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Grâce à ce guide, vous allez apprendre à reconnaître certaines munitions, notamment les cartouches européennes, américaines, russes,… qui font partie des objets communs que l’on trouve régulièrement en détection de métaux. Il existe trois points importants pour identifier une cartouche facilement : le diamètre de la balle, la longueur de l’étui, et la forme du culot.

Identification des cartouches : Les bases

Pour bien prendre les mesures d’une cartouche… le mieux est de posséder un pied à coulisse. Mais, il n’est pas utile de mesurer les dimensions au 10ème de millimètre, voire au 100ème. Evidemment, avec un pied a coulisse numérique, c’est encore mieux !

  1. Diamètre de la balle
  2. Longueur de l’étui
  3. Le culot

On rajoute une lettre ou deux de l’alphabet pour indiquer comment a été fabriqué le culot de la cartouche. Quelques fois, il peut être utile d’indiquer si la cartouche est à percussion centrale ou annulaire.

Identifier une balle Brenneke

Pour identifier une balle Brenneke, observez sa forme de torpille en plomb strié longitudinalement et sa vis centrale au culot. Inventée par Wilhelm Brenneke en 1895, cette munition se caractérise par son système de bourre en feutre vissée. La datation précise s’effectue selon le diamètre de la vis (2,5 à 3,5 mm) et le profil de l’ogive.

L’authentification formelle d’une balle Brenneke repose sur l’observation minutieuse de plusieurs marqueurs morphologiques distinctifs, principalement sa forme torpillée caractéristique, la présence de hachures longitudinales sur le corps en plomb et l’existence, souvent résiduelle, d’un système de bourre de feutre maintenu par une vis métallique centrale.

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Cette munition, conçue par l’ingénieur allemand Wilhelm Brenneke à la fin du XIXe siècle, constitue un objet d’étude technique fascinant dont l’identification requiert la prise en compte du profil de la pointe, du diamètre de la vis de fixation et des éventuels marquages présents sur le culot ou la base du projectile. L’analyse de ces éléments permet non seulement de certifier l’origine de la munition, mais également de dater sa période de fabrication avec une relative précision, situant l’objet dans l’évolution industrielle de l’armurerie européenne.

Genèse et contexte industriel de l’invention

L’apparition de ce projectile spécifique découle directement des mutations industrielles et sociales de l’Empire allemand à la fin du XIXe siècle. L’année 1895 marque un tournant décisif lorsque Wilhelm Brenneke dépose les brevets initiaux protégeant son invention.

La pratique cynégétique de l’époque se heurtait alors à une problématique technique majeure concernant l’efficacité des tirs sur le gros gibier avec des armes à canon lisse. Les munitions à grenailles ou chevrotines dispersaient trop aléatoirement, manquant de la puissance d’arrêt nécessaire pour abattre proprement un sanglier ou un cervidé.

L’ingénieur de Langenhagen proposa une solution technique audacieuse pour contourner ces limitations balistiques. Il conçut un projectile unique capable de transformer un fusil de plaine ordinaire en une arme redoutable pour le grand gibier. Cette innovation répondait aux besoins d’une nouvelle classe bourgeoise pratiquant le tir sportif et la gestion forestière, exigeant des munitions plus performantes et plus éthiques. Le succès fut immédiat et la production s’industrialisa rapidement pour répondre à une demande européenne croissante.

La diffusion de cette technologie dépassa rapidement les frontières de la Basse-Saxe. Les fabricants français et européens acquirent des licences ou importèrent ces munitions, modifiant durablement le paysage armurier du continent. L’objet archéologique ou de collection que l’on retrouve aujourd’hui témoigne de cette standardisation précoce du matériel de tir. Comprendre ce contexte historique aide l’observateur à situer l’importance de l’artefact qu’il tient entre ses mains.

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Morphologie caractéristique et structure striée

Le premier élément visuel permettant de reconnaître ce type de munition réside dans sa structure externe particulière. Le corps du projectile est fabriqué en plomb durci, souvent additionné d’antimoine pour en accroître la dureté. Cette composition métallique confère à l’objet une densité élevée et une résistance mécanique suffisante pour ne pas se déformer excessivement lors du départ du coup de feu.

