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La Sologne, vaste territoire forestier situé au cœur du Centre Val de Loire, est une terre de prédilection pour la chasse du sanglier. Riche en zones boisées, en étangs et en sous-bois denses, elle offre un biotope idéal pour ce gibier emblématique. Ainsi le sanglier y trouve abri, nourriture et tranquillité, ce qui favorise une population abondante et bien répartie.

Le Domaine de Chasse des Rousseaux est réputé pour la chasse du grand gibier, et particulièrement pour la chasse du sanglier. Car profitant d’un territoire ouvert, vous rencontrerez une exceptionnelle densité d’animaux. Des sangliers dont les qualités de défense et de ruses sont remarquables. De quoi vivre des battues riches en sensations.

Le domaine des Rousseaux est un territoire de chasse ouvert de plus de 300 hectares. C’est une situation idéale, et surtout un biotope exceptionnel ! Cela permet aux sangliers de prospérer en toute liberté.

Au cœur de la plus grande forêt artificielle d’Europe occidentale, qu’est le massif landais, nous sommes partis traquer notre gibier de prédilection en compagnie de Stéphane Renoux. Pour cette ultime partie de chasse de la saison, nous avons répondu à l’invitation de Stéphane Renoux, bécassier inconditionnel qui, pour l’occasion, nous propose un petit tour du côté des Landes.

Stéphane, comme tant d’autres, tombe dans la « marmite » dès sa naissance, ou presque. Né voici 50 ans du côté de Royan d’un père féru de chasse, c’est tout naturellement qu’il s’initie, bambin, aux diverses pratiques cynégétiques. Permis en poche à 16 ans, Stéphane n’a qu’une hâte, fermer ses livres de lycéen en fin de semaine pour chaque dimanche s’adonner à la chasse de son oiseau favori.

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Autour d’un convivial et roboratif diner, nous apprenons que ce territoire, qui s’étale sur un peu plus de 300 hectares, alterne parcelles de feuillus et de pins à divers stades d’évolution. « Le nom de Losse vient du latin « Laossa » qui signifie « lieu humide » », ajoute notre hôte. « Le territoire est traversé de part et d’autre par un petit cours d’eau nommé Le Bergonce. Exception faite de canicules estivales exceptionnelles, nous avons par conséquent toujours un minimum d’humidité au sol, favorable à la présence de lombrics et de bien d’autres invertébrés recherchés par les bécasses. Le biotope est varié avec une terre sablonneuse sous les pins et végétale sous les chênes, mais les oiseaux affectionnent tous les milieux. Le climat océanique se caractérise par ailleurs par sa douceur, et les fortes gelées sont ici peu probables. Du coup, ce territoire se veut particulièrement propice comme lieu d’hivernage. Les premières belles des bois tombent ici à la mi-novembre et n’en bougent normalement plus jusqu’à l’heure de la remontée.

En parfait connaisseur du massif, Olivier nous oriente sur les secteurs les plus propices. L’enceinte suivante se compose de jeunes semis de pins où s’entremêlent à leurs pieds un tapis de ronces. Gare à bien lever les bottes pour éviter la chute ! Lift se fait appliqué, inspectant en chien aguerri toute hypothétique remise.

Pour Stéphane Renoux comme pour tant d’autres, la chasse n’a sa seule raison d’être que par la complicité qu’elle procure avec le chien. « Lift a des capacités olfactives hors-pair, certes, mais aussi ce qu’il convient d’appeler l’intelligence du terrain », ajoute-t-il. « Nul besoin de le conduire, il sait de lui-même où rechercher les oiseaux, et comment les manœuvrer. Et croyez-bien qu’il n’a rien à envier à ses cousins britanniques que sont les setters. Le pointer n’est pas le plus apprécié parmi les bécassiers, c’est un fait. D’aucuns lui reprochent de ne pas aller assez la ronce à cause de son poil ras. A mon avis tout est histoire d’éducation. J’ai appris tout petit à mes chiens à me suivre dans le sale, et une fois que le pli est pris et que la passion s’en mêle, il n’y a pas plus de problème ».

Autant l’avouer, Stéphane est vacciné pointer anglais. Dès lors qu’il en parle, il n’a de cesse de vanter les mérites de ce buveur d’air. Évoquant tour à tour son aspect alliant force et souplesse, son galop unique en son genre, ou encore cette faculté à se bloquer pleine course dès la prise d’émanation. Il faut dire que des bécasses, le Charentais-Maritime en a récolté bon nombre quand il était jeune.

