« L’histoire est nôtre, ce sont les peuples qui la font. » - Salvador Allende, 11 septembre 1973. La France Insoumise, mouvement politique français, a marqué les esprits avec son logo distinctif, porteur de sens et d'ambitions.
Notre constat : la Ve République loin du peuple, contre le peuple. La Ve République est organisée pour tenir les citoyen·nes loin des institutions. Ce régime n’est pas cohérent avec la République sociale, celle de la souveraineté populaire et de l’intervention démocratique des citoyen·nes.
Nous vivons dans une monarchie présidentielle. Dans ce régime de pouvoir personnel, la présidente ou le président de la République cumule les fonctions de chef·fe de l’État et celles de chef·fe de facto du gouvernement et de la majorité parlementaire, en particulier depuis l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral sur décision de Jacques Chirac et de Lionel Jospin en 2001.
La monarchie présidentielle de la Ve République garantit l’irresponsabilité politique du Président de la République. Élu pour cinq ans, il n’est responsable devant personne, n’a de compte à rendre à personne pendant son mandat. L’article 68, qui prévoit une procédure de destitution en cas de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », est impraticable et n’a d’ailleurs jamais été mis en œuvre.
Cette culture de l’impunité politique, renforcée par la satisfaction du pouvoir personnel, se reproduit trop souvent à tous les niveaux de la République, et nourrit un éloignement, et même un dégoût croissant des citoyens à l’égard des gouvernants. Il est urgent de replacer le peuple au centre de nos institutions. C’est le seul souverain en République.
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Comme si cela ne suffisait pas, tout semble fait pour exclure encore davantage le peuple de la représentation politique, en particulier parlementaire. Compte tenu du mode de scrutin aux élections législatives, des formations politiques qui obtiennent 5 %, 10 % et parfois même 15 % des suffrages des électrices et électeurs au premier tour de cette élection peuvent se retrouver sans représentation à l’Assemblée nationale. Cela mine la légitimité de nos institutions.
Ce régime se caractérise en outre par son instabilité politique et constitutionnelle. La Constitution de la Ve République devait, selon ses promoteurs, garantir la stabilité institutionnelle du pays. La Constitution a été révisée 24 fois depuis sa promulgation, le plus souvent en l’absence du peuple, sans compter toutes les tentatives de révisions inabouties.
À cette instabilité politique et constitutionnelle s’ajoute une instabilité sociale. La majorité présidentielle étant sourde aux demandes de l’opposition et des citoyen·nes, elle tend à se renfermer sur elle-même. La Ve République n’organise pas le dialogue avec le peuple, et nous l’avons cruellement vu sous ce quinquennat.
En conséquence, le peuple est en situation de grève civique. Le dégoût conduit à l’abstention massive, qui arrange la concentration du pouvoir et des richesses. Près d’un quart de nos concitoyen·nes sont non-inscrit·es ou mal inscrit·es sur les listes électorales. Les électeur·ices inscrit·es ne se rendent quant à eux presque plus aux urnes.
Notre constat est clair : la Ve République est à bout de souffle. Elle ne répond plus aux aspirations populaires ni aux exigences fondamentales d’organisation d’une société démocratique. La France de 2022 n’est plus la même que celle de 1958.
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Puisque la Ve République est à bout de souffle, il faut renouveler profondément nos institutions. C’est le sens de notre proposition d’une 6e République par et pour le peuple. Par le peuple : c’est la Constituante et l’intervention populaire. Pour le peuple : ce sont de nouveaux droits et libertés.
Pour sortir de la crise civique et démocratique, il faut changer les règles du jeu. Mais qui peut changer ces règles, si ce n’est le peuple lui-même, qui est seul titulaire du pouvoir constituant ? L’ensemble des citoyennes et des citoyens doivent pouvoir s’impliquer personnellement dans la réécriture collective du pacte qui fonde notre peuple.