Les hachures longitudinales constituent la signature visuelle la plus évidente de la marque. Contrairement à une idée reçue tenace, ces stries inclinées ne servent pas principalement à faire tourner la balle par l’action de l’air, mais à permettre son passage sans danger dans les étranglements (chokes) des canons de fusils. Lors du tir, ces nervures de plomb s’écrasent contre les parois du canon, réduisant le diamètre effectif du projectile et protégeant l’intégrité de l’arme.

L’observation de ces rayures offre des indices précieux sur l’état de l’objet. Une balle tirée présentera des stries écrasées ou déformées, tandis qu’une munition non tirée ou issue d’un stock conservera des arêtes vives et nettes. La profondeur et l’inclinaison de ces rainures ont varié au fil des décennies, offrant aux spécialistes des repères chronologiques subtils mais fiables.

L’ogive présente généralement une pointe aérodynamique qui a évolué avec le temps. Les premiers modèles affichaient un profil plus conique, rappelant la forme d’une torpille, d’où l’appellation “torpedo”. Les versions plus récentes adoptent un nez plus plat ou arrondi, conçu pour optimiser le transfert d’énergie à l’impact plutôt que la pénétration pure.

Le système de stabilisation par bourre de feutre

L’innovation majeure qui sépare ce projectile de ses concurrents historiques réside dans son empennage. À l’arrière de la tête en plomb se trouve une bourre de feutre épaisse et dense. Ce matériau organique joue un rôle d’étanchéité aux gaz de combustion dans le canon, propulsant la balle avec une vélocité maximale tout en nettoyant sommairement l’âme du tube à chaque tir.

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Ce feutre ne tient pas par magie. Une vis métallique traverse la bourre pour venir se ficher solidement dans la base du projectile en plomb. Cette architecture crée un ensemble solidaire qui voyage vers la cible comme un tout cohérent. Le poids de la tête en plomb tire l’ensemble, tandis que la bourre légère à l’arrière agit comme l’empennage d’une flèche, stabilisant la trajectoire par effet de traînée aérodynamique.

L’identification de cette vis est primordiale lors de l’examen d’un artefact détérioré. Souvent, le feutre a pourri ou disparu avec le temps, surtout si l’objet a séjourné en terre. Il ne reste alors que la tête en plomb et, dépassant de la base, cette vis en acier ou, plus rarement, le trou laissé par une vis corrodée. La présence de cet appendice caudal métallique élimine d’emblée la confusion avec d’autres types de balles rondes ou cylindriques simples.

Sur les modèles très anciens, on peut parfois observer une rondelle de carton ou de métal entre le feutre et le plomb, ou à l’arrière du feutre. Ces disques servaient à répartir la pression et à protéger l’intégrité de la bourre lors de l’accélération brutale. Leur présence ou leur absence, ainsi que les matériaux utilisés, constituent des marqueurs temporels supplémentaires pour l’expert attentif.

Chronologie des variantes et modèles spécifiques

L’entreprise allemande n’a cessé de perfectionner son invention, donnant naissance à une généalogie complexe de projectiles. Il ne s’agit pas d’un modèle unique figé dans le temps, mais d’une famille technologique qui s’adapte aux gibiers et aux époques. Le modèle original, destiné au gros gibier généraliste, a servi de base à des spécialisations ultérieures.

Voici un tableau récapitulatif des principales évolutions pour aider à l’identification :

Modèle Période d’introduction Caractéristique principale Usage prévu
Balle Originale 1895 - 1917 Pointe conique, plomb pur ou peu allié Tir généraliste
TIG (Torpedo Ideal Geschoß) 1917 - 1927 Noyau arrière dur, noyau avant mou Gibier moyen, fragmentation
TUG (Torpedo Universal Geschoß) 1935 Noyau dur, pointe plate Très gros gibier, pénétration
TOG (Torpedo Optimal Geschoß) 2003 Liaison noyau-chemise forte Rétention de masse maximale
TAG (Torpedo Alternativ Geschoß) 2007 Sans plomb (alliage cuivre/zinc) Zones écologiques sensibles

La TIG représente une avancée notable de l’entre-deux-guerres. Elle introduit le concept de double noyau. L’observateur averti remarquera une jonction visible ou une différence de teinte dans le métal sur les coupes transversales, bien que cela soit difficile à voir sur un objet intact. La forme extérieure reste fidèle à la silhouette torpillée, mais les dimensions internes changent pour favoriser une expansion rapide.

