme qu'avec une femme. Toutes ses attitudes et ses choix de vie vont participer pour faire de lui, le coupable idéal.

J'ai pu, plusieurs années après (9 ans) la diffusion de ce film, regarder les vidéos d'entrainements qu'avait suivis MONTAND au CNT PN Mc Donald, pour se préparer au tournage du film. Montand a déjà suivi un entrainement poussé (rien qu'à voir les gestes qu'il pratique) On retrouve bien cette gestuelle du CNT lors des tirs à 7m, notamment. Sur les autres postes de tir aussi d'ailleurs. Notamment au tir derrière l'abri haut.

L'arme étant revêtue d'un bronzage très profond avec des reflets bleutésus. Le revolver Colt Python calibre .357 MAGNUM monté d'un canon de 6", une arme d'homme !

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Analyse technique des scènes de tir dans "Police Python 357"

Lire le film qui comporte les scènes très techniques de confection des cartouches et les scènes finales du braquage avec le fourgon.

Dans la phase technique il manque notamment le tube distributeur d'amorces lui-même (alors qu'il est présent dans d'autres scènes !?) qui permet de présenter chacune de ces dernières devant le puits d'amorce de l'étui sans la toucher. Ce qu'au contraire Montand/Ferro ou tout autre opérateur qui fait sa doublure pratique, contraint par l'absence du tube. Chaque rechargeur, sur ce forum sait qu'il ne faut pas toucher avec ses doigts la composition fulminante contenue dans l'amorce au risque que les traces papillaires créent des sulfures qui seront préjudiciables au bon fonctionnement de la chaîne pyrotechnique liée au bon fonctionnement de la cartouche.

Puisque nous en sommes aux cartouches rechargées. Il est équipé pour couler ses balles. Des Wad CUTER avec un moule mono cavité de chez Lyman ... son four électrique qui est aussi un Lyman permet d'atteindre les températures adaptées à la fonte du plomb ... Par contre, il se sert d'un deeper pour couler ses balles. Mes avis qu'il ne doit pas en avoir beaucoup de réussies. Car le plomb a le temps de refroidir avant d'arriver dans le moule ...

Venons-en maintenant à l'encadrement des tirs. Le costaud qui sert de moniteur ne dit rien et pourtant, il y a toujours à dire, le pro qui s'entraîne a toujours besoin de conseils éclairés. Surtout lorsque le "stagiaire" commet des fautes à tire larigot ... surtout sur le pas de tir 7m !

En ce qui concerne le tir rapide, Ferro en commet 4 très rapprochées !

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  1. lorsque le "stagiaire" remet son arme à l'étui, il ne se tourne pas vers les cibles mais fait faire à son arme le tour de sa hanche pour venir remettre son arme chargée à l'étui, dont il ne connaît pas la position (... !?!) Ce faisant, il fait passer le canon de son arme en direction de son pied droit ... après avoir fait passé le canon devant sa main gauche; 3 fautes de sécurité.
  2. lorsqu'il (Ferrot) prend la position du tireur de riposte à 7m, ça n'a rien de professionnel. D'abord il hésite. Puis son pied gauche quitte le contact du sol et surtout en sortant son arme il ne pratique pas l'avancée rapide du coude et de l'épaule (exit la bascule de l'étui)

Ce n'est pas comme cela que j'ai appris pour apprendre aux autres. Le stagiaire une fois son arme rechargée et le barillet recalé doit se tourner vers les cibles son arme toujours dans la main forte après l'avoir chargé et avoir fermé le barillet il devrait faire une demi rotation vers la gauche (pour un droitier) sur ses pointes de pieds entre la position de l'arme tenue à bout de bras jusqu'à son étui sans se servir de la main faible. Ce qui fait faire à la bouche un passage au dessus de cette dernière (autre faute de sécurité) après avoir pris la direction de sa main gauche. Instant précis qui précède l(revoir la vidéo avec une lecture lente).

Ce qui provoque la plus catastrophique faute de sécurité . passage de la bouche du canon devant la section d'un membre (haut de la jambe ...).

