Le lance-roquettes américain a connu une évolution significative au fil des décennies, depuis les premiers modèles rudimentaires utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux systèmes modernes sophistiqués déployés aujourd'hui.
Avant le début de l’année 1942, l’infanterie américaine manquait cruellement d’une arme antichar. C’est pour répondre à cette demande que Leslie A. Skinner et Edward G. Uhl mirent au point un lance-roquettes, également appelé bazooka. Il s’agissait d’un tube métallique qui utilisait un processus électrique de mise à feu.
Un de leurs collègues, Henry H. Mohaupt, avait travaillé sur une grenade antichar destinée à l’infanterie. Toutefois, lorsque MM. Skinner et Uhl testèrent leur invention pour lancer les projectiles de M. Mohaupt, le succès fut immédiat. Après avoir atteint trois fois de suite leur cible durant la phase d’essai, ils n’eurent pas beaucoup de mal à convaincre l’armée du bien-fondé de leur invention.
Le bazooka américain fut l’une des armes les plus originales de la Seconde Guerre mondiale. Il résultait de recherches sur les roquettes menées sur le terrain d’essai d’Aberdeen, au Maryland. Sa mise au point commença sérieusement au début de 1942, et il entra en service en Afrique du Nord en novembre de la même année pour n’être utilisé pratiquement que l’année suivante contre les blindés de l’Axe.
Le premier modèle portait l’appellation précise de 2.36-in Rocket Launcher, M1. Le bazooka était une arme d’une grande simplicité, constituée d’un simple tube d’acier ouvert aux deux extrémités, qui servait de lanceur. Il était muni d’une épaulière ou d’une crosse en bois, et ses deux poignées, dont la poignée arrière qui comportait la détente, servaient d’appui.
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La mise à feu s’effectuait électriquement et, par temps froid, la charge propulsive ne se consumait pas entièrement avant que la roquette n’eût quitté le tube, si bien que les résidus brûlaient le visage du tireur. Peu après son entrée en service, le M1 fut remplacé par le M1A1 qui lui ressemblait pour l’essentiel.
Avec l’évolution des blindages, les M1A1 vont être moins efficace ce qui va lancer le développement d’un nouveau lance-roquette qui va rapidement être surnommé le « Super Bazooka ». Ce développement va commencer dès 1943 et le principal changement par rapport au M1 et M1A1 va être le diamètre du tube qui est bien plus large et qui utilise une roquette de 89 mm désigné M28A2. Grâce à ce nouveau projectile, l’arme est capable de pénétrer jusqu’à 280 mm de blindage.
De nombreux modèles de lance-roquettes antichar furent adoptés par les Alliés. Lorsque les Allemands parvinrent à s’en procurer un, ils s’en inspirèrent pour créer leur Panzerschreck (littéralement « la terreur des chars »).
Le M 1 est remplacé par le M 1 A1 en production à partir de juillet 1943.
Ce modèle laissera sa place, au début des années 1950, au M 9 / M9 A1 de 2,36 pouces (60mm) et au M 20 / M 20 A1 de 3,5 pouces (89mm), qui continueront leur service dans l’Armée Française jusqu’au début des années 60. Ils se plient en deux parties pour le transport par le tireur ou pour un parachutage plus aisé.
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Le 16 septembre 1938, sur la place d’Armes de Thoune, des représentants du Département militaire fédéral (DMF suisse) assistent à une expérience organisée par l’ingénieur suisse Berthold Mohaupt de Zürich. Au cours de cette démonstration, une « grenade spéciale » de 75 mm perce des plaques d’acier d’une épaisseur de 70 mm. Malheureusement, Mohaupt refuse de donner les détails de son invention.
Mohaupt n’eut guère davantage de succès lors de son voyage en France en 1939, auprès de la direction des fabrications d’armement (DEFA), du ministère de la Marine, du ministère de la Guerre et de Manurhin. Pendant la « drôle de guerre », Mohaupt conclut un contrat d’exclusivité pour la France avec Edgar Brandt (un des fondateurs historiques du groupe Thales).
La société de ce dernier dépose à Versailles, le 9 novembre 1939 un brevet (No. La société Brandt adapte cette technologie sur des mines de 100 mm de diamètre, des grenades de mortier de 81 mm et des obus de 75 mm. Des essais ont lieu le 18 février 1940 sur le Polygone de Bourges et les résultats étant concluants, le 11 mai 1940 l’invention de Mohaupt est mise au secret.