La TUG, apparue avant la Seconde Guerre mondiale, répondait aux besoins de tirs sur des animaux à peau épaisse ou à forte ossature. Sa morphologie externe présente souvent un anneau tranchant (Scharfrand) destiné à couper les poils et la peau à l’impact pour faciliter la piste de sang. Ce détail technique, visible sous forme d’un rebord net sur le corps du projectile, permet de différencier ce modèle des versions standards plus arrondies.

Datation précise par les éléments techniques

Pour dater un spécimen avec exactitude, il faut sortir le pied à coulisse. Le diamètre de la vis de queue constitue l’indicateur chronologique le plus fiable. Les archives techniques révèlent que les premiers modèles, produits avant 1920, utilisaient une vis fine d’environ 2,5 millimètres de diamètre. Cette fixation s’avérait parfois fragile face aux pressions croissantes des poudres modernes.

Vers 1925, une modification technique majeure intervient : le diamètre de la vis passe à 3 millimètres. Ce changement visait à renforcer la solidarité entre la bourre et le plomb. Si votre mesure indique cette valeur, l’objet date vraisemblablement de la période médiane du XXe siècle, couvrant l’avant-guerre et les décennies de reconstruction.

Les productions plus récentes, correspondant à la fin du XXe siècle et au début du XXIe, adoptent souvent une vis encore plus robuste de 3,5 millimètres, voire des systèmes de fixation synthétiques pour les gammes modernes. Parallèlement, le profil de l’ogive s’arrondit. Une pointe très aiguë signale presque invariablement une production ancienne, typique de l’ère wilhelminienne ou des années 1920.

Les marquages en relief sur le fond de la cavité arrière ou sur la tête de la balle offrent une lecture directe. On y trouve souvent le nom du fabricant, le calibre (12, 16 ou 20) et parfois des mentions comme “Original”. La typographie utilisée pour ces inscriptions a évolué, passant de polices à empattements classiques au début du siècle à des caractères plus modernes et bâtons par la suite.

Altération et processus de corrosion

Un projectile retrouvé dans le sol ne ressemble guère à celui sorti de la boîte. Le plomb s’oxyde naturellement au contact de l’humidité et de l’oxygène, se recouvrant d’une pellicule protectrice appelée patine. Sur ces munitions, cette couche prend une teinte gris-blanc crayeuse très caractéristique. Cette oxydation stabilise le métal et préserve les détails de moulage, comme les stries, pendant des décennies, voire des siècles.

La vis centrale subit un sort moins enviable. Composée d’acier ferreux, elle rouille rapidement en milieu humide. Dans les sols acides, elle peut se désagréger totalement. L’identificateur se trouve alors face à un cylindre de plomb strié percé d’un trou central régulier. La présence de résidus d’oxyde de fer (rouille) à l’intérieur de ce canal confirme l’existence passée de la fixation métallique.

Le feutre, quant à lui, est biodégradable. Il disparaît en quelques années s’il est exposé aux éléments. Cependant, dans des conditions très sèches ou anaérobies, des fragments de fibres compressées peuvent subsister, collés à la base du plomb ou coincés sous la rondelle de retenue. La découverte de ces fibres brunes ou grisâtres valide l’identification du système de bourre solidaire.

Spécifications techniques du Calibre 12

Le calibre 12 demeure le plus répandu et sert de référence pour l’étude de ces munitions. Une balle authentique de ce calibre présente des mensurations standardisées qui permettent de l’isoler des copies ou des calibres inférieurs (16 ou 20). Le diamètre du corps en plomb avoisine les 18,5 millimètres, bien que les hachures puissent légèrement augmenter cette cote hors-tout avant le tir.

