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L'airsoft, une pratique apparue au Japon il y a trente ans, a ses fans en Principauté de Monaco. La Monaco Airsoft Developpement (MAD), une association qui compte une cinquantaine d’adhérents de Monaco et des alentours, en est la preuve.

Thierry Pronzato, responsable de l’espace airsoft à Monaco, est également le vice-président de l’association. Il explique : « L’airsoft est une pratique qui est apparue au Japon il y a trente ans. À la fin de la seconde guerre mondiale, une loi interdisant la fabrication d’armes et de munitions a été votée au Japon. Les Japonais ont commencé à fabriquer des répliques ne tirant que des billes ». Le concept a été importé en Europe, via l’Italie, il y a quinze ans.

L'Airsoft : Plus qu'un Jeu, un Esprit

La MAD organise une partie tous les quinze jours sur des terrains situés dans l’arrière-pays ou en Italie. Les scénarios peuvent être élaborés en quelques minutes comme en quelques heures selon le type de partie souhaité et le nombre de participants.

L’airsoft n’est pas une pratique réservée aux hommes. Un joueur sur dix est une femme. Thierry P. précise : « C’est une pratique saine. Il n’y a aucune forme de violence. Ce sont des valeurs de camaraderie comme le fair-play et la solidarité qui dominent. On fait de l’airsoft, pas la guerre. Les cas isolés qui se prennent au sérieux ne font pas long feu ».

Réglementation et Sécurité : Les Piliers de l'Airsoft à Monaco

À Monaco, on ne transige pas avec la règle. Les jeunes doivent attendre leur majorité pour acquérir une réplique. Dans le magasin Joué Club, un groupe d’adolescents s’extasie sur des répliques d’armes (fusils et pistolets) proposées à la vente. Les billes ont remplacé les balles et la fidèle reproduction des modèles laisse pantois.

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Il va, en outre, devoir être amendé sur plusieurs points. « L’arme seule ne peut être dangereuse, la main qui la tient peut l’être ». Cette maxime de Christian Zabaldano, président de la Fédération monégasque de tir et de la Carabine de Monaco, définit la prudence qui s’impose dans le domaine des armes.

La détention comme la pratique d’une arme à feu y sont strictement encadrées. Selon les chiffres donnés par la Sûreté publique, 101 personnes, hors services de l’Etat, disposent actuellement d’une autorisation de détention d’armes à Monaco.

Les armes de catégorie A, qui regroupe les armes à feu de défense, sont soumises à une autorisation de trois ans renouvelables et uniquement pour l’entraînement sportif. Les personnels de sociétés de sécurité et de gardiennage, agréés par le ministre d’Etat, sont autorisés à porter une arme durant un an et soumis à un contrôle d’aptitude au port d’armes.

Évolution Législative et Perspectives d'Avenir

La législation actuelle sur la fabrication, la détention et le commerce des armes en principauté remonte à 1971. Depuis 2005, un projet de loi, le n° 808, a été déposé au conseil national par le gouvernement pour la renforcer.

« Ce projet de loi est nécessaire car notre législation est en retard dans ce domaine. Il fallait adapter la loi aux problématiques du contexte international (terrorisme, intégrisme…). Il fallait que Monaco prenne les devants », explique Fabrice Notari, rapporteur du texte.

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Le projet de loi prévoit notamment la création d’une carte d’armes à feu monégasque. Il s’agit d’une sorte de livret qui permettrait de recenser l’ensemble des détenteurs d’armes à feu à Monaco. Pour les chasseurs monégasques, là aussi, c’est le flou. Leurs armes, entrant dans la catégorie B, ne sont soumises ni à autorisation ni à déclaration.

Outre la carte monégasque d’armes à feu, d’autres points du texte déposé en 2005 par le gouvernement doivent être revus. Fabrice Notari indique qu’il sera « très certainement amendé ». La référence à la classification des armes doit être retravaillée.

De son côté, Francis Bonafède, propriétaire de l’armurerie Saint-Hubert, « attend » la nouvelle législation. Le projet suscite aussi des attentes mêlées d’inquiétude chez Christian Zabaldano. Avant que la législation sur les armes et munitions ne soit modifiée, les parties concernées en Principauté devront s’armer… d’un peu de patience.

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