Les anciens Égyptiens étaient connus pour leur civilisation technologiquement avancée, et leur armement ne faisait pas exception. Ces armes d'Égypte, fabriquées avec précision et habileté, ont joué un rôle crucial dans le succès militaire de l'Égypte.
La gamme d'armes utilisées par les anciens Égyptiens comprenait tout, des simples outils aux machines complexes.
Le sceptre d'Ames était une arme cérémonielle utilisée par les pharaons de l'Égypte ancienne. Malgré sa nature cérémonielle, le sceptre d'Ames n'était pas seulement destiné à l'apparat. Il avait une pointe acérée à une extrémité qui pouvait être utilisée comme une arme si nécessaire.
Les boucliers et les armures étaient des composants essentiels de l'équipement d'un soldat égyptien. Les boucliers étaient généralement fabriqués à partir de peau d'animal tendue sur un cadre en bois. Les armures étaient moins courantes en raison du climat chaud de l'Égypte. Cependant, pendant les périodes de guerre intense, les soldats portaient une armure de cuir ou de lin renforcée par des écailles ou des plaques métalliques. Ce type d'armure offrait une protection supplémentaire sans gêner significativement les mouvements.
Pendant l'occupation romaine de l'Égypte, une armure en peau de crocodile a été créée, elle était lourde mais offrait plus de protection. L'utilisation de boucliers et d'armures témoigne de la réflexion stratégique qui sous-tendait les tactiques militaires égyptiennes.
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L'arc et la flèche étaient une arme de base dans l'arsenal égyptien. Les arcs étaient fabriqués à partir du bois, avec des tendons ou des fibres végétales utilisés pour la corde. Au fil du temps, les Égyptiens ont développé des types d'arcs plus avancés, comme l'arc composite.
Les haches étaient une autre arme courante de l'Égypte ancienne. Les premières haches étaient de simples outils fabriqués à partir de pierre ou en cuivre, mais au fil du temps, ils ont évolué vers des armes plus sophistiquées. Les haches étaient utilisées à la fois comme outil et comme arme. Ils pouvaient être utilisés pour couper du bois ou construire des structures, mais ils pouvaient également être utilisés au combat. Le bord tranchant d'une hache pouvait facilement pénétrer la peau d'un ennemi.
Les chars ont été introduits en Égypte par les Hyksos au cours de la Deuxième Période Intermédiaire. Ils sont rapidement devenus un élément clé de la stratégie militaire de l'Égypte. La vitesse et la mobilité des chars donnaient aux Égyptiens un avantage considérable sur le champ de bataille. Ils pouvaient déplacer rapidement des troupes, lancer des attaques surprises ou battre en retraite si nécessaire.
Malgré leurs avantages, les chars n'étaient pas sans inconvénients. Ils étaient coûteux à produire et nécessitaient des conducteurs qualifiés pour fonctionner efficacement.
Les lances étaient une arme courante dans l'Égypte ancienne, utilisée à la fois par l'infanterie et par les cavaliers de chars. Ils étaient généralement fabriqués en bois avec une pointe en métal, bien que certaines lances soient entièrement en métal. Les harpons étaient semblables aux lances mais avaient une pointe barbelée pour empêcher la proie de s'échapper. Ils étaient principalement utilisés pour chasser le poisson ou la sauvagine le Nil.
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L'utilisation de lances et de harpons met en évidence la double nature de nombreuses armes égyptiennes.
Les couteaux et les poignards étaient une autre arme courante dans l'Égypte ancienne. Ces armes étaient utilisées à diverses fins, de la chasse à la cuisine en passant par le combat. La taille et la forme du couteau varient en fonction de l'utilisation prévue. Comme de nombreuses armes égyptiennes, les couteaux et les poignards avaient de multiples fonctions.
Les frondes étaient une arme simple mais efficace utilisée par les anciens Egyptiens. Ces armes étaient constituées d'une petite poche attachée à deux cordes. Les frondes étaient faciles à fabriquer et à utiliser, ce qui en faisait une arme populaire parmi les classes inférieures. Malgré leur simplicité, les harnais peuvent être mortels entre les mains d'un utilisateur expérimenté. L'utilisation de frondes témoigne de l'ingéniosité des anciens Égyptiens.
