L'intérêt pour la boucherie et la cuisine sauvage s'accroît, non pas dans une optique survivaliste, mais plus par désir d'apprendre et d'augmenter son autonomie, permettant ainsi de mieux se nourrir, en évitant le gaspillage et en réussissant la cuisson, même dans un contexte dégradé.
Pour débuter, le lapin est un excellent choix car il est facilement manipulable et permet de bien comprendre la physionomie. Les animaux plus grands et plus gros sont "faits" de la même façon, bien que le poids change quelques principes.
Savoir découper un gibier à poil ou à plumes est une compétence précieuse. Cela implique l'éviscération après le tir, le dépouillement, la découpe en quartiers, le désossage et la redécoupe en morceaux "connus" comme le rôti.
Des personnes expérimentées dans votre région pourraient vous apprendre énormément. Pour avoir beaucoup dépecé différentes viandes, ce n’est tout compte fait pas difficile, tu finiras par reconnaitre les articulations.
Il existe des livres qui peuvent vous guider dans ce processus. Je regarderais vers les bouquins scolaires justement, CAP ou Bac pro boucher/charcutier. Tout comme ça semble toujours facile quand un pro, boucher ou cuisinier, vous montre un geste ou une technique. Se retrouver seul avec un couteau et un agneau sur la table est tout de suite autre chose...
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Pour les manipulateurs de la gâchette plus chanceux, il existe de nombreuses façons d’accommoder le produit de leur chasse. Echauder des pattes d’ours comme des pieds de veau et en couper les griffes. Mettre alors les pattes pendant trois jours dans une saumure. Les sortir, les laver et les faire braiser pendant cinq heures au moins avec vin blanc, légumes, poivre en grains concassés, genièvre et fenouil. Lorsqu’elles sont cuites, les retirer, dégraisser le fond, qui doit être en demi-glace, ajouter la smitane et passer le tout au tamis. Nous laisserons le soin à notre ermite-chasseur de trouver lui-même comment accommoder le reste de l’ours: épaule ou fesse, par exemple.
De plus, les communautés des Premières Nations étant préoccupées par la santé de leurs aînés et désireuses de leur faciliter l’accès à des aliments du territoire, certaines d’entre elles offrent des activités qui leur sont expressément destinées. Ces activités peuvent prendre la forme, par exemple, de marches dans le bois, de cueillette de petits fruits, de sorties de chasse et de pêche.
Pour ajouter à ces initiatives, certains membres des Premières Nations et des Inuit ont réalisé des livres de recettes afin de partager avec les autres nations et le grand public leurs connaissances sur la cuisine à l’aide des produits du territoire.
Préservez et transmettez les recettes de vos proches et de votre entourage; les traditions alimentaires font partie de votre histoire.
Cuisinez, récoltez, pêchez, chassez et préparez la nourriture de façon traditionnelle lorsque cela est possible. Impliquez les jeunes dans la préparation d’aliments et de repas traditionnels : allez à la cueillette de la chicouté, des graines rouges, des bleuets et d’autres baies avec les enfants et montrez-leur, par exemple, les techniques de dépeçage du gibier, de séchage et de fumage du poisson et apprenez-leur à cuisiner le gibier.
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Prenez le temps de discuter avec votre entourage de ce que peuvent représenter ces mets ou ces aliments, ce qui promet de beaux échanges. Offrez et partagez un mets traditionnel avec un membre de votre entourage lorsque vous en avez la chance.
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