Dans le domaine des soins de santé, l'importance du soin relationnel est de plus en plus reconnue. Il englobe tous les échanges verbaux et non verbaux qu’un soignant a avec la personne suivie. Cet article explore en profondeur le concept de soin relationnel, sa place prévalente dans les situations d'urgence vitale, et comment il s'articule avec le soin technique pour optimiser la prise en charge du patient.
Le soin relationnel va au-delà du simple acte technique. Il s'agit d'une rencontre humaine dans laquelle le soignant tente d’apporter au patient une qualité de présence suffisante pour entendre son histoire et ses ressentis, en fonction de ses manifestations cliniques. Il s'agit d'une attention particulière à autrui, par laquelle s’expriment l’intérêt que l’on porte à une personne et la reconnaissance de sa singularité.
Winnicott (1896-1971), pédiatre, psychiatre et psychanalyste anglais, a introduit les notions de handling et de holding, qui concernent la relation entre l’enfant et son parent, voire son environnement. Le holding - le maintien - c’est le soutien de l’enfant, d’un point de vue physique et psychique. Les soins prodigués à l’enfant l’aident à se constituer une intériorité et des limites corporelles. Par exemple, lors du bain l’enfant sent le contact de l’eau chaude sur sa peau et ressent par la même manière la surface de son corps.
Le regard est un élément important du soin relationnel. Henri Wallon a été le premier psychologue à relever l’importance du miroir dans la construction psychologique de l’enfant afin d’unifier son corps. Pour Lacan, ce stade est le formateur de la fonction sujet, le « je » de l’enfant. Mais cette fonction ne peut se mettre en place que par la présence de l’autre notamment celle de la mère qui désigne tant physiquement que verbalement sa propre image. On comprend donc l’enjeu majeur du regard porté sur la personne en situation de handicap.
Le regard porté sur l’autre n’est pas anodin il nous définit car il nous situe vis à vis de la « norme ». Regarder et voir sont des actes par lesquels se jouent notre appartenance à la société humaine.
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La confiance implique à la fois une conviction personnelle et une relation à l’autre ou à quelque chose. Elle est produite le plus souvent par une expérience relationnelle ou acquise naturellement en lien avec des valeurs partagées, spontanées ou réfléchies. Cette estime de l’autre ou d’un groupe favorise la parole, l’abandon de soi, de façon ponctuelle, durable, fraternelle ou regrettée. L’individu qui donne volontairement sa confiance ne peut supposer la moindre trahison.
Dans un contexte relationnel soignant, la confiance induit l’assurance de la qualité des échanges protégés dans un espace dédié (espace virtuel, psychologique, physique, aspect technique…). Cette compétence relationnelle tient compte de l’histoire du patient pour établir, avec lui, une communication fiable, constructive. La relation de confiance est ici un système faillible et interpersonnel. Cette approche interactionnelle n’est pas anodine.
Le climat de confiance intervient dans le champ infirmier dès l’accueil, en éducation thérapeutique, en santé mentale et d’autres secteurs où ces relations dépendent du jugement du soignant, pouvant mettre le patient en situation de vulnérabilité.
Le sociologue Hammer distingue cinq types de confiance :
La confiance apporte aussi :
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On parle de relation soignant-soigné pour désigner le lien entre un professionnel de santé et son patient, lors d’un soin médical ou paramédical. Cette interaction va bien au-delà du simple soin technique. Voici quelques types de relations :
Malgré son importance, le soin relationnel fait face à plusieurs défis :
La communication est le fil conducteur de la relation soignant-soigné. Pour améliorer la communication, il est important de :
Des outils concrets peuvent également être utilisés, tels que :
La formation continue, et notamment le DPC (Développement Professionnel Continu), est un outil de choix pour améliorer les bonnes pratiques en matière de relation soignant-soigné. Phosphoria, organisme de formation continue spécialisé dans le secteur de la santé, accompagne chaque année des centaines de professionnels à renforcer leurs compétences relationnelles et managériales.
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Une communication efficace améliore la qualité des soins, sécurise les pratiques et renforce l’humanité de la relation. Ses bénéfices se font sentir à trois niveaux : chez le patient, chez les soignants et au sein de l’organisation.
La qualité de la relation soignant-patient repose sur une communication à la fois claire, bienveillante et adaptée. C’est elle qui transforme un échange technique en véritable alliance thérapeutique. Plusieurs attitudes et outils simples permettent de renforcer cette relation :
Il existe des méthodes et outils concrets qui structurent et sécurisent les échanges, tant avec les patients qu’au sein des équipes :
La communication entre professionnels est essentielle. Chaque erreur peut avoir de lourdes conséquences, c’est pourquoi la fluidité et la précision des échanges sont importants car cela conditionne la sécurité et la continuité de la prise en charge.
Des outils partagés pour sécuriser l’information:
Le soin relationnel est une composante essentielle des soins de santé. Il est un levier triple : il améliore l’expérience du patient, renforce la cohésion et le bien-être des soignants, et sécurise l’ensemble du système de soins. En investissant dans la formation et en adoptant des pratiques de communication efficaces, les professionnels de la santé peuvent créer des relations de confiance avec leurs patients et améliorer la qualité des soins.
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