Les bâtons de lancer étaient une autre arme simple mais efficace utilisée par les anciens Égyptiens. Ils étaient généralement fabriqués en bois et avaient la forme d'un boomerang. Les bâtons de lancer étaient principalement utilisés pour chasser les oiseaux ou le petit gibier. Cependant, ils pourraient également être utilisés comme armes de guerre. L'utilisation de bâtons de jet met en évidence le caractère pratique de l'armement égyptien.
Le khopesh n'était pas égyptien Mythologie, c'était un vrai et SÉJOUR MÉMORABLE arme utilisée par les anciens Égyptiens. Le khopesh était souvent associé à la royauté et à la dieux. Beaucoup Pharaons égyptiens étaient représentés tenant un khopesh, symbolisant leur pouvoir et leur autorité. Malgré sa signification symbolique, le khopesh était aussi une arme pratique.
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Les civilisations les plus anciennes ont connu l’usage des métaux ; on en reconnaît l’image dans les tombeaux de l’Égypte antique, dans les chambres des Trésors des temples, dans les offrandes faites aux Dieux. Les inscriptions qui figurent sur les monuments les classent dans un ordre déterminé selon qu’ils étaient regardés comme plus ou moins précieux, mais les anciens, incapables de distinguer les métaux purs qui, à première vue, ne présentent aucun caractère spécifique, d’avec les alliages qu’ils considéraient comme des métaux d’une nature particulière, les désignaient par le même nom. C’est ainsi que nul dans l’antiquité n’a connu le cuivre comme un élément qu’il fallait isoler avant de l’associer à d’autres, et tout alliage rouge ou jaunâtre , altérable au feu, s’appelait indistinctement cuivre, bronze, ou airain, dont on distinguait seulement des variétés d’après le lieu de provenance.
Les inscriptions hiéroglyphiques font mention de deux groupes d’alliages qu’elles désignent toujours par les mêmes mots ; chomt : le cuivre et ses alliages, airain, bronze ; asèm : des alliages d’or et d’argent.
S’il est incontestable que l’emploi du cuivre pur a précédé celui du bronze, il n’en est pas moins certain qu’en Chaldée, aussi bien qu’en Égypte et dans leur voisinage, on parait avoir très vite appris à durcir le cuivre en le mélangeant avec une certaine quantité d’étain. Comment a-t-on été conduit à constater que l’addition de ce métal au cuivre, dans une proportion assez faible, en fait l’alliage précieux que nous appelons bronze ? On l’ignore. Nous ne savons pas davantage où les premières expériences ont été faites, mais dans le mobilier funéraire que nous révèle la plus ancienne civilisation de la Mésopotamie, on trouve déjà plus de bronze que de cuivre pur.
La présence d’arsenic et d’étain dans quelques-uns des outils les plus anciens, leur absence dans d’autres indiquent que les populations qui vivaient à ces époques reculées savaient déjà modifier à volonté les propriétés de leurs métaux par l’introduction de certaines substances étrangères, et c’est peut-être de la Chine que les Égyptiens reçurent leurs premiers enseignements ; les mines du Sinaï ne fournirent jamais une quantité de cuivre répondant aux besoins de leur consommation et c’est de l’Asie qu’ils tiraient à l’origine la majeure partie de ce métal dont ils faisaient usage. Nous ne savons pas du reste d’où leur venait l’étain, dont on n’a pas trouvé de gisement dans les contrées d’où sortent le Tigre et l’Euphrate, mais celui que renferment les alliages de la IIIe dynastie, prouve d’une manière certaine, par sa présence même, que les premiers Égyptiens entretenaient avec l’Asie des relations suivies et, en ce qui concerne l’invention du bronze, c’est en Asie centrale, vers la Chine méridionale, qu’il convient d’en chercher le foyer.