  • Poids total : Oscille entre 31 et 32 grammes pour le modèle standard (incluant la bourre).
  • Poids du projectile seul : Environ 28 à 29 grammes de plomb.
  • Longueur totale : Comprise entre 35 et 40 millimètres (avec bourre non compressée).
  • Vitesse initiale : Autour de 430 mètres par seconde à la bouche du canon.

Ces valeurs respectent le Standard de Langenhagen édicté en 1990, qui formalise les exigences de précision. Ce protocole stipule qu’une série de tirs ne doit pas s’écarter de plus de 10 centimètres d’un cercle cible à une distance de 50 mètres. Si vous pesez un artefact nettoyé et qu’il affiche une masse proche de 28 grammes (sans la vis et le feutre), vous êtes très probablement en présence d’un modèle de calibre 12 classique.

Distinction face aux imitations et concurrents

Le succès commercial de cette invention a engendré de nombreuses copies et variantes produites par des concurrents. Reconnaître l’original demande de prêter attention aux détails de finition. Les productions sous licence ou les imitations (comme certaines balles “Gévelot” type Brenneke) peuvent présenter des stries moins profondes, un alliage de plomb plus mou ou une conception de vis simplifiée.

Les munitions modernes de type “slug” américain (Foster slug) se distinguent aisément par leur base creuse et l’absence de bourre attachée mécaniquement. Elles ressemblent à un dé à coudre en plomb et ne possèdent ni la vis centrale ni l’empennage complexe de la version allemande. De même, les balles flèches françaises (type Sauvestre) possèdent une architecture totalement différente avec un corps sous-calibré entouré d’un sabot plastique détachable.

L’authentique munition allemande porte souvent, mais pas systématiquement, la marque estampée. En l’absence de marquage lisible, c’est la combinaison des trois facteurs - stries inclinées, profil torpille, système de vis - qui permet de conclure à l’identification.

Le calibre 8×57 JS

Le calibre 8×57 JS est un calibre d’origine allemande conçu à la fin du XIXème siècle. Jusqu’en Septembre 2013, le 8×57 JS était classé en France en 1ère catégorie et restait interdit à la chasse. Depuis cette date, il est possible de l’utiliser pour la pratique cynégétique. Ce modèle est très répandu dans d’autres pays et notamment chez nos voisins Allemands.

Dénomination et histoire

La dénomination du 8x57JRS est composée de chiffres et de lettres. La première série de chiffres est la dénomination métrique de la munition : balle de diamètre de 8mm, et longueur de douille de 57mm. Un peu d’histoire : le 8X57J est la munition du Mauser 1888, et en 1905 elle est remaniée pour devenir le 8x57JS, notamment doté d’une balle plus large que la munition précédente. Le diamètre de la balle passe de 8.08mm à 8.21mm pour la balle « S ».

Avertissement, de nombreuses armes basculantes de ces époques, drillings et mixtes, ont été produites en en 8x57JR, le calibre n’est pas toujours marqué, mais les diamètres d’âme des canons font partie des poinçons d’épreuve : il est impératif de vérifier ces diamètres (8.08mm ou 8.09mm) pour éviter les surpressions.

Aujourd’hui, seul SELLIER & BELLOT produit du 8x57JR, aux performances en infime retrait par rapport au 8x57JRS. Aujourd’hui, le 8x57JRS est un calibre très répandu dans les armes rayées basculantes destinées à la battue, il est en première place dans de nombreuses régions. Par rapport au 8x57JS, ses pressions ont été abaissées pour ménager les verrouillages, engendrant une perte d’environ 10% des vitesses ; avantage, cette pression réduite a permis d’employer de l’alliage d’aluminium pour les bascules d’express dont le poids descend à 2.600kg.

Le poids de balle standard, ½ blindée à tête ronde, est de 12,7g pour une vitesse de 730m/s, lui conférant 3385joules à la bouche du canon.