Que fait notre oiseau bleu des mers du Sud ? Rien. A l'évidence, son rôle n'est pas scénarisé et il est là pour faire la potiche ! Et le spectateur n'y voit goutte non plus. Car un plan de coupe est venu judicieusement faire que le film ne soit pas entaché par cette scène en coupant l'action du tireur vu de l'avant par une scène où dans un plan plus resserré on voit le tireur Montand/Ferrot tirer 5 cartouches dont deux sont à côté de la cible ! Circulez. y'a rien à voir...

Ce qui m'a interpellé, c'est que durant tout le film, l'arme n'est JAMAIS chargée. Je comprends très bien que d'une part nous sommes au cinéma. Pour autant, des fausses cartouches auraient fait l'affaire. A Hollywood, les armuriers disposent des Five in one qui sont bien adaptées pour ce genre de situation; les scènes où cela se voit bien c'est sur le parking du supermarché.

Il commet plusieurs fautes dont une qui me paraît être celle d'un stagiaire, il pose son arme, marteau armé, sur siège passager de la voiture de service. une 404 Peugeot; la voiture de police s'il en est dans ces années là.

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Au passage, notez que cette voiture prend un giclée de 9X19 tirée avec un PM MAT49 (qui tire ce calibre). Que voilà une arme que j'abhorrai prendre en voie publique ! Il fallait être d'une force efficace pour contrôler cette arme et tirer en police crouch pour contrôler son relèvement qui était très important ... quant à l'origine des armes dont les voyous sont Alors, à qui veuT-on faire croire que la giclée tirée par un voyou par essence peu entraîné, serait toute restée dans la calandre. Je prédis sur une rafale de 3 ou 4 cartouches, la troisième dans la pare-brise et la 4 ème au ciel !

Il y a autre chose qui m'a interpelé, c'est que jamais pendant le film, l'arme n'est chargée. Je comprends très bien que d'une part nous sommes au cinéma. Pour autant, des fausses cartouches auraient fait l'affaire. A Hollywood, les armuriers disposent des Five in one qui sont bien adaptées pour ce genre de situation; ça se voit bien sur le parking du supermarché (entre les plans), on aurait pu charger l'arme avec des gummies (munitions de manip...) surtout pour les plans où l'arme est vue de face !

Il commet plusieurs fautes dont une qui me paraît être celle d'un stagiaire, il pose son arme, marteau armé, sur siège passager de la voiture de service. une 404 Peugeot l Voiture de police s'il en est dans ces années là avant d'aller percuter le fourgon blindé, de lui faire faire une certaine distance sous le choc ... (on aurait pu donner aussi un César au cascadeur qui meurt écrasé entre les deux fourgons.)

On peut noter aussi l'armement hétéroclite des policiers en armes longues notamment. On peut apercevoir un PM modèle 54 dérivé du PM modèle 49 utilisé à la Préfecture de POLICE. Le canon de l'arme est suffisamment long pour qu'on reconnaisse cette arme parmi toutes celles qui sont présentes. de plus, elle est dotée d'un capot sur le pontet qui empêche l'accès à la seconde détente. laquelle permet le tir en rafale ...

On aperçoit aussi une Ruger MINI 14 en .223 Rem. qui allait devenir l'arme longue des CRS peu de temps après sous la direction du bureau de l'Armement et des Moyens de Défense ...

Du côté des voyous, une carabine US M2 qui tire une rafale dans la R6 ... plausible présence de cette arme en FRANCE (ramenée par un ancien du bataillon MONTCLAR Corée . Néanmoins, mise à part une transformation artisanale à partir d'une USM2 (celle que l'on voit dans le film, ont toutes dispositif de fixation de baïonnette sous le canon, ce sont donc des USM2.

Quant aux PM,des modèles 49 de MAT (j'aurais préféré des Sten plus plausibles dans les années 70 La protection des policiers me paraît plus que limite derrière un réservoir de moto. Les scénaristes ont voulu reprendre l'enseignement dispensé à SENS aux motocyclistes des CRS.

