Le pistolet MAB Modèle C est une arme de poing compacte et fiable, fabriquée par la Manufacture d'Armes de Bayonne (MAB) de 1933 à 1967. S'inspirant du Browning 1910, le MAB C s'est distingué par son excellente qualité de fabrication. Il a été produit en calibre 7.65 Browning et .380 ACP (9 court).
Le MAB Modèle C présente une conception soignée et des composants de qualité :
Le MAB Modèle C est chambré en 7,65 mm Browning, un calibre excellent pour le tir et l’action rapprochée. Bien que compacte, cette arme offre une capacité respectable de 7 coups. Le calibre 7,65 mm Browning est un excellent calibre de tir et d’action rapprochée, sec mais maîtrisable pour du tir à 7/12 mètres. Un entraînement sérieux permet d'obtenir des résultats surprenants, même à plus longue distance.
Au début des hostilités en 1939, l’État français a décidé d’acheter tout le stock du modèle C et D à la MAB afin de compléter les troupes en armes de poing. Ce pistolet, durant le conflit, a servi tous les belligérants. Pendant l’occupation, la Wehrmacht a demandé à la MAB de construire les modèles C et D pour son utilisation.
Les modèles C et D ont terminé leur carrière à la fin des années 90 dans l’Office National des Forêts, tout en ayant fait carrière plus ou moins longue dans la Gendarmerie, la Police Nationale et la Marine Nationale. Réquisitionnés en masse par une Wehrmacht tellement « aux fraises » en Russie qu’elle manque d’armes de poing, on le retrouvera dans la Résistance. Il sera commandé en quantité pour l’Indochine avec son grand frère le MAB D.
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Il est souvent livré dans sa boite d’origine, parfois un peu endommagée, avec son certificat d’épreuves et sa notice.
Le MAB Modèle C est classé en catégorie B au CSI : soumis à autorisation, photocopie de la pièce d’identité et originaux des volets 1 et 2 de l’autorisation sont obligatoires.
La MAB prospéra entre les deux guerres en fabriquant des pistolets de défense en calibre 7,65 et 6,35mm. La première tentative porta sur le MAB Modèle R en calibre 7,65 mm long. La Marine Nationale étant la plus grande bénéficiaire.
Tout le monde connait le MAB PA15. Néanmoins avant de mourir de sa moche mort, la MAB avait eu le temps d’écouler de 1966 à 1982 environ 100 000 unités du MAB PA15 ‘standard’. L’arme est en soi remarquable. On lui reprocha parfois son poids, ses organes de visée, la forte puissante de son ressort de culasse et une détente « militaire » (surprenant pour une arme militaire justement) mais rien de fondamental. Fonctionnant selon un mécanisme original à canon à déblocage rotatif (un principe qui hante l’histoire de l’armement de poing depuis le Steyr Hahn 1911… mais c’est un autre sujet), ce pistolet « standard » fut surtout réputé pour son grand confort, sa précision et sa fiabilité. Son magasin de 15 coups était en plus celui avec la plus grande capacité pour un pistolet automatique à son apparition. Preuve de ses qualités, non reconnues à domicile, il fût adopté par l’armée finlandaise (qui comme on le sait sont des « manches » en matière d’armes à feu). Nombre de pays africains qui l’utilisent encore.
Ce qu’on sait moins c’est qu’il en fût aussi produit une version compétition à canon long et à culasse rallongée, dotée d’organes de visée réglables cette fois et d’une détente améliorée pour le tir sportif militaire, le MAB 15 F1. Vers 1970, le ministère de la défense ne fit l’acquisition que de quelques centaines de ces MAB P15 F1 de compétition (200 à 300 armes probablement pas plus - voir GA n°392°), afin de doter les tireurs militaires français participant aux compétitions OTAN d‘une arme de haute précision de fabrication nationale. Elle n’a été utilisée essentiellement par les équipes militaires françaises de tir sportif sous la désignation de PAP Mle F1 (pour Pistolet Automatique de Précision modèle F1).
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C’est une arme de tir de compétition, spécialement créée pour équiper l’armée française en concours et pas une arme en dotation réglementaire dans les corps de troupe. C’est le seul exemple que je connais d’une arme militaire française n’ayant eu que ce seul but. Un vrai collector ! Nos équipes ont raflé nombre de titres avec elle. Elle fut d’ailleurs interdite de compétition de ce fait, les responsables des compétitions de l’Otan jugeant que son canon rotatif n’était pas réellement « standard » dans l’armement de poing et était distribué avec trop de parcimonie aux Corps pour être véritablement réglementaire.
Notre exemplaire est quasi parfait. Entièrement usinée dans la masse c’est une bête superbe. Canon 6 pouces - Bronzage noir de guerre magnifique et quasi intouché - plaquette avec juste un tout petit pet non visible sur les photos et que je signale donc pour être complet. Son canon à verrouillage rotatif sans mouvements parasites permet une remise en ligne immédiate. Acier massif, usinage dans la masse, ajustages parfaits. Canon miroir. Mécaniquement impeccable. L’arme est réputée d’une robustesse à toute épreuve. il est plus qu’en excellent état.
C’est réellement une arme qui montre les talents exceptionnels de l’arquebuserie française de cette époque en matière d’armement individuel et plus particulièrement d’arme de poing. Ce très beau pistolet nous est en plus venu dans sa boite d’origine avec sa chargette, un deuxième chargeur, et son manuel d’origine. Pièce très rare, à collectionner dans une série de PA français du XXième siècle. Cette arme est en plus d’une esthétique rare. Une élégance française.
ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : SOUMISE À AUTORISATION, PHOTOCOPIE DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ ET ORIGINAUX DES VOLETS 1 ET 2 DE L’AUTORISATION.
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