À Satory le 10 juin 1940, Brandt fait la démonstration devant les représentants de l’état-major français d’une grenade à fusil tirée par le MAS 36 et capable de mettre hors de combat un char d’assaut. Le brusque déclenchement de l’offensive allemande et la gravité de la situation militaire imposent à cette date la délocalisation et la poursuite des travaux dans les usines Brandt près de Pau.
Le brevet de Mohaupt, la première grenade à fusil de Brandt et le colonel Delalande, ingénieur de la société française, arrivent aux USA en août 1940, dans la « valise diplomatique » de l’ambassadeur américain à Vichy, l’amiral Murphy. Ces éléments entrainent le lancement d’un programme de recherche de grande envergure. Mais la grenade est trop légère pour être efficace. Sans propulsion, sa portée ne peut excéder de beaucoup la centaine de mètres.
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Or le cahier des charges américain demande une arme d’une portée de 100 à 300 mètres, possédant une capacité de pénétration d’au moins 100 mm d’acier ä une incidence de 30 degrés. L’arme nouvelle doit donc tirer un projectile équipé d’une roquette munie d’ailettes pour améliorer la portée et la précision.
L’engin lanceur n’a alors plus grand rapport avec un fusil. Le « bazooka » M1A1 est en effet un simple agrégat : un tube métallique équipé d’organes rudimentaires de visée et de rétention du projectile, d’une poignée de transport, d’une gâchette et d’un système de mise ä feu électrique.
Elle était servie par deux hommes, le tireur et le chargeur qui transportait les munitions et devait brancher les circuits électriques de mise à feu. Le bazooka reçut un grand nombre d’emplois étrangers à sa destination antichar : Il permettait en effet de neutraliser des blockhaus de toutes sortes ou d’ouvrir des brèches dans des réseaux de barbelés. Il était utilisé éventuellement pour effectuer des tirs sur des objectifs tels que des parcs de véhicules situés à des distances de l’ordre de 600 m, ou quelquefois encore pour dégager des itinéraires dans les champs de mines.
Cependant, il s’est surtout distingué contre des chars, et les Allemands s’en sont inspirés pour réaliser leur série de Raketenpanzerbüchse à partir des exemplaires enlevés en 1943 en Tunisie. fort, mais les Américains conservèrent leur M1 de 60 mm au-delà même de 1945.
Ils avaient adopté entre-temps le modèle M9 qui présentait la particularité de se démonter en deux éléments pour en faciliter le transport.
Le M270 MLRS, Multiple Launch Rocket System, est un lance-roquettes multiple américain. Il est développé dans les années 1970-1980 par Vought Corporation et produit par Lockheed Martin. Le M270 MLRS est installé sur le châssis chenillé dérivé du véhicule blindé de combat d’infanterie M2 Bradley. Le M270 MLRS, est équipé de deux blocs de six roquettes de 227 mm.
En 2005, un nouveau lance-roquette multiple M142 HIMARS, Hight Mobility Artillery Rocket System, est mis en service, pour répondre aux besoins d’un système d’artillerie facilement transportable. Le M142 HIMARS représente une version légère du MLRS, avec un bloc de six roquettes installé sur un châssis à roue 6×6 FMTV, Family of Medium Tactical Vehicles.
Lockheed Martin successfully conducted the third engineering development test flight of the new Guided Multiple Launch Rocket System (GMLRS) Alternative Warhead at White Sands Missile Range, N.M. Preliminary data indicate all test objectives were achieved. During the short-range test, three GMLRS rockets were launched from an MLRS M270A1 launcher and each destroyed its respective ground-based target approximately 17 kilometers away.
Department of Defense plan to create a GMLRS variant designed to achieve the same area-effects as older submunitions warheads, but without the lingering danger of unexploded ordnance. Army to develop AWP. Oct. A Boeing concept photo of the Ground-Launched Small Diameter Bomb. Due to the cluster bomb ban, the Army is demilitarizing the M26 rocket. Instead of destroying the rocket, the installation of a special adapter case could allow it to propel a Small Diameter Bomb into the air. The 250-pound SDB is an air-launched, precision strike weapon.
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