Il n’était pas possible aux Égyptiens des premiers âges de recevoir l’étain d’Espagne, d’Angleterre, de l’Europe centrale non plus que des régions de Malacca ou du Cap de Bonne Espérance ; au Le siècle avant notre ère, les métaux n’étaient pas connus encore dans ces divers pays, alors que l’Égypte et la Chaldée qui, dans’ leurs débuts, paraissent avoir été liées par une communauté d’origine et qui étaient alors les seuls détenteurs de la civilisation, les connaissaient déjà, vraisemblablement par des relations avec des régions qui leur avaient apporté les métaux en même temps que leur civilisation. Si l’Égypte et la Chaldée possédaient le bronze bien avant que Sidon et Tyr aient pris quelque importance, les relations étroites que les Phéniciens eurent de bonne heure avec ces peuples firent que, dès le premier éveil de sa civilisation, la Phénicie fil un grand usage de cet alliage.
Ce n’est pas elle qui ouvrit à l’étain les premières routes par lesquelles il arriva dans les vallées de l’Euphrate et du Nil, mais elle n’en a pas moins rendu un très grand service à la civilisation, en cherchant et en trouvant des gisements nouveaux de ce métal, puis en lui frayant des chemins plus rapides et plus sûrs, ceux de la mer. A partir du moment où les Phéniciens ont commencé à naviguer dans le bassin occidental de la Méditerranée, c’est ce peuple qui a fourni aux nations policées du monde entier l’étain qu’elles mirent en œuvre.
Le bronze a été vraisemblablement fabriqué tout d’abord en introduisant de l’étain dans du cuivre et cela avec une parcimonie d’autant plus grande qu’on se procurait le métal blanc plus difficilement et à plus haut prix. On faisait usage aussi de vieux bronze que l’on refondait ; c’est ainsi qu’opéraient les fondeurs indigènes sardes comme on a pu le constater lors de la trouvaille de Forraxi-Noi dans laquelle on a recueilli beaucoup d’objets usés ou même brisés en morceaux qui paraissent avoir été rassemblés là et préparés pour une fusion nouvelle. Les Phéniciens rapportaient en outre du minerai d’étain sous la forme d’une pierre très pesante qu’on a recueillie à Téti en tout petits fragments dont l’aspect permet de reconnaître aisément qu’elle a été soumise à une torréfaction (ce n’est autre chose que de la cassitérite calcinée).
Les ouvriers fondeurs de la Sardaigne ne savaient pas dégager l’étain de son minerai, mais ils avaient appris par la pratique, qu’en mêlant dans un creuset, une certaine quantité de cette pierre avec du cuivre plus ou moins pur, il en sortait du bronze après la fusion opérée. La préparation du bronze se faisait souvent avec du cuivre fort impur. Dans le dépôt de Téti on a trouvé des pains de cuivre rosette, pesant 2 kilos environ et contenant cuivre, 78,4 ; fer, 9,6 ; plomb, 1,8 ; soufre, 2,5 ; silice, 6 %. Les bronzes de l’antiquité ont d’ailleurs des compositions très variables ; un anneau découvert à Dahschour , dans le mastaba d’un prêtre de la pyramide de Snéfou, le premier roi de la IVe dynastie (XIe siècle environ), contient : cuivre, 76,7 ; étain, 8,2 ; un autre fragment datant de la VIe dynastie renferme : cuivre, 86,2 ; étain, 5,7 ; des objets d’usages divers datant de la XIIe dynastie sont constitués par des alliages contenant de 68 à 85 de cuivre pour 16 à 5 % d’étain.
Le travail du bronze se faisait souvent par coulage et moulage, et l’art de mouler en bronze remonte très haut. Les mines de cuivre du Sinaï, les plus anciennes dont l’histoire fasse mention et qui ont été exploitées depuis les temps de la IIIe dynastie (5000 ans avant notre ère), comprenaient de petites usines avec des fours rudimentaires dont M. de Morgan a retrouvé les traces à Wadi-Magarah et au pied des montagnes de Serabit el Khadem ; il y a rencontré des débris de moules employés pour couler des lames de bronze et, autant qu’on en peut juger par les fragments qu’il a rapportés, les parois des fours semblent avoir été construites à l’aide de blocs des grès qui constituent les principales roches de ces localités, et les creusets avec un sable quartzeux cimenté par de l’argile. Quant au combustible, c’était, ou bien du charbon de bois dont on trouve d’abondants morceaux sur l’emplacement des usines antiques, ou bien du bois dont on rencontre des fragments à divers degrés de carbonisation et qui vraisemblablement était apporté d’une certaine distance, le Sinaï n’étant pas boisé.