Un dernier mot sur les scènes de cette fusillade. Pour avoir vu des scènes de flingages au cours de ma carrière, disons simplement que celles auxquelles nous assistons, ne reflètent pas la réalité; les vitres du supermarché restent curieusement vierges d'impacts !

Un Python chargé, ça se voit , comme sur tous les revolver ... et c'est fait pour permettre aux voyous qui se trouvent en face de réfléchir ...

Femme par ailleurs qu'il va rencontrer. Cette dernière va être favorablement aidée par la négligence du détenteur de l'arme qui transgresse les règles concernant la sécurité de son arme. Profitant d'un moment où le "guerrier se repose" après l'amour, elle lui subtilise son arme pour aller s'amuser dans un poulailler (exemple bien choisi) à déquiller quelques gallinacées... Femme qu'il va rencontrer, à l'occasion d'un reportage sur le vif, femme encore qui est la maîtresse de son patron (François Perrier) dont la femme invalide, est jouée par Simone Signoret, inoubliable Casque d'or !

Voici plusieurs scènes qui démarrent le film. Toutes celles qui concernent l'entrainement au tir, ont été réalisées sur le grand plateau au fort de Montlignon.

Il est dommage qu'il ne tire que des Wadcutter. L'arme ne bouge pas, signe que les cartouches sont des .38 WC quant à la fumée elle est caractéristique de la Ba10 !

Pour le tir rapide, le canon doit être bien parallèle au sol. Si l'arme a été bien chaussée, et que la position est bien bloquée, les 5 impacts sont dans la carte à jouer ! Si l'on n'est pas dans la cible, il faut jouer avec le bassin qui sert d'axe de rotation et sur le côté en glissant sans quitter le contact du sol, le pied opposé à l'endroit où on touche la cible bien que tout mouvement du bas du corps soit à proscrire une fois l'arme sortie de l'étui !

Il ne faut pas s'attarder, le temps accordé pour tirer le parcours complet est de 6'.

Le parcours moniteur se tirait en 9 positions de 5 cartouches chacune avec doublement du tir de riposte "tir rapide". Un temps accordé total est de 6'. Le temps accordé pour tirer les 2x5 cartouches et recharger son arme (2 fois) à 7m est de 25'' pour les moniteurs, 20'' pour les Professeurs (éliminatoire pour l'obtention de cette qualification si temps dépassé).

Ensuite. Progression au pas de tir 35m. Le chrono redémarre au coup de sifflet, pour le reste du temps (6'moins le temps pris au pas de tir 7m).

L'acteur bien entrainé par les professeurs et moniteurs de tir du CNT, reproduit les gestes appris en évitant les fautes de sécurité; quant au résultat puisqu'on ne voit pas qui tire, disons qu'il est plus qu'honorable .

La sortie d'arme avec la bascule d'étui chère au cœur de tous les fonctionnai...

Incidents réels impliquant des armes à feu factices

Malgré son statut d'objet de fiction, le Magnum 357 et d'autres armes factices peuvent avoir des conséquences bien réelles. Plusieurs faits divers récents illustrent ce danger :

  • Une femme entre dans un supermarché du Mans avec un 357 Magnum à la main, semant la panique parmi les clients qui pensent à un braquage. L'arme s'avère être une réplique appartenant à son compagnon, qui avait menacé de se suicider avec.
  • Deux adolescents sont arrêtés pour avoir menacé un homme avec une arme à feu factice afin de lui voler sa trottinette.

Ces incidents soulignent l'importance de la prudence et de la responsabilité lorsqu'il s'agit d'armes à feu, même si elles sont factices. La confusion qu'elles peuvent engendrer peut avoir des conséquences graves.

Le policier-justicier au cinéma

Dans l’univers du film policier, tout le monde connaît les bons policiers qui cherchent vaillamment les criminels (quitte à jouer à “bon flic/mauvais flic”). Nous pouvons aussi rencontrer des flics ripoux, ouvertement payés pour détourner le regard et envoyer l’enquête se perdre dans les choux. Qu’est-ce qui peut pousser un policier à enfreindre les règles de son métier pour devenir un justicier ?

