Le 28 juillet 2019, une fusillade a éclaté à Ollioules, dans le Var, coûtant la vie à trois personnes et faisant un blessé grave. Parmi les victimes, une femme de 57 ans, originaire de Vesoul, a été tuée par une balle perdue.
Aux alentours de 20 heures, un homme a ouvert le feu près d'une station service d'Ollioules, à quelques kilomètres de Toulon dans le Var. Le bilan : trois victimes, deux hommes de 29 et 30 ans connus des services de police pour des affaires de stupéfiants, et une femme, une vacancière touchée par une balle perdue.
Les tirs à l'arme automatique auraient été particulièrement nourris. "Il y avait au moins deux armes, et au moins un fusil d'assaut, au vu des munitions retrouvées sur place" selon une source policière.
Le mari de cette vacancière décédée était lui aussi au milieu de l'attaque, grièvement blessé d'une balle dans le dos. Opéré ce lundi matin, son pronostic vital n'est plus engagé.
Le couple revenait d'une promenade en scooter à 19h45 lorsqu'ils ont été fauchés par les balles. Catherine avait 57 ans et Philippe 58 ans. Ils n'étaient pas originaires de la région mais ils venaient d'acheter il y a quelques mois une grande bâtisse sur la colline d'Ollioules. C'est ici qu'ils souhaitaient passer leur retraite.
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"J'étais chez moi, j'ai juste entendu la kalachnikov et après des tirs de pistolet. Après je suis sorti, j'ai vu la femme à terre.
Quant aux tireurs, toujours en fuite, ils seraient a priori deux. Deux des personnes décédées, a priori les cibles des tirs, sont deux hommes de 29 et 30 ans, connus entre autres pour des affaires de stupéfiants.
La troisième victime décédée est une femme de 57 ans, considérée par les enquêteurs comme une victime collatérale. Son mari âgé de 58 ans est la quatrième victime. Grièvement blessé à l'épaule, il a a été opéré ce lundi matin à l'hôpital militaire Sainte-Musse de Toulon.
Selon Var Matin, ces deux victimes seraient la femme décédée et le blessé, le conducteur du scooter, deux vacanciers originaires de Haute-Saône.
M. et Mme Santos, un couple de quinquagénaires venus de Vesoul (Haute-Saône), étaient là en vacances, dans la résidence secondaire qu'ils avaient achetée dans la commune en 2016, a expliqué à l'AFP Robert Beneventi. Les jours du mari ne sont pas en danger, a indiqué le procureur adjoint.
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D’après un proche de la famille, joint par l’AFP, le couple venait d’arriver dans sa maison, rejoint par leurs enfants, pour trois semaines de vacances. Elle avait également été juge consulaire au tribunal de commerce de Vesoul.
Les salariés ont appris la nouvelle en prenant leur poste : Catherine Santos, 57 ans, présidente de Fromages de France, a trouvé la mort dimanche soir à Ollioules (Var) dans des circonstances dramatiques.
Quand le drame est survenu, Catherine Santos et son mari étaient en vacances dans la commune du Var, où ils avaient investi dans une résidence secondaire il y a quelques années.
Funeste destin. Le règlement de comptes de dimanche soir a fait, outre les cibles de cette fusillade, deux victimes collatérales. Catherine Santos, 57 ans, et son mari Phillippe, 58 ans, un couple de Vesoul (Haute-Saône), ont été atteints alors qu'ils étaient venus faire le plein de leur scooter à la station-service d'Ollioules, où ils possèdent une résidence secondaire. Elle est morte sur le coup tandis que son mari, grièvement blessé, a été hospitalisé. Ses jours ne sont plus en danger.
L'édile, qui la croisait presque chaque matin, raconte qu'elle avait sponsorisé de manière totalement désintéressée le club de foot local. Catherine et Philippe Santos avaient acquis il y a plusieurs années une maison à Ollioules, dans un quartier cossu sur les hauteurs de la ville.
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Atteinte d’une balle dans le dos, la victime collatérale de la fusillade d’Ollioules est décédée sur le coup. Philippe Santos, cadre chez Conflandey Industries, a reçu une balle dans l’épaule. Il a été opéré avec succès ce lundi.
La thèse du règlement de comptes semblait s’imposer lundi dans le dossier de la fusillade qui a fait trois morts et un blessé grave dimanche 28 juillet 2019 dans la soirée à Ollioules (Var). Les tireurs en fuite sont toujours recherchés.