Les Égyptiens fondaient le bronze par certaines quantités et les tableaux du tombeau de Ti, à Saqqarah, nous montrent des ouvriers attisant la flamme ou soufflant dans de longs tuyaux pour la projeter sur le bloc de métal qu’il s’agit de ramollir et de fondre. Plus tard, le roi de Tyr avait établi des fourneaux dans la vallée du Jourdain en un point voisin de Jérusalem, là où il avait trouvé l’argile dont il avait besoin pour ses briques et le sable qui lui était nécessaire pour dresser ses moules.
Le bronze semble bien avoir été la matière première de tous les outils, instruments et armes de tous les Égyptiens antiques, au moins jusqu’à ce qu’ils aient été en possession du fer, dont la préparation était bien plus difficile et dont l’emploi fut pendant longtemps d’une extrême rareté. Quoi qu’ils aient dû se servir tout d’abord du cuivre pur qu’ils pouvaient tirer du Sinaï, ou d’autres mines à leur portée, il suffit de citer la virole du sceptre de Pépi Ier (VIe dynastie), qui est au Musée Britannique, pour être convaincu que, dès la Ve ou la VIe dynastie, ils connaissaient le secret du précieux alliage, et Chabas fait remarquer qu’on trouve mention d’objets de bronze dans un texte qu’on peut rapporter à des temps antérieurs à la construction des grandes pyramides.
Il n’a jamais été établi cependant que les Égyptiens d’alors surent lui donner une trempe, grâce à laquelle sa dureté se rapprochât de celle de l’acier. En tout cas, à force de tremper le bronze et de l’aiguiser à neuf, on a pu, dans quellques ouvrages en pierre dure du nouvel Empire, découper au ciseau le contour des hiéroglyphes, mais, de la Ve dynastie aux Ramessides les outils n’ont pas changé ; c’est toujours la même tige de bronze aiguisée et le même marteau en forme de poire à l’aide duquel on tape à petits coups sur le ciseau.
Le bronze était employé à des usages de toute espèce. Les instruments métalliques les plus anciens que l’on connaisse sont de petits outils de bronze trouvés dans les tombeaux archaïques d’Abydos, El-Amrah, etc., ils sont fort rares, proviennent de sépultures renfermant, en même temps qu’eux, des silex taillés, et ils semblent y avoir été déposés à titre d’objets fort précieux. Ce sont de petits couteaux courbes, des poinçons dont une extrémité est pointue, tandis que l’autre est garnie d’une tête formée, comme celle de nos épingles, par l’enroulement de la tige, des ciseaux, des hameçons, des pinces, etc., href, des outils fort petits dénotant de la part de ceux qui en faisaient usage une grande économie de la matière. Au moyen Empire, les instruments de bronze deviennent plus nombreux que sous les premières dynasties ; on en trouve dans un grand nombre de localités, Hurarah, Dahschour, etc. ; les musées renferment des miroirs, serrures, clefs, cuillers, clous, seaux, vases sacrés munis de cuillers à longs manches, compas, etc., objets de toute nature dans lesquels la composition du bronze est assez variable. Pendant le nouvel Empire, l’usage du bronze est courant pour la. Il en est de même en Chaldée et il n’y a pas lieu d’en être surpris, les civilisations chaldéenne et égyptienne étant à peu près au même niveau, si bien qu’on peut regarder les monuments égyptiens comme représentant, à quelques détails près, l’outillage industriel des Chaldéens contemporains.
Là aussi, l’emploi du cuivre a précédé celui du bronze, le fait ressort d’analyses faites sur des objets datant de 40 siècles avant notre ère, et l’usage de ce dernier est un peu postérieur ; on peut même ajouter que les procédés de fabrication et de moulage ont été les mêmes que pour les bronzes préhistoriques de l’Europe et de la Sibérie. Les Chaldéens faisaient servir le bronze à toutes sortes d’usages domestiques, comme le montrent des coupes, bracelets, attaches de patères, manches de miroirs, fourchettes, cuillers, longues épingles à cheveux, etc., retrouvés à Ninive ainsi que les objets recueillis par M. Layard et qui forment à Nimroud (Kalach), dans une chambre du palais d’Assournazirpal, la collection la plus riche et la plus variée d’ustensiles de bronze : casques, cuirasses, timons de char, clochettes destinées à être suspendues au cou des chevaux, etc. ; les clochettes sont même constituées par un bronze à 15 % d’étain environ, alors que le métal des autres objets n’en.