Une Assemblée constituante est une assemblée dont les membres sont chargé·es de rédiger et de proposer l’adoption d’un nouveau texte constitutionnel. L’Assemblée constituante permet au peuple de reprendre en main les leviers de sa propre souveraineté. C’est de cette manière qu’il fera valoir sa volonté.
De même, dans les révolutions citoyennes d’Amérique latine, la convocation d’une Assemblée constituante a été pour le peuple un puissant moyen de réappropriation de la démocratie politique.
« Ceci est un message pour la France, pour la France insoumise, pour vous dire que c’est possible de faire une assemblée constituante pour une nouvelle constitution. Ce que nous faisons n’est pas facile, c’est dur, car nous nous battons pour changer les structures de pouvoir. » - Beatriz Sánchez Muñoz, membre de la Convention constituante chilienne.
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Certain·es tentent d’opposer à cette exigence démocratique un contre-argument juridique, clamant qu’il serait juridiquement impossible de convoquer une Assemblée constituante. C’est évidemment faux ! L’article 11 de la Constitution de 1958 permet au président de la République de soumettre au référendum un projet de loi « portant sur l’organisation des pouvoirs publics », sans passer par un vote à la majorité qualifiée des deux chambres du Parlement.
Une fois élu, notre candidat disposera donc des moyens constitutionnels de proposer officiellement la convocation d’une Assemblée constituante.
Saisi en 1962 par Gaston Monnerville, président du Sénat, pour contrôler la loi référendaire soumettant au suffrage universel direct l’élection du président de la République, le Conseil constitutionnel affirme que l’esprit de la Constitution de 1958 fait de lui un organe régulateur de l’activité des pouvoirs publics.
Cet argument est d’autant plus valide en l’espèce que le président de la République fait usage du pouvoir conféré par l’article 11 pour que le peuple puisse exercer son pouvoir constituant primaire. En effet, c’est le peuple qui changerait la Constitution, et non le Président ou sa majorité parlementaire.
Sur ces fondements, nous proposons d’engager un processus en trois temps : Dans la foulée de son élection, le nouveau président de la République soumet au référendum un projet de loi de convocation d’une Assemblée constituante. Ce texte permet au peuple, le souverain, d’exercer le pouvoir constituant primaire qui le détient de droit en démocratie. Il est donc fondamentalement démocratique.
Le logo de La France Insoumise est la lettre grecque phi (φ). Ce choix symbolique représente plusieurs aspects clés du mouvement :
La devanture du local, rue Chenoise, est garnie d’affiches électorales siglées Mélenchon, avec en guise de logo la lettre grecque phi. C’est l’endroit qu’ont choisi des militants issus de quelques-uns des 63 groupes d’appui isérois pour communiquer sur la dynamique qu’ils souhaitent imprimer à cette campagne.
Les 2 300 groupes d’appui déjà mis en place dans tout l’hexagone par La France insoumise n’ont rien de belliqueux. Aujourd’hui en France ce sont 250 000 insoumis qui soutiennent la candidature de Jean-Luc Mélenchon !
La campagne commence à prendre une dynamique et une tonalité très forte et nous espérons que nos prochaines actions ne feront qu’amplifier ces chiffres. Mais également de manière novatrice par des actions comme celles qui sont menées par les porteurs de parole.
Autant d’actions qui ont pour effet de grossir significativement les rangs mélenchonistes selon la militante. Si ça continue comme ça jusqu’au 23 avril, nous allons être un sacré paquet !
Les feuilles A4 résultant des actions types « porteur de parole » sont affichées sur les murs du local. D’autres témoignages de militants vont suivre. Aller voter ne suffit pas.
Je m’ébahis de la culture politique de ces jeunes. A l’époque, personne ne comprenait rien à cette histoire de 6e République.
Pour les militants de La France insoumise, la campagne électorale est bel et bien lancée.
Le logo de La France Insoumise, au-delà de sa simplicité apparente, incarne un ensemble de valeurs et d'aspirations profondes. Il symbolise la volonté de construire une société plus juste, plus égalitaire et plus respectueuse de l'environnement, tout en s'inscrivant dans une tradition républicaine et démocratique.
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