Après les navigateurs généralistes, Vivaldi se positionne comme un produit spécialisé, renforcé par sa version 3.0, et se distingue par sa protection de la vie privée. Il s'agit d'un navigateur riche en fonctions, bien plus que n’importe lequel de ses concurrents, mais qui n'est pas forcément destiné à tout le monde.
Vivaldi n'est pas un navigateur à considérer comme Chrome, Edge, Firefox ou même Opera, qui se destinent au grand public et se battent sur le terrain des fonctions pouvant convenir au plus grand nombre. Vivaldi joue sur un autre terrain, visant avant tout les « power users ».
La société Vivaldi Technologies a été créée par l’ancien cofondateur et PDG d’Opera, Jon von Tetzchner, pour rester fidèle à une philosophie de fonctionnalités riches, contrairement à la réduction drastique opérée sur Opera par manque de ressources.
Dans le domaine qui nous sert de fil conducteur depuis les débuts de ce comparatif, Vivaldi 3.0 cumule plusieurs bons points, sans être exempt de reproches. De tous les navigateurs testés jusqu’à présent, Vivaldi est le premier à n’envoyer aucune information statistique d’utilisation à son éditeur.
La gestion des onglets est l’atout majeur du navigateur, qui s’adresse initialement aux utilisateurs ayant de nombreux onglets à gérer. Vivaldi ne manque pas d’idées pour y parvenir.
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La fonction la plus célèbre est le groupement d’onglets. La manipulation est possible depuis une sélection d’onglets, en maintenant Ctrl ou Maj enfoncé. Autre exemple de création de pile, un clic droit sur un onglet puis « Empiler les onglets par nom de domaine ».
Comme montré dans les captures ci-dessus, on voit que les quatre onglets ont été fusionnés en un seul. L’onglet affiche sur sa partie haute des marques représentant le nombre d’onglets ainsi rassemblés. Pour voir les sites, il suffit de passer le curseur sur l’onglet. Une bande s’ouvre alors avec les vignettes et noms des pages qu’il contient. Cliquer sur une vignette change le contenu de l’onglet. La gestion des sites rassemblés est enfantine.
Pour en supprimer un, on clique sur la croix en bas à droite de chaque vignette. Si vous souhaitez sortir un site du lot, il suffit de faire glisser sa vignette hors de la zone. Les options du navigateur comportent de nombreux réglages liés à ces piles.
On peut ainsi juxtaposer des onglets pour les afficher côte à côte. On sélectionne deux onglets avec Ctrl ou Maj enfoncé, puis clic droit sur l’un des deux et « Juxtaposer les onglets ». Chacun prend alors la moitié de la fenêtre. On peut le faire avec autant d’onglets que l’on souhaite, mais on comprend vite la limite : la place disponible. Avec un écran classique (16:9), il sera difficile d’aller au-delà de deux ou trois sites.
Tous les onglets peuvent également être visualisés via un panneau à gauche, activable par une icône dans la barre latérale, en forme de petite fenêtre.
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Les options disponibles pour les onglets sont nombreuses : placement de la barre sur l’un des quatre côtés, affichage de la progression du chargement d’un onglet, activation ou non des vignettes, indicateurs d’évènements en attente, largeur minimale, etc.
Voilà assurément l'outil que j'utilise le plus dans Vivaldi et qui fait que je ne reviendrais pour rien au monde à un autre navigateur : la juxtaposition d'onglets. Via un simple bouton, ou, encore mieux, des raccourcis claviers modifiables (par défaut, Ctrl+F6 ou Ctrl+F7), il est possible d'afficher plusieurs sites Web au sein de l'interface du navigateur. Pratique par exemple pour regarder plusieurs vidéos en même temps ou encore écrire un article avec la source à côté sans avoir à jongler de l'un à l'autre.
Pour utiliser cette fonctionnalité, c'est simple :
En cliquant sur le bouton en forme de rectangle placé en bas à droite de l'interface de Vivaldi, vous avez le choix entre une juxtaposition verticale, horizontale, ou en mosaïque pour autant d'onglets que vous le souhaitez. Par défaut, l'outil juxtapose l'onglet actif au dernier onglet ouvert. Mais il est possible de choisir où placer les onglets de son choix.
Vivaldi pouvait déjà empiler et juxtaposer les onglets, il peut maintenant les regrouper dans des « espaces de travail ». Cette fonctionnalité est loin d’être originale, mais avait quasiment disparu ces dernières années, avant de faire un retour en force dans Safari et Arc.
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Avec les onglets, la personnalisation est l’autre force vive de Vivaldi. Ces derniers sont ainsi très souples. Celui par défaut, nommé Vivaldi, présente une classique base grise que vient rehausser la couleur des barres de titre et d’onglets. Sept autres thèmes sont disponibles. En tout, on en trouve quatre clairs et quatre sombres.
Selon les thèmes, la couleur des barres supérieures change ou non. Dans Light, seuls les onglets changent de couleur selon le site, pas la barre de titre. Dans Subtle ou Dark, les couleurs sont fixes. Vous appréciez un thème, mais ne souhaitez que l’onglet s’adapte à la couleur du site ?
Il est également possible de planifier un changement de thème selon le réglage système ou la tranche horaire. Vivaldi peut aussi se synchroniser avec les périphériques Chroma de Razer et les ampoules connectées Philips Hue pour y diffuser ses couleurs.
Vivaldi brille également par l’utilisation qu’il est possible de faire du clavier et/ou de la souris. Beaucoup d’entre elles n’ont d’ailleurs pas de raccourci par défaut.
L’un des raccourcis par défaut les plus importants dans le navigateur est F2 pour activer les commandes rapides. Il s’agit en fait à la fois d’un champ de recherche intégré (onglets, historique, signets, web…) et d’un moteur d’accès aux fonctions. Si vous avez perdu de vue un bouton ou cherchez un raccourci clavier particulier, la touche F2 peut vous rendre de grands services.
Enfin, Vivaldi prend en charge les gestes à la souris. Ce sont en fait les mêmes que ceux d’Opera. Par exemple, en maintenant le clic droit enfoncé et en dessinant un trait vers le bas, vous ouvrez un nouvel onglet.
Voici une fonction venant tout juste d’arriver avec Vivaldi 3.0 : une horloge intégrée à la barre d’état, en bas à droite. Elle ne fait pas que donner l’heure. En cliquant dessus, on peut déclencher un chronomètre, une alarme ou un compte à rebours. Par exemple, vous pouvez déclencher un « break » de 5 minutes. Après quoi le navigateur enverra une notification accompagnée du son par défaut du système utilisé.
La synchronisation dans Vivaldi n’est arrivée qu’avec la version 2.0, après de nombreuses demandes des utilisateurs. Et pour cause, en cas d’utilisation sur d’autres machines ou même de réinstallation, il était pénible de retrouver l’ensemble de ses données et réglages.
Elle prend en charge les favoris, le Speed Dial, une partie de la configuration, les mots de passe, les données de formulaires, l’historique des saisies et sessions distantes, les extensions et les notes, mais sans les pièces jointes pour ces dernières. Par défaut, le mot de passe du compte Vivaldi sert à chiffrer les données.
Côté extensions, Vivaldi ne réinvente pas la roue et ne fait pas dans la dentelle : il renvoie tout simplement vers le Chrome Web Store. Quant aux applications, il n’y en a en fait qu’une : Vivaldi pour Android, disponible en version finale.
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