L’enquête de flagrance, menée par l'antenne toulonnaise de la PJ, a été ouverte pour assassinats en bande organisée et association de malfaiteurs. Initialement conduite par le parquet de Toulon, elle sera désormais traitée par la JIRS (juridiction inter-régionale spécialisée) de Marseille, a précisé M.
« Un guet-apens », sur fond de « guerre des clans » : la piste du règlement de comptes ne faisait plus guère de doute lundi, moins de 24 heures après la fusillade qui a fait trois morts , dont une vacancière touchée par une balle perdue, à Ollioules (Var).
« Ça ressemble à un guet-apens […] et le règlement de compte est privilégié, au vu du mode opératoire et de la personnalité des victimes » visées par les tirs, dans cette station de lavage d’Ollioules, a affirmé lundi après-midi le procureur adjoint de Toulon, Dominique Mirkovic, lors d’une conférence de presse.
De source proche de l'enquête, cette fusillade est en fait le dernier épisode d'"une guerre des clans, entre les trois clans qui se disputent le marché local de la drogue", avec pour épicentre la cité Berthe, à La-Seyne-Sur-Mer.
Pour Fréderic Piquel, secrétaire départemental du syndicat policier Alliance, cette fusillade à Ollioules est due au fait que "le trafic (de drogue) s'exporte vers des endroits plus calmes.
Le 9 mars, c'est une figure connue du grand banditisme azuréen, Thierry Fornasari, 44 ans, en cavale depuis 2017, qui avait été retrouvé tué par balle à Tanneron.
Dès dimanche soir, le maire de la commune avait aussi évoqué sur franceinfo un « règlement de comptes », probablement lié à « la reconquête d’un trafic de drogues ».
Une piste confirmée lundi par le préfet du Var, Jean-Luc Videlaine, qui a estimé sur BFMTV que « les conditions de cette affaire (étaient) bien celles d’un règlement de comptes ».
Toujours de source proche de l’enquête, les tireurs étaient au moins deux, équipés d’une arme longue, type Kalachnikov, et d’une arme de poing de 9 mm. Quand ils ont tiré, lors d’une scène captée en partie par des caméras de surveillance, plusieurs balles perdues ont atteint les murs des immeubles de l’autre côté du rond-point.
Une enquête de flagrance pour "assassinat en bande organisée" et "association de malfaiteurs" a été ouverte. "Nous n'avons pas d'éléments sur les auteurs" de la fusillade, deux hommes qui ont pris la fuite en traversant à pied la rivière située à l'arrière de la station de lavage qu'ils ont également franchie à l'aller, a précisé M. Mirkovic.
Les victimes visées étaient arrivés "une heure avant" à la station de lavage où a eu lieu la fusillade, a précisé le magistrat. "La piste du règlement de compte est privilégiée au vu du mode opératoire et de la personnalité des victimes", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
Dans le lot aussi se trouvent certains de ses proches et des membres du cercle familial. La police a également mené des perquisitions et 20 kilos de résine de cannabis ont été découverts.
Vingt-neuf étuis de 7.62, un calibre utilisé dans les fusils d'assaut de type Kalachnikov, 15 étuis de calibre 9 mm, tirés par un pistolet automatique ou un pistolet mitrailleur: les deux tireurs recherchés par les enquêteurs étaient lourdement armés, au vu du nombre de douilles retrouvées sur place, dans la station de lavage.
"J'ai jamais vu ça, c'est une ville assez tranquille", commentait lundi matin Eric Martin, le patron de la station de lavage visée dimanche: "Les voisins (ont) entendu comme un rideau de fer qu'on descend. C'était une rafale de mitraillette.
Robert Beneventi, le maire de la commune, s'est exprimé auprès des journalistes : "Je suis maire depuis longtemps et je vois évoluer les choses. Ces jeunes qui sont tombés sous les balles sont connus très défavorablement des services de la police municipale."
Visiblement ému, l'élu a assuré connaître "tous les Ollioulais" et s'inquiéter d'une escalade de la violence dans la commune. "Il ne faut pas banaliser ces phénomènes. Faire de la gratte ou de la surveillance, c’est de la délinquance. Et puis un jour... on en arrive là", a-t-il déclaré auprès de nos confrères.
| Date | Lieu | Victimes | Type d'Arme | Motif présumé |
|---|---|---|---|---|
| 28 juillet 2019 | Ollioules, Var | 3 morts (dont Catherine Santos) et 1 blessé | Kalachnikov et arme de poing | Règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants |
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