Longtemps avant l’histoire, aux époques reculées où les Égyptiens se servaient encore des armes de bois ou de pierre, dont on a retrouvé les restes, le cuivre était un métal rare et précieux. Quand ils remplacèrent ces armes primitives par d’autres en métal, celles-ci gardèrent la forme des anciennes auxquelles elles succédaient et furent fabriquées d’abord avec du cuivre, puis, un peu plus tard, avec du bronze dont l’usage se répandit peu à peu, à mesure que l’étain était apporté de contrées lointaines. Dans les tombes égyptiennes qui font transition de la pierre au métal, on a découvert quelques armes assez importantes, telle qu’une tête de lance trouvée dans la nécropole de Saghel-el-Baglieh ; elles deviennent plus nombreuses au moyen Empire que sous l’ancien, et leur travail devient très perfectionné, comme le montrent, par exemple, un poignard de bronze à pommeau d’ivoire, provenant de la pyramide du roi Ousertesen III (XIIe dynastie) et celui que renfermait la tombe de la princesse Ita.
Le Musée de Gizeth renferme un grand nombre d’armes, recueillies dans des localités d’ailleurs inconnues ; le type de hache qui semble le plus ancien est un lingot allongé de bronze, qui a peut-être été moulé sur une hache de pierre polie. La forme la plus fréquente au temps de la XIIe dynastie présente une lame élargie à son tranchant, évidée sur les côtés, dans la partie médiane, et munie de deux forts ailerons destinés à l’emmanchement. Aux époques archaïques, les têtes de lance sont composées d’une simple lame de bronze entrant dans l’extrémité de la hampe, tout comme s’emmanchait un silex taillé, mais dès le moyen Empire on voit apparaître la douille et, dès lors, les lances prennent des formes analogues à celle de l’âge du bronze européen.
Les ouvriers de ces époques lointaines ne reculaient pas devant la fabrication de pièces massives en bronze, telles que les trépieds sur lesquels se posaient les réchauds employés dans les sacrifices, ou de pièces de grandes dimensions, comme la lance gigantesque découverte à Telloh (Lagash) par M. de Sarzec, et les mers d’airain qu’on dressait devant les sanctuaires et qui étaient destinées à recevoir soit les libations, soit les liquides servant à la purification des fidèles. Le roi Our-Nina, de Lagash, avait ainsi établi une grande et une petite mer et le mot abzou ou zouab qu’il emploie pour les désigner est le même que celui qui sert à nommer l’Océan céleste au sein duquel le monde repose. Il s’agissait donc de vases de dimensions considérables, et du reste Sayce a fait ressortir le rapprochement que l’on doit faire entre ces abzou, fréquents dans les temples de la Chaldée antique, et la mer d’airain du temple de Salomon ; or on sait ce qu’était cette dernière : elle accompagnait, avec une dizaine de bassins moindres, l’autel- des holocaustes, vaste massif de pierre, de 20 coudées de côté sur 10 de haut, revêtu de plaques de bronze ; dans les bassins, les familiers du Dieu lavaient les pièces des victimes ainsi que les chaudrons, couteaux, cuillers, pinces, pelles, et tous les ustensiles du sacrifice. Dans des édifices très soignés, le bronze a remplacé parfois la brique ou la pierre ; le Musée Britannique possède un énorme seuil de bronze trouvé par M. Rassam dans les ruines d’un temple de Borrsippa. il a 1,52 m de long, 0,52 m de large et une épaisseur de 9 centimètres ; la surface supérieure est décorée de rosaces et une inscri...
| Objet | Dynastie | Cuivre (%) | Étain (%) |
|---|---|---|---|
| Anneau découvert à Dahschour | IVe | 76,7 | 8,2 |
| Fragment datant de la VIe dynastie | VIe | 86,2 | 5,7 |
| Objets d'usages divers | XIIe | 68-85 | 5-16 |
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