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Publié le 23 février 2018, cet article se penche sur les théories du complot qui ont émergé à la suite de la fusillade au lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland, en Floride, et sur le cyber-harcèlement ciblant les survivants, notamment David Hogg et Emma Gonzalez.

Le harcèlement de David Hogg sur les réseaux sociaux

David Hogg, 17 ans, a échappé aux balles de la fusillade de Parkland pour se retrouver sous le feu nourri des réseaux sociaux. Figure de proue du mouvement anti-armes suite à la tuerie de Parkland, David Hogg est depuis harcelé sur les réseaux sociaux. Rapidement mis en avant par les médias américains pour son discours sur le contrôle des armes, il avait notamment délivré une interview remarquée à CNN.

Le lycéen de 17 ans est notamment accusé d’être un acteur payé par les médias pour relayer certains discours. Le site Infowars, habituel relai des théories du complot, avance ainsi que David Hogg a été entrainé par le média et choisi pour jouer les "acteurs de crise" au service des progressistes. Une thèse rapidement reprise sur les réseaux sociaux, comme en témoigne une publication repérée par Le Monde, où il est écrit, trombinoscope à l’appui, que "David Hogg n’était pas au lycée de Parkland. J’étais à l’école avec lui à Redondo Shores en Californie et nous avons eu notre diplôme en 2015. [...] Il a toujours voulu travailler pour CNN et devenir un acteur".

Sur Youtube, une vidéo présentant le jeune lycéen comme un acteur a été placée par erreur en tête des sujets tendances mercredi matin. La plateforme l’a rapidement retirée, après 200 000 vues.

La campagne de déstabilisation a pris de l’ampleur lorsque Donald Trump Junior, le fils du président, a "liké" ce mardi deux tweets du site Gateway Pundit, qui explique que les lycéens sont "utilisés comme des outils politiques par l’extrême gauche pour faire avancer sa rhétorique anti-conservatrice et anti-armes".

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Emma Gonzalez et David Hogg : cibles de l'alt-right

Survivants de la fusillade perpétrée dans un lycée de Floride la semaine dernière, Emma Gonzalez et David Hogg sont montés au créneau contre les armes à feu. Depuis quelques jours, ils sont ciblés par une campagne de déstabilisation venue de l'"alt-right", la frange la plus dure de l'extrême-droite américaine.

Les prises de position anti-armes d'Emma Gonzalez et David Hogg, deux jeunes Américains rescapés de la fusillade perpétrée le 14 février dans un lycée de Floride, leur valent désormais d'être pris pour cible par des partisans de la droite dure, par le biais d'une vaste campagne de cyber-harcèlement.

Emma Gonzalez, également militante LGBT, s'illustre lors d'un rassemblement contre les armes trois jours après la tuerie, en Floride. La colère dans la voix, elle critique ce jour-là les fonds reçus par de nombreux élus américains de la part du puissant lobby des armes, la NRA. "Honte à vous", s'exclame-t-elle. Les images font le tour du monde.

En cause, leurs discours visant à dénoncer l'inaction de la classe politique face à la multiplication des fusillades, notamment dans les établissements scolaires. De nombreux partisans de l'"alt-right" se sont en effet lancés dans une campagne de décrédibilisation de ces adolescents, sur les réseaux sociaux. En première ligne, les sites extrémistes Infowars ou the Gateway Pundit, prompts à relayer les théories du complot, y compris celles qui perdurent autour du massacre contre l'école primaire de Sandy Hook, qui a fait 26 morts en 2012.

En l'espace de quelques jours, Emma Gonzalez et David Hogg sont devenus la cible des théories conspirationnistes les plus folles. Ces sites internet ont diffusé l'idée selon laquelle ils étaient manipulés, "utilisés comme outils politiques par l'extrême gauche pour faire avancer sa rhétorique anti-conservatrice et anti-armes".

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David Hogg semble d'autant plus dans le collimateur que son père est un agent retraité du FBI. Les internautes partisans de ces théories sont allés dénicher des images d'archives de l'adolescent, qui avait participé dans le passé à une émission de CNN sur un sujet totalement différent, pour justifier leurs accusations.

Réponse aux accusations

Les accusations ont été qualifiées d'"incroyables" et "absolument troublantes" par le jeune homme. "Je ne suis pas un acteur de crise, je suis quelqu'un qui a dû assister à tout cela, et qui subit tout cela", s'est-il défendu. Mais malgré ce harcèlement 2.0, David Hogg n'abandonne pas le combat et ne compte pas se laisser intimider.

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tags: #armes #à #feu #fusillade #lycée #Parkland

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