Pour le tir en battue des cervidés, et des sangliers de plus de 100kg, le 9.3x74R, et le 30R Blaser, seront recommandés car le canal de destruction de leur balle est plus important, ce qui n’empêche pas d’avoir de magnifiques réussites avec du 8x57JRS, mais avec une balle bien ajustée, et parfois un peu de fuite.

Avantages et nouvelles balles monolithiques

Le 8x57JRS a des atouts : le diamètre de 8mm a une très bonne capacité de transmission d’énergie, et la vitesse moins élevée permet au plomb d’expanser rapidement.

Encore peu répandues, les nouvelles balles monolithiques en cuivre dopent le 8x57JRS : les balles de 10.4g sont plus légères, leurs vitesses atteignent 800m/s, pour 3328joules. Les longueurs des balles sont conservées, amenant une convergence au moins proche de celle des balles plomb d’origine, et parfois meilleure, mais nécessitant toujours un réglage.

Nous testons nos express avec la balle HIT, très précise (en attendant la Driven Hunt), et donnant régulièrement de bonnes convergences. Au résultat, le 8x57JRS règne sur les chasses les plus courantes de grands animaux : sangliers moyens, et chevreuils. A moins de fracas d’os conséquent, les destructions sur la venaison sont limitées. Son recul réduit apporte de l’agrément au tireur, dont une absence de son appréhension en diminuant les mouvements parasites du tireur à l’instant du départ du tir, ainsi qu’une remontée très limitée des canons en permettant une rapide reprise de visée.

Identifier une douille trouvée en détection de métaux

Identifier une munition trouvée à la détection ne relève pas de la curiosité légère. Cela engage la sécurité du découvreur, sa responsabilité légale, et sa capacité à comprendre ce qu’il a réellement sous les yeux. Trop d’articles se contentent de survoler le sujet. Une munition trouvée à la détection n’est jamais un objet anodin.

La France porte les traces visibles de nombreux conflits, périodes d’entraînement militaire et usages civils anciens. Contrairement à une idée répandue, la majorité des douilles trouvées ne provient pas des grands conflits mondiaux. Beaucoup sont issues de la chasse, du tir sportif ancien ou d’usages civils. Le détecteur de métaux réagit fortement aux alliages utilisés pour les étuis : laiton, cuivre, acier.

Une douille vide présente un risque faible. Une cartouche complète peut rester active. La poudre ne se dégrade pas toujours de façon uniforme. L’amorce, pièce centrale située au culot, reste parfois sensible aux chocs. J’ai vu des cartouches de plus de cinquante ans encore complètes, propres et visuellement rassurantes.

Identifier visuellement reste autorisé. Une fois la question de la sécurité et du cadre légal intégrée, l’identification peut commencer. Identifier une douille ou une cartouche ne repose jamais sur un seul critère. Je le précise d’emblée : aucune identification sérieuse ne se fait « à l’œil ». Les approximations conduisent à des erreurs fréquentes, parfois grossières.

Mesure et marquage

La silhouette d’une douille donne déjà de nombreuses informations. La mesure constitue le cœur de l’identification. Elle doit être réalisée avec un outil adapté. Chaque mesure doit être notée avec rigueur. Un pied à coulisse reste l’instrument le plus fiable pour ce type de mesure.

Le bourrelet correspond à la base de l’étui. L’amorce apporte une information complémentaire, souvent négligée. Cette approche progressive limite les erreurs et permet d’exclure rapidement les hypothèses incohérentes.

Lorsque les mesures atteignent leurs limites, un élément devient décisif, d’ailleurs parfois il permet d’identifier directement la munition : le marquage de culot, aussi appelé headstamp. Ce point est presque toujours absent ou survolé dans les articles généralistes. Deux douilles de dimensions identiques peuvent correspondre à des périodes, des pays et des usages totalement différents.

Le headstamp correspond aux inscriptions frappées sur le fond de la douille, autour de l’amorce. La lecture se fait toujours dans le sens horaire, en partant d’un repère visuel. Une oxydation avancée peut masquer une partie du marquage. Lors de la détection en France, certains marquages reviennent très régulièrement. Certains calibres apparaissent bien plus souvent que d’autres.

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