Bien souvent, il y a le sentiment d’être entravé dans le déroulement d’une enquête. Si les exemples sont nombreux à partir des années 70 (époque où les personnages de flics « borderline » se sont multipliés), il est possible de remonter jusqu’aux années 50 pour rencontrer Dave Bannion, personnage principal du film Règlement de comptes (The Big Heat, 1953). Le cinéaste allemand Fritz Lang avait beaucoup réfléchi à la notion de justice lors de sa carrière états-unienne.

Règlement de comptes est un de ses derniers films sur le continent américain. Il y retrace le parcours d’un policier modèle, aussi bien dans sa vie professionnelle que personnelle, qui doute de la thèse officielle au sujet du prétendu suicide d’un autre policier. Et c’est là que s’affiche devant nous le schéma traditionnel qui va pousser un policier à sortir du cadre. Cela comporte, d’habitude, deux étapes : d’abord la naissance d’une notion d’injustice, car les criminels se sentent tout-puissants et à l’abri de la police.

Le film de Lang montre comment, petit à petit, face à un sentiment d’impuissance et d’humiliation, Bannion va se transformer. Le mari idéal va commencer à crier sur sa femme. La tension sera palpable. Et, finalement, il répondra à la violence par la violence. Dans le cas de Bannion, cette infraction des règles déontologiques policières est due à la colère. Elle ne résulte pas d’une idéologie réfléchie et affichée, comme nous pourrons le voir plus loin. Le sentiment d’injustice est souvent le plus cité pour motiver les actes de justiciers des policiers du 7ème art.

Petit à petit va se développer l’idée que les lois servent avant tout à protéger les criminels, au détriment de la justice. Les années 80 ont beaucoup joué sur l’idée d’une législation qui entrave le fonctionnement correct de la police. Parmi les exemples les plus représentatifs, il faut bien entendu citer la série L’Arme fatale. Ainsi, dans le deuxième film (Lethal Weapon 2, de Richard Donner, 1989), les deux policiers Riggs et Murtaugh affrontent des trafiquants qui se protègent derrière l’immunité diplomatique.

Il est intéressant de noter que, là aussi, les attaques personnelles contre les deux policiers (dont la scène culte des toilettes piégées) vont servir de déclencheurs à l’action “hors-cadre” des deux protagonistes. Il est aussi intéressant de noter le parcours de Murtaugh, l’exact opposé de Riggs. Père de famille, proche de la retraite, Murtaugh est l’exemple du policier qui n’a jamais fait un pas de travers. Pas une fois il n’est sorti des clous.

Les policiers-justiciers ne sont pas l’apanage des États-Unis. Dans ces mêmes années 80, la France a connu aussi son lot de policiers qui deviennent des héros en enfreignant les règles de leur profession. Prenons, par exemple, Le Marginal, film réalisé par Jacques Deray en 1983. On y retrouve tous les ingrédients de cette catégorie de films. Jean-Paul Belmondo y interprète un policier qui a l’obsession d’arrêter un trafiquant, Mecacci, qui l’a humilié quelques temps plus tôt.

Parce que c’est une constante dans ce genre de films : les supérieurs mettent toujours des bâtons dans les roues des protagonistes. Représentants de cette bureaucratie qui ne connaît rien au terrain (et qui, parfois, a d’autres objectifs, politiques par exemple), ils s’opposent aux policiers-justiciers en cherchant à les faire rentrer dans le cadre. Négligeant ses obligations de service et laissant son supérieur hurler dans son coin, Jordan va donc continuer à poursuivre Mecacci, entraînant son collègue avec lui. Jusqu’à un final où il n’hésite pas à employer une méthode expéditive.