Sagacité de l’âge venant, sa quête est devenue tout autre aujourd’hui. « Mon département d’origine, je l’ai parcouru dans tous les sens », explique-t-il. « J’en connais les différents biotopes et toutes les remises par cœur. Il en va de même pour Lift. N’y voyez-là aucune prétention de ma part, mais j’en suis presqu’à penser que le chasse de la bécasse et y est devenue un peu trop facile pour notre duo. Ma vision sur cette chasse, ô combien envoûtante, a complètement changé au fil des ans. Aujourd’hui, même si je continue à pratiquer à raison d’une fois tous les 15 jours sur un petit territoire voisin de mon domicile, je suis avant tout en recherche d’évasion et de difficultés. Je chasse dans les Landes, le Morbihan, les Deux-Sèvres et partout où l’occasion se présente. L’intérêt est de me confronter à de nouveaux biotopes et donc à des comportements différents du gibier. En quelque sorte, retrouver ces sensations uniques où, quand plus jeune et sans expérience, je me laissais piéger par les ruses de l’oiseau. Il en est de même pour mon auxiliaire qui doit alors faire preuve d’une intelligence unique du terrain pour rechercher sa proie dans des remises d’un tout autre genre, et capter des émanations différentes.

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Fidèle à ce concept, Stéphane s’en est allé traquer SON gibier sur l’île de Butt, au large de l’Ecosse, la saison passée. Une première expérience tant pour lui que pour Lift. Dans ce biotope si particulier où s’alternent landes de bruyère et coupes de chênes blancs, il a pu se mesurer à bon nombre d’oiseaux qui l’ont surpris par leur instinct de défense. Au fil des jours, il a appris à déjouer les roublardises jusqu’alors méconnues de ces bécasses écossaises. Pas suffisamment encore à son sens, puisqu’il a d’ores et déjà prévu d’y retourner lors de la prochaine campagne. Puis, une fois son sujet maîtrisé, il s’envolera probablement vers d’autres destinations, toujours en compagnie de son fidèle pointer avec lequel il ne fait qu’un. Dans ses rêves les plus secrets, il se voit déjà traquer son Graal sur les bordures méditerranéennes de la Grèce, ou encore le long des pentes des massifs orientaux.

En Sologne, la chasse du sanglier se pratique principalement en battue. C’est une méthode traditionnelle qui réunit traqueurs, chiens et postés dans une ambiance conviviale. Ces journées sont souvent rythmées par le son des trompes et la passion partagée des chasseurs. Véritable symbole de la chasse française, le sanglier en Sologne incarne la tradition cynégétique dans toute sa noblesse. Entre respect du gibier, gestion rigoureuse et passion pour la nature, ici la chasse perpétue un art de vivre ancestral, qui est profondément enraciné dans son terroir.

Ici les journées de chasse au sanglier commencent par un petit déjeuner traditionnel. A la fin du petit déjeuner, place aux formalités administratives d’usage. Enfin, les consignes de tir et le déroulement de la journée sont données au cours du « rond ». Concrètement la journée se déroule en deux ou trois battues de sangliers, qui se terminent par la recherche et la collecte du gibier. En fin de journée, les honneurs au gibier sont rendus avec la présentation du tableau aux participants, puis les bourriches sont distribuées.

Lorsque la voix des chiens s’intensifie, elle fait immanquablement monter l’émotion du chasseur. Tout en le prévenant de sa rencontre imminente, avec le sanglier. Mais ce dernier va-t-il passer la ligne, ou ruser et partir « en retour » ? Participer à une journée de chasse en Sologne, c’est également vivre une véritable immersion dans une tradition ancestrale.

Pour chasser le grand gibier au Domaine des Rousseaux, n’oubliez pas que vous devez être porteur de votre permis de chasser. Celui-ci doit être en cours de validité (nationale ou départementale) avec la cotisation Grand Gibier. De plus, merci de vous munir de votre attestation d’assurance. Aussi vous pouvez souscrire votre validation départementale (annuelle ou temporaire) auprès de la Fédération Départementale des Chasseurs du Cher (18).

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Tableau Récapitulatif des Éléments Clés d'un Biotope Favorable au Sanglier
Élément Description Importance
Zones boisées Forêts denses avec sous-bois riches. Offrent abri et protection contre les prédateurs et les intempéries.
Points d'eau Étangs, rivières, zones humides. Essentiels pour l'hydratation et favorisent la présence d'invertébrés (nourriture).
Nourriture Diversité de ressources alimentaires (glands, racines, fruits, insectes). Garantit une population abondante et bien nourrie.
Tranquillité Absence de perturbations humaines excessives. Permet aux sangliers de se reproduire et de se développer sans stress.
Climat Douceur des températures, humidité modérée. Favorise la présence de lombrics et d'autres invertébrés.

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