Il est bon de rappeler que les années 80 ont vu fleurir cette idéologie qui dit que, dans le meilleur des cas, les policiers sont incompétents, lâches, voire même corrompus, en bref qu’ils font tout pour laisser les criminels en liberté. Généralement, dans ces films, l’action du justicier est glorifiée. L’important serait donc d’agir au nom d’une justice supérieure aux mesquines tergiversations humaines et administratives.

Sorti en 1985, Police Fédérale Los Angeles suit les pas d’un de ces policiers “borderline” qu’affectionne particulièrement William Friedkin. Menacer de balancer un suspect du haut d’un pont s’il ne parle pas ne dérange pas Richard Chance (incarné par William L. Petersen). Il insulte un juge qui refuse de lui signer un mandat, et il monte une arnaque pour soutirer à un trafiquant l’argent dont il aura besoin pour appâter sa cible principale. De manière générale, il trouve les règles trop restrictives, trop strictes. Il veut pouvoir enquêter comme il l’entend.

Élément classique de ce type de film, notre policier-justicier est victime d’une obsession. Seulement, dans ce film, Chance n’est pas du tout présenté comme un héros, et son action hors des clous de la légalité n’est jamais montrée comme positive. Chance devient ce type de flic plus dangereux que le criminel qu’il traque. Et surtout, petit à petit, se dévoile le portrait d’un personnage qui se complaît dans la violence.

Après une course-poursuite où ils ont failli non seulement mourir des dizaines de fois, mais aussi tuer bon nombre de passants innocents, alors que son coéquipier est mort de trouille et totalement traumatisé, lui est exalté, comme après avoir sauté à l’élastique, comme s’il ne venait que de passer un bon moment plein d’adrénaline. Il insulte régulièrement la femme avec qui il couche et qui lui sert d’informatrice, la rabaissant sans cesse.

Après avoir tué un trafiquant qui était, en réalité, un agent infiltré du FBI, Chance est désormais recherché par la police. Le symbole est fort : celui qui se voyait comme un justicier est passé de l’autre côté de la barrière. Ce sont les années 70 qui ont vu fleurir ces policiers atypiques, qui créent le malaise parce qu’ils sont à la fois des forces de l’ordre et du désordre. Si le Popeye de French Connection (William Friedkin, 1971) était déjà un flic très borderline, le cas le plus flagrant reste quand même Harry Callahan, dit Dirty Harry (Harry le Charognard en VF).

Le deuxième film (Magnum Force, réalisé par Ted Post en 1973) va plus loin dans le trouble. En effet, Harry Callahan, qui a sa conception toute personnelle et plutôt radicale de l’action policière, va se trouver confronté à… un groupe de policiers qui exécutent sans vergogne les truands ayant échappé à la justice. Des policiers qui, de surcroît, ne cachent pas leur admiration pour Callahan, considéré comme une de leurs sources d’inspiration.

Cette pratique qui consiste à suppléer aux défaillances de la justice au nom d’une conception supérieure accompagnera Harry Callahan durant les cinq films de la saga, mais trouvera une mise en pratique plutôt étonnante à la fin du quatrième film, le seul réalisé par Eastwood lui-même, Le Retour de l’Inspecteur Harry (Sudden Impact, 1983). Envoyé dans une petite ville (avec un chien inénarrable), Callahan va être confronté à une série de meurtres commis par une jeune femme qui se venge de ceux qui l’ont violée. Et il choisit, en toute connaissance de cause, de laisser partir la meurtrière et, donc, de la soustraire à la justice.

Certains policiers ont tellement envie d’arrêter des criminels qu’ils ne veulent même pas attendre que ceux-ci commettent des crimes. Max est un policier plutôt froid, calculateur. Comprendre momifié. Si peu vivant qu’il ne porte même pas de nom de famille. Et, comme tous les policiers rencontrés dans cet article, il en a marre que les gangsters échappent à la justice. Aussi, après l’échec d’une énième tentative de les attraper en flagrant délit, il décide d’agir autrement. Il va se choisir un petit gang de ferrailleurs. Des hommes un peu bohèmes qui volent du cuivre pour le revendre au noir. Du